15/03/2022

Visite du Général Charles Q.Brown commandant de l’USAF à Payerne !

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Du 13 au 15 mars 2022, le Général Charles Q. Brown Jr, commandant en chef de l’US Air Force a rendu visite à son homologue suisse, le Divisionnaire Peter Merz, commandant des Forces aériennes suisses. D’entrée, les deux Officiers ont mis en avant l’excellente collaboration entre nos deux Forces aériennes depuis 50 ans "Collaborer et renforcer les partenariats sont essentiels pour la sécurité. Nous ne pouvons pas attendre que les crises se produisent", a déclaré le Général Charles Brown.

Cette visite de travail a permis de faire le point sur la situation sécuritaire en Europe. Dans le cadre du choix de la Suisse pour le nouvel avion de combat Lockheed Martin F-35, le Divisionnaire Peter Merz, a pu expliquer la situation de notre pays en ce qui concerne les travaux préparatoires et ceci malgré la votation possible sur le sujet. Le Général Brown a pu notamment prodiguer des conseils et faire partager ses expériences sur le dossier F-35. Il a également été fait mention de l’importance du futur partenariat entre la Suisse, les USA et l’ensemble des utilisateurs du F-35 qui pourront, selon leurs désirs échanger des informations et des expériences tout au long de l’utilisation de ce nouvel avion. Le F-35 offrant ainsi une interopérabilité sans commune mesure à ce qui se fait actuellement. L’arrivée du système Raytheon Patriot a été également abordée.

Le Général américain a également confirmé que le F-35 était appelé à devenir le fer de lance de la flotte américaine pour les décennies à venir.

Les deux Commandants ont ensuite répondu aux diverses questions de la presse, très présente sur l’aérodrome de Payerne pour cet évènement exceptionnel.

Général Charles Q.Brown

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Charles Q. Brown Jr. Est né en 1962. Le 2 mars 2020, il est sélectionné par le président des États-Unis Donald Trump au poste de chef d'état-major de l'US Air Force et devient ainsi le premier afro-américain à ce poste. Charles Brown a été commissionné à l'USAF en 1984 en tant que diplômé du programme de formation des officiers de réserve à la Texas Tech University. Pilote de Lockheed-Martin F-16A/B, il compte plus de 2’900 heures de vol, dont 130 heures de combat. À la tête de l'USAF, il dirige également l’US Space Force récemment créée.

Le Général Charles Brown est l’auteur des publications suivantes :
"Developing Doctrine for the Future Joint Force : Creating Synergy and Minimizing Seams," Air University Press, September 2005
No Longer the Outlier: Updating the Air Component Structure” Air University Press, Spring 2016

Photos : 1 Daniel Reist porte-parole du DDPS, Gén, C. Brown, Div. Peter Merz 2 Gén, Charles Q. Brown @ P.Kümmerling

 

 

25/08/2020

Deux premières mondiales dans le ciel payernois !

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Raphaël Domjan et le team SolarStratos ont réalisé deux premières mondiales ce matin à Payerne. Exclusivement chargé d’énergie solaire, l’avion expérimental a décollé de l’aérodrome broyard à 7h40, avec le pilote d’essai Miguel A. Iturmendi et Raphaël Domjan, initiateur et futur pilote de SolarStratos. 

Au terme d’une brève ascension et après avoir atteint l’altitude de 5000 pieds (1520 mètres), Raphaël Domjan s’est jeté dans le vide, effectuant une chute libre de plusieurs centaines de mètres et atteignant une vitesse de plus de 150 km/h avant de se poser devant la base de l’équipe et un parterre d’invités. 

Deux premières mondiales ont été réalisées lors de ce vol historique : Raphaël Domjan a en effet effectué le premier saut de l’histoire depuis un avion électrique et aussi accompli la première chute libre solaire, sans aucune émission de CO2.  

« Je suis très fier de cet aboutissement », a déclaré l’explorateur et conférencier neuchâtelois. « Notre objectif est de démontrer le potentiel de l’énergie solaire et de la mobilité électrique. C’est un message d’espoir pour les générations futures : demain, ils pourront toujours rêver et réaliser par exemple des activités comme le parachutisme, mais sans émission de gaz à effet de serre et dans un silence absolu. Les avions m’ont toujours fasciné et j’espère que cela continuera à faire rêver les jeunes de demain, grâce à des aéronefs plus respectueux de notre planète et de notre climat. » 

Très impressionné par les récents progrès de SolarStratos, et sensible à l’image véhiculée par le projet SolarStratos, Nicolas Bideau, directeur de Présence Suisse, s'est déclaré très ému. « L'un de mes rôles consiste à trouver des ambassadeurs de la Suisse, qui véhiculent une image positive de notre pays. Historiquement, la Suisse s'est construite grâce à des pionniers qui ont su prendre des risques. Ce projet reflète la puissance des rêves, transformée en projet concret pour notre pays. »

Passionné par l'aventure SolarStratos, Bertrand Piccard est quant à lui « toujours heureux de voir les gens réaliser leurs rêves.  Ce que fait Raphaël est fantastique », déclare-t-il. « Son projet illustre le nouveau cycle qui caractérise désormais l'aviation, qui doit impérativement s'adapter aux énergies renouvelables. »

Le président de la Fédération Aéronautique Internationale, Alphons Hubman, déclare être « toujours à l'affût de nouvelles technologies. Le projet SolarStratos illustre cette nouvelle tendance, avec un esprit pionnier. Ce qu'ils ont accompli est extraordinaire.»

Photo: SolarStratos /P.Merz

24/08/2020

Deux tentatives mondiales pour SolarStratos !

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Raphaël Domjan et le team SolarStratos vont tenter d’effectuer deux premières mondiales ce jour à Payerne. Exclusivement chargé d’énergie solaire, l’avion expérimental décollera de l’aérodrome avec le pilote d’essai Miguel A. Iturmendi et Raphaël Domjan, initiateur et futur pilote de SolarStratos. 

Au terme d’une brève ascension, Raphaël Domjan sautera de son avion solaire et effectuera une chute libre au-dessus de l’aérodrome de Payerne, avant de se poser devant la base de l’équipe.

Deux premières mondiales seront tentées à cette occasion :

Premier saut de l’histoire effectué depuis un avion électrique

Première chute libre solaire

SolarStratos vise à démontrer qu’avec les technologies actuelles il est possible de réaliser des prouesses qui dépassent le potentiel des énergies fossiles : les véhicules électriques et solaires comptent parmi les grands défis du 21ème siècle. L’avion SolarStratos, qui tentera par la suite de voler dans la stratosphère, ouvre une porte sur cette aviation du futur et sur la mobilité de demain.

L’objectif de SolarStratos : 

SolarStratos est une mission aéronautique qui a pour objectif d'atteindre pour la première fois la stratosphère avec un avion solaire habité. L'initiateur de ce projet est le pilote suisse Raphaël Domjan. Le but de cette mission est de démontrer, avec un avion à moteur classique, le potentiel de l'énergie solaire. 

Une expérience scientifique :

L’objectif de la mission SolarStratos consiste a voler à une altitude très peu fréquentée à partir de 15'000 mètres propulsée uniquement à l’énergie solaire. L’équipe prévoit d’atteindre les 25'000 mètres, soit un record. Ce vol doit permettre d’effectuer des mesures inédites.

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Photos : SolarStratos

05/09/2019

Police aérienne, les heures de bureaux appartiennent au passé !

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Ce mercredi les Forces aériennes ont fait le point sur la mise en place de la police aérienne, lors d’une conférence de presse sur la base aérienne de Payerne, suivi d’une démonstration de décollage de deux appareils armés. Le bilan est positif et l’extension des interventions depuis le début de cette année tous les jours de 06h00 à 22h00 fonctionne bien. D'ici fin 2020, deux avions armés seront complètement disponibles sept jours sur sept, 24 heures sur 24 

06H00 à 22H00 :

Actuellement, la police aérienne est disponible de 6h à 22h et ceci 365 jours par an. Le développement du service de police aérienne se poursuivra jusqu’à fin 2020 pour atteindre la pleine capacité avec deux avions armés opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an (PA24/24).

Nous sommes maintenant entrés dans l’avant-dernière étape avant la disponibilité complète. Il faut cependant noter que ces deux dernières années des exercices ponctuels ont été réalisés pour tester la PA24 24/24 avec des mises en piquet ininterrompus de deux avions armés et ceci durant 36 heures. Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité est plus élevée.

Surveillance radar 24/24 depuis 2005 : 

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité  a été démontrée à plusieurs reprises. On oublie souvent, que si nos avions n’ont pu décoller par le passé, ce sont bien les aiguilleurs du ciel de l’armée qui ont coordonné les interventions des Forces aériennes voisines. Coordination par exemple, lors du cas de l’avion d’Ethiopian Airlines détourné sur Genève a été escorté d’abord par les Italiens, puis par les français.  Le projet PA24 va permettre de réaliser la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum QRA15 (Quick Reaction Alert). Cependant, selon l’exigence de la situation, ce temps peut être réduit à QRA8 pilote dans l’avion moteur éteint et QRA3 pilote dans l’avion, moteurs en fonction.

Pourquoi faut-il attendre 2020 ? 

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question, le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive qui a été mise ne place : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 « Hornet » de jour comme de nuit et les week-ends, il était impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faut 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

Recrutement et formation additionnelles requis (3 années de formation) :

FA = 54 mécaniciens/électroniciens, 5 chefs d’équipe.

Base logistique de l’armée (BLA)= 20 mécaniciens/électriciens.

Base d’aide au commandement (BAC) = 1 électroniciens.

Skyguide : 9 contrôleurs aériens.

Il faut également noter qu’une partie du personnel au sol est également formé en tant que pompier avec un entraînement spécifique pour intervenir et neutraliser le feu sur un avion de combat armé de munitions réelles (missiles, obus). Le temps de réaction est très court, soit 90 secondes.

Le recrutement et la formation de ces personnes sont nécessaires pour renforcer les équipes déjà présentes pour assurer le tournus de la PA24, il faut pouvoir disposer de deux relèves de 11 personnes au sol sur la base et ceci en permanence. A cela s’ajoute 5 pilotes.

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Le principe de police du ciel :

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Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien, sans oublier les aéronefs ayant un problème technique (panne radio, problèmes de motorisation et/ou des instruments de navigation). Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance). Il peut arriver que l’avion annoncé ne soit pas celui qui traverse notre espace aérien.

Un espace aérien très fréquenté :

Notre pays se trouve au cœur des couloirs aériens européens, plus de 3'000 aéronefs de toutes tailles survolent au quotidien notre pays en moyenne. Les pannes, erreurs de pilotage et autres violations sont malheureusement choses fréquentes. Les avions de ligne, jets privés évoluent à haute altitude et souvent à grande vitesse. Les pilotes de « Hornet » doivent parfois, selon les cas, accélérer jusqu’au passage du mûrs du son, afin de rattraper l’avion sujet à un problème, causant malheureusement quelques désagréments en terme de bruit à la population. Cependant, il faut garder à l’esprit que ceux-ci ne sont rien face aux drames que de telles interventions ont probablement permis d’éviter. Pour l’année 2019, la PA24 enregistre déjà 11 « Hot Missions » et 166 « Live missions ».

La Police du ciel c’est :

Plus de sécurité afin d’éviter une catastrophe dans notre espace aérien.

Une amélioration de la collaboration avec les Forces aériennes voisines. La Suisse est un partenaire incontournable pour la sécurité au centre Europe.

L’application de notre souveraineté aérienne et politique. 

La création de 100 emplois sur le site de Payerne avec aujourd’hui 364 emplois sur la base aérienne.

Un meilleur taux de disponibilité des avions. Les mécaniciens de piquets pour la PA24 sont occupés, lorsqu’ils ne sont pas à préparer un décollage en urgence, à la révision d’avions 24/24, ainsi que le week-end. Les cycles de révision G3 (300heures) et G6 (600heures) seront effectués dans les nouvelles halles (H4) actuellement en cours d’achèvement.

En parallèle à la PA24, de nouvelles infrastructures modernes (dortoirs, salles d’eau, bureaux) pour les pilotes et le personnel au sol sont actuellement en phase de finalisation. Une nouvelle centrale écologique de chauffage fonctionnant avec de pellet de bois sera bientôt mise en service, additionnée par des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments.

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Photos : 1 Hornet au roulage pour décoller 2 Dans le box  @P.Kümmerling

 

21/08/2019

Mirage 2000 à Payerne !

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Le jeudi 22 août 2019 dans la matinée, six Mirages 2000 de l'Armée de l'air française se poseront sur la base aérienne de Payerne pour différents entrainements lors d'un exercice commun pendant une semaine. Ils repartiront le vendredi 30 août. Les français et les suisses utiliseront cette occasion pour s'entraîner conjointement et échanger leurs expériences. De tels exercices ont lieu régulièrement.

L'objectif de cet exercice sont la mise en commun d'expérience dans les domaines de la police aérienne et de la défense aérienne, mais aussi l'entrainement des procédures communes. Les Forces aériennes suisses profiteront aussi de ces journées pour comparer leurs capacités vis-à-vis d'une nation qui a une grande expérience opérationnelle.

Cet exercice a lieu régulièrement et en alternance entre les deux pays. Sur le plan juridique, cet entraînement se fonde sur l’accord entre la Suisse et la France relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.(Sources DDPS).

Exercice « Epervier » :

L’Exercice « Epervier » n’est pas une première, il existe depuis plusieurs années entre nos deux pays. Dans le cadre des échanges bilatéraux, l’exercice “Epervier” se déroule chaque année à tour de rôle en Suisse et en France. Mais pour des raisons d’engagement sur des théâtres d’opération étrangers de l’Armée de l’air française, cet exercice avait été momentanément reporté ces dernières années.

Epervier, c’est l’occasion pour les deux Forces aériennes de s’entrainer conjointement au combat aérien longue portée BVR (Beyond Visual Range = hors de portée visuelle) et combat aérien rapproché (Dogfight) en enchaînant des missions simples 1 vs 1 puis, plus complexes 4 vs 4.

Il s’agit également de peaufiner les procédures d’engagement afin de parfaire la capacité commune d’engagement en matière de partenariat de défense aérienne.

Il faut rappeler que depuis plusieurs années le partenariat entre les deux pays à fortement augmenté dans le domaine de la sécurité en Europe et ce genre d’exercice, ainsi que l’entraînement au ravitaillement en vol des F/A-18 suisses sont devenus chose courante.

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