10/12/2020

Premier vol du MQ-25 « Stingray » en configuration de ravitailleur !

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L’avionneur américain Boeing en collaboration avec l'US Navy ont réalisé le premier vol test du drone MQ-25 T1 « Stingray » avec un magasin de ravitaillement en vol (ARS). Il s’agit là d’une étape importante dans le développement du ravitailleur aérien sans pilote.

Ce vol réussi de 2,5 heures avec le système de ravitaillement Cobham ARS, soit le même ARS actuellement utilisé par les F/A-18 pour le ravitaillement en vol a été conçu pour tester l'aérodynamique du drone avec l'ARS monté sous l'aile. Le vol a été effectué par des pilotes d'essai de Boeing opérant à partir d'un poste de contrôle au sol à l'aéroport MidAmerica St. Louis à Mascoutah, dans l'Illinois.

Les vols futurs continueront de tester l'aérodynamique du drone et de l'ARS à divers points de l'enveloppe de vol, progressant éventuellement vers l'extension et la rétraction du tuyau et du panier utilisés pour le ravitaillement.

En pré-commandes :

Plus tôt cette année, la Marine a exercé une option pour trois autres véhicules aériens MQ-25, portant à sept le nombre total d'aéronefs que Boeing produira initialement. La Marine a l'intention de se procurer plus de 70 drones ravitailleurs, qui assumeront le rôle de relais ravitailleurs actuellement joué par les F/A-18, permettant une meilleure utilisation des chasseurs de combat.

 Rappel : 

L’avionneur Boeing a obtenu le contrat en vue de la fabrication du futur drone ravitailleur en vol MQ-25 « Stingray » de support opérationnel destiné à  l'US Navy.  Ce premier contrat est d’un montant de 805 millions de dollars, doit permettre à Boeing de développer l'ingénierie et la fabrication de quatre premiers aéronefs sans pilote.

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Le drone MQ-25 « Stingray » est conçu pour fournir à la marine des États-Unis une capacité de ravitaillement en vol. Selon la US Navy, le MQ-25 « Stingray » permettra une meilleure utilisation des avions de combat en élargissant la gamme de déploiement des Boeing F/A-18 « Super Hornet », Boeing EA-18G « Growler » et des Lockheed Martin F-35C. Le MQ-25 fonctionnera depuis les porte-avions en utilisant les mêmes systèmes de bord communs aux avions pilotés par l’homme, comme la catapulte de lancement et les systèmes de récupération du bâtiment.

Désigné le RAQ-25 dans la phase d’évaluation du projet de drone ravitailleur, la désignation a été modifiée en MQ-25 « Stingray ». Les exigences en matière de furtivité permettent toujours tirer des missiles ou larguer des bombes à partir de pylônes, mais la surveillance et la destruction des cibles ne seront pas sa mission principale du nouvel engin.  Le drone MQ-25 va permettre de prolonger le rayon de combat non ravitaillé des « Super Hornet » à plus de 1’300 km. L'objectif de la Navy est de fournir 6 800 kg de carburant à 4 à 6 avions sur une distance de 530 km.

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Photos : 1 Le MQ 25 T1 « Stingray » en vol avec l’ARS 2 au sol 3 Le Stingray pourrait bientôt ravitailler les avions de la Navy @ Boeing

21/08/2020

Washington envisage bien de vendre des F-35 aux EAU !

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Je vous en parlais hier, la vente possible de F-35 aux EAU semble bien devenir le nouveau feuilleton du moment. Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis envisageaient de vendre des avions de combat américains F-35 aux Émirats arabes unis malgré les objections israéliennes.

Le président américain a déclaré aux journalistes lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche que les Emiratis avaient exprimé leur intérêt à acheter "un certain nombre" d'avions de combat furtifs. Il a déclaré qu'une telle vente était "à l'étude" étant donné la nouvelle dynamique entre Israël et les Emirats Arabes Unis depuis que les deux nations ont convenu de normaliser leurs relations la semaine dernière.

Du rififi à Tel Aviv :

Dans un premier temps les israéliens par l’intermédiaire du premier Ministre Netanyahu auraient vaguement acquiescés en faveur de cette vente. Mais ce semblant d’accord aurait été exécuté dans le dos de l'establishment de la défense israélien et a gardé le ministre de la Défense Benny Gantz et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi, tous deux anciens chefs militaires, dans l'ignorance.

Hier soir, c’est un autre son de cloche qui est apparu avec une totale opposition du premier Ministre Netanyahu. Celui étant opposé à la vente malgré l'accord historique des Émirats arabes. Le maintien de la suprématie militaire régionale d'Israël est une caractéristique de la politique israélienne depuis des décennies, et Israël a utilisé ses liens étroits avec Washington pour s'assurer que certaines armes sophistiquées ne sont pas vendues aux pays voisins.  

Cette réaction semble du coup refroidir l’engouement de la signature du traité de Paix du côté israéliens. On ne sait pour l’heure comment les EAU vont réagir à un « véto » israélien et comment les USA vont pouvoir se sortir de ce qui ressemble à un bel embrouillamini ?

Photo : F-35 survolant le désert@ USAF

 

20/03/2017

Les USA préparent l’avion de 6ème génération !

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Le nouveau président des Etats-Unis cherche à obtenir une augmentation importante du financement du budget militaire avec notamment l’idée du développement d’un nouveau chasseur. La demande fait partie du plan budgétaire supplémentaire de la Maison Blanche pour l'exercice 2017, qui vise à augmenter de 30 milliards de dollars le budget de l'administration Obama cette année.

Il semble cependant peu probable que la demande complète soit transmise au Congrès parce qu'elle est principalement financée par le budget de base, qui est assujetti aux plafonds de la Loi sur le contrôle budgétaire (ACB). La levée des plafonds exigerait 60 voix au Sénat, ce que la Maison Blanche n'est pas susceptible d'obtenir.

Mais, l'investissement proposé dans le cadre du futur chasseur de sixième génération témoigne de la gravité de l'administration à pouvoir rapidement moderniser sa flotte tactique de combat au-delà du F-35.

La demande supplémentaire, qui a été dévoilée le 16 mars, comprend une augmentation importante du financement de la recherche et du développement pour la domination aérienne de la prochaine génération (NGAD), maintenant connue sous le nom de Penetrating Counterair (PCA), le futur avion de combat devra notamment pouvoir venir remplacer le F-22 et le F-35. A noter que la demande faite par l’administration Trump pourrait permettre d’augmenter le financement huit fois supérieur à celle demandée auparavant par l’administration Obama, pour atteindre 168 millions de dollars.

La panification du futur avion de 6ème génération semble se diriger vers un premier vol d’ici 2035 pour une entrée en service à partir de 2040-2045.

 

Photo : Image d’artiste d’un futur avion de 6ème génération

 

 

09/03/2016

Prudence pour la vente d’avions de combat au Moyen-Orient !

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Washington, le département d’Etat se montre beaucoup plus prudent pour l’exportation d’avions de combat aux Moyen-Orient. La Maison Blanche a en effet émis des réserves sur divers programmes d’équipement et a fait la demande des garanties supplémentaires avant de donner le feu vert.

Les Etats-Unis se sont montrés plus méfiant qu’à l’accoutumée à vendre des avions et des hélicoptères de combat dans une région où les tensions ne cessent d’augmenter et ou le risque que certaines de ces armes puissent un jour se retourner contre le vendeur. Ces précautions ont même failli faire perdre certains marchés par manque de réactivité.

D’un autre côté, les avionneurs américains font le forcing, pour décrocher des contrats dans la région. Actuellement, il s’agit pour eux d’aboutir à la vente de 28 F/A-18 E/F « Super Hornet » au Koweït, d’une vingtaine de F-16 à Bahreïn et d’un nombre de 72 F-15 au Qatar.

Ces commandes ayant un double impacte, d’une part offrir la prolongation des chaînes de montage des trois appareils et de l’autre maintenir la présence américaine militaire au sein de ces trois pays.

Une situation qui se débloque :

Il semble, par ailleurs, que ces dernières semaines, les USA se montrent à nouveau disposer à accepter ces ventes et ceci avec en toile de fond la réponse à la modernisation des forces armées iraniennes via la Russie et la Chine.

F-15 pour le Qatar :

En effet, le Qatar a formellement demandé, il y a deux ans, une autorisation au gouvernement des Etats-Unis, pour l’achat de 72 avions de combat F-15 E « « Strike Eagle ». Le dossier semble donc avancé favorablement puisque le pays reste un proche allié des États-Unis dans la région, et que cette vente viendrait damné le pion aux avionneurs européens.

Du côté de Bahreïn :

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Le pays est actuellement en pleine phase de modernisation de sa flotte de F-16 et prévoit, depuis 2013 l’achat d’un nouvel avion de combat. Là encore, Lockheed-Martin compte placer son F-16 « Viper » avec l’autorisation de Washington.

Super Hornet au Koweït :

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Le pays vient de finaliser politiquement l’achat de 28 Airbus DS Eurofighter et se trouve dans l’attente des autorités américaines pour la commande de 28 Boeing F/A-18 « Super Hornet ».

Photos : 1 F-15 E « Strike Eagle » @ Boeing 2 F-16 Viper @ Lockheed-Martin 3 Super Hornet @ Boeing

 

 

22/09/2011

Taïwan va moderniser ses F-16 !

 

 

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TAIPEI, le gouvernement de l’Ile de Taïwan en partenariat avec Lockheed-Martin va procéder à la modernisation de ses 146 Lockheed-Martin F-16 A/B «Fighting Falcon». Le coût est estimé à 5,8 milliards de dollars.

Mise à jour des F-16 :

Cette mise à jour doit permettre une revalorisation des appareils de type F-16 A/B, afin, de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-2 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).

La modernisation des F-16 taïwanais comprendra l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA, soit le Northrop-Grumman APG-80, une avionique modernisée, un cockpit tout écrans compatible avec des lunettes de vision nocturne, une central de navigation GPS, un nouveau système de guerre électronique de type l’ALQ-176 couplé avec système de leurres ALQ-184 (V) 7.  En matière de communication les appareils recevront de nouvelles radios numériques ainsi qu’une liaison de donnée (Link16) améliorée. Les pilotes recevront un viseur de casque permettant l’emploi du missile Raytheon AIM-9X «hyper véloce» en remplacement des AIM-9PM actuels.

Question motorisation, les moteurs Pratt & Whitney F100-PW-220 seront portés à la norme -229E plus puissant et permettant de réduire le temps de maintenance.

Taïwan prévoit l’acquisition d’un pod de ciblage, mais n’a pour l’heure pas précisé le modèle choisit entre le AN/AAQ-33 SNIPER ou AN/AAQ-28 LITENING plus ancien.

Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

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Remplacement des F-5E et Mirage 2000 :

Si, officiellement, la messe n’est pas dite sur l’optique du remplacement des 60 Northrop F-5E/F et des 60 Mirage 2000-5S, en juillet dernier pourtant, le Département d'Etat américain a indiqué qu'une décision finale sur la fourniture de 66 F-16 C/D Block 50/55 serait faite au début octobre. Cette vente est estimée à plus de 8 milliards de dollars  US.

Les motivations américano-taïwanaise :

Il est à craindre que la perte de Taiwan pourrait signifier la fin de la projection de puissance américaine dans la région. Perdre Taiwan, au profit de la Chine, ferait tout changer en matière de perspective opérationnelle dans la région. Pires, c’est toute la région du sud-est asiatique qui en serait déstabilisée. De son côté, la Chine qui détient environ 8%  de la dette américaine, tente de son point de vue d’infléchir tant cette modernisation que la vente d’un lot additionnel de F-16. De son côté le gouvernement de Taïwan espère conclure rapidement le second contrats non seulement pour des questions d’équilibre militaire, mais également pour satisfaire son industrie et les emplois.

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Photos : 1 & 3 F-16A Taïwanais  @ Dennis Chang 2 Antenne AESA du radar APG-80 @ Northrop-Grumman