28/05/2022

La Norvège intercepte des avions de combat russes !

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La situation aérienne dans les pays baltique et à la frontière de l’OTAN continue d’être tendue. Un pas supplémentaire a été franchi depuis que la Finlande et la Suède ont déposé leurs demandes d'adhésion à l'OTAN le 18 mai dernier. L’élargissement possible entre l’alliance et le Russie provoque des réactions de cette dernière.  

F-35 en alerte

Semaine, la Norvège a fait décoller en urgence des F-35A pour intercepter des avions russes qui s’approchaient de l’espace aérien du pays. En alerte une patrouille de F-35 norvégiens à rejoint deux appareils russes de type Mikoyan MiG-31 "Foxhound" et Sukhoi Su-24 "Fencer". Les avions russes se sont envolés vers la mer de Norvège avant de revenir vers l'est, a indiqué l'armée de l'air. Le centre de contrôle et de rapport de Sørreisa, dans le nord de la Norvège a suivi le déplacement des appareils et fait un rapport à l’Otan.

Actuellement, selon un porte-parole de l'armée de l'air norvégienne, des avions F-35 sont en permanence en prêt pour la police du ciel (QRA). Depuis, le début du conflit en Ukraine, les alertes sont en augmentation dans la région et sont passés à 58 interception contre 4 à 5 en temps normal.

L’OTAN a renforcé son dispositif aérien

L’OTAN surveille la situation avec un grand intérêt. Plusieurs aéronefs ont depuis le début du conflit été repositionné autour de la mer Baltique et de la mer Noire. Cette action est une réponse à nombreux vols d’avions russes à proximité de l'espace aérien de l'Alliance. Les radars de l'OTAN ont suivi un certain nombre d'avions non identifiés au-dessus de la mer Baltique et de la mer Noire depuis le 26 avril.

Sans donner de chiffres précis pour l’instant, l’OTAN confirme que des avions de combat de l’Alliance ont décollé en phase d'alerte de réaction rapide (QRA) depuis la Pologne, du Danemark, de France et d'Espagne à différents moments dans la région. Un renforcement du de la capacité a été mis en place depuis en Roumanie notamment.

Pour l’année 2021, les statistiques de l’OTAN annoncent qu’environ 80% des missions d'avions de chasse de l'OTAN à travers l'Europe auraient été lancées pour intercepter des avions russes. Les avions de l’alliance ont été dépêchés 370 fois à travers l'Europe en 2021.

Risque d’incident

Les opérations de police du ciel sont régulières et ne posent généralement pas de problème. La situation actuelle est pourtant différente. D’un côté, les tensions du conflits en Ukraine entraînent une augmentation de vols avec parfois des aéronefs russes armés. Et de l’autre il faut s’accommoder du fait que les Russes ne transmettent pas de code transpondeur indiquant leur position et leur altitude, ne déposent pas de plan de vol ou ne communiquent pas avec les contrôleurs aériens, ce qui présente un risque pour les avions de ligne civils. 

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Photos : Interception du MIG-31 & Su-24 par des F-35 @ Force aérienne Norvégienne

09/05/2022

Début du Tiger Meet 22 en Grèce !

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L’exercice international NATO Tiger Meet 2022 (NTM22) se déroule du 9 mai au 20 mai en Grèce. Il est organisé pour la première fois par le 335ème Escadron de l'Armée de l'air hellénique à la base aérienne d'Araxos.

L’édition du NATO Tiger Meet 2022 est un événement avec plus de 60 avions de chasse, hélicoptères, avions d'alerte avancée aéroportés et 1’ 000 membres des forces aériennes alliées et partenaires de toute l'Europe travaillant ensemble quotidiennement. Cet environnement multinational offre une opportunité unique à tous les participants, offrant une formation opérationnelle de haute qualité sous le concept "Entraînez-vous pendant que vous combattez", améliorant les tactiques, les techniques et les procédures, et faisant passer l'interopérabilité au niveau supérieur. C'est un honneur pour le 335e Escadron d'accueillir la rencontre des tigres de l'OTAN pour la première fois », a déclaré le lieutenant-colonel Ntanos Ioannis, commandant du 335e Escadron.

 Les "Tiger Squadrons" sont des escadrons d'avions et d'hélicoptères avec un tigre dans leur écusson d'escadron. Depuis les années 1960, des événements d'entraînement annuels sont organisés par l'Association des Tigres de l'OTAN en liaison avec l'un de ses escadrons membres. La formation applique les normes de l'OTAN réunissant des avions alliés et partenaires pendant deux semaines de vol réel dans des scénarios hautement sophistiqués et difficiles. L'environnement d'entraînement multinational et interarmées augmente encore les compétences de vol, renforce les relations internationales entre les escadrons et promeut les traditions de l'OTAN Tiger Association.

  Des exercices complets

Le but de cet évènement n’est pas seulement de démontrer les compétences et l'habileté, mais de tester la coordination et la collaboration au sein d’un exercice à échelle internationale (interopérabilité) où un degré de flexibilité élevé est exigé. L’accent est aussi posé sur l’amélioration de la collaboration et la création de liens entre les membres de l’OTAN et autres partenaires. Le Tiger Meet est l’occasion parfaite pour participer à des exercices militaires combinés couvrant un large spectre d’opérations militaires. Pendant les deux semaines, le combat aérien à basse altitude, le ravitaillement en vol et COMAO (composite air operations) seront entraînés. Cette année, pour la première fois, des vols de nuit Large Force Employment (LFE) sont également au programme.

Le Tiger Meet est exercice aérien complet qui met les équipages sous pression avec à chaque fois des scénari au plus proche de la réalité. Les équipages doivent en premier lieu préparer avec minutie chaque vol en tenant compte de l’aspect opérationnel, du contrôle aérien et de la logistique. Une journée d’exercice au Tiger Meet se décompose en deux phases, la première se déroule le matin et permet des entrainements de taille réduite et prépare le travail entre avions différents.  Puis, l'après-midi est réservé aux missions complexes impliquant un grand nombre d'appareils (Opérations aériennes combinées) en environnement réaliste.

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 Les participants au Tiger Meet 22

  

31 ème Squadron F-16A/B ;MLU Belgique

 

335 ème Squadron F-16C/D Grèce

 

11F Rafale M France

 

Staffel 11 F/A/18 C/D Suisse

 

ECE 1/30 Rafale B/C France

 

1 AEW&C E-3 Sentry NATO

 

221 VrL Mi-24 Tchéquie

 

12e Gruppo Eurofighter Italie

 

ALA 15 EF-18 Espagne

 

EC 3/30 Rafale B/C France

Les Suisses présents

 

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 Les pilotes du Staffel (escadrille) 11 basé à Meiringen participent à l’évènement et pourront ainsi entrainer des missions qui ne peuvent que rarement, voire jamais, être exercées en Suisse, acquérir une expérience précieuse et identifier les possibilités d'optimisation dans le cadre des procédures tactiques. L’escadrille 11 pourra donc effectuer des entraînements de missions ciblées en liaison avec les partenaires étrangers. Cela permet d’appliquer les propres procédures dans un environnement international, de les revoir et, le cas échéant, d’identifier les possibles améliorations. La « 11 » pourra donc effectuer des entraînements de missions ciblées en liaison avec les partenaires étrangers. Cela permet d’appliquer les propres procédures dans un environnement international, de les revoir et, le cas échéant, d’identifier les possibles améliorations.

 Historique du Tiger Meet

 La première rencontre des TIGERS a eu lieu sur la base de RAF de Woodbridge en juillet 1961. Ce rassemblement fut l’initiative du ministre de la défense français de l’époque M. Pierre Mesmer qui remarqua que plusieurs escadrons de chasse de divers pays avaient pour emblème un Tigre. Si les premières rencontres avaient pour but d’entretenir de bonne relation, rapidement les escadrilles organisèrent des missions d’interceptions, de défense aérienne et de patrouille. Les escadrons en tirèrent de nombreux enseignements particulièrement bénéfiques pour tous. A partir de 1977 de nouvelles nations se joignirent au Tiger Meet et un trophée fut créé sous le nom de NATO Tiger Silver Trophy afin de récompenser l’escadron qui a réussi le mieux les missions prévues. Aujourd’hui une trentaine d’escadrons participent régulièrement à ces rencontres. Une tradition a vu le jour au Tiger Meet avec les décorations des aéronefs qui rivalisent de talents !

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 Photos : 1 Tiger Meet 2016 2 Écusson NTM22 3Hornet Suisse à l’arrivée en Grèce 4Tiger Meet 2019 @ Tiger Meet

27/04/2022

L’USAF opte pour l’E-7 « Wedgetail »

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C’est une demi-surprise, l’US Air Force vient d’annoncer son choix pour le futur remplaçant de son système aéroporté d'alerte et de contrôle (AWACS) E-3 « Sentry ». Si le choix du Boeing E-7  « Wedgetail » est soi une évidence, la surprise provient de la rapidité de la décision. Deux raisons ont accentué ce choix, le vieillissement des E-3 d’une part et la crise avec la Russie. Pour autant, le premier prototype ne sera disponible qu’à partie de 2027.L’USAF prévoit de signer un contrat avec Boeing l’année prochaine et commencera à financer l'acquisition du premier " prototype" en utilisant les 227 millions de dollars de financement de développement demandés dans le cadre du budget de l'exercice 23. Un deuxième prototype devrait être financé au cours de l'exercice 24, suivi d'une décision de production au cours de l'exercice 25.

"Le Boeing E-7 est la seule plate-forme capable de répondre aux exigences des capacités de gestion de combat tactique, de commandement et de contrôle et d'indication de cible mobile du ministère de la Défense dans les délais nécessaires pour remplacer le E-3 vieillissant", a déclaré un porte-parole de l’USAF :

Pour autant l’USAF n’a pas préciser combien d’appareils elle compte acquérir. Pour l’instant, il semble qu’une partie seulement des 31 E-3 seront remplacés. On ne sait pas non plus si l’USAF travaille sur un système parallèle notamment basé dans l’espace en complément. Des compléments devront être encore fait en ce qui concerne les liens de guerre en réseau qui seront engagés avec le F-35 et le futur NGAD. En effet, l’interaction du futur E-7 avec le F-35 et le NGAD pourrait permettre de redéfinir en partie le nombre d’appareils en service.

Ce choix devrait avoir un impact significatif sur le remplacement futur des E-3 « Sentry » en service au sein de l’OTAN. Cette question est déjà sur la table au sein de l’Alliance.

 Un E-7 « Wedgetail » modifié

On le comprend, le futur E-7 de l’USAF sera sensiblement différent de la version actuelle en service en Australie, en Corée du Sud et en Turquie. Si rien n’est précisé pour l’instant, ce futur E-7 devrait disposer de nouvelles fonctionnalités basées sur des capteurs plus puissants notamment. Dans ce cadre l’USAF a fait une demande d'informations en février dernier en direction des industriels portant sur des capacités de systèmes et sur une version de radar avancé d'indication de cible en mouvement aérien, un système de commande et de contrôle de gestion de combat (BMC2), l'autodéfense systèmes et systèmes de communication clés comme Link 16 et Mobile User Objective System.

Reste la question du model de B737 qui sera produit. En effet, le E-7 est basé sur la cellule du B737-700, peut produite en comparaison de la -800. Boeing devra donc adapter sa ligne de production, sauf, si c’est cette dernière qui est retenue.

Le B737 «Wedgetail» AEW &C :

Basé sur le Boeing 737-700  «Next-Generation» commercial, l'AEW & C  E-7A est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci  grâce à son  radar à balayage électronique radar qui retransmet à  l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1.000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

 

 Photo : Actuel E-7 australien@ RAAF

 

11:49 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usaf, boeing, e-7 wedgetail e-3 sentry, awacsa, otan |  Facebook | |

01/04/2022

Boeing choisi pour développer le futur AWACS !

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L’avionneur américain Boeing a remporté un contrat de l'Agence OTAN de soutien et d'approvisionnement (NSPA) pour mener une étude de réduction des risques et de faisabilité des futurs concepts de surveillance, de commandement et de contrôle aériens. L'étude menée par une équipe industrielle dirigée par Boeing guidera les efforts de développement des capacités des membres de l'alliance avant le retrait prévu de l'E-3 AWACS de l'OTAN en 2035.

« Nous nous engageons à aider l'OTAN et ses alliés à relever les défis de sécurité en constante évolution », a déclaré Kim Stollar, directeur général de Boeing, Affaires gouvernementales de l'UE et de l'OTAN. « L'expertise combinée en ingénierie et en aérospatiale de notre équipe nous permettra de proposer un concept technique qui fournira les moyens les plus efficaces pour répondre aux besoins futurs de l'OTAN en matière de surveillance, de commandement et de contrôle.

Boeing s'est associé à des partenaires industriels de premier plan de l'OTAN par le biais de l'équipe ABILITI pour fournir une véritable expertise multinationale et multidomaine axée sur un système de systèmes. Ce partenariat compte Indra (Espagne), Leonardo (Italie), Inmarsat (Royaume-Uni) et Thales (France) d ESG Elektroniksystem- und Logistik-GmbH (Allemagne), Lufthansa Technik (Allemagne) et Mott MacDonald (Royaume-Uni).

  Sous l’initiative de l’Otan

L'initiative Alliance Future Surveillance and Control (AFSC) porte sur la manière dont l'OTAN continuera à surveiller efficacement le ciel au-dessus du territoire allié lorsque sa flotte actuelle d'avions du système aéroporté d'alerte et de contrôle (AWACS) atteindra la fin de sa durée de vie en 2035.

Par cette initiative, l'OTAN redéfinit fondamentalement la façon dont elle mènera la surveillance, le commandement et le contrôle à l'avenir. Afin de tenir compte des menaces futures et des technologies émergentes, l'OTAN travaille avec des experts des domaines scientifique, technologique, industriel et militaire pour encourager des solutions innovantes.

L'OTAN étudie une gamme de nouvelles technologies et différentes options pour remplacer les avions AWACS - les "yeux dans le ciel" de l'OTAN. Ceux-ci pourraient inclure différentes combinaisons de systèmes dans les airs, sur terre, en mer, dans l'espace et dans le cyberespace. Les besoins AFSC de l'OTAN pourraient être satisfaits grâce à une combinaison de solutions nationales, multinationales et financées par l'OTAN.

L'OTAN a convenu d'exigences de haut niveau pour définir ce que l'on attend des futurs systèmes et pour s'assurer que les capacités alliées sont capables de fonctionner comme une force pleinement intégrée. De cette façon, l'OTAN contribue à éclairer les décisions futures des Alliés concernant leur planification à long terme et l'acquisition de nouvelles capacités.

 Rappel

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La mise au point des premiers « AWACS » remonte à la Seconde Guerre mondiale avec le projet « Cadillac », mais devant le peu d’intérêt de l’époque, il faudra attendre les années 50 pour voir se concrétiser le projet avec l’EC-131 Warning Star dérivé du Super Constellation. Développé avant la mise au point des radars à effet Doppler ces avions étaient efficaces pour la détection à longue distance, mais avaient des performances faibles pour la détection vers le bas. Il faudra attendre 1964 et le Grumman E-2 Hawkeye de l’US Navy pour arriver au standard actuel des AWACS.

Le système d'avertissement et de contrôle aéroporté Boeing E-3G (AWACS) a défini un nouveau mode de guerre pour l'armée américaine lorsque le modèle original a été introduit en 1978. En centralisant la détection et le commandement et le contrôle aéroporté sur une plate-forme unique. Avec l’AWACS il est devenu possible d’improviser de nouvelles tactiques offensives et défensives en temps réel. Avec le temps, l’importance de l’E-3G en a fait une cible extrêmement précieuse pour un éventail d’armes émergentes, à longue portée appelées « tueurs AWACS ».

Aujourd’hui plusieurs modèles de systèmes radarisés aéroportés sont disponible sur le marché, notamment monté sur des jets d’affaires.

En conséquence, les responsables de l'US Air Force et de l'OTAN ont débutés une réflexion en vue du remplacement de leurs flottes d’avions E-3 respectives en utilisant une approche de systèmes distribués.  Toutes les options envisagées à ce stade ne sont pas encore pleinement développées. Il est important de se rappeler que la flotte E-3 remplit deux fonctions différentes : l’alerte avancée aéroportée (AEW) et le commandement et contrôle. Pour autant le Boeing E-7 « Wedgetail » semble être le favori pour l’instant au sein de l'USAF et de l'Otan en vue de servir de base du futur AWACS.

Photos : 1 l’E-7 de Boeing@ Boeing 2 l’actuel B707 AWACS @ Otan

31/03/2021

Les premiers F-16 roumains au complet ! 

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C’est fait, le 17ème avion de combat de type F-16 a été livré à la base aérienne de Borcea en Roumanie. Cette livraison complète une commande qui a commencé en 2016, lorsque la Roumanie a acquis 12 avions de combat de type Lockeed Martin F-16AM/BM Block 15 (neuf monoplaces et trois biplaces), avec cinq autres F-16 (quatre monoplaces et un biplace).

La capacité opérationnelle initiale (CIO) de Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) a été déclarée en mars 2019 sur le nouvel avion.  

Rappel :

La Roumanie a acquis le F-16 pour remplacer ses chasseurs MiG-21 « Fischbed » de l’époque du Pacte de Varsovie, qui ont ensuite été mis à niveau par Israël standard « Lancer ». Durant cette période de transition, le pays a été soutenu par l'OTAN, qui effectue des missions de police aérienne depuis la base aérienne de Mihail Kogalniceanu près de Constanta sur la mer Noire. Cette mission de police aérienne du sud comprend également l’espace aérien bulgare, ce pays entamant lui aussi le processus de remplacement de ses anciens chasseurs MiG-29 « Fulcrum » de l’époque du Pacte de Varsovie par le F-16.

F-16 MLU :

Ces 17 appareils ont subi le programme de modernisation MLU (Middle Life Update) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal. Ils ont également été adaptés selon une demande est spécification de la Roumanie au standard M.5.2R.  Bucarest a annoncé que les 17 appareils seront surélevés à un nouveau standard appelé M.6.X par la suite. 

36 à 48 avions :

Bucarest ne veut pas en rester là, la dotation actuelle de 17 F-16 est insuffisante pour assurer le minimum de la sécurisation de l’espace aérien roumain (formation, police du ciel). Dont l’Otan continue d’appuyer la sécurisation. Pour ce faire un ordre de suivi des F-16 des États-Unis de 36 à 48 appareils supplémentaires pour équiper deux escadrons supplémentaires est prévu par le pays.

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Photos : F-16 de la RoAF @ RoAF