09/03/2021

Entre le F-35 et le Tempest, Londres va devoir choisir !

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Je vous en parlais en août dernier, Londres ne va pas pouvoir assurer l’ensemble de ses programmes en matière d’avions de combat. Des choix s’imposent entre l’Eurofighter, le F-35 et le futur Tempest. Le sort des 24 anciens Eurofighter de la Tranche 1 est déjà scellé avec un retrait définitif en préparation. Mais le coup d’assommoir reste à venir avec le F-35B.

48 F-35 et pas un de plus :

Le Royaume-Uni s’est engagé à l’achat de 48 F-35 d'ici la fin de 2025 pour un montant de 11 milliards dollars. Initialement, Londres avait en projet l’acquisition de 138 avions de combat F-35 Lightning II, selon une étude du gouvernement. La Grande-Bretagne a commandé la variante à décollage court et atterrissage vertical de type F-35B qui est conçu pour voler à partir de porte-avions. Les porte-avions de classe Queen Elizabeth de la Royal Navy devraient se déployer avec 12 ou 36 F-35B à bord, selon l’opération. Selon le nombre d’appareils en déploiement, la dotation sur deux porte-avions de classe Queen Elizabeth serait donc insuffisant. Selon le Naval Forces and Maritime Security à l'International Institute for Strategic Studies, il faudrait une dotation de l’ordre de 60 à 70 F-35B.

Une augmentation du nombre de F-35 est certes souhaitée, mais financièrement impossible pour l’instant. Pour Londres, le maintien des versions modernisées de l’Eurofighter et le développement du système aérien « Tempest » sont prioritaires.

Inquiétudes concernant le revêtement :

Pour Londres, un autre sujet pousse à un éloignement du programme F-35. Il s’agit de deux problèmes, l’un concerne les températures moteur qui provoquent un décollement du revêtement furtif dès que la vitesse dépasse Mach 1,2 et l’autre se situe lorsque l’avion évolue par temps chaud, le réacteur est susceptible de ne pas donner toute la puissance nécessaire à la sustention du F-35B. Soit une situation particulièrement gênante pour une appareil de la catégorie STOVL.

La variante F-35B :

La variante du F-35B STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) cette version possède une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage, à l'arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l'atterrissage), ainsi qu'une tuyère principale orientable vers le bas. La soufflante est reliée à la turbine basse pression du réacteur principal. La capacité interne en carburant est réduite à 6,35 tonnes (- 24,22 % par rapport à la version F-35A). Cette variante du F-35 est celle qui est livrée à l'US Marines Corps et la Royal Air Force.

Photo : F-35B britannique @ RAF

 

23/11/2020

Les Hornet suisses vont s’exercer en Angleterre !

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Cette semaine un détachement de Boeing F/A-18 C/D « Hornet » des Forces aérienne suisses prendra ses quartiers sur la base aérienne de la Royal Air Force (RAF) de Leeming dans le North Yorkshire.

L'exercice est prévu du 23 novembre au 18 décembre. La base accueillera principalement des avions de combat supersoniques tout au long de cette période. Certains vols seront effectués à basse altitude, ainsi que quelques exercices de nuit. Les pilotes de chasse suisses perfectionneront leurs compétences de vol et pourront être opposés aux avions de la RAF en combat.

Exercice YORKNITE :

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L’instruction de base des pilotes de F/A-18 au vol de nuit (en vue d’engagements nocturnes de police aérienne) ainsi que l’approfondissement et la consolidation des tactiques de conduite de la guerre aérienne de nuit constituent les objectifs de ce module de formation au nord de l’Angleterre. Les conflits de ces dernières décennies ont démontré que les engagements s’effectuaient de plus en plus souvent dans l’obscurité pour des raisons tactiques.

En Suisse, les Forces aériennes n’ont pas l’opportunité de s’entraîner au vol de nuit selon les standards internationaux en vigueur car elles sont soumises à un certain nombre de restrictions : taille et nombre des secteurs d’entraînement, limites imposées en termes d’altitude et de vitesse (peu d’entraînements supersoniques), restriction des horaires du service de vol et du nombre de mouvements aériens autorisés sur les aérodromes militaires. 

De plus, le trafic aérien civil dans notre pays est intense et la densité de population importante de sorte qu’il faut veiller à ne pas multiplier les nuisances sonores, surtout la nuit. Dans le nord de l’Angleterre en revanche, les conditions sont idéales pour les Forces aériennes suisses, tant du point de vue de l’environnement que de l’entraînement proprement dit. La base militaire de Leeming comme celle de Lossiemouth, utilisée les années précédentes, dispose d’une infrastructure adaptée pour s’y installer et y effectuer des opérations aériennes. Les grands secteurs d’entraînement se trouvent à une distance raisonnable, au-dessus de la mer du Nord, et permettent de s’exercer efficacement au vol tactique de nuit dans les différents domaines d’engagement avec très peu de restrictions, y compris pour les vols supersoniques

Important détachement :

Ce sont au total une quarantaine de pilotes et une centaine de membres du personnel au sol, répartis en deux détachements, qui se rendront en Grande-Bretagne. Le point d’appui de la Royal Air Force à Leeming, dans le Yorkshire du Nord, offre des conditions d’entraînement idéales pour les Forces aériennes suisses. Les vastes secteurs d’exercice se situent non loin de là, au-dessus de la mer du Nord ; ils permettront aux pilotes de s’entraîner pratiquement sans restriction aux vols tactiques de nuit, y compris aux vols supersoniques.

Priorité à la santé :

La santé et la protection du personnel des Forces aériennes suisses et de la RAF constituent une priorité absolue. Pendant l’exercice YORKNITE, un plan de protection approuvé par l’Armée suisse et par le ministère de la défense du pays hôte sera scrupuleusement suivi. Toutes les recommandations de l’OFSP et du ministère de la santé britannique y ont été intégrées. Tous les participants subiront un test PCR avant leur départ pour la Grande-Bretagne ainsi qu’à leur retour en Suisse. Une convention entre le Royaume-Uni et la Suisse constitue la base légale de l’exercice YORKNITE. (Sources DDPS).

Les exercices de nuit à l’étranger :

2018 Scotnight, Lossiemouth (GB)

2017 Scotnight, Lossiemouth (GB)

1998 à 2015  Nightway, Oerland (N)

 

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Photos : F/A-18 lors du dernier engagement en Angleterre à Lossiemouth @Iaingd65

 

 

04/11/2020

Début d’assemblage pour les premiers E-7 britanniques !

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L’avionneur Boeing vient d’annoncer que les premières sections de fuselage des deux premiers avions B737-700NG à modifier avaient été livrées à STS Aviation Services à Birmingham. Ces deux sections doivent recevoir le radar multirôle à balayage électronique (MESA) de Northrop-Grumman. Il s’agit là d’une étape une étape importante pour le programme E-7 « Wedgetail » de la Royal Air Force.

Rappel :  

Le ministère britannique de la Défense (MoD) avait confirmé son intention d'acquérir cinq avions d'alerte et de contrôle aéroportés E-7 basés sur Boeing 737 en mars 2019. Les plates-formes devant être modifiées par le groupe Marshall Aerospace & Defense.

D’une valeur de 1,98 milliard de dollars, le contrat permet la mise en service des avions de ligne à fuselage étroit adaptés à compter du début des années 2020. Ils remplaceront l'actuelle flotte E-3D « Sentry » de Boeing de la Royal Air Force (RAF).

Boeing E-7 « Wedgetail » :

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Basé sur le Boeing 737-700 « Next-Generation » commercial, l'AEW&C E-7A « Wedgetail » est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci grâce à son radar à balayage électronique radar qui retransmet à l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA de Northrop-Grumman peut détecter jusqu’à 1’000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer.

Le radar MESA est conçu pour un avion à réaction de taille moyenne, profitant de vitesses et d'altitudes plus élevées. Des altitudes de fonctionnement allant jusqu'à 40’000 pieds (par rapport aux altitudes typiques de 20’000 à 25’000 pieds des autres systèmes AEW) offrent un avantage de portée et de ligne de vue de 20 à 50% contre les missiles et les avions volant à basse altitude sur divers terrains. Ainsi, les temps d'alerte précoce et de réaction sont considérablement améliorés lorsque le temps presse. MESA est opérationnel quelques minutes après le décollage, à partir de 5 000 pieds et avec un fonctionnement à pleine puissance à 10’000 pieds. En tirant parti des fonctions de balayage électronique entrelacées, une image combinée de l'air et de la mer est rapidement développée. Les opérateurs de système et les commandants de combat ont désormais la flexibilité d'orchestrer les opérations aériennes et les mesures défensives avec un système radar / IFF facilement commandé via la console système. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Pays utilisateurs : l’Australie : 7 , Corée du Sud 4, Turquie : 4, Angleterre 5 en commande.

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Photos : E-7 australiens @ RAAF

04/09/2020

Radar AESA pour les Eurofighter anglais !

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Après les allemands et les espagnols, les anglais se lancent officiellement dans la phase finale en vue d’équiper leurs avions de combat de type Eurofighter d’un radar à balayage électronique (AESA). Le ministère britannique de la Défense (MoD) a donné son feu vert à la phase terminale du radar CAPTOR-E Mk 2 (ECRS MK 2) destiné au chasseur polyvalent « Typhoon II » de la Royal Air Force (RAF).

BAE Systems et Leonardo partageront un financement de 421 millions USD pour le développement et l'intégration de l'ECRS Mk 2. Outre les modes de recherche et de poursuite, le radar ECRS Mk 2 confèrera également des capacités en matière de guerre électronique (EW) et l'attaque électronique (EA).

Le nouveau radar actif à balayage électronique (AESA) est initialement prévu pour la modernisation des 40 Eurofighter Tranche 3 avec l'option pour l'extension dans la Tranche 2. L’engagement du Royaume-Uni envers l’ECRS Mk 2 fait suite à un engagement similaire de l’Allemagne et de l’Espagne de répondre à leurs propres exigences nationales en matière de radar AESA.

BAE Systems et Leonardo travaillent déjà, dans le cadre d'un programme de développement dans quatre pays, aux côtés des partenaires du consortium Eurofighter en Allemagne, en Espagne et en Italie sur une version de base du radar Captor-E de type AESA. Cependant, les deux sociétés affirment que l'ECRS Mk 2 « est une approche totalement nouvelle conçue pour répondre aux besoins opérationnels de la RAF et des futurs clients exportateurs ».

Les principaux différenciateurs de l’ECRS Mk 2 sont un nouveau réseau multifonction à haute puissance, comportant beaucoup plus d’éléments de transmission / réception que les radars de chasse similaires, et un nouveau « back-end » à architecture ouverte. Le nouveau réseau permettra le fonctionnement simultané de la fonctionnalité EW et EA à large bande aux côtés des modes radar air-air et air-sol traditionnels.

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Rappel :

Actuellement équipé d'un radar à balayage mécanique l’ECR CAPTOR, l’Eurofighter est conçu pour être continuellement mis à niveau pour répondre à la demande opérationnelle, quel que soit le défi ou la menace. L'ECRS Mk2 permettra à l'avion de détecter, d'identifier et de suivre simultanément plusieurs cibles dans les airs et au sol dans les environnements les plus difficiles.

Prévu pour être en service au milieu des années 2020, le programme de développement des radars soutiendra des centaines d’emplois hautement qualifiés, dont plus de 300 sur le site d’Édimbourg de Leonardo et 100 sur leur site de Luton, 120 sur le site de BAE Systems dans le Lancashire et 100 sur leur site de Dunfermline et 50 chez le sous-traitant Meggitt à Stevenage.

Un avion trois versions du radar CAPTOR-E :

Pour autant, les tergiversations des pays engagés au sein de l'Eurofighter débouchent maintenant sur trois versions du radar CAPTOR-E : 

  • Le CAPTOR-E Mk0 soit la version de base de Leonardo destinée au Qatar et au Koweit. 
  • Le CAPTOR-E MK1 dont l'interface est développée par Hensoldt pour l'Allemagne et l'Espagne. 
  • Le CAPTOR-E ECRS Mk2 en développement par la filliale de Leonardo en Angleterre pour la RAF.

Si nombre d'éléments sont communs entre les trois versions, les différences pourraient compliquer le choix des clients potentiels à l’avenir.

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Photos : 1 Eurofighter de la RAF 2 l’AESA ECRS Mk2 3 le nouveau cockpit grand-écran de l’Eurofihgter @ BAe Systems

 

 

 

 

26/08/2020

Londres, moins de F-35 que prévu ?

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Londres devra-t-elle revoir sa copie à propos de l’achat de F-35 ? La question est ouverte, car l’Angleterre semble ne plus pouvoir assurer les programme Eurofighter, Tempest et F-35 en même temps. Le Royaume-Uni a accepté d'acheter 48 F-35 d'ici la fin de 2025 pour 11 milliards dollars. C'est le système d'armes le plus cher de l'histoire militaire.

Mais, il semble bien que les finances anglaises ne permettront que l’achat de la moitié des 138 avions de combat F-35 Lightning II, selon une étude gouvernement. La Grande-Bretagne a commandé la variante à décollage court et atterrissage vertical du jet, qui est conçu pour voler à partir de porte-avions. Les porte-avions de classe Queen Elizabeth de la Royal Navy devraient se déployer avec 12 ou 36 F-35 à bord, selon l’opération.

Le chiffre de 138 a été confirmé comme une ambition dans l'examen de la défense britannique en 2015, mais le comité de défense des Communes a noté plus tard que cette décision avait été prise « après quelques hésitations ». La Grande-Bretagne n'est pas contractuellement obligée d'en acheter plus de 48. Il est entendu que dans le cadre de l'examen intégré de politique étrangère, de défense et de sécurité qui doit s'achever en novembre, les responsables militaires ont discuté d’un chiffre proche de 70 F-35 en tant que commande totale minimale crédible.

La variante F-35B :

La variante du F-35B STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) cette version possède une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage, à l'arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l'atterrissage), ainsi qu'une tuyère principale orientable vers le bas. La soufflante est reliée à la turbine basse pression du réacteur principal. La capacité interne en carburant est réduite à 6,35 tonnes (- 24,22 % par rapport à la version F-35A). Cette variante du F-35 est celle qui est livrée à l'US Marines Corps et la Royal Air Force.

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Photos : F-35B de la RAF @ RAF