07/09/2021

Les Super Hornet koweitiens au complet !

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L’avionneur américain Boeing a achevé la livraison des 28 avions de combat F/A-18E/F « Super Hornet » destinés au Koweït. Ces appareils remplacent les F/A-18 C/D « Hornet » en service dans le pays. A noter que le pays recevra prochainement des Airbus Eurofighter FGR4.

Rappel 

C’est en avril 2018 que le Koweït a signé avec Boeing un contrat d’une valeur de 3,17 milliards de dollars portant sur 22 F/A-18E et 6 F/A-18F « Super Hornet ». Le pays dispose d’une option pour 12 autres appareils. « L'acquisition du « Super Hornet » permet une plus grande interopérabilité avec les forces américaines, offrant des avantages pour la formation et d'éventuelles futures opérations de coalition à l'appui des objectifs de sécurité régionaux partagés » avait annoncé le Ministère de la Défense koweïtien à l’époque. Par rapport aux anciens F/A-18 C/D « Hornet », le Super Hornet arbore deux tons de gris léger.

Le « Super Hornet » BlockII+ du Koweït

Le standard livré au Koweït est assez particulier, il s’agit du BlockII actuel en service dans l’US Navy, mais avec certaines nouveautés qui seront intégrées sur le futur BlockIII. Selon Boeing ce BlockII+ offre notamment : le nouveau cockpit avec grand écran central, les leurres remorqués à fibre optique ALE-55, ALQ-214 IDECM de contre-mesures de radiofréquence.

Le Super Hornet BlockII+ est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », le Super Hornet dispose d’une structure agrandie qui permet une augmentation de carburant de l’ordre de 33%. La structure et le train d’atterrissage sont renforcés, pour permettre d’augmenter la masse maximale au décollage et à l’atterrissage. Avion multirôle, le « Super Hornet » peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision de type G-CAS et un TAWS (Terrain Avoidance and Warning System) équipent l’avionLe pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16. Autre petite particularité, les Super Hornet koweitiens emportent la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod ».

Le Super Hornet est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de BAe Systems.

Le paquet pour le Koweit contenait notamment

44 systèmes de canons M61A2 de 20 mm, des récepteurs d'avertissement radar AN/ALR-67(V)3, 240 lanceurs de missiles guidés LAU-127E/A, 45 Systèmes de distribution de contre-mesures aéroportées AN/ALE-47, 12 modules de ciblage avancé SNIPER AN/AAQ-33, 48 systèmes de repérage montés sur casque (JHMCS), 45 AN/ALQ-214 Systèmes de contre-mesures radiofréquences, 45 AN/ALE-55 leurres remorqués, 48 systèmes de liaison 16, radio ARC-210 (avion), systèmes d'identification ami ou ennemi (IFF),  lunettes de vision nocturne AN/AVS-9 (NVG), Lanceurs (LAU-115D/A, LAU-116B/A, LAU-1 18A), ordinateur de lancement de commande (CLC) pour AGM-88, Navigation GPS ANAV/MAGR, système de planification de mission conjointe (JMPS), pièces de rechange d'aéronefs, Équipement d'armement des aéronefs (AAE), équipement de soutien, formation des équipages/maintenance, entrepreneur service technique d'ingénierie, services techniques logistiques, services techniques d'ingénierie, autre assistance technique, soutien logistique des entrepreneurs, services d'essais en vol, stockage et conservation, convoyage d'avions. Bombes  JDAM et missiles AIM-120C-7 air-air avancés de moyenne portée (AMRAAM).

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Photos : Super Hornet aux couleurs du Koweit @ Bryan Baisley

05/09/2021

Gros revers pour le Super Hornet !

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L’avionneur Boeing suspend le développement des réservoirs de carburant additionnels Conformed Fuel Tank (CFT) destinés à venir équiper les Super Hornet BlockIII. Des problèmes de structures et de puissance seraient à l’origine de cet abandon.

Selon certaines informations en provenance de l’US Navy, les Super Hornet dotés de CFT ont des difficultés à supporter les contraintes lors d'atterrissage (appontages) ou de décollage des porte-avions, de plus les CFT auraient une mauvaise tendance à se déformer lors de ces opérations.

Initialement, la marine américaine comptait équiper ses 540 F/A-18E/F « Super Hornet » au standard BlockIII avec les CFT. Cette adaptation devait permettre une allonge sérieuse de l’avion en termes de rayon d’action en plus des nouvelles capacités de ce dernier. En effet, les CFT devaient permettre d’emporter 3’500 livres de carburant, ajoutant environ 120 milles d'autonomie à un F/A-18 « Super Hornet » à pleine charge.

Compenser au mieux  

Ce revers va obliger l’US Navy à disposer rapidement de nouveaux moyens de ravitaillement en vol pour compenser ce manque de capacité en profondeur. Le drone MQ-25 ravitailleur de Boeing pourrait bien trouver dans ce besoin une place de choix. L’autre option concerne la mise en place de bases avancées, par exemple dans le Pacifique, aux Philippines et au Japon. Cette solution aurait pour avantage de couper la route aux unités aériennes chinoises et russes dans cette région.  

Le Corps des Marines pratique déjà des missions de frappe à longue portée  jusqu'à 2’600 milles de portée en utilisant ses Lockheed Martin F-35C avec une combinaison de ravitaillement aérien et insulaire. La Marine pourrait dorénavant mettre à profits ce type d’engagement pour ses F/A-8 E/F « Super Hornet ».

Et à l’exportation ?

Le Koweit qui a commencé à recevoir ses premier F/A-18 E « Super Hornet » BlockII+ ne disposent pas des CFT. Le pays est petit, et une telle demande n’a pas été formulée pour ce type d’équipement. Reste le Canada et la Finlande ou l’offre concernait les CFT. En partant du principe que ces pays n’utilisent pas de porte-avions, Boeing pourrait en cas de choix placer le Super Hornet avec les CFT. Pourtant, il semble que le problème d’intégration pour l’US Navy ne rassure pas les clients potentiels. En effet, des craintes de fatigue structurelles dues au poids des CFT semblent agir en défaveur d’une telle solution même pour les Super Hornet basés à terre.

En Suisse, lors des essais pour « air2030 » il semble que cette question a été soulevée notamment lors de ressources importantes de l’avion en milieu montagneux.

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Photos : 1 Les essais du Super Hornet avec CFT 2 Super Hornet koweitien @ Boeing

19/08/2021

Le drone MQ-25 ravitaille un E-2D !

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Nouvel essai réussi pour le drone ravitailleur autonome MQ-25 de Boeing. L’avionneur américain et l’US Navy  ont terminé une deuxième mission de ravitaillement sans pilote d'avions embarqués cette fois en ravitaillement en carburant d'un avion de commandement et de contrôle E-2D  « Hawkeye » de la Marine.

Au cours d'un vol d'essai à partir de l'aéroport MidAmerica St. Louis le 18 août, des pilotes de l'Escadron d'essais et d'évaluation en vol de la Marine VX-20 ont mené vol d’approche afin de garantir les performances et la stabilité avant d'entrer en contact avec le drone ravitailleur MQ-25 et le E-2D. Une fois le contact établi, l’E-2D a reçu du carburant en provenance du drone.

"Une fois opérationnel, le MQ-25 sera capable de ravitailler toutes les plates-formes volantes de la Navy.", a déclaré le capitaine Chad Reed, responsable du programme des drones de la Marine. « Ce vol nous permet d'accélérer l'arrivée du « Stingray » dans la flotte, où sa capacité de ravitaillement augmentera considérablement la portée et la flexibilité opérationnelle de l'escadre aérienne et du groupe d'attaque des porte-avions. »

Il s'agit de la deuxième mission de ravitaillement en vol que l'équipe MQ-25 a menée cet été. Le 4 juin, l'équipement d'essai MQ-25 T1 est devenu le premier avion sans pilote à ravitailler un autre avion, un Super Hornet de la marine américaine. Les deux vols ont été effectués à des vitesses et des altitudes pertinentes sur le plan opérationnel, les E-2D et F/A-18 effectuant des manœuvres à proximité immédiate du MQ-25. 

Rappel

Boeing a remporté en août 2018 un contrat d'ingénierie, de fabrication et de développement (EMD) de 805,3 millions de dollars US par le Naval Air Systems Command (NAVAIR) pour la conception, le développement, la fabrication, le test, la livraison et le support de quatre avions sans pilote MQ-25A. Il est prévu que le MQ-25a puisse obtenir une capacité opérationnelle initiale en août 2024.

Boeing a déjà testé le MQ-25A, soit le prototype n°T1 N234MQ en vol. Ce dernier, a commencé ses activités d'essais en vol en septembre 2019, accumulant environ 30 heures de vol jusqu'en février 2020. Selon le cahier des charges, le MQ-25A devrait livrer 6’800 kg de carburant à 4 à 6 avions.

Les opérations de ravitaillement en vol sont entreprises à l'aide de deux pods standard, un sous chaque aile, avec un tuyau et un panier de ravitaillement. Il s’agit des mêmes nacelles de ravitaillement qui équipent déjà les F/A-18 E/F « Super Hornet » construite par la société Cobham.

Le MQ-25A « Stingray »

Selon l’US Navy, le MQ-25 « Stingray » permettra une meilleure utilisation des avions de combat en élargissant la gamme de déploiement des Boeing F/A-18 « Super Hornet », Boeing EA-18G « Growler » et des Lockheed Martin F-35C. Le MQ-25 fonctionnera depuis les porte-avions en utilisant les mêmes systèmes de bord commun aux avions pilotés par l’homme, comme la catapulte de lancement et les systèmes de récupération du bâtiment.

Désigné le RAQ-25 dans la phase d’évaluation du projet de drone ravitailleur, la désignation a été modifiée en MQ-25 « Stingray ». Les exigences en matière de furtivité permettent toujours de tirer des missiles ou larguer des bombes à partir de pylônes, mais la surveillance et la destruction des cibles ne seront pas la mission principale du nouvel engin. 

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Photos : Ravitaillement d’un E-2D par le MQ-25 @ Boeing

 

10/08/2021

Le Canada continue d’investir sur le F-35 !

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Il y un paradoxe au pays de la feuille d’érable, ce dernier est engagé au sein d’une compétition pour le remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing CF-18 A/B « Hornet » et trois concurrents sont actuellement en course pour le choix final. Il s’agit du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », du Saab JAS-39 Gripen E et du Lockheed Martin F-35A « Lightning II ».

Versement en faveur du F-35A

Pour autant, Otawa vient une nouvelle fois d’effectuer discrètement paiement de plusieurs millions de dollars pour le développement du chasseur furtif F-35 dans le cadre du programme ACI.  Ce versement annuel de 71,1 millions de dollars permet au Canada de faire partie des un pays partenaire du projet F-35. Chaque partenaire se doit de couvrir une partie des coûts de développement de plusieurs milliards de dollars de l'avion pour rester membre du projet. Pour le Canada, cette solution lui permet de bénéficier d'une remise en cas d’achat de l’avion et de maintenir les entreprises canadiennes au sein du système de compensation économique. Selon la presse canadienne, le montant total versé par Ottawa pour le F-35A est aujourd’hui de 613 millions de dollars américains. De son côté le gouvernement affirme que les entreprises canadiennes ont également obtenu plus de 2 milliards de dollars américains en contrats de production et de maintenance liés au programme F-35.  

Une situation étrange pour le gouvernement Trudeau qui avait martelé lors de la campagne électorale qu’il ne voulait pas du F-35 américain et ferait tout pour se détacher de ce dernier.

Ce même gouvernement d’affirmer par l’intermédiaire du porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier : "La participation du Canada au programme F-35 permet aux entreprises au Canada de bénéficier de contrats". « Notre dernier paiement continuera de fournir au Canada la possibilité d'acheter l'avion à moindre coût et avec un accès prioritaire à la chaîne de production, si le F-35 réussissait dans le processus concurrentiel pour la future flotte de chasseurs ».

Lointaines sont les promesses électorales de l’époque ! Car l'actuel gouvernement canadien pouvait se retirer du programme ACI F-35, mais il ne l'a pas fait, bien au contraire. 

Le programme ACI

Le programme d'avions de combat interarmées de modèle F-35 englobe la conception, la production et l'entretien d'un chasseur furtif polyvalent. Le programme d'ACI est le programme d'avions de combat le plus important au monde. Le Canada est l'un des huit pays partenaires du programme d'ACI, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark et de l'Australie. D'autres pays, comme le Japon, la Corée du Sud et Israël, achètent également l'avion par l'entremise du programme de vente de matériel militaire des États-Unis (É.-U.) à l'étranger (Foreign Military Sales). 

Le Canada participe au programme d'ACI depuis 1997. Cette participation affirmée très tôt dans le processus a permis à l'industrie canadienne de s'installer solidement dans la chaîne d'approvisionnement des ACI F-35.

En 2006, Innovation, Sciences et Développement économique Canada a signé un protocole d'entente, qui comprenait les plans de participation industrielle, avec chaque entrepreneur principal, soit Lockheed Martin et Pratt & Whitney. Ces ententes permettent aux entreprises canadiennes de concurrencer les autres entreprises pour obtenir des travaux dans le cadre du programme d'ACI, notamment pour la cellule, les systèmes, les moteurs et les services connexes. Ces possibilités incluent d'offrir un large éventail d'activités de fabrication et de services au chapitre des grands assemblages structuraux, des systèmes électroniques, des composites de pointe, de l'usinage haute vitesse, de la simulation et de la formation, de l'outillage, et du soutien.

Le Canada est l'un des neuf pays qui ont accepté de couvrir chaque année une partie des coûts de recherche et développement, de plusieurs milliards de dollars, du chasseur furtif, en échange de la possibilité d'en acheter éventuellement à moindre coût. Ces pays se positionnent aussi pour soumissionner sur les travaux de construction et d'entretien de cet appareil conçu par le géant américain de la défense Lockheed Martin. 

Les trois candidats : 

Lockheed-Martin F-35A/F4

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Le F-35A/F4 est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond ODIN (en remplacement d’ALIS). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit. 

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage.

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l’ordinateur central intégré de l’avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d’aéronefs d’identifier les zones d’intérêt, d’effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS. 

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN/ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l’espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l’avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5. 

Données techniques & armement du F-35A :

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 2’200km.

Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR, Raytheon Peregrine, LM AIM-620. Air-sol : AGM-AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. 

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockIII  

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Le « Super Hornet » BlockIII  (ou Advanced Super Hornet) est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », et le Super Hornet BlockII. L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La cellule est optimisée pour 10'000 heures de vol. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST longue portée sous le nez de l'avion fonctionnant directement avec les DTP-N et TTNT. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%, certifié bio-kérosène. Le mode Super Croisière est dès lors disponible. Le système permet l’emploi d’un aillié autonome tel un drone. 

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive. Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan. 

Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le « Super Hornet » est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée. L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST. Le client peut choisir la version montée sur bidon ventral ou le capteur fixe sous le nez. 

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

Nacelles de désignation :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northrop Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 18’500m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7, BAe Meteor (demande allemande ainsi que la nouvelle gamme de missile hypersonique US AIM-620 de LM et Raytheon Peregrine. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

Le Saab JAS Gripen E MS21

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Le Gripen E, le dernier né de Saab est un véritable combattant multi-rôle avec des capacités à large spectre. Il est le les plus avancées des avions de la famille « Gripen » et permet d’évoluer dans un espace de combat moderne et pour évoluer continuellement afin de faire face aux nouveaux défis. 

Gripen E / F fait partie de la série Gripen E et d'un nouveau système d'avion de combat. Développée pour contrer et vaincre les menaces futures avancées, la série E est destinée aux clients avec des menaces plus prononcées ou des territoires plus larges à sécuriser. La série E a un nouveau moteur plus puissant, des performances de gamme améliorées et la capacité de transporter de plus grandes charges utiles. Il dispose également d'un nouveau radar AESA, d'un système de recherche et de suivi infrarouge, de systèmes de guerre et de communication électroniques très avancés ainsi que d'une meilleure connaissance de la situation. La série E redéfinit la puissance aérienne pour le 21e siècle en étendant les capacités.

Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 « Raven » offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là oú les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter. 

IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

Mode Super Cruise & bio kérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « Super Cruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du bio kérosène. 

Optimisé pour les drones : les suédois ont anticipé l’usage d’ici 10 ans l’usage de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E dispose d’une architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.

 Un leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion à disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération « BriteCloud ». Une fois largué, le « BriteCloud » recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du « BriteCloud », puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une fausse cible. Cette fausse cible, est si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le « BriteCloud » pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.

 Protection de guerre électronique nouvelle génération : 

Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et actifs.

Données techniques & armement : 

Un moteur Général-Electric F414G de 62,3 kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 8'000 kg, maximale 16'500 kg. Vitesse mach 2. Plafond pratique 18'000 m. Vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 1’500km.

Armement : (10 points d’emport) 1 canon Mauser de 27mm BK-27. Air-air : AIM-9 Sidewinder, IRIS-T, A-Darter, MBDA Meteor, AIM-120 AMRAAM, MBDA MICA, Air-sol : AGM-65 Maverick, KEPD-350, RBS15F, Brimstone. Bombes : GBU-12, Bk.90, GBU-39 SDB, JSOW.

Le choix

Ottawa devrait décider du choix de son futur avion de combat avant la fin de l’année, l’objectif et l’achat de 88 appareils. Le contrat devrait être signé l’année prochaine, le premier avion devrait rejoindre la Royal Canadian Air Force (RCAF) en 2025 et le dernier en 2032. Alors quel choix pour le Canada ?

Photos : 1 F-35 aux couleurs du canada 2 F-35A @ LM 3 F/A-18 E/F Super Hornet BlockIII @ Boeing 4 Gripen E @ Saab

05/08/2021

Tir d’un AGM-88G réussi !

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Courant 2020, je vous palais des premiers essais d’intégration en vol de l’AGM-88 AARGM-ER (Advanced AntiRadiation Guided Missile Extended Range) à bord un Super Hornet de l’US Navy. Cette semaine cette dernière en collaboration avec Northrop Grumman, a effectué le premier essai de tir réel depuis le site du Naval Air Station Point Mugu en sud de la Californie.

Le premier tir a été effectué à partir d'un avion de combat multirôle F/A-18F « Super Hornet ». L'USN a déclaré que le test de tir réel avait démontré avec succès la capacité à longue portée du nouveau design du missile.

"Les objectifs du test de tir réel de l'AARGM-ER comprenaient la validation de l'intégration globale du système, les performances du moteur de fusée et la validation de la modélisation et de la simulation de missiles", a déclaré à Janes un porte-parole de Northrop Grumman. « Il s'agissait du premier d'une série d'essais en vol AARGM-ER prévus qui démontreront et vérifieront les fonctionnalités avancées et les performances de l'AARGM-ER. Les essais en vol de développement de tirs captifs et réels devraient se poursuivre … jusqu'en 2022 », a ajouté le porte-parole. La marine utilisera les champs d'essai de l'Atlantique du Naval Air Warfare Center à Patuxent River, la base aéronavale de Point Mugu Sea Range et la station d'armes aéronavales de China Lake pour divers aspects de la campagne d'essais.

Rappel 

L'USN a attribué à Northrop-Grumman un contrat de pour un lot initial de production à faible taux en avril 2020 pour commencer la fabrication de l'AARGM-ER. Le nombre de missiles à produire initialement n'a pas été divulgué.

L’US Navy (USN) a effectué le premier test en vol de transport en captivité d'un missile avancé anti-rayonnement à portée étendue AGM-88 AARGM-ER sur un Boeing F/A-18E « Super Hornet » le 1er juin 2020.

Le F/A-18E a effectué une série de manœuvres aériennes pour évaluer l'intégration et les caractéristiques structurelles de l'AARGM-ER depuis le site  de la NAS Patuxent River dans le Maryland. Le Centre d’essais de Patuxent River prévoit d'utiliser les données collectées lors des tests pour préparer l'arme à atteindre sa capacité opérationnelle initiale en 2023.

L’AGM-88 AARGM-ER

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L'AGM-88 AARGM-ER (Advanced AntiRadiation Guided Missile Extended Range) est une arme lancée par air conçue pour détruire les systèmes de défense aérienne ennemis, tels que les batteries de missiles sol-air et les sites radar. Le missile est une version à portée étendue de l'arme AARGM en service. 

L'AARGM est un système de missile tactique supersonique lancé par air qui améliore les anciens systèmes de missiles anti-rayonnement haute vitesse AGM-88 (HARM) avec des capacités avancées pour effectuer la destruction de la défense aérienne ennemie (DEAD) et de suppression des missions de défense aérienne ennemie (SEAD). L'AARGM-ER incorpore des mises à niveau supplémentaires pour améliorer la capacité opérationnelle, y compris la portée étendue et la capacité de survie. L'AARGM-ER intègre les capteurs et l'électronique AGM-88E AARGM existants avec un moteur-fusée et un système de commande amélioré. Dans le même temps, l’AARGM-ER utilisera toujours des éléments existants du missile AGM-88E comme le nouveau système de guidage (avec détecteur de radar passif numérique, radar actif à ondes millimétriques et INS/GPS) ainsi que l'ogive provenant même de missiles HARM. Il sera possible de transporter le missile à l'intérieur des baies d'armes intérieures des chasseurs de 5e génération.

L’AARGM-ER va permettre des frappes pour vaincre les cibles déplaçables rapidement qui créent l'environnement anti-accès / refus de zone (A2/AD), soit une arme de type « stand-in-attack » (SIAW). Le lancement de plates-formes de missiles balistiques tactiques, de missiles de manœuvre et antinavires, de systèmes antibrouillage GPS et de systèmes de défense aérienne intégrés a été mentionné comme cibles possibles. 

L’AGM-88 AARGM-ER de capacité « SIAW » est développé conjointement par l'US Air Force et la Navy. L'USN prévoit d'intégrer l'AARGM-ER sur les  F/ A-18E  et F et EA-18G. Finalement, l'arme doit également être qualifiée sur le Lockheed-Martin F-35C, ainsi que sur le F-35B du US Marine Corps et le F-35A de l'US Air Force.

Photos : 1 l’AGM-88G sous un Super Hornet @ USN 2 l’AGM-88G @ Northrop Grumman