25/03/2022

Le Loyal Wingman devient le MQ-28A « Ghost Bat » !

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Boeing et la Royal Australian Air Force ont renommé le système de drones « Loyal Wingman » développé en Australie sous le nom de MQ-28A « Ghost Bat » (chauve-souris fantôme).

Le programme de développement du « Loyal Wingman » a été lancé il y a trois ans et a fait des progrès rapides dans le développement en tant que drone « équipié » (MUM-T). Le principe des drones MUM-T est de pouvoir voler à côté d’un avion de combat habité. 

La désignation militaire de la Royal Australian Air Force (RAAF) sera utilisée en Australie, le nom Loyal Wingman sera progressivement supprimé, tandis que le nom de produit de Boeing pour les clients mondiaux restera Airpower Teaming System.

Le MQ-28A « Ghost Bat » est également le premier avion de combat militaire produit en Australie depuis plus de 50 ans. Le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, a annoncé la désignation et le nom lors d'une cérémonie dédiée qui s'est tenue à la base RAAF d'Amberley, dans le Queensland.

Suite du programme

Au cours de cette année, le programme MQ-28A « Ghost Bat » doit continuer à se développer à travers une nouvelle série de tests, en mettant l'accent sur les capacités des capteurs de capacité à effectuer des missions précises. Ces exigences continueront d'augmenter à mesure que Boeing se rapproche de l'objectif de fournir une capacité opérationnelle à l'ADF. Le MQ-28A va notamment fonctionner à l'aide de l'intelligence artificielle (IA).

Utilisation 

Selon la RAAF, le MQ-28A « Ghost Bat » sera utilisé pour soutenir les engagements des avions de combat Boeing F/A-18 E /F « Super Hornet » et Lockheed Martin F-35A « Lightning II » en augmentant les capacités de combat avec des possibilités de perturbation de l’adversaire.

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Photos : MQ-28A « Ghost Bat » @ Boeing

06/01/2022

La marine indienne teste le Rafale et le Super Hornet !

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La Marine indienne procède aux essais en vue du choix de son futur avion de combat. Des tests d’intégration sur porte-avions doivent servir à départager les deux concurrents en course, le Dassault Rafale M et le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ». 

Rappel

C’est en 2017 que la Marine indienne a publié une demande de renseignements détaillés pour l'achat de 57 avions de combat polyvalents (MRCBF). L’avion doit pouvoir être mis en œuvre à partir des deux porte-avions, soit l’IAC-1 et le futur IAC-2. 

De fait, un premier point saute aux yeux, les deux porte-avions n’utilisent pas le même mode de catapultage. L ‘IAC-1 INS Vikrant en service depuis 1987 est de type STOBAR, c’est-à-dire qu’il fait appel à un tremplin sur une piste oblique. Alors que le futur IAC-2 INS Vishal sera muni du système avec catapultes de type CATOBAR. L’avion devra pouvoir réduire son envergure grâce à des ailes pliantes.

Selon les besoins de la Marine, le futur avion devra être polyvalent, capable de fonctionner tous les jours et de nuit, pouvant être utilisé pour la défense aérienne, les opérations air-surface, le ravitaillement d’avions amis avec nacelle, la reconnaissance et missions de guerre électronique. Le coût du cycle de vie de l'aéronef (après la garantie) est une considération importante, avec deux installations de réparation au niveau du dépôt. L'Inde veut le transfert de technologie critique et la participation à ce processus par les fournisseurs indiens de second rang et ceux qui peuvent contribuer à la chaîne d'approvisionnement. 

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Le tremplin à l’essai

Le futur avion doit pouvoir utiliser le système de tremplin en service sur le porte-avions INS Vikrant. Pour cela depuis le 6 janvier une équipe de Dassault Aviation est au travail en Inde, sur la base aéronavale de Hansa ou a été implanté une rampe terrestre (SBTF), pour démontrer l’intégration du Rafale avec ce système. Les testes dureront 12 jours. Il s'agira notamment de vérifier sa capacité à décoller depuis un poste de pilotage de 283 mètres de long équipé d'un tremplin.

Puis ce sera l’équipe de Boeing qui devra effectuer les mêmes démonstrations avec le Super Hornet au mois de mars prochain. 

Pas de Tejas

La Marine indienne a conclu que le Tejas en version aéronavale ne convenait pas à l'un ou l'autre des deux porte-avions car, malgré les améliorations structurelles apportées à la cellule d'essai à l'appui des opérations du porte-avions, l’avion ne répondait pas à la norme d'acceptabilité à un moment où l'aviation navale indienne se prépare à répondre adversaires redoutables, comme la Chine, dans l'océan Indien. La marine indienne doit faire face aux avions chinois, soit les de J-15, et peut-être prochainement le J-31.

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Photos : 1 Super Hornet contre Rafale 2 Rafale Marine @ Aéronavale 3 Super Hornet essais de tremplin à Patuxent River @ Boeing

 

 

 

 

02/11/2021

L’US Navy cherche un remplaçant au Super Hornet !

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Sous la désignation F/A-XX, le futur avion de combat doit à termes venir remplacer l’actuelle flotte de Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » dans les années 2030. Le nouvel appareil doit répondre à un cahier des charges qui doit l’amener à devenir la composante d'attaque au sein de la famille de systèmes de domination aérienne de nouvelle génération. L’avion sera classifié en tant que 6ème génération.

Une nouvelle vision d’avenir 

Pour ce faire, l'US Navy a publié la semaine dernière la version non classifiée de la "Navy Aviation Vision 2030-2035". Ce document révèle les options auxquelles travaille la Navy pour définir ses besoins pour la prochaine décennie en "mettant à jour les capacités actuelles, en mettant en ligne des plates-formes nouvelles et avancées, et complétant la compétence de combat d'aujourd'hui avec des tactiques et des procédures améliorées pour le combat haut de gamme ». L'objectif est d'avoir « une marine qui essaime la mer, délivrant des efforts létaux et non létaux synchronisés de près et de loin, sur chaque axe et dans chaque domaine ».

Le document énonce trois éléments clés : fournir la capacité de gagner dans la compétition des grandes puissances (GPC), de générer une préparation future dans l'ensemble de la force,  de réaliser une formation révolutionnaire pour former le cadre de l'avenir de l'aviation navale. Ces objectifs sont essentiels car la guerre maritime évolue rapidement, la Chine et la Russie continuant de travailler pour éroder les avantages de la marine américaine en matière de combat, comme indiqué dans le document, « développant et utilisant un nombre croissant de capacités haut de gamme à un rythme sans précédent depuis l'apogée de la guerre froide ».

Certaines des menaces attendues par l'aéronavale américaine concernes la montée en puissance de la marine de guerre chinoise dont le développement l’amène à dépasser l’US Navy en nombre et modernité.

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Se préparant à faire face à ces menaces, le « Navy Aviation » démontre l’importance des nouvelles technologies de pointe, telles que les technologies de réduction de la signature radiofréquence (RF) et infrarouge (IR), des chaînes de destruction passives et actives améliorées, la collaboration entre aéronefs habités et non habités, l’augmentation des vitesses et la portée des armes, la réduction des délais de prise de décision grâce à l’IA, des capacités de guerre électromagnétique améliorées (EMW), des cyber-capacités en constantes évolution, des réseaux avancés et les nouveaux porte-avions (classe Ford).

 Selon le document "l'escadre aérienne navale du futur sera de plus en plus meurtrière, survivable, en réseau, durable et avec et sans pilote avec des capacités autonomes", avec des plateformes capables de vaincre les menaces aériennes et de surface dans un environnement multi-domaines coordonné en utilisant des effets cinétiques et non cinétiques, offrant des effets de précision sur n'importe quelle cible avec des avions de nouvelle génération qui auront une plus grande portée et une plus grande vitesse.  

F-35C, F/A-XX et drones

Dans un premier temps, le F-35C permettra au F/A-18E/F Block III d'être une plate-forme plus résistante et plus meurtrière en tirant parti des capacités de détection furtive et passive pour façonner l'image aérienne globale, tandis que les nouvelles capacités de guerre électronique (EW) adaptée au  EA-18G « Growler » renforceront le dispositif. L'attaque électronique aéroportée (AEA) EA-18G continuera à fournir des effets non cinétiques intégrés à spectre complet grâce au nouveau brouilleur de nouvelle génération (NGJ) et à d'autres effets non cinétiques (NKE). Puis progressivement, le F/A-XX viendra prendre la place des « Super Hornet » avec l’arrivée toujours plus nombreuse de drones.

Puis progressivement à partir de 2035, la future marine américaine fonctionnera avec trois types de vecteurs aériens que sont le Lockheed Martin F-35C, le nouveau F/A-XX et des divers drones. 

Impact sur le Super Hornet

Cette nouvelle vision de la Navy montre un peu plus l’intérêt pour les aéronefs de 5ème & 6ème générations reléguant un peu plus les appareils actuels à un rang secondaire à court termes et à une fin déjà prédéfinie aujourd’hui. L’avenir du « Super Hornet » est donc déjà clos et met Boeing dans une situation où il lui faudra impérativement se positionner dans le programme F/A-XX sous peine d’être évincer des appareils de pointe de la Navy, mais également des offres à l’exportations. La nouvelle vision de la Navy comme de l’Air Force confirme un peu plus le virage en direction des nouvelles générations d’aéronefs, en Europe les développements du SCaF et Tempest sont eux aussi engagés dans cette révolution. 

 

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Photos : 1 projet F/A-XX @ Boeing 2 F-35C en déploiement @ LM 3 Drone X-47B @ Northrop Grumman

 

 

07/09/2021

Les Super Hornet koweitiens au complet !

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L’avionneur américain Boeing a achevé la livraison des 28 avions de combat F/A-18E/F « Super Hornet » destinés au Koweït. Ces appareils remplacent les F/A-18 C/D « Hornet » en service dans le pays. A noter que le pays recevra prochainement des Airbus Eurofighter FGR4.

Rappel 

C’est en avril 2018 que le Koweït a signé avec Boeing un contrat d’une valeur de 3,17 milliards de dollars portant sur 22 F/A-18E et 6 F/A-18F « Super Hornet ». Le pays dispose d’une option pour 12 autres appareils. « L'acquisition du « Super Hornet » permet une plus grande interopérabilité avec les forces américaines, offrant des avantages pour la formation et d'éventuelles futures opérations de coalition à l'appui des objectifs de sécurité régionaux partagés » avait annoncé le Ministère de la Défense koweïtien à l’époque. Par rapport aux anciens F/A-18 C/D « Hornet », le Super Hornet arbore deux tons de gris léger.

Le « Super Hornet » BlockII+ du Koweït

Le standard livré au Koweït est assez particulier, il s’agit du BlockII actuel en service dans l’US Navy, mais avec certaines nouveautés qui seront intégrées sur le futur BlockIII. Selon Boeing ce BlockII+ offre notamment : le nouveau cockpit avec grand écran central, les leurres remorqués à fibre optique ALE-55, ALQ-214 IDECM de contre-mesures de radiofréquence.

Le Super Hornet BlockII+ est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », le Super Hornet dispose d’une structure agrandie qui permet une augmentation de carburant de l’ordre de 33%. La structure et le train d’atterrissage sont renforcés, pour permettre d’augmenter la masse maximale au décollage et à l’atterrissage. Avion multirôle, le « Super Hornet » peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision de type G-CAS et un TAWS (Terrain Avoidance and Warning System) équipent l’avionLe pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16. Autre petite particularité, les Super Hornet koweitiens emportent la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod ».

Le Super Hornet est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de BAe Systems.

Le paquet pour le Koweit contenait notamment

44 systèmes de canons M61A2 de 20 mm, des récepteurs d'avertissement radar AN/ALR-67(V)3, 240 lanceurs de missiles guidés LAU-127E/A, 45 Systèmes de distribution de contre-mesures aéroportées AN/ALE-47, 12 modules de ciblage avancé SNIPER AN/AAQ-33, 48 systèmes de repérage montés sur casque (JHMCS), 45 AN/ALQ-214 Systèmes de contre-mesures radiofréquences, 45 AN/ALE-55 leurres remorqués, 48 systèmes de liaison 16, radio ARC-210 (avion), systèmes d'identification ami ou ennemi (IFF),  lunettes de vision nocturne AN/AVS-9 (NVG), Lanceurs (LAU-115D/A, LAU-116B/A, LAU-1 18A), ordinateur de lancement de commande (CLC) pour AGM-88, Navigation GPS ANAV/MAGR, système de planification de mission conjointe (JMPS), pièces de rechange d'aéronefs, Équipement d'armement des aéronefs (AAE), équipement de soutien, formation des équipages/maintenance, entrepreneur service technique d'ingénierie, services techniques logistiques, services techniques d'ingénierie, autre assistance technique, soutien logistique des entrepreneurs, services d'essais en vol, stockage et conservation, convoyage d'avions. Bombes  JDAM et missiles AIM-120C-7 air-air avancés de moyenne portée (AMRAAM).

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Photos : Super Hornet aux couleurs du Koweit @ Bryan Baisley

05/09/2021

Gros revers pour le Super Hornet !

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L’avionneur Boeing suspend le développement des réservoirs de carburant additionnels Conformed Fuel Tank (CFT) destinés à venir équiper les Super Hornet BlockIII. Des problèmes de structures et de puissance seraient à l’origine de cet abandon.

Selon certaines informations en provenance de l’US Navy, les Super Hornet dotés de CFT ont des difficultés à supporter les contraintes lors d'atterrissage (appontages) ou de décollage des porte-avions, de plus les CFT auraient une mauvaise tendance à se déformer lors de ces opérations.

Initialement, la marine américaine comptait équiper ses 540 F/A-18E/F « Super Hornet » au standard BlockIII avec les CFT. Cette adaptation devait permettre une allonge sérieuse de l’avion en termes de rayon d’action en plus des nouvelles capacités de ce dernier. En effet, les CFT devaient permettre d’emporter 3’500 livres de carburant, ajoutant environ 120 milles d'autonomie à un F/A-18 « Super Hornet » à pleine charge.

Compenser au mieux  

Ce revers va obliger l’US Navy à disposer rapidement de nouveaux moyens de ravitaillement en vol pour compenser ce manque de capacité en profondeur. Le drone MQ-25 ravitailleur de Boeing pourrait bien trouver dans ce besoin une place de choix. L’autre option concerne la mise en place de bases avancées, par exemple dans le Pacifique, aux Philippines et au Japon. Cette solution aurait pour avantage de couper la route aux unités aériennes chinoises et russes dans cette région.  

Le Corps des Marines pratique déjà des missions de frappe à longue portée  jusqu'à 2’600 milles de portée en utilisant ses Lockheed Martin F-35C avec une combinaison de ravitaillement aérien et insulaire. La Marine pourrait dorénavant mettre à profits ce type d’engagement pour ses F/A-8 E/F « Super Hornet ».

Et à l’exportation ?

Le Koweit qui a commencé à recevoir ses premier F/A-18 E « Super Hornet » BlockII+ ne disposent pas des CFT. Le pays est petit, et une telle demande n’a pas été formulée pour ce type d’équipement. Reste le Canada et la Finlande ou l’offre concernait les CFT. En partant du principe que ces pays n’utilisent pas de porte-avions, Boeing pourrait en cas de choix placer le Super Hornet avec les CFT. Pourtant, il semble que le problème d’intégration pour l’US Navy ne rassure pas les clients potentiels. En effet, des craintes de fatigue structurelles dues au poids des CFT semblent agir en défaveur d’une telle solution même pour les Super Hornet basés à terre.

En Suisse, lors des essais pour « air2030 » il semble que cette question a été soulevée notamment lors de ressources importantes de l’avion en milieu montagneux.

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Photos : 1 Les essais du Super Hornet avec CFT 2 Super Hornet koweitien @ Boeing