19/08/2019

Les A-10 équipés de nouvelles ailes !

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L’unité de maintenance de la base aérienne de Hill a installé la dernière des 173 nouvelles paires d'ailes sur la flotte d’avion Fairchild A-10 « Thunderbolt II », finalisant ainsi un projet démarré en 2011 avec l'avion.

Le 571e escadron de maintenance des aéronefs de la SLA a échangé les ailes sur 162 A-10 dans le cadre du programme de remplacement et d’amélioration de la flotte de A-10. Les 11 autres appareils ont reçu leurs ailes sur la base aérienne d’Osan en République de Corée.

Les nouvelles ailes devraient permettre de durer jusqu'à 10’000 heures de vol sans inspection de dépôt. Travailler sur un avion qui vole depuis près de 40 ans n’a pas été facile. Les modifications incluaient la fabrication de nouvelles pièces pour le fuselage et la nécessité de rassembler d'autres pièces de l'A-10 provenant du 309ème groupe de maintenance et de régénération de l'aérospatiale de la base aérienne Davis-Monthan, en Arizona.

Rappel : 

En 2016, pour maintenir la flotte de A-10 en service, un contrat devait accélérer les travaux de maintenance. Diverses pièces devaient être usinées et Boeing aurait dû continuer à produire de nouvelles ailles pour l’avion. En effet, une partie de la flotte de A-10 a déjà reçu une nouvelle paire d’ailes. Mais il fallait encore remplacer les ailes les plus critiques, des A-10 encore services. Les ailes des A-10 ont été mises à lourde contribution, lors des nombreux déploiements sur divers théâtres opérationnels et de nombreuses fissures ont été décelées. 

Introduit au sein de l’US Air Force en 1976, le vénérable A-10 est le seul avion construit en production à offrir un soutien aérien rapproché. L’appareil doit voler près du sol en appui aux troupes au sol amies, larguer de lourdes charges d’armes, attaquer des véhicules blindés et des chars. Les ailes subissant de lourdes contraintes pendant la durée de vie du système d’armes et dont la durée de vie utile est encore inconnue, l’armée de l’air a décidé de remplacer certaines des ailes de la flotte afin que le système d’armes reste en état de navigabilité.

En 2007, Boeing a remporté un contrat de 1,1 milliard de dollars pour la construction d’ailes de remplacement dans son usine de Macon, en Géorgie, qui permettra à l’appareil de continuer à voler jusqu’à la fin des années 2030.

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Photos : A-10 @USAF

15/08/2019

Vol longue durée pour les Tu-160 !

 

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Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie a confirmé aujourd’hui qu’une série de vols de longue durée avait été effectuée à l’aide de bombardier stratégique Tupolev Tu-160 « Blackjack ». Au total se sont une dizaine d’aéronefs de ce type qui sont actuellement en exercice appuyés par des Tu-95MS et Il-78. 

Plus de 6'000 km sans ravitaillement :

Selon le ministère de la Défense russe, deux Tu-16 « Blackjack » ont effectué lors d’un exercice tactique un vol d’une durée de plus de 8 heures sans ravitaillement et parcourus par moins de 6'000 kilomètres.

Ces exercices tactiques mettent un point d’honneur à des opérations longues suivies de relocalisation sur des aérodromes opérationnels diverses. Des exercices de ravitaillement en vol sont également au menu. Les équipages doivent ainsi être capables de voler longtemps avec de nombreux changements d’objectifs, puis être capable de gérer un déroutement sur une base de retour définie au tout dernier moment.

Signe de force de la Russie :

Si, ces exercices, qui doivent durer jusqu’en fin de semaine, sont importants en terme d’entraînement pour les forces russes, on remarquera également que le ministère de la Défense n’hésite pas à les mettre en avant dans sa communication. Et pour cause, nous avons ici un nouvel exemple de la capacité des forces russes à venir dorénavant frapper n’importe quel point du globe. Soit un nouvel avertissement destiné à l’Otan ou toutes autres forces qui pourraient douter des compétences actuelles de la force aérienne russe et spécifiquement en ce qui concerne ses unités de frappes à longue portée. La Russie n'a pas peur de personne, elle a la capacité de frapper en profondeur et de faire mal.

Modernisation et renforcement:

Nouveaux sous-marins lanceurs d’engins, nouveaux missiles et lancement de la production pour 35 bombardiers Tupolev Tu-160 M2 de nouvelle génération. Sur les Tu-160 concernés dans ces exercices aériens ne sont pas neufs, ils ont été modernisés et seront bientôt renforcés en nombre. L'usine aéronautique de Kazan, a repris la production du Tu-160M2 « Blackjack » en avril 2017. Il s’agit de la version modernisée du célèbre bombardier. Les futurs nouveaux « Blackjack » vont venir compléter la flotte actuelle qui en pleine modernisation. Le Tu-160M2 est doté une avionique modernisée avec un nouveau cockpit doté d’écrans et de la nouvelle génération d’ordinateur de gestion de vol disponible. Une liaison électronique permettant la communication avec l’ensemble des aéronefs et des éléments des Forces russes sera installée.

Les moteurs Kuznetsov NK-32 sont dotés d’un nouveau FADEC (Full Authority Engine Control) et de diverses améliorations concernant la maintenance.

En matière d’armement, le programme de modernisation va permettre de renforcer la capacité nucléaire de l'avion et la capacité de transporter 12 missiles Raduga NPO Kh-555 (AS-15 Kent) de croisière à longue portée ainsi que des bombes à guidage laser.

Le Tu-160 sera également doté des nouveaux missiles Kh-101 et le Kh-102, avec des ogives nucléaires et conventionnelles. La puissance des ogives nucléaires est estimée à 180-200 kilotonnes. En outre, leur portée atteint les 5’500 km. Toutefois, pour augmenter la portée, il a fallu augmenter la masse de lancement de missiles de 700-800 kg, bien que le poids de l'ogive soit resté la même 400-410 kg.

Avec une charge jusqu'à 40’000 kg et un rayon d’action (sans ravitaillement) de 12’297 km, et une vitesse maximale de 1’800 km/h le Tu-160 est l’une des armes les plus redoutables de la Russie. Conçu par le Bureau d'étude soviétique Tupolev pendant les années 1970-1980, le bombardier porte-missiles stratégique Tu-160 «Blackjack» selon le code de l'OTAN (Cygne Blanc en Russie) est le plus grand et le plus puissant avion supersonique militaire doté d'ailes à géométrie variable. Le Tu-160 est aussi le plus lourd avion de combat au monde et le bombardier ayant la plus grande masse au décollage.

En service opérationnel depuis 1987, le Tu-160 est destiné à détruire des cibles importantes au moyen d'armes nucléaires et conventionnelles. Son équipage comprend quatre pilotes.

Selon le commandant de la Force aérienne russe (VVS) le Général Viktor Bondarev, la Russie va construire 35 bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160 « Blackjack »  qui portera à 50 le nombre d’appareils en activité.

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Photos : Tu-160 @ @VKS

 

 

13/08/2019

Des fissures sur les C-130 « Hercules » !

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Plus d'un quart de la flotte de Lockheed C-130 « Hercules »  du Air Mobility Command est mis hors service temporaire après la découverte de fissures atypiques.

Lors de la maintenance programmée, L’armée de l’air américaine a découvert que l’articulation de l’aile centrale inférieure se fissurait. ». Suite à cette découverte, une série d’investigation a été lancée sur l’ensemble de la flotte en service. Au total, 123 des 450 avions C-130H et C-130J sont temporairement immobilisés au sol pendant les inspections. Selon un premier rapport, les investigations montrent que les 123 aéronefs cloués au sol ont volé plus de 15’000 heures.

Pour les responsables de la maintenance, il est maintenant primordial de savoir si il faut remplacer l’ensemble des raccords d’ailes ou si certains peuvent être simplement réparés. Depuis la découverte, des fissures, huit aéronefs ont été soumis à des inspections et sont maintenant prêts à voler.

Les aéronefs inspectés et jugés non fissurés sont immédiatement remis en service. À l'heure actuelle, il a été estimé que cette suppression temporaire de service n'aura pas d'incidence sur le soutien continu du C-130 aux opérations au sein de l’Air Force.

Photo :C-130H de l’US Air Force@ USAF

12/08/2019

Et si la Turquie optait pour des avions russes ?

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La question mérite d’être posée, après le blocage définitif de la vente d’avions de combat Lockheed Martin F-35A par l’actuel gouvernement américain. Avec l’arrivée des premiers systèmes missiles S-400 russes sur le sol du pays, le gouvernement d’Ankara semble se tourner encore plus en direction de Moscou.

Du côté des médias turcs, on parle ouvertement aujourd’hui d’un rapprochement en continu du pays vers ce qui semble être un nouvel allié, la Russie.  Diverses sources journalistiques annoncent que les militaires étudient la possibilité d’acquérir  des avions d’origines russes. Pour autant, il semble que le type d’avion n’est pas clair. En effet, il paraîtrait évident que la Turquie se dirige vers l’avion le plus moderne et le plus récent en l’occurrence le Sukhoi Su-57. Hors, certains parlent du Su-35 « Flanker-E ». Il est vrai que ce printemps, une annonce russe de la part de Sergueï Chemezov responsable au sein de la société d'Etat russe d'exportation d'armes Rostec, faisait état d’une possible discussion sur la vente de Su-35 à la Turquie.  Les choses ont cependant évoluées avec le lancement de la production du Su-57 en série pour l’aviation russe.

Une transition par étape :

Pour certains analystes, la Turquie pourrait être tentée d’acquérir les deux types d’avions. Le Su-35 dans un premier temps, puis progressivement opter en direction du Su-57. Certains systèmes comme l’armement étant disponible sur les deux types d’avions, la logistique ne poserait à ce niveau pas de problème particulier. Ces mêmes analystes avancent l’idée que l’arrivée par étape du Su-35, puis du Su-57 permettrait à la Turquie de s’éloigner progressivement de l’Otan.  Mais on est-on déjà là ?  

L’objectif pour la Turquie est de remplacer les vieux McDonnell F-4 E « Phantom » puis les versions les plus anciennes du Lockheed Martin F-16 « Fighting Falcon » et ainsi de suite.

Otan : sortira ou ne sortira pas ?

A l’évidence, si la Turquie confirmait dans les mois avenir un achat d’avions de combat russe, quel que soit le modèle, la question d’un retrait unilatéral du pays du Traité de l’Alliance Atlantique Nord serait alors inévitable. Il semble bien loin, le temps ou l’OTAN assurait à la Turquie la sécurité, principalement contre l’Union soviétique. De son côté, la Turquie assurait à l’Alliance une sécurité précieuse sur le flanc sud. De plus, la Turquie est un poids lourd au sein de l’Otan, celle-ci constitue la deuxième plus grande armée de l’OTAN, derrière l’armée américaine avec laquelle elle représente 3,4 millions d’hommes sur un total de 7,4 millions d’hommes pour l’ensemble des troupes de l’OTAN. À eux seuls, les deux pays contribuent à 46 % des armées des 29 pays. 

Si l’affaire des missiles S-400 a enflammé la discorde au sein des membres de l’Otan et particulièrement aux USA, les divergences ne datent pas d’hier. Les problèmes posés par la Turquie à l’OTAN ont débuté en mars 2003 quand le parlement dominé par l’AKP a refusé aux forces armées américaines l’accès à l’espace aérien turc en vue d’engager des opérations militaires contre Saddam Hussein. Puis vient le temps des menaces de faire déferler sur l’Europe des vagues de réfugiés syriens. Le gouvernement turc se met également à entraver les relations de l’OTAN avec ses alliés proches comme l’Autriche, Chypre et Israël. Sans oublier, la mise en place d’une haine de l’opinion publique turque contre l’Occident, plus particulièrement contre les États-Unis et l’Allemagne. Bref, rien ne va plus. 

Dernier élément très problématique dans ce dossier, le soutien de la Turquie à Téhéran dans des domaines  divers comme : l’aide au développement du programme nucléaire, soutien à l’exploitation des champs de pétrole, l’aide au transfert d’armes iraniennes vers le Hezbollah et soutien conjoint au Hamas. 

On le voit, la crise des missiles S-400 n’est que la pointe de l’Iceberg et ceci ne fait qu’attiser un peu plus les voix qui s’élèvent en Turquie comme en Occident pour qu’Ankara se retire de l’Otan. Pour autant, la coopération et l’assistance mutuelle sont toujours d’actualité entre la Turquie et l’OTAN. Le pragmatisme va-t-il continuer de prévaloir sur les dissensions politiques ? L’achat d’un avion de combat russe pourrait dans les mois qui suivent faire basculer pour de bon la situation. 

Photos :Su-35 & Su-57 @VKS

 

AirAsia réceptionne son premier A330neo !

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AirAsia a réceptionné son premier avion A330neo à sa filiale long-courrier AirAsia X Thailand.  

Grâce à ses économies améliorées, l’A330neo souhaite apporter un changement radical en matière de consommation de carburant aux opérations long-courrier d’AirAsia. L’A330neo de nouvelle génération souhaite s’implanter à l’aéroport international de Don Mueang, à Bangkok, en Thaïlande, afin de soutenir la croissance de la compagnie et de développer son réseau en Australie, au Japon et en Corée du Sud.

Les A330-900 d’AirAsia X Thailand disposent de 377 sièges répartis en deux classes, comprenant 12 lits plats Premium et 365 sièges en classe économique. 

AirAsia X, filiale long-courrier d'AirAsia, exploite actuellement 36 A330-300 et est le plus gros client de l'A330neo, avec 66 commandes fermes. 

L'A330neo est le véritable avion de nouvelle génération qui s'appuie sur les fonctions les plus populaires de l'A330 à corps élargi et sur l'exploitation de la technologie A350 XWB. Propulsé par les derniers moteurs Rolls-Royce Trent 7000, l'A330neo offre un niveau d'efficacité sans précédent - avec une consommation de carburant par siège inférieure de 25% à celle des concurrents de la génération précédente. Equipé de la cabine Airbus Airspace, l’A330neo offre une expérience passager unique avec plus d’espace personnel, le tout dernier système de divertissement en vol et la connectivité.

Photo :A330neo AirAsia @ Airbus@ P.Pigeyre