19/01/2020

Allemagne, dépôt des offres définitives pour l’hélicoptère lourd !

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A mi-janvier, Sikorsky et Boeing ont déposé leurs offres définitives pour le programme allemand de nouveaux hélicoptères de transport lourd, appelé Schwerer Transporthubschrauber. Les entreprises attendent un contrat de la Bundeswehr en 2021 pour 44 à 60 hélicoptères, y compris des services de soutien et de formation. Pour l’Allemagne, il s’agit de venir remplacer la flotte d’hélicoptères lourds de type Sikorsky CH-53G « Stallion » construit sous licence par VFW-Fokker pendant la guerre froide.

Short List:

Dans le cadre du remplacement de la flotte de 68 hélicoptères de transport lourd de type CH-53G « Stallion », l’Allemagne a retenu une « Short List » de deux appareils, soit : le nouveau Sikorsky CH-53K « King Stallion » et le Boeing CH-47F « Chinook ». Pour Berlin, il est important de pouvoir disposer d’un hélicoptère déjà en production, plutôt que de lancer un programme de développement national à travers Airbus Helicopters. Le programme de sélection a pris un an de retard, suite à des discussions sur les priorités du budget militaire. L’Allemagne a l’intention d’acquérir 40 à 60 hélicoptères dans le cadre de l’initiative SHT, qui prévoit un hélicoptère d’une masse maximale au décollage supérieure à 20t.

Les deux concurrents :

Boeing en partenariat avec Aircraft Philipp, CAE Elektronik, Diehl Defence, Honeywell, Liebherr-Aerospace, Reiser Simulation and Training et Rolls-Royce propose une variante du CH-47F Chinook, avec une capacité de ravitaillement en vol, et souligne l’interopérabilité avec d’autres pays européens, notamment l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Sikorsky et ses partenaires Hensoldt, Liebherr-Aerospace, MTU, Rheinmetall et ZF lancent le CH-53K qu’il construit pour le US Marine Corps et qui est le digne successeur de l’actuel CH-53. 

Le Sikorsky CH-53K « King Stallion » : 

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Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion », qu’il doit remplacer à partir de 2019, le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lbs sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle, car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivreront environ 6’000ch chacune), ravitaillable en vol, équipé de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K pourra par exemple emporter en interne une Jeep « Humvee ».

Le Boeing CH-47F « Chinook » :

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Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie, avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée, ainsi qu'un poste de pilotage automatique et numérique.

Photos : 1 Ch-53K VS CH-47Fle CH-53K « King Stallion » @ Sikorsky Le CH-47F « Chinook » @ Boeing

 

 

 

18/01/2020

Le B737 MAX n’est pas encore totalement prêt !

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Boeing a identifié un problème avec le logiciel du B737 Max conçu pour surveiller les performances d'autres systèmes lors du démarrage de l'avion, ajoutant un autre problème au retour en service du Max.

Le problème est relativement mineur, selon un expert en sécurité aérienne, et n'a rien à voir avec le système de commande de vol impliqué comme un facteur conduisant à deux accidents. Boeing confirme travailler à résoudre le problème, qui a été révélé lors d'un examen final du « Max » par la Federal Aviation Administration (FAA) avant la certification.

"Nous sommes conscients de ce problème", a déclaré Boeing dans un communiqué du 17 janvier. « Nous effectuons les mises à jour nécessaires et travaillons avec la FAA à la soumission de ce changement, et nous tenons nos clients informés. »

Le problème concerne un logiciel qui surveille divers autres systèmes. Il garantit que ces systèmes sont correctement mis en ligne au démarrage lorsque l'électricité passe dans l'avion, soit via l'alimentation au sol, soit en utilisant l'unité d'alimentation auxiliaire de Max. L'un des moniteurs du système s'est avéré ne pas fonctionner correctement, explique Boeing.

Selon la FAA, celle-ci ne devrait pas approuver avant le mois de mars la reprise d'exploitation du B737 MAX et qu'elle pourrait même attendre jusqu'en avril.

Photo : B737 MAX lors de ses vols d’essais @ Boeing

15/01/2020

L’US Navy a choisi le TH-73A de Leonardo !

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Il semble bien que les présidences républicaines soient favorables aux aéronefs européens. Leonardo vient de remporter un second contrat aux USA pour remplacer les hélicoptères école de l’US Navy. Cette réussite fait suite au choix de l’AW139 de l’US Air Force en fin d’année dernière.

C’est la division américaine de Leonardo, soit AgustaWestland Philadelphia Corp., qui remporte un contrat de 176,5 millions de dollars pour la production de 32 hélicoptères TH-73A (dénomination pour l'US Navy) pour le renouvellement du système de formation avancé sur hélicoptère (AHTS). Le contrat comprend également les pièces de rechange initiales, l'équipement de soutien particulier, les trousses de flyaway, les treuils, les charges d'élingues, la formation des pilotes instructeurs et auxiliaire et du personnel de maintenance.

Les hélicoptères seront produit à Philadelphie, Pennsylvanie (87%); Mineral Wells, Texas (5%); et divers endroits en dehors du continent américain (8%), et devrait être achevé en octobre 2021. 

Le nouvel hélicoptère répondra aux exigences avancées en matière de formation à voilure tournante et à rotor basculant intermédiaire pour la Marine, le Corps des Marines et la Garde côtière jusqu'en 2050.

Le TH-73A/ TH-119 / AW-119 :

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Le TH-73A /TH-119 est une variante du célèbre AW119 spécialement conçu pour la formation militaire. Il s’agit du seul hélicoptère monomoteur moderne certifié capable de fonctionner dans des conditions de vol aux instruments (IMC), ce qui permet de disposer de plus de jours de formation disponibles qui limitent temps total pour former. Le TH-119 est un hélicoptère d’entraînement à spectre complet, ce qui signifie qu’avec une seule configuration, la Navy peut effectuer des vols d’entraînement fondamentaux, tels que des atterrissages coulissants, des vol stationnaires et des autorotations complètes (sans en décharger aucun d’entre eux pour la simulation), ainsi qu’un entraînement avancé vols, y compris NVG, instruments, navigation, tactique, monte-charge, cargaison externe et recherche et sauvetage.  

Le cockpit doté d’écrans EFIS évolués à double affichage de Genesys Aerosystems permet d’instruire l’un ou l’autre des sièges du pilote avec des capacités IFR complètes, y compris un directeur de vol et un pilote automatique complet à 3 axes. Son siège d'observation unique réglable à 180 degrés offre aux étudiants-pilotes une vue complète du cockpit, offrant un meilleur environnement d'apprentissage, même en tant que passager. Le TH-119/TH-73A combine des marges de puissance exceptionnelles, grâce à son moteur PT6-B Pratt & Whitney Canada de 1’000 shp, populaire et fiable, à la durabilité d'une cellule en métal de type cocon et à des patins renforcés stabilisés pour l'entraînement au toucher. Pour minimiser le temps passé au sol et maximiser la flexibilité opérationnelle, le TH-119/TH-73A peut faire le plein de carburant sous pression.

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Photos : 1 & 3 TH-73A 2 cockpit @ Leonardo

 

14/01/2020

Tragédie du Boeing 737 ukrainien : révélatrice de la faiblesse du concept de la « double sécurité à moitié prix » du parti socialiste ?

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En cas de problèmes d’identification depuis le sol d’un avion dans un espace aérien ouvert au trafic civil, on ne peut pas faire de la police aérienne qu’avec des missiles sol-air. Pour la police aérienne, il faut disposer d’une flotte d’avions de chasse performants, pour pouvoir procéder à une identification visuelle de la cible en toutes circonstances.

L’AVIA romande rappelle que la police aérienne est d’abord un outil de sécurisation de l’espace aérien, en temps de paix comme de crises. C’est une mission des plus exigeantes.

Pour mener à bien de telles missions et assurer ainsi la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien suisse, à savoir identifier à temps un avion, sans engager la sécurité de l'appareil, de ses passagers et de la population, il faut disposer d’avions de chasse capables :

  • de décoller en urgence et de monter en altitude très rapidement (QRA15)
  • de voler à des vitesses supersoniques ( à plus forte raison dans un espace aérien réduit comme le notre)
  • d’intervenir de jour comme de nuit, par tous les temps, dans tous les environnements (à haute altitude comme au fond d’une vallée) et face à tout type de cible (rapide ou lente) *;
  • d’être interconnectés avec les systèmes et moyens militaires et civils en charge de la sécurisation de l’espace aérien**.

Non couplés à une flotte d’avions de combat performants, les systèmes de défense sol-air ne sont pas adaptés aux temps de paix ou de crises, car :

  • ils n’ont pas la disponibilité, la souplesse d’utilisation ni la réversibilité nécessaires ;
  • ce sont des moyens de guerre qui ne peuvent tirer que dans un espace interdit à la navigation aérienne, ou ne pas tirer ;
  • leur fiabilité dépend du type de cible à abattre et de son profil de vol ;
  • à moins d'aplatir la Suisse, l'électronique ne peut pas grand-chose dans un relief alpin : les radars ne voient pas à travers les montagnes.

La liste trop longue d’avions civils abattus en raison de l’absence de procédures de police aérienne telles que définies et pratiquées par les Forces aériennes suisses rappelle que mal pondérer l’engagement des moyens – comme dans le concept de « double sécurité à moitié prix » du Parti socialiste – peut entraîner des bévues. Est-ce un luxe qu’on peut se payer ?

Prétendre tout miser sur des systèmes de défense antiaérienne et accepter le risque d’une tragédie semblable à celle du Boeing B737 d’Ukrainian Airlines, c’est un luxe qu’on ne peut se payer au prétexte de vouloir économiser sur le budget de l’armée ou tenter de le réduire.

*Radar puissant capable d’opérer dans un environnement montagneux.

** Capacité de mise en réseau.

Sources : AVIA romande

La sécurité et la liberté n’ont pas de prix, l’espoir n’est pas une solution !

Entrée en service du BelugaXL !

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Le BelugaXL est entré en service, fournissant à Airbus une capacité de transport supplémentaire de 30% afin de soutenir la montée en puissance de la production des programmes d'avions commerciaux.

L’appareil, qui fait partie intégrante du système industriel d’Airbus, a effectué son premier vol opérationnel le 9 janvier. Il s'agit du premier des six BelugaXL à commencer à travailler aux côtés des prédécesseurs du BelugaST, l'avion supplémentaire étant introduit entre 2020 et 2023.

Lancée il y a un peu plus de cinq ans, en novembre 2014, la mise en service marque une nouvelle réussite pour le programme d'avions internes qui a reçu la certification de type par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) en novembre 2019, à la suite d'une campagne d'essais en vol intensive qui a vu le BelugaXL effectuer plus de 200 tests en vol, totalisant plus de 700 heures de vol.

Avec une longueur de 63 mètres et une largeur de 8 mètres, le BelugaXL possède la plus grande section transversale de soute de tous les avions cargo existants dans le monde. Le BelugaXL peut transporter deux ailes A350 XWB par rapport au BelugaST, qui ne peut en transporter qu'une. Avec une charge utile maximale de 51 tonnes, le BelugaXL a une portée de 4 000 km. (2200 nm).

Le BelugaXL est basé sur un A330-200 Freighter, permettant la réutilisation des composants et équipements existants, et est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent 700. Le cockpit abaissé, la structure de la soute et l'arrière et l'arrière ont été nouvellement développés conjointement avec des partenaires, donnant à l'avion son aspect distinctif.

Le BelugaXL est le dernier ajout au portefeuille de transport d'Airbus. Alors que le transport aérien reste le principal moyen de transport de gros composants d'avion, Airbus utilise également le transport routier, ferroviaire et maritime pour déplacer des pièces entre ses sites de production. Comme le BelugaST, l'avion opèrera à partir de 11 destinations en Europe, continuant à renforcer les capacités industrielles et permettant à Airbus de respecter ses engagements. 

Photo : BelugaXL @ Airbus