15/01/2021

L’Australie remplace le Tigre par l’Apache !

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C’est un complet retournement de situation qui vient de se produire en Australie, Canberra a choisi l’hélicoptère AH-64E BlockIII « Apache Guardian » de Boeing pour répondre à ses besoins en hélicoptère de reconnaissance armé (ARH) à partir de 2025.

De fait, les actuels hélicoptère Airbus Helicopters H655 « Tigre » seront remplacés par l’Apache américain. Le projet de remplacement du tigre, désigné Project Land 4503, nécessite 29 « Apache » pour remplacer les 22 "Tigre" actuellement en service.

« Cette nouvelle capacité ARH renforcera la force de reconnaissance armée australienne pour mieux façonner notre environnement stratégique et décourager les actions contre notre intérêt national », a déclaré la ministre de la Défense, Linda Reynolds.

« La défense a examiné un certain nombre d'hélicoptères par rapport à des critères clés de capacité éprouvée, de maturité et d'un système d'exploitation prêt à l'emploi.»

Le Tigre qui ne satisfaisait pas :

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C’est en 2018 que Canberra, publie une demande d'informations sur les "hélicoptères de reconnaissance" afin de soutenir les opérations spéciales. Le projet visait le remplacement de la flotte actuelle d’hélicoptères Airbus Tigre ARH de reconnaissance armée.

Bien que récent, la flotte australienne d’hélicoptères « Tigre » ne satisfait pas aux exigences des militaires australiens. En février 2016, l’armée australienne parlait déjà de remplacer les Tigre ARH, si leurs performances ne répondaient pas aux exigences de combat et de maintenance. Pour l’Australie, la maintenance s’avère complexe, longue et difficilement inapplicable en combat réel, de plus l’hélicoptère ne satisfait pas aux exigences du combat actuellement. Le rapport annuel de la défense de l'Australie avait montré, que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénonce notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère, ont un coût plus élevé que prévu. L’Australie se plaint de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

Canberra remet en cause, le programme d’améliorations mis en place avec les utilisateurs que sont : la France, l’Allemagne et l’Espagne. Pour les australiens ce programme ne va pas assez loin et ne permettra pas de répondre de manière satisfaisante aux besoins actuellement identifiés.

Le remplacement :

Publiée le 25 septembre 2018, la demande du département de la Défense sollicite des informations sur les hélicoptères en service "optimisés pour les environnements urbains denses" et pouvant être déployés par les transports stratégiques depuis l’avion de transport Boeing C-17. L’hélicoptère devrait être équipé d’équipements et de systèmes d’armes simples, éprouvés, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR). Par ailleurs, le nouvel aéronef doit pouvoir soutenir les opérations des forces spéciales, comme demandé dans le livre blanc de la défense australienne.

Les concurrents :

Avec une telle demande de la part des australiens, plusieurs machines étaient susceptibles de répondre à la demande, il s’agissait pour les monomoteurs du Boeing AH-6 « Little Bird », de l’Airbus H125M. En ce qui concerne les hélicoptères bimoteurs, on retrouvait, le Boeing avec son AH-64E « Apache », Bell avec l'AH-1Z.

Le Tigre va mieux :

Pour autant, l’hélicoptère « Tigre » se porte mieux depuis les améliorations mise en place, mais le différent datant de plusieurs années entre Airbus Helicopters et l’Armée australienne à visiblement rompu ce qui restait de la confiance. Le ministère de la Défense note que les leçons tirées avec le « Tigre » et d'autres acquisitions ont « éclairé une stratégie visant à rechercher une capacité de remplacement ARH éprouvée et mature ».

«L'Apache Guardian est l'option la plus meurtrière, la plus résistante et la moins risquée, répondant à toutes les exigences de Defence en matière de capacité, de support tout au long de la vie, de sécurité et de certification», déclare Reynolds.

Boeing AH-64 E BlockIII « Apache »:

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir AN/APG-78 « Longbow » Block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aériens et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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Photos : 1 & 3 Apache E Block III @ Boeing 2 Tigre australien @ RAAF

01/01/2021

Des P-8A « Poseidon » supplémentaires pour l’Australie !

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L’Australie prépare une commande additionnelle portant sur deux avions de patrouille maritime de type Boeing p-8A « Poseidon ». Cet achat portera la flotte à 14 exemplaires. Cette acquisition fait partie du plan du gouvernement visant à investir  205 milliards de dollars US dans les capacités de défense dans les années 2020.

L’augmentation substantiel de la flotte de P-8A va permettre d’améliorer la flexibilité de la Force aérienne pour prendre en charge de multiples opérations et joueront un rôle important pour garantir la sécurité de la région maritime australienne pour les générations à venir.

Rappel :

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 12 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton », qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, la RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

L'AP-3C « Orion » a débuté son retrait progressif au sein de la RAAF, le dernier avion devant être retiré en 2023.

La capacité de carburant interne de près de 34 tonnes permet également au P-8A de mener des missions de guerre anti-sous-marine à basse altitude à une distance de plus de 2’000 km de la base.

Le Boeing P-8A « Poseidon » : 

Le P-8A " Poseidon " est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Photo : P-8A « Poseidon » de la RAAF @ RAAF

06/08/2020

L’Australie cherche un remplaçant pour ses Hawk !

 

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La RAAF prévoit de remplacer ses jets formateurs de type Hawk par un nouvel appareil. La demande d’informations (RFI) du Commonwealth pour son projet de programme de formation (LIFT) qui doit être livré dans le cadre de la phase 1 d’Air 6002 a pris fin vendredi dernier, suscitant des réponses d’au moins trois entreprises.

Air 6002 Phase 1 est un programme de 4 à 5 milliards de dollars entre qui prendre effet entre 2022 et 2033 pour remplacer la capacité actuelle du BAE Hawk Mk.127. La date de retrait prévue du retrait du Hawk est actuellement fixée à 2026 et le nouveau programme vise à fournir une capacité de remplacement qui sera en service jusqu'en 2050 environ.

La RAAF désire une solution qui a pour rôle principal de former les pilotes de jets et les opérateurs de systèmes d'armes (WSO) à la transition du Pilâtes PC-21 au F/A-18F « Super Hornet », EA-18G « Growler » et F- 35 « Lightning II ». Un rôle secondaire serait assigné pour soutenir l’entraînement en tant que plastron.

Pas encore de définition précise :

Le problème de ce programme vient du fait que les besoins ne sont pas encore définis.  La RAAF désire une solution qui a pour rôle principal de former les pilotes de jets et les opérateurs de systèmes d'armes (WSO) à la transition du Pilatus PC-21 au F/A-18F « Super Hornet », EA-18G « Growler » et F- 35 « Lightning II ». Un rôle secondaire serait assigné pour soutenir l’entraînement en tant que plastron. D’un point de vue technique, les Pilatus PC-21 peuvent assurer une totale transition en direction des appareils de front de la RAAF, mais pas en ce qui concerne le rôle de plastron. La solution unique avec l'avion suisse semble abandonnée pour l'instant. 

La solution doit être « configurable et évolutive » soutenue par une organisation approuvée par la Defense Aviation Safety Authority (DASA) et dans son rôle secondaire de soutien à la RAAF, être capable de représenter des forces de génération 4.0 et 4.5 et d'employer à la fois les effets cinétiques et non cinétiques. Bien que le document ne spécifie pas de solution militaire prête à l'emploi (MOTS), il oblige les répondants à indiquer si leur plate-forme proposée est en service ou en cours d'acquisition par d'autres forces de défense. De plus,l’Australian Industry Capability (AIC) vise à maximiser les opportunités pour l'industrie australienne.

Les prétendants :

Boeing Defense Australie :

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Boeing Defence Australia a annoncé avoir soumis une réponse à la RAAF avec une proposition basée sur la plate-forme T-7A « Red Hawk » actuellement en cours de développement pour l'US Air Force.

Le programme d'essais en vol est actuellement achevé à 80% à l'heure actuelle et un porte-parole de Boeing a déclaré que le programme était en bonne voie pour répondre aux exigences d'entrée en service de l'USAF. La variante T-7A de l'USAF n'est pas obligée d'utiliser des armes réelles et il n'est pas encore clair si le développement d'une telle capacité pour les clients exportateurs affecterait les délais d'Air 6002, ou qui paierait pour qu'elle soit entreprise, mais Boeing a déjà déclaré que le programme dispose d'une flexibilité suffisante pour accueillir les clients exportateurs.

Le T-7A de Boeing/Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles. 

Korea Aerospace Industries :

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Korea Aerospace Industries (KAI) n’avait pas répondu à la demande d’informations d’ADM sur une offre probable au moment de la mise sous presse, mais le constructeur sud-coréen devrait avoir proposé une solution basée sur sa plate-forme T-50 « Golden Eagle ».

La variante T-50 est un entraîneur avancé, mais l'avion est également produit en tant que chasseur d'entraînement / avion de combat léger (LIFT / LCA) en tant que TA-50, et en tant que chasseur polyvalent (FA-50). Dans les trois variantes, l'avion est déjà en service dans la région Asie-Pacifique, avec les forces aériennes de la Corée du Sud, de l'Indonésie et des Philippines et aussi avec l'armée de l'air irakienne.

Le KAI T-50 « Golden Eagle »  est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 « Golden Eagle »  largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspiré de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’éléments, d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

Léonardo:

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L'Italien Leonardo a confirmé qu'il avait répondu à Air 6002, avec une solution basée sur son avion d'entraînement avancé M-346 Master. Le M-346 est en service avec plusieurs forces aériennes à travers le monde, y compris l'Italie, Israël et la Pologne et au niveau régional par l'armée de l'air de la République de Singapour, bien que leurs appareils soient physiquement basés en Europe. La société développe également une version de chasseur léger, équipée d'un radar et d'une capacité d'armes, connue sous le nom de M-346FA. La proposition de Leonardo est de remplacer immédiatement le Hawk par le M-346 dans le rôle d'entraînement à réaction rapide, tout en permettant à la plate-forme existante de continuer à jouer son rôle de soutien ADF pendant plusieurs années de plus.

Le Leonardo M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2'880 kgp sont produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de générateur d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1’800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

Photos : 1 Hawk de la RAAF @ RAAF 2 T-7A @ Boeing 3 T-50 @ KAI 4 M-346 @ Leonardo

15/12/2019

12ème P-8A pour la RAAF ! 

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a reçu son 12ème Boeing P-8A « Poseidon » de patrouille  maritime multimission (MMA), selon un communiqué du ministère de la Défense (DoD) à Canberra. L'avion est arrivé sur les installations de la base aérienne de la RAAF d'Édimbourg, complétant la flotte du Squadron 11.

Rappel :

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 15 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton », qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, le RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

L'AP-3C  2Orion » a débuté son retrait progressif au sein de la RAAF, le dernier avion devant être retiré en 2023.

La ministre australienne de la Défense Linda Reynolds a été cité dans un communiqué que le P-8A que le P-8A améliore la sécurité maritime de l'Australie, soulignant que la plate-forme peut être ravitaillée en vol, permettant de patrouiller les territoires isolés de l'océan Austral en Australie.

La capacité de carburant interne de près de 34 tonnes permet également au P-8A de mener des missions de guerre anti-sous-marine à basse altitude à une distance de plus de 2’000 km de la base.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 P-8A de la RAAF 2 consoles à bord@ RAAF

06/12/2019

RAAF : Les Pilatus PC-21 au complet !

 

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a réceptionné son dernier avion école de nouvelle génération Pilatus PC-21. L’avion a été officiellement accueilli sur la base de la RAAF à Victoria dans l’est du pays, lors d’une cérémonie de remise.

La sénatrice Linda Reynolds, ministre de la Défense, a félicité la Défense, Lockheed Martin, Pilatus et Jet Aviation pour la livraison de la flotte de 49 avions.

« Ce système de formation des pilotes permettra aux jeunes pilotes souhaitant servir dans les forces de défense australiennes (ADF) d'avoir accès aux installations et à la formation les plus récentes », a déclaré le ministre Reynolds.

"Cet investissement s'inscrit dans l'engagement de notre gouvernement de continuer à former du personnel hautement qualifié et talentueux dans la marine, l'armée et la force aérienne."

« Le nouveau système composé du PC-21 peut former plus de personnes plus rapidement et à un niveau supérieur et permettra aux pilotes de premier cycle de développer les compétences nécessaires avant de passer à un avion militaire plus avancé ».

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Rappel :

Le PC-21 est l’appareil de formation des pilotes le plus perfectionné au monde. Il s’agit d’un élément essentiel du projet AIR5428, doté d’un budget de 1,5 milliard de dollars. Le PC-21 remplace l'avion PC-9 A qui achève ses 30 ans de service à la fin de l'année, après avoir formé avec succès des milliers d'équipages.

C’est en 2015 que l’Australie a signé le contrat pour la fourniture de 49 avions écoles Pilatus PC-21 à la Royal Australian Air Force (RAAF). Le contrat de services d'une valeur de 1,5 milliard de dollars voit Lockheed-Martin Australie livrer en partenariat avec l’avionneur suisse Pilatus les 49 avions écoles de nouvelle génération PC-21. La Force de défense australienne avait lancé un appel d’offre pour remplacer ses actuels Pilatus PC-9M avec un nouveau système de formation dénommé "Air Project 5428" à partir duquel le PC-21 est sorti vainqueur, après les négociations et l'évaluation approfondie. Ce paquet harmonise la formation avec le PC-21 assurant un système moderne de formation rentable pour la formation de base et avancé des pilotes de la RAAF.

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La génération PC-21:

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter et F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

La patrouille des « Roulettes » :

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En plus des unités formatrices le PC-21 a rejoint la patrouille des « Roulettes » de la RAAF qui volait jusqu’ici sur le Pilatus PC-9. La patrouille de démonstration de l'École centrale de vol est basée East Sale dans la région de Victoria. L'École a formé sa première équipe de voltige en 1962, les « Red Sales » qui volaient à l’époque sur De Havilland Vampire, puis sur Aermacchi MB-326. En 1970, les « Roulettes » ont été formé pour célébrer le 50e anniversaire de RAAF et est devenue une équipe permanente depuis lors. Pour les 21 instructeurs seniors de l'école, le commandant de l'école et le chef de la patrouille offrent aux pilotes sélectionnés une possibilité de faire partie des « Roulettes ». L'équipe est organisée en saisons, qui durent six mois, la plupart des membres servant dans l'équipe pendant trois saisons avant de passer à d'autres fonctions.


Photos : 1 & 2 Remise du dernier PC-21 avec le CEO de Pilatus Oskar Schwenk et la Sénatrice Linda Reynolds 3 PC-21 aux couleurs de la RAAF 4 PC-21 aux couleurs des Roulettes @ Pilatus Aircraft