03/01/2021

Le Pentagone bloque la production à plein régime du F-35 !

F35-BAE_b859.jpg

C’est une très mauvaise nouvelle pour l’avionneur Lockheed-Martin en ce début de nouvelle année. Le Pentagone a émis une décision négative sur l'approbation de la production à plein régime du F-35. Cette dernière est entièrement liée à l’obtention de la Pleine Capacité Opérationnelle (FOC).

La pleine capacité opérationnelle reste éloignée :

Cette décision est motivée par le fait que les responsables du programme restent incapables de dire quand l'avion de combat sera prêt pour les essais de combat qui ont été retardés à plusieurs reprises depuis 2017. Le plus récent des nombreux jalons pour une décision de production complète sur le programme « au plus tard en mars » de cette année vient d’être abandonné par Ellen Lord, la sous-secrétaire du Département de la Défense chargée de l’acquisition et du soutien.

« Les défis techniques et l'impact de Covid-19 » ont retardé la préparation de l'installation de simulation où les tests sophistiqués du système d'armes américain le plus coûteux seront menés, a déclaré Jessica Maxwell, la porte-parole d’Ellen Lord. Elle a déclaré qu'une nouvelle date serait « basée sur un examen technique indépendant ». Cela signifie qu'il faudra des mois après l’entrée en fonction de l'administration du président élu Joe Biden, avant que sa nouvelle équipe au Pentagone ait toutes les informations, dont elle aura besoin pour prendre une décision sur la production à plein régime du F-35.

Les tests de combat simulés devaient avoir lieu en janvier, dernière date d'un exercice autrefois prévu pour 2017. Une fois que les tests auront lieu, il faudra encore deux à trois mois pour transférer et analyser les données, puis rédiger un rapport final à remettre aux dirigeants du Pentagone et au Congrès.  

Les doutes s’accentuent sur le F-35 :

Une décision d'autoriser la production à plein régime serait un sceau d'approbation du ministère de la Défense aux contribuables américains et aux clients étrangers que le F-35 a été entièrement testé et jugé efficace contre les menaces de plus hauts niveaux, que l’avion peut atteindre ses objectifs de maintenance (qui ne le sont pas aujourd’hui) et peut être produit efficacement. Or, il n’en est rien pour l’instant. Pires, les nombreux reports jettent un peu plus de discrédits sur le programme F-35 qui continue de prendre du retard.

Plus de 600 des 3’200 avions potentiels du programme F-35 ont déjà été livrés, mais il n’a toujours pas démontré son efficacité contre les systèmes de défense aérienne et les avions russes et chinois les plus modernes et nombreux sont encore les problèmes qui grèvent le projet.

La certification :

Pour obtenir sa pleine capacité opérationnelle (FOC) et sa pleine production, le F-35 doit encore se soumettre à de nombreux essais. Ceux-ci seront effectués notamment sur un simulateur sophistiqué à Patuxent River au sein du Naval Air Station dans le Maryland. Ces essais doivent encore être validés lors d’exercices aériens complexes. Sans ces tests opérationnels et l’évaluation (IOT & E), soit une exigence formelle, il n’est pas possible de lancer la production à plein régime du F-35.

Pour l’instant, le bureau du programme F-35 du département de la Défense analyse les préparatifs des tests et s'attend à avoir des dates révisées pour la simulation et pour une éventuelle décision de production. Robert Behler, directeur des tests opérationnels du département de la Défense, mentionne dans son dernier rapport annuel, qui devrait être publié intégralement ce mois, que les quelques mois de tests au combat devraient désormais avoir lieu entre le milieu et la fin de 2021. Pour l’instant, le programme F-35 poursuit sa production initiale à faible taux. 

Le F-35 certifié IOC : 

Pour l’instant, le F-35 reste cantonné à la certification Capacité Opérationnelle Initiale (IOC). L’Australie a annoncé un peu avant la fin de l’année, avoir atteint la norme. A ce jour les États-Unis, Israël, l'Italie, la Norvège, la Corée du Sud et le Royaume-Uni ont obtenu l’IOC. Deux autres pays le Japon et les Pays-Bas exploitent des F-35 sur leur sol national. Mais, la tant attendue (FOC) reste encore un objectif lointain, suspendu également aux nombreuses améliorations de l’arrivée en 2024 du remplaçant d’ALIS, le nouveau système de diagnostic Operational Data Integrated Network (ODIN).

Malgré tout, le programme avance :

Si, le programme F-35 continue de faire couler beaucoup d’encre au sujet de ses nombreux retards et dû à des problèmes récurants, Lockheed-Martin continue d’avancer dans la mise en place des correctifs. Pour l’année 2020, l’avionneur annonce avoir livré 123 avions à fin décembre.

Les livraisons se déclinent de la manière suivante :  soit 74 F-35 ont été livrés à l'armée américaine, 31 à des pays partenaires internationaux et 18 à des clients des ventes militaires étrangères.

L’impact du COVID-19:

Lockheed-Martin a pris des mesures proactives pour atténuer les impacts sur les fournisseurs de COVID-19 et positionner le programme pour une récupération la plus rapide possible en ajustant les horaires de travail des employés, en maintenant les compétences spécialisées des employés et en fournissant des paiements accélérés aux petits fournisseurs vulnérables.

Premier essais d’ODIN:

L'année a également inclus la mise en service initiale du Réseau intégré de données opérationnelles (ODIN), le suivi du Système d'information logistique autonome (ALIS), avec d'excellents résultats initiaux.

Améliorations générales :  

L’avionneur met en avant de nombreuses améliorations et des avancées en ce qui concerne les taux de capacité de mission pour les avions qui ont continué de s'améliorer en 2020 avec des taux atteignants 70% et parfois un peu plus. Le F35 reste pour l’instant un avion unique en ce qui concerne la capacité à recueillir, interpréter et partager des informations avec diverses plateformes.  

Mais ces capacités exceptionnelles vont être rapidement rattrapées par la concurrence dans les toutes prochaines années, soit à court termes. De son côté, le F-35 doit encore batailler non seulement pour obtenir sa pleine capacité de production, mais également pour venir à bout des encore nombreuses maladies qui péjorent toujours le programme.  A noter, que même lors de l'obtention de la pleine production, des limites peuvent être décidées en ce qui concerne la FOC, si certains problèmes ne sont pas encore résolus. 

unnamed.jpg

Photos : 1 F-35 2 Chaîne de production @ LM

15/09/2020

USA, une nouvelle désignation qui porte à confusion !

Two_parked_Boeing_T-Xs_(181005-F-PO640-0021).JPG

Les avions, les satellites et autres armes conçus à l’aide de l’ingénierie numérique seront désignés comme faisant partie de la nouvelle « série électronique » de l’armée de l’air et recevront le préfixe « e », a annoncé lundi la secrétaire de l’armée de l’air, Barbara Barrett. Sauf, que cette désignation porte à confusion, comme nous allons le voir.

Cette décision vise à « inspirer les entreprises à adopter les possibilités offertes par l’ingénierie numérique », a déclaré Barrett lors d’un discours prononcé le 14 septembre dernier, lors de la conférence « Air Space and Cyber ​​de l’Air Force Association ».

Les responsables de l'acquisition de l'Air Force considèrent l'ingénierie numérique comme un facteur clé pour réduire le coût et le temps nécessaires pour développer de nouveaux systèmes d'armes, en utilisant des outils de modélisation et de simulation virtuels pour concevoir et tester le produit avant qu'un prototype physique ne soit produit.

Le T-7 « Red Hawk » devient eT-7 « Red Hawk » :

L'avion d'entraînement T-7A « Red Hawk » de Boeing sera le premier avion à recevoir le nouveau désignateur E-Series. L'eT-7 n'est que le premier dans la vision d'une longue lignée d'avions électroniques et de e-sats». Durant 73 ans, toute l'histoire de l'armée de l'air, les avions nommé « X » ont représenté l'innovation technologique. Aujourd'hui, l'e-plane et l'e-sat se joindront à eux pour écrire l'histoire et s'assurer que les aviateurs et les professionnels de l'espace disposent d'outils modernes pour protéger la nation. 

La confusion :

Cette annonce a initialement semé la confusion sur les réseaux sociaux, car les utilisateurs ont souligné que l'armée américaine utilise déjà le préfixe « E » pour désigner les avions qui transportent des équipements pour la guerre électronique, l'alerte avancée aéroportée et les missions de commandement et de contrôle aéroportés, ainsi que ceux qui fournissent des communications.

Ces appareils comprennent l’avion d’attaque électronique EA-18 « Growler » de la Marine, l’avion de surveillance E-8 JSTARS de l’armée de l’air et le E-6 Mercury, utilisé comme poste de commandement aéroporté pour le lancement de missiles balistiques intercontinentaux.

En effet, les désignations des avions sont conçues avec la fonctionnalité à l'esprit, a déclaré Richard Aboulafia, analyste aérospatial au sein du groupe Teal. «Il n’a jamais été utilisé pour décrire la façon dont ils ont été développés, et je ne sais pas trop ce que cela a à voir avec tout ce que les personnes qui doivent suivre les désignations doivent savoir. Quel est l’objectif ici ? ».

La nouvelle désignation « rompt avec le précédent en remplaçant la fonctionnalité par la marque, c'est complètement déroutant pour les utilisateurs, et cela a déjà été pris », a déclaré Aboulafia. "A part ça, c'est une excellente idée." 

Correctif demandé : 

L'armée de l'air a ensuite précisé que l'indicateur eSeries « e » devrait être rendu en minuscules pour le différencier des avions de guerre électronique et d'alerte rapide qui reçoivent le préfixe « E ». Mais le mal semble être fait. L’USAF a donc demandé à ce que l'indicateur « e » soit temporaire et que l’abandon soit fait une fois que le programme entre en production.  

Growler-1024x683.jpg

Photos : 1 l’eT-7 « Red Hawk » 2 l’EA-18 « Growler » @ Boeing

23/07/2019

F-35, le Pentagone s’active en direction de ses fournisseurs !

D55025E3-2D29-4105-8168-B1D1D3AED7C9.jpeg

Le département américain de la Défense s’active en vue du transfert des centaines de composants de l’avion de combat Lockheed Martin F-35 des fournisseurs turcs en direction de sociétés capables de reprendre la production. Deux problèmes sont à l’ordre du jour, d’un côté la pénurie de pièces de rechange qui péjore le bon fonctionnement de la flotte de F-35 dans le monde et de l’autre l’urgence de transférer la production d’origine turque vers des exploitants en provenance de pays acquéreurs de l’avion. Cette période de transition ne permettra pas de combler l’approvisionnement en pièces détachées, au contraire, elle devrait l’aggraver.

Rappel :

La sous-secrétaire américaine à la Défense pour les acquisitions, Ellen Lord, a déclaré aux journalistes que le Pentagone retirerait la Turquie du programme d'avions de combat conjoint F-35 d'ici mars 2020 en raison de la décision d'Ankara d'acheter des systèmes de défense russes S-400. Lord a également déclaré que les Etats-Unis dépenseraient jusqu'à 600 millions de dollars en ingénierie non récurrente pour déplacer la chaîne d'approvisionnement. Une dizaine de fournisseurs turcs fabriquent actuellement près de 900 pièces du F-35, dont 400 sont à fournisseur unique.

Les États-Unis ont livré des F-35 à douze pays, mais le programme souffre déjà de pénuries mondiales de pièces de rechange et risque de ne pas atteindre les objectifs d'évaluation de l'état de préparation.

Le pavé dans la marre :

Le 17 juillet, un responsable du US Government Accountability Office (GAO) a déclaré que le Pentagone, qui possède toutes les pièces de rechange, "ne sait même pas combien il en possède ni où elles se trouvent". En outre, le candidat du président Donald Trump au poste de secrétaire à la Défense, Mark Esper, a déclaré à la mi-juillet devant un comité du Sénat que la flotte d'environ 300 F-35 appartenant à l'US Air Force, à la Navy et au Marine Corps "ne devrait pas" atteindre l'objectif d'évaluation de l'état de préparation du Pentagone, principalement en raison de pénuries dans des parties clés.

Une dizaine de fournisseurs turcs fabriquent actuellement plus de 900 pièces F-35, dont 400 sont à fournisseur unique, bien que Lord ait affirmé le mois dernier que le contractant principal, Lockheed Martin, avait déjà fait appel à des fournisseurs nationaux de solutions de remplacement.

Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a déclaré devant le Congrès que la  suspension du programme des F-35 pour la Turquie ralentirait le programme tout entier de 18 et 24 mois pour importer des pièces et retarder la production d'au moins 50 avions. Le programme risque vraisemblablement une rupture de la chaîne d'approvisionnement. 

Cette pénurie de pièces détachées engendre une diminution de la disponibilité du F-35. Selon le GAO en avril, ceux-ci étaient incapables de voler près de 30% du temps entre mai et décembre de l'année dernière en raison d'une pénurie de pièces de rechange. Le Pentagone tente entre-temps d'améliorer la disponibilité en augmentant la capacité des fournisseurs à fabriquer de nouvelles pièces et à réparer les anciennes.

A terme une lueur d’espoir :

Les USA sont  à la recherche de fournisseurs pour le programme F-35. Cette situation pourrait cependant être intéressante pour certains pays acheteurs qui se plaignaient de n’avoir pas assez de commande. De l’autre, Lockheed Martin semble également vouloir proposer de produire certaines pièces à de futurs clients potentiels du F-35. Il se pourrait donc qu’à terme un resserrement de la production de pièces du F-35 puisse améliorer la situation du programme. 

Photo : F-35 @ Lockheed Martin

 

 

15/03/2019

L’US Air Force place le F-15 Advanced dans son budget !

yourfile.jpg

Cette fois c’est fait, l'US Air Force (USAF) demande au Congrès des fonds pour un premier lot de 8 avions de combat Boeing F-15EX « Advanced Eagle » et ceci au lieu d’une commande unique de Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». L’objectif étant de continuer à moderniser la fotte tout en réduisant les coûts.

Au cours des 18 derniers mois, le bureau du secrétaire à la Défense et les chefs d'état-major ont proposé de remplacer rapidement et à moindre coût la flotte vieillissante de F-15C de l'US Air Force, qui entrera en retraite en 2020.

La nouvelle version du F-15 ne faisait pas partie des plans budgétaires initiaux, mais a été ajoutée car ce type d'appareil a des coûts d'exploitation de vie inférieurs, reconnaît l'US Air Force. Le service s'est engagé à acheter 72 chasseurs par an, mais ne peut se permettre d'acheter uniquement des F-35A en raison des coûts d'exploitation élevés de cet avion, qui avoisinent les 35’000 dollars l'heure. 

La demande budgétaire :

Dans le cadre de la demande de financement du Département de la Défense pour l’année fiscale 2020, l’USAF demande initialement 1,1 milliard de dollars pour huit F-15EX. Le service compte demander 80 appareils au total au cours des cinq prochaines années, pour un coût d'environ 80 millions de dollars pièce. Les premiers F-15EX devraient être livrés au cours de l'exercice 2020.

Après avoir légèrement augmenté les exercices 2018 et 2019 (+3 appareils), le nombre de F-35 que le Pentagone envisage de commander pour l'exercice 2020 diminuera de 15 appareils. Plus précisément, l'US Air Force prévoit de réduire son achat de huit avions, passant de 56 à 48, et l'US Marine Corps diminuera sa commande de F-35B d'une douzaine, passant de 22 à 10 appareils.

Prise de position :

Président de l'état-major interarmées Joseph Dunford a déclaré à la Commission des forces armées du Sénat que le "cadre" de cette décision provenait d'une étude des besoins futurs de la flotte d'appareils tactiques de l'armée, qui a montré que l'armée de l'air souffrait d'un manque de nombre d'appareils et de la quantité de ces appareils. Il était urgent de trouver une solution viable du point de vue coût/efficacité. "Donc, dans les cinq ou dix prochaines années, la meilleure solution consiste à utiliser le F-15EX « Advanced Eagle » pour remplacer le F-15, tout en continuant avec le F-35, mais en nombre réduit.

150917-F-EI321-230.JPG

La Marine également :

Il est clair que l'exercice 2020 confirme que le Pentagone prend des mesures pour trouver d'autres solution pour modernisés les différentes composantes aériennes: 

- L’armée de l’air réduit ses commandes de 8 F-35 et achète 8 F-15EX à la place;

- La marine américaine n’achète que cinq F-35C mais 24 F-18 Super Hornets.

- Le Corps des Marines supprime une douzaine de F-35B de son budget.

Les coûts du F-35, toujours pointés du doigt :

Ces décisions sont directement liées aux nombreux problèmes qui péjorent le programme F-35. En ce qui concerne les coûts, ceux du F-35 augmentent au lieu de baisser, et le coût des réparations et des modifications après livraison a plus que quadruplé en seulement deux ans. Le Pentagone estime que le coût à l’heure de vol est toujours 40% trop élevé par rapport au besoin et que les solutions apportées jusqu’ici n’y change rien.

Le projet F-15EX  « Advanced Eagle »:

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

2668307255.jpg

Photos : 1 F-15EX Advanced Eagle@ Boeing F-35A  Cockpit F-15EX @ Boeing

11/08/2017

Le Nigéria va pouvoir acheter des A-29 « Super Tucano » !

Super_Tucano_at_URUBRA_I_exercise.jpg

Le Nigéria va pouvoir acheter 12 Embraer A-29 « Super Tucano » via le système américain de vente de matériel militaire (FMS). La vente a été approuvée par le Congrès des États-Unis la semaine dernière pour un montant de 593 millions de dollars, y compris les armes, la formation, les pièces de rechange, le soutien.

Le Pentagone a mis le « Super Tucano » à la disposition des forces aériennes étrangères via le programme Light Air Support (LAS). L'Afghanistan et le Liban ont pris livraison de 20 et respectivement 6 « Super Tucano ». Les avions sont assemblés et complété à Jacksonville, en Floride au sein de la nouvelle usine d’Embraer.

Les A-29 « Super Tucano » vont appuyer les opérations militaires nigérianes contre les organisations terroristes de Boko Haram et l’ISIS enAfrique de l'Ouest et permettront également de renforcer les efforts nigérians pour lutter contre le trafic illicite dans le pays et dans le golfe de Guinée.

Embraer A-19 « Super Tucano » :

Le « Super Tucano » A-29 est doté d’un turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-68C deux fois plus puissant que celui du Tucano de base et dispose d’une hélice Hartzell à cinq pales. Son fuselage est également plus long et deux mitrailleuses de 12,7mm Herstal M3P sont incorporées dans des ailes, dotées d’un nouveau profil. Effectuant fréquemment des missions à basse altitude et donc exposé à des tirs terrestres, l’habitacle du « Super Tucano » est protégé par un blindage en Kevlar. Un train d’atterrissage renforcé permet d’utiliser des pistes sommairement aménagées. L’appareil possède 5 points d’accrochage, dont un sous le fuselage, permettant d’emporter jusqu’à 1’500 kg d’armement selon diverses combinaisons. Ainsi, un canon de 20 mm peut être installé sous le fuselage, auquel s’ajoute, soit des bombes en chute libre ou guidées, des roquettes ou des missiles de types : AIM-9 Sidewinder, des MAA-1 Piranha ou des Python 3/4. Des réservoirs extérieurs de carburant peuvent également être utilisés pour augmenter l’autonomie de l’appareil. 

 

embraera29supertucanofab_embraer.jpg

Photos : A-29 Super Tucano@ Embraer