30/06/2021

La Suisse opte pour le système Patriot !

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Le Conseil Fédéral a opté pour le système longue portée Raytheon Patriot MIM-104, 5 unités de feu seront commandées pour un montant de 1,9 70 milliards de francs.

Les raisons du choix

Dans le cas du système de défense sol-air de longue portée, Patriot se distingue de SAMP/T dans les quatre critères principaux, parfois de manière significative, notamment dans celui de l’efficacité. Le système est en mesure de protéger des secteurs de manière autonome ou conjointement avec les avions de combat. Il peut être engagé à clairement plus de 20’000 mètres d’altitude (verticalité) et sur une distance largement supérieure à 50 kilomètres (horizontalité). Il s’agit d’une distance d’engagement extraordinaire dans le contexte d’un système DSA de longue portée. Patriot contribue ainsi grandement à la défense aérienne intégrée.

Patriot est le système le plus avantageux en termes de coûts. Les coûts globaux du Patriot s’élèvent à environ 3,6 milliards de francs sur 30 ans, coûts d’exploitation compris. Le système est ainsi nettement plus avantageux que l’autre candidat. L’obligation de compensation de 100 % de la valeur de la commande doit être remplie dans son intégralité au plus tard quatre ans après la dernière livraison.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3++ 

Les sociétés Raytheon Missiles & Defense, Rheinmetall Air Defence and Radar Systems et Mercury Systems vontde travailler ensemble pour livrer le système Patriot à notre pays, dans le cadre de l'initiative suisse de modernisation de la protection de l’espace aérien.

Le radar Raytheon AN/MPQ-65 

Le radar nouvelle génération AN/MPQ-65 (PAC-3) fonctionne avec une antenne à balayage électronique (AESA) en bande C à 360° au nitrure de Gallium (GaN) monté sur des semi-remorques. L'ensemble de radar A /MPQ-65 offre des améliorations significatives dans la recherche étendue, la détection des menaces, ainsi que la capacité d'identification et d'engagement. Le volume du secteur de recherche radar a été élargi tandis que le radar utilise un deuxième tube à ondes progressives. Le radar est également utilisé pour le guidage des missiles. Plutôt que de calculer les corrections de cap du missile, en utilisant le processus TVM, le missile transmet ces informations via deux antennes à la station au sol ECS, qui calcule et renvoie les corrections de cap au missile. Le TVM est un hybride de guidage radar et de guidage de commande semi-actif traditionnel. Le principal avantage de l'approche TVM est que la cible est moins susceptible de savoir qu'elle est engagée. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF. L’AN-/MPQ-65 peut faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles et les avions ainsi que les drones de croisière furtifs. 

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Missile GEM-T GaN 

Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile. Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile. Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie. 

Lanceurs 

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I) 

Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-132 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation 

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation : 

 Hardware 

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software 

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette. 

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Photos : 1 nouveau radar AN/MPQ-65 2 Lanceur avec camion Iveco 3 Tir d’un GEM-T @ Raytheon

03/07/2019

Air2030 : essai des radars du système de défense sol-air !

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Si les essais en Suisse des avions sont terminés. Nous voici bientôt entré dans la phase de tests des détecteurs radars prévus dans le cadre de l’évaluation d’un nouveau système de défense sol-air (DSA) longue portée qui auront lieu en août et septembre 2019 sur le Gubel à Menzingen dans le canton de Zoug

Rappel :

Le 22 mars 2019, deux candidats ont transmis leurs offres respectives à armasuisse, rédigées sur la base des exigences en matière de système de défense sol-air longue portée qu'avait publiées le DDPS le 23 mars 2018. Il s'agit des systèmes de défense Patriot de la société Raytheon (États-Unis) et SAMP/T du consortium Eurosam (France/Italie/GB). La procédure d'évaluation prévoit maintenant la réalisation d'essais sur les détecteurs radars dans notre pays.

Exigences : 

Selon les exigences, le système "doit être capable, indépendamment ou en coopération avec des avions de combat (guerre en réseau), de protéger au moins 15’000 km² et une priorité, engageant des cibles multiples dans les espaces aériens moyens et supérieurs. Le système doit être efficace à des altitudes supérieures à 16’000 m verticalement et à une distance supérieure à 100 km horizontal.

Essais des radars à Menzingen ZG :

De mi-août à fin septembre 2019, armasuisse testera les détecteurs de ces deux systèmes de défense sol-air longue portée en collaboration avec l'Armée suisse. Durant respectivement deux semaines, la performance du radar indiquée par les constructeurs sera vérifiée par des mesures en Suisse. Les détecteurs et l'équipement nécessaire seront installés sur l'ancienne place d'exercice (BloodHound) de la Confédération « Gubel » à Menzingen ZG. Les essais consisteront à effectuer des mesures au sol et à sonder l'espace aérien à la recherche d'avions des Forces aériennes. Les vols des Forces aériennes se tiendront majoritairement dans les secteurs d'entraînement traditionnels et ne provoqueront aucune émission de bruit à proximité immédiate du lieu d'essai. Aucun essai de tir n'aura lieu. Dû aux essais, armasuisse prévoit un accroissement du trafic aux abords de Menzingen. Les convois spéciaux des systèmes radars seront respectivement accompagnés d'une escorte de la police militaire.

Mesure du rayonnement :

Les antennes radar émettent et reçoivent des ondes électromagnétiques de catégorie « rayonnements non ionisants (RNI) », se définissant par des valeurs limites d'émission qui ne doivent pas être dépassées. Aucun rayonnement supérieur aux valeurs limites légales n'est escompté à l'extérieur de l'ouvrage militaire sur le Gubel. Les émissions réelles seront cependant vérifiées à l'aide des systèmes. Avant et pendant les essais, armasuisse mesurera les rayonnements aux alentours du Gubel. En sa qualité de service indépendant, l'Office de l'environnement du canton de Zoug encadrera les mesures et conseillera armasuisse pour déterminer les points de mesure, garantissant la plausibilité des résultats.

Sécurité du site :

Pour des raisons de sécurité, armasuisse est tenue de s'assurer, pour la durée de service du radar, que seules les personnes autorisées se trouvent à l'intérieur du périmètre de sécurité d'environ 150 mètres autour de l'installation radar tel qu'il est défini par le constructeur. La zone interdite d'accès se limite au terrain de l'armée, et ce, du 19 au 30 août 2019 (semaines 34-35) ainsi que du 16 au 27 septembre 2019 (semaines 38-39), et ce, les jours ouvrés de 8 à 12 h et de 13 à 17 h. armasuisse a informé les autorités de la commune de Menzingen et du canton de Zoug de même que les propriétaires fonciers autour du terrain d'essai (exploitations agricoles).

Tout comme les aéronefs, les systèmes feront l’objet d’une présentation pour la presse :

Présentation Raytheon (États-Unis)

Mercredi 21 août 2019, Menzingen ZG

 

Présentation Consortium Eurosam (FRA/IT/GB)

Mardi 17 septembre 2019, Menzingen ZG

L’occasion de vous faire une présentation des deux systèmes. A noter que pour l’instant les types de radars testés ne sont pas communiqués officiellement.

Photo : Tir d’un Aster30 du SAMP/T @ eurosam

23/03/2018

Exigences fixées pour le nouvel avion de combat et le système sol-air !

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Le DDPS a fixé les exigences auxquelles doivent satisfaire les nouveaux moyens de protection de la population contre les menaces aériennes. Par ailleurs, il a déterminé les critères d’évaluation impératifs et d’autres caractéristiques souhaitables en matière de politique d’armement, notamment en ce qui concerne les affaires compensatoires.

Cette phase lance le programme d’acquisition du nouvel avion de combat et du futur système de défense sol-air. Ces deux systèmes feront partie du programme Air2030, soit le modernisation en profondeur des Forces aériennes suisses. Nous allons égalment voir qu’il y a du changement en ce qui concerne la défense sol air et les implications des différentes exigence sur le choix de l’avion.

Exigences imposées:

 

  • L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes :
  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat isolés pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défense aérienne, des avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol.

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air c. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour :

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ;
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. Exigences opérationnelles concernant le système de défense sol-air (DSA/Bodluv) :

La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (ver- ticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement).

Concernant la maintenance :

Pour le prochain avion de combat, le groupe RUAG est désigné comme centre de compétences pour le matériel au lancement du projet. Dans cette fonction, RUAG réalise les tâches non dévolues à la troupe concernant le suivi technique du système, la gestion du matériel entre la Suisse et l'étranger et la maintenance des avions. L’étendue et le degré de profondeur des tâches que devra accomplir RUAG seront déterminés dans le cadre de l'évaluation.

Pour le nouveau système de défense sol-air, il est en principe souhaitable que RUAG assume la fonction de CCM (dans la même mesure que pour le prochain avion de combat), pour autant que le fabricant du système retenu ne dispose pas d’une succursale en Suisse.

Les essais :

Une partie au moins des essais en vol et au sol doivent être effectués en Suisse pour tous les candidats entrant en ligne de compte pour l’acquisition du prochain avion de combat.

Outre des adaptations minimales requises (comme l’intégration dans nos propres systèmes de conduite), il faut renoncer à des helvétisations ; autrement dit, les systèmes (avions de combat et système de défense sol-air) doivent fondamentalement correspondre à la configuration qui est autorisée à l’exportation et qui est en service ou sera introduite dans le pays producteur.

Dans la mesure du possible, les avions de combat évalués seront pilotés par des pilotes suisses lors des essais en vol.

Pour améliorer la connaissance du système, il serait judicieux qu’une équipe de base composée de personnel de l’industrie suisse et de l’armée collabore avec le fabricant ou un représentant du fabricant pour le montage final des prochains avions de combat. Procéder au montage final en Suisse n’est pas une exigence, mais cette possi-bilité n’est cependant pas non plus exclue.

Pour augmenter le degré d’autonomie, il faut s’efforcer d’acquérir les droits d’utilisation (codes sources) en vue du développement autonome de logiciels C2 (Bodluv, système de surveillance de l'espace aérien).

Affaires compensatoires (offsets)

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées. L’industrie suisse pourra participer au développement futur de l’avion.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

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Les concurrents :

Avions :

L’Airbus : Eurofighter « Typhoon II » T3, Dassault : Rafale F4, Saab : Gripen E MS22, Boeing : F/A-18 « Super Hornet », Lockheed-Martin : F-35A.

Sol-air :

Eurosam : SAMP/T, Rafael : David’s Sling, Raytheon : Patriot Pac3.

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Analyse :

On peut dès lors constater plusieurs éléments avec la mise effective des exigences. En ce qui concerne le nouvel avion de combat, il sera multirôle et devra pouvoir communiquer électroniquement avec le nouveau système sol-air. Selon les exigences, le nombre d’avions doit permettre de tenir au moins un mois en situation tendue. De fait, si l’on se base sur les différents modèles de dotation, il faudra donc au minimum 40 avions. En matière de maintenance, celle-ci devra se faire en Suisse chez RUAG Aersopace. De plus, les demandes en matière d’Offsets obligent la participation suisse au dévellopement futur de l’avion et 100% de compensation. Rien de nouveau en fait, sauf qu’avec le besoin des codes sources pour communiquer avec le système sol-air cela exclut le F-35A de Lockheed-Martin et dans une certaine mesure Boeing. Le futur avion pourrait donc être européen ?

En ce qui concerne le système sol-air, on passe à des systèmes longue-portées. On abandonne donc les deux systèmes de moyenne-portées Iris-SL et CAMM-ER. Les systèmes longue-portées pourront être acquis en nombre limités, mais ne pourront être positionnés que sur le plateau. En effet, la topographie de notre pays limiterait beaucoup trop l’engagement à proximité du Jura et des Alpes. Il faudra donc à l’avenir renforcer la défense sol-air courte portée, afin de combler les zones vides.

Avec un montant maximum de 8 milliards de nos francs, le choix des deux systèmes se fera en fonction du meilleur coût/efficacité, ainsi que des coûts de maintenance les plus faibles.

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Photos : 1 Les avions potentiels 2 Eurosam SAMP/T 3 Rafael David’s Sling 4 Raytheon Patriot PAC3