16/07/2019

Raytheon fournira le nouveau radar du B-52 !

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L’US Air Force (USAF) va améliorer le radar de sa flotte de bombardiers Boeing B-52 « Stratofortress » avec l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA (Active Scanning Scanner Array). C’est la société Raytheon qui a été préférée a Northrop-Grumman.

Rappel :

Au début de cette année je vous annonçais que les deux équipementiers étaient en course pour fournir le futur radar du « bon vieux » B-52.

Boeing a annoncé avoir choisi Raytheon pour la conception, le développement, la production et la maintenance des radars, qui s’appuieront sur la famille de radars APG-79 / APG-82 de la société utilisée par la flotte F-15E de l’US Air Force. La production initiale à faible débit devrait débuter en 2024 et le radar devrait être utilisé sur la flotte de bombardiers au-delà de 2050.

Le nouveau radar doit permettre d’améliorer la fiabilité de la navigation du B-52 pour les missions de frappe nucléaire et conventionnelle. Le radar AESA est plus fiable que les radars actuels à balayage mécanique des bombardiers, car il ne comporte aucune pièce mobile et utilise un meilleur logiciel d’exploitation. Les radars AESA des B-52 disposeront également de meilleures zones de cartographie et de détection, ainsi que d’une augmentation du nombre de cibles pouvant être simultanément engagées. Des distances de détection plus grandes pourraient aider l’équipage du bombardier à lancer des missiles de croisière, tels que le missile air-sol interarmées, à distance de sécurité.

Les éléments permettront notamment :

Un ciblage précis de précision autonome dans tous les environnements,

BIG SAR grande carte haute résolution,

Haute qualité, génération de coordonnées,

Plus grande détection de cible et plage de suivi,

Recherche plus rapide et acquisition de cible,

Détection de cible plus petite,

Suivi multi-cibles,

Protection électronique robuste (A / A et A / G),

ID de combat amélioré,

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation,

Modes maritimes,

3-5 fois plus de fiabilité et disponibilité,

Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du système CONECT, installé sur les B-52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique.

Ces nombreuses modifications et modernisation doivent permettre à USAF et Boeing de garder le B-52 en service jusqu’en 2050.

Photo :B-52 @ USAF

09/06/2019

Les C-130 de la Garde nationale bientôt mis à jour !

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L'US Air Force (USAF) doit mettre à niveau l'avionique un total de 176 avions de transport Lockheed Martin C-130H « Hercules » exploités par la Garde nationale de l'air (ANG) et le Commandement de la Réserve de la Force aérienne (AFRC). 

Le Département de la défense a attribué à la société  L-3 Communications Integrated Systems un contrat d'un montant de 499,6 millions de dollars pour achever les travaux sur son site de Waco, au Texas, d'ici le 30 septembre 2029.

L-3 doit effectuer des mises à niveau de l’avionique avec l’installation deux écrans numériques de 6 pouces par 8 pouces, ainsi qu'un troisième écran central LCD à moteur numérique qui améliorent la connaissance de la situation (situational awareness), la gestion des ressources de l'équipage (Crew Resource Management) et permet une meilleure sécurité. Les écrans sont tous compatibles pour l’utilisation de lunettes de vision nocturne (NVG). Les pilotes disposeront d’un système de vision tête-haute (VTHqui permet grâce à une caméra infrarouge et au système multi-spectral EVS (Enhanced Vision System) d'améliorer de nuit la vision des équipages lors des manoeuvres délicates. Le système comprend une gestion de l'avionique (CAAS) intègre plusieurs sous-systèmes de communication, de navigation et de mission grâce à sa conception flexible des systèmes ouverts. L’ensemble permet un affichage flexible et optimisé pour les missions cargo, assaut et multi-missions. Cela permet de réduire la charge de travail de l’équipage lors de missions exigeantes.

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Photos :1C-130H de la Garde Nationale @ Donal Morrissey 2  Cockpit modernisé @ L-3

16/05/2019

Le F-15EX « Advanced Eagle » prêt pour l’année prochaine !

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Boeing est prêt à livrer au moins deux exemplaires de son avion de combat F-15EX « Advanced Eagle », à l'US Air Force (USAF) dès 2020. La proclamation intervient alors que le sous-comité de la défense des crédits à la Chambre a inclus 986 millions de dollars dans un projet de budget de l'exercice 2010 pour huit avions F-15EX « Advanced Eagel destinés à remplacer les F-15C/D vieillissants. 

Le F-15EX « Advanced Eagle »  est une version légèrement modifiée du projet initial Advanced F-15, qui ne figure pas dans l'inventaire de la USAF. Le service s’intéresse au chasseur car son coût de 29 000 dollars par heure de vol est moins cher que celui du Lockheed Martin F-35. 

Boeing Defence, Space & Security fabrique des appareils Advanced F-15 au rythme de 12 par an dans ses installations de St. Louis, dans le Missouri. L’avionneur envisage de mettre fin à la production des avions à réaction destinés à l’Arabie saoudite en 2019, puis de passer à la commande du Qatar. Avec le carnet de commandes existant, le programme F-15 a encore trois ans de production. Puis il pourra complètement passer à la production destinée à l’USAF. La ligne de production de St. Louis a la capacité de construire jusqu'à 36 avions par an, a déclaré Boeing.

Le projet F-15EX  :

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

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Photos : 1 F-15EX Advanced Eagle Cockpit @ Boeing

15/05/2019

Le F-35 rejoint un escadron d’agresseurs !

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C’est une petite surprise, mais il s’agit surtout d’une réaction très intelligente de l’US Air Force. Cette dernière a annoncé la création d'un nouvel escadron d'agresseurs doté d’avion de combat Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». L’objectif étant d’entraîner le combat aérien dissemblable et d'évaluer et de développer de nouvelles tactiques. Ces appareils seront basés à Nellis AFB dans le Nevada au sein de la 57ème escadre. 

Des F-35 de première génération :

Pour ce faire, l’US Air Force va réactiver l’escadron 65 qui recevra des F-35A. Les appareils qui seront affectés à cette unité sont tous des F-35A provenant des premiers lots livrés  et qui sont techniquement inaptes au combat réel. Par contre, ces appareils seront spécifiquement adaptés pour cette mission. Le transfert des F-35A à la 65ème AGRS devrait commencer au début de 2022. La plus part proviendront de la base aérienne d’Eglin. Celle-ci, recevra en contre partie des F-35A fraichement sortis des lignes d’assemblages de Lockheed-Martin. Selon l’US Air Force l’unité des agresseurs dotés de F-35 devrait être constituée pour fin 2023. 

Développer la guerre en réseau :

L'utilisation de F-35 furtifs permettra au 65ème AGRS de reproduire des tactiques et des capacités d'adversaires potentiels de la cinquième génération. On pense par exemple au J-20 chinois et au Su-57 russe. Le système de guerre électronique intégré du F-35A va notamment permettre de « jouer au méchant » et de reproduire de différentes manières et de tromper les systèmes de capteurs alliés. En finalité, il s’agira pour le F-35 de manipuler sa propre signature pour entraîner les pilotes alliés  à se familiariser de ce à quoi le méchant peut ressembler lors d'un combat réel.

Un entrainement multiple :

L’US Air Force veut de part cette décision accentuer la formation de ses unités, tant dans la continuité du combat aérien traditionnel qu’en direction de la guerre en réseau et de la furtivité. On peut reconnaitre ici que l’US Air Force prend très au sérieux la menace posée par les adversaires au cours de la prochaine décennie et que la mission de l'agresseur est absolument essentielle pour y faire face.

Photo : F-35 @USA

28/03/2019

Un nouveau radar pour l’U-2 !

 

 

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L’équipementier Raytheon a signé un contrat de 320 millions de dollars avec l’US Air Force pour développer le nouveau radar destiné à l’avion de reconnaissance U-2.

Sous la dénomination ASARS-2B, le nouveau radar aura une portée doublée double la portée par rapport à son prédécesseur, le système ASARS-2A, tout en conservant la même résolution de cartographie et d'imagerie. Le nouveau radar a terminé les essais en vol depuis la base aérienne d’Edwards en Californie au début de 2019.

L’ASARS-2B est un radar à longue portée qui fournit aux opérateurs des données de renseignement, de surveillance et de reconnaissance sur des cibles fixes ou mobiles. Un tel radar est capable de fonctionner par tous les temps, ainsi que le jour ou la nuit, contrairement aux caméras espion optiques classiques.

Raytheon n’a pas révélé la portée ni la résolution de ses radiations à synthèse d’ouverture avancée.

Le Lockheed-Martin U-2 :

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

 

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