24/02/2021

Entrée en production du T-7A « RedHawk » !

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Boeing et Saab ont débuté l’assemblage du premier avion école de nouvelle génération, T-7A « Red Hawk » de série.  

Le T-7A « Red Hawk » destiné à l'US Air Force a été entièrement conçu à l'aide de systèmes de définition et de gestion de données basés sur des modèles 3D développés par Boeing au cours des deux dernières décennies. Le T-7A « Red Hawk » a utilisé l'ingénierie numérique et la conception de l'avion Boeing/Saab TX qui est passé du concept au premier vol en seulement 36 mois.

Le système avancé de formation des pilotes incorpore également des simulateurs en direct et virtuels de pointe pour offrir aux élèves pilotes et aux instructeurs une expérience « réelle au fur et à mesure » des vols.

Rappel :

En septembre 2018, l'US Air Force a attribué à Boeing un contrat de 9,2 milliards de dollars pour la fourniture de 351 avions d'entraînement avancés et de 46 simulateurs d'entraînement au sol. Saab fait équipe avec Boeing et fournit le fuselage arrière de l’avion.

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Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab :

Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.

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Photos : 1 T-7A Red Hawk 2 Cockpit simulateur 3 Prototype @ Boeing/Saab

23/02/2021

600'000 heures de vol pour les U-28A de l’USAF !

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Les U-28A (Pilatus PC-12) en service au sein l'Air Force Special Operations Command (AFSOC) de l’US Air Force à atteint les 600'000 heures de vol.

Les diverses exigences des missions du Commandement des opérations spéciales ont engendré le besoin d'un petit nombre d'aéronefs spécifiques. Le U-28A est un Pilatus PC-12 monomoteur modifié.

Le U-28A fait partie de la flotte tactique légère à voilure fixe de l'AFSOC. L'un des rôles du U-28A est l'insertion, l'extraction et le réapprovisionnement des forces d'opérations spéciales (SOF). Le U-28A monomoteur est assez petit pour atterrir sur de petites pistes d'atterrissage en herbe ou en terre. Il peut transporter 10 passagers ou 3000 lb de fret et peut fonctionner à partir de piste d'atterrissage courte et non améliorée pour laquelle un avion plus grand, comme le C-130 Hercules, serait trop gros et trop lourd.

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Un autre rôle du U-28A est d'agir comme une plate-forme aéroportée tactique de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) pour soutenir les FOS sur le terrain. Les capteurs à bord du U-28A comprennent une caméra de télévision à ouverture variable de jour, une caméra infrarouge à ouverture variable et un radar à ouverture synthétique.

L'AFSOC a mis en service la flotte U-28A basée sur le Pilatus PC-12 y en apportant des modifications militaires ultérieures pour inclure des capacités de communications tactiques, des équipements de survie des avions, des capteurs électro-optiques et des systèmes de navigation avancés. La suite avancée de radiocommunications est capable d'établir des liaisons de données du département américain de la Défense et de l'OTAN, de fournir une vidéo en mouvement et de transmettre des communications vocales sécurisées. Le U-28A bénéficie d'une fiabilité et de performances exceptionnelles. 

D'autres ajouts à la cellule de base du PC-12 comprennent l'équipement de survie des avions, c'est-à-dire la détection des menaces et les contre-mesures.

Le U-28A est exploité par les 34e, 318e et 319e escadrons d'opérations spéciales du Commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC). Il fait partie de la flotte d'avions non standard de l'AFSOC. Le type d'avion est également piloté par la 919e Escadre d'opérations spéciales, Air Force Reserve Command.

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Photos : U-28A de l’USAF @ USAF

 

 

21/02/2021

L’USAF confirme son intérêt pour un avion de 4ème génération !

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L'US Air Force cherche à remplacer ses plus anciens F-16, a confirmé mercredi le général en chef du Charles Brown. Pour cette réalisation, l’USAF a lancé une étude qui décrira sa combinaison préférée de chasseurs et d'autres avions tactiques qui seront utilisés pour aider à construire le budget de l'exercice 2023. Ce résultat pourrait inclure un tout nouveau chasseur de « quatre et demi ou cinquième génération » avec des capacités qui se situent quelque part entre l'ère des années 1970, avec comme point de départ le F-16 et des chasseurs furtifs de cinquième génération comme le F-22 et le F-35.

Selon le général Charles Brown : « Si nous avons la capacité de faire quelque chose d'encore plus efficace pour moins cher et plus rapidement, pourquoi pas ? Ne nous contentons pas d’acheter dans le commerce, jetons un œil à quelque chose d’autre que nous pouvons construire », a déclaré Brown aux journalistes lors d’une table ronde cette semaine.

Ces déclarations sont importantes, car elles sont pour la première fois confirmées par un responsable de l’US Air Force et confirment l’introduction d’un autre avion de quatrième génération dans l’inventaire des avions de combat du service.

Rappel :

En janvier, l’ancien chef des acquisitions de l’armée de l’air, Will Roper, a révélé que l’étude en cours du service pèsera également sur l’achat de nouveaux F-16 de type Block 70/72 « Viper » auprès de Lockheed Martin. Il avait alors déclaré : « Lorsque vous regardez la nouvelle ligne de production de F-16 en Caroline du Sud, ce système a de merveilleuses capacités améliorées qui méritent d'être considérées dans le cadre de notre solution de capacité à l’avenir ».

Différentes options :

Le général Charles Brown a également souligné l'approche adoptée par l’USAF avec le nouvel avion école Boeing/Saab T-7A « Red Hawk » et son futur chasseur secret, connu sous le nom de Next Generation Air Dominance (NGAD). Les deux avions ont été conçus à l'aide de pratiques d'ingénierie numérique, ce qui a permis au service de modéliser le cycle de vie de diverses conceptions et de préparer rapidement des démonstrateurs à grande échelle pour les essais en vol.

L'étude en cours comprendra la modélisation, la simulation et l'analyse visant à déterminer le bon mélange d'aéronefs, les capacités dont chacun dispose et le nombre de chaque type nécessaire pour garantir le succès de l’USAF dans les conflits futurs. Investir dans un autre type d’avion de combat pourrait également avoir comme conséquence un refus du financement par le Congrès, en particulier parce que plusieurs appareils sont déjà en production. C’est pourquoi la prudence est de mise et qu’une nouvelle commande de F-16 serait plus amène d’être acceptée par le Congrès, comme celle faite avec le F-15EX.

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Réduction de la flotte de F-35 :

De l’autre côté, l’US Air Force n'a pas officiellement dérogé aux plans d'achat de 1’763 avions de combat de type F-35A à Lockheed Martin au cours de son programme d'enregistrement. Mais selon le général Charles Brown, des documents internes de la future cellule de combat de l'USAF indiquent un plan pour réduire les commandes de F-35A à 1'050 unités.

On notera qu’en parallèle, le Corps des Marines américains (USMC) semble également avoir réduit son appétit pour les chasseurs F-35B à décollage court à atterrissage vertical et les variantes de porte-avions F-35C et ceci de part, son intention de réduire la taille des escadrons en 2020. L’USMC semblait impliquer qu'il réduirait ses prévisions d’achat de 420 exemplaires du F-35 (353 F-35B et 67 F35C) d'ici 2031 par 120 à 130 avions.

Il faut comprendre que le Bureau de l’évaluation des coûts et de l’évaluation des programmes du Pentagone et le Bureau du programme commun du F-35 ont précédemment exprimés leur scepticisme commun, quant au fait que les coûts de fonctionnement du F-35A pourraient être réduits à 25’000 dollars de l’heure d’ici 2025, ce qui est l’objectif de l’avionneur Lockheed Martin. 

Lockheed Martin joue la montre : 

De son côté l’avionneur Lockheed Martin, a déclaré aux journalistes le 19 février que la société était toujours déterminée et confiante à réduire le coût de vol du F-35 à 25’000 dollars de l'heure. Au cours des cinq dernières années, l’avionneur a réussi à réduire d’environ 40% de l’élément de coût de maintien en termes de coût par heure de vol. L’avionneur prévoit une réduction similaire de 40 à 50% au cours des cinq prochaines années. Cependant, il reste les nombreux problèmes techniques qui ne sont toujours pas corrigés et continuent de péjorer le programme F-35, soit 871 à ce jour. L’avionneur tente de faire valoir les capacités de guerre en réseau du F-35, qui serait le seul à pouvoir déjouer par exemple des batteries de S-400 russes. De plus, le F-35 reste une référence aux capacités de traitement informatique et de communication. Sur ce point, Lockheed Martin n’a pas tort, mais semble oublier volontairement que F-16 Block 70/72 « Viper » sera lui aussi doté d’une capacité de guerre en réseau qui l’amènera au plus près des capacités du F-35, mais avec l’avantage que ce dernier reste un avion moins cher et capable de mener des opérations plus classiques. D’une manière générale, Lockheed Martin tente de sauver le F-35 notamment vis-à-vis de l’exportation. Car un retrait partiel de l’USAF et de l’USMC sans oublier l’USN pourrait durement affaiblir l’intérêt de l’avion auprès de clients potentiels. En même temps Lockheed Martin peut encore jouer la carte du F-16 comme bouée de secours.

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Photos : 1 F-16 Block70/72 Viper@ LM  2 Projet NGAD 3 F-35 @ USAF

 

 

 

 

 

 

 

 

19/02/2021

Retrait partiel des bombardier B-1B « Lancer » !

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L’US Air Force entame une nouvelle réduction de sa flotte de bombardier stratégique Rockwell B-1B « Lancer » avec le retrait d’un premier exemplaire cette semaine. L’objectif vise la mise à la retraite de 17 appareils et de disposer au final de 45 aéronefs. Il s’agit du second retrait de l’appareil, le premier avait porté la flotte de 100 à 66 aéronefs.

Avec ce second retrait partiel de la flotte de B-1B, l’US Air Force prépare progressivement l’arrivée du futur nouveau bombardier furtif de nouvelle génération, le Northrop-Grumman B-21 « Raider ». Les appareils prévus pour le retrait sont les plus usés de la flotte. Selon l’USAF, l’entretien de ces bombardiers coûterait des dizaines de millions de dollars par avion.

Stocké et cannibalisé :

Les 17 B-1B seront stockés sur les base aériennes de Davis-Monthan, en Arizona et Dyess au Texas, où ils seront conservés pour venir servir de stock de pièces détachées. Ce choix fait partie de la demande de budget de l'exercice 2021, afin de soutenir et garantir la maintenance des appareils restants.

Nouvelle feuille de route :

Pour autant, le lien entre le départ de ces B-1B et l’arrivée des premiers B-21, doit encore être retravaillé. L’US Air Force doit fournir prochainement une nouvelle stratégie de feuille de route pour la gestion de la flotte de bombardiers détaillant comment sa « structure actuelle des bombardiers doit évoluer pour permettre de répondre aux exigences de la mission de frappe à longue portée ». La définition de la nouvelle stratégie est attendue ce mois-ci.

Une flotte restreinte mais modernisée :

Entré en service en 1986, la flotte de bombardier stratégique B-1B a subi une cure de jouvence, afin de se maintenir opérationnelle. Cette mise à niveau concernait le système de navigation et de communication et s’est achevée en septembre 2020.

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Les améliorations concernaient la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Force.

En plus de la capacité de transporter des bombes à guidage de précision et des bombes conventionnelles, le « Lancer » est maintenant capable de contenir plus de munitions en soute et pourra dans un proche avenir emporter des armes hypersoniques.

Selon le calendrier de l’USAF, la flotte restante de B-1B devrait rester en service jusqu’en 2036.

Le B-1B « Lancer » :

Le premier exemplaire a été livré le 29 juin 1985 à l'US Air Force. Le B-1B n’a cessé d'évoluer pour répondre aux exigences d'un champ de bataille en évolution rapide. Capable de remplir une mission nucléaire comme un bombardier classique, il est également capable d’effectuer des missions d'appui au sol classiques.

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B « Lancer » est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 lancé le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le « Lancer » a subi plusieurs améliorations, afin de l’adapter aux multiplications des menaces.

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Photos : 1 B-1B en vol 2 Le B-1B est capable de délivrer un tapis de bombes 3 Au décollage @ USAF

18/02/2021

Livraison du premier AT-6 pour l’USAF !

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L'US Air Force (USAF) a reçu son en premier avion d'attaque léger de type Textron AT-6E « Wolverine ». Au total, l’USAF a passé commande pour deux avions d'attaque légers AT-6 E. Ces appareils viendront compléter la paire de Embraer A-29 « Super Tucano ». Ces appareils seront utilisés pour poursuivre les essais d’engagement en matière d'attaque légère (LAE).

Un AT-6 spécifique :

La désignation AT-6E est spécifique à l'USAF pour le « Wolverine » comprend une configuration de base, ainsi que les communications par satellite avec une antenne située au sommet du nez et d'autres équipements comme une tourelle FLIR WESCAM MX-15D, qui comprend également un désignateur laser, de L3Harris. Pour en revenir aux communications, l’AT-6 E est doté de radios ARC-210/VHF/UHF/ avec cryptage AES / SATCOM / Iridium Cell Satellite / AERONet / Full motion ROVER vidéo.

On notera un élément particulier sur l’AT-6 E, soit la livrée camouflage de type « Europe » qui n’était plus de mise depuis la fin des années 1980.

L’AT-6 « Wolverine » Light Attack :

Basé sur la cellule de son avion d’entraînement militaire AT-6, Hawker Beechcraft a développé une version d’attaque au sol & surveillance pour répondre aux besoins d’appui au sol des unités antiguérillas et de lutte contre les narcotrafiquants. Cette solution devrait convenir selon son constructeur d’évoluer à proximité directe des Forces au sol et ceci de manière plus proche que les actuels A-10.  La réalisation de l’AT-6 Light Attack est la conclusion de nombreux essais effectués entre le constructeur et l’Air National Guard Reserve Command Test de l’Arizona.

L’appareil intègre un système de gestion NetCentric de combat dérivé de l’A-10, permettant l’utilisation d’un viseur de casque, une tourelle FLIR couplée à un armement complet. La cellule est renforcée et permet de résister aux impacts d’armes légères. L’AT-6 dispose également d’une turbine plus puissante que son petit frère, une Pratt&Whitney PT6A-68D de 1600 chevaux.

L’appareil doit donc pouvoir évoluer et surveiller les frontières, ainsi que les secteurs proches d’unités au sol. Permettre de détecter tout mouvement adverse et d’apporter si besoin une réponse armée.

Photo : L’AT-6 E « Wolverine » de l’USAF @ USAF