22/02/2021

Le futur MiG-41 est entré dans sa phase de développement !

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Le groupe russe aéronautique Rostec Corporation, propriétaire de l’avionneur Mikoyen Gourevitch alias « MiG », confirme que le MiG-41 PAK DP est entré officiellement dans sa phase de développement. L’avion doit venir remplacer les actuel MiG-31BM en service actuellement.

Le MiG-41 PAK DP (Prospective air complex for long-range interception) sera un avion furtif lourd. Il devrait se situer dans la gamme des appareils de 5 ++ ème ou 6 ème génération. La conception du MiG-41 a été finalisée à la fin de 2019, parallèlement à l'achèvement des travaux de recherche. En 2020, dans ce cadre de recherche, le ministère russe de la Défense a sélectionné le projet le plus prometteur. Les travaux sur l'intercepteur supersonique MiG-41 PAK DP utilisent les projets MiG-701 (Izdeliye 7.01), MiG-301 et Mikoyan MiG-321 commencés dans les années 1990. En tant qu'intercepteur à long rayon d’action, sa mission principale est censée compenser les futurs avions de reconnaissance actuellement développés par les États-Unis et la Chine. L’avion transportera un système de missiles intercepteurs à longue portée multifonctionnel (MPKR DP) qui distribuera plusieurs sous-missiles afin d'augmenter les chances d'intercepter des armes hypersoniques. Le PAK DP est également destiné à transporter des missiles antisatellites. 

Remplacer les MiG-31 :

Le bureau d’étude de MiG travaille sur la conception du nouvel avion depuis 2013 qui, selon certaines affirmations russes, pourrait atteindre des vitesses époustouflantes de Mach 3,5 et Mach 4,5. Pour atteindre de telles vitesses, c’est toute la conception des moteurs qui devrait être revue.  En effet, la limite pratique des turboréacteurs conventionnels est d'environ Mach 3,5. Le flux d'air à de telles vitesses rend l'utilisation d'un compresseur complètement inutile, c'est pourquoi un tout nouveau type de moteur doit être conçu si l'avion devait atteindre des vitesses plus élevées, soit un statoréacteur utilisant des ondes de choc pour comprimer l'air avant l'allumage, soit un turboramjet. Soit un turboréacteur et un statoréacteur logés dans la cellule, le flux d'air devant être redirigé par un séparateur. Mais les Russes arriveront-ils à réaliser une telle motorisation ? 

La solution du turboramjet a été proposée dans le cadre du Projekt Maksimum et dénommée D-102. Ces moteurs seraient capables de passer en mode statoréacteur afin de maintenir les vitesses de croisière maximales de Mach 4+ pendant des périodes de temps relativement longues. Cependant, ces moteurs à double usage seraient très probablement trop massifs pour être montés dans le fuselage. A moins de les montés à l’extérieur du fuselage. De fait, il est fort possible que le MiG-41 PAK-DA sera moins rapide que prévu, mais il surpassera les capacités actuelles du MiG-31. Le MIG-41 ne devrait pas être un avion spatial ni hypersonique.  

La Russie recherche depuis longtemps le remplacement de la flotte vieillissante d'avions de combat MiG-31 pour développer un nouvel intercepteur à longue portée, qui cherchera à s'appuyer sur le concept de base du MiG-31. La flotte d’avions de combat MiG-31 du pays devrait prendre sa retraite d’ici 2028 - 2030. Le chef de l'usine MiG a affirmé lors du Salon aéronautique de Moscou en 2017 qu'il s'agirait d'un avion complètement nouveau, « où des technologies entièrement nouvelles pour travailler dans la sphère arctique seront appliquées ». L’avionneur MiG explique que le concept « après qu'un projectile hypersonique est détecté par les radars au sol ou le réseau d'alerte précoce de la Russie, le MiG-41 lancera un missile intercepteur à longue portée. Ce missile se divisera en sous-missiles plus petits, qui attaqueront ensuite le projectile « de front ».

Le MiG-41 emportera également des missiles air-air à longue portée R-37, en plus de nouveaux missiles spécifiques. Selon Rostec Corporation, l’avion devrait entrer en service d’ici 2030. Tout comme les affirmations de vitesses, on peut en douter. La conception du MiG-41 avec des prototypes, puis des appareils de préséries pour ouvrir la voie à une production en série ne devrait pas intervenir avant 2035 au plus tôt, si tout va bien.

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Photos : Images de synthèses d’artistes du MiG-41

 

 

 

20/02/2021

L’Indonésie rêve de Rafale et de F-15EX !

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Jakarta va-t-elle enfin se décider pour un type d’avion de combat ? Les annonces se succèdent en faveur d’un type ou d’un autre depuis plusieurs mois, mais sans résultat jusqu’ici. 

Rappel :

En 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat était estimé à 1,14 milliards de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense russe. En parallèle, l’Indonésie avait fait mention de son intérêt pour le Lockheed Martin F-35A. Cette demande a été finalement rejetée par Washington qui a finalement proposé des avions F-16 « Viper » Block 70/72 et Boeing Super Hornet.

Exit le Su-35 et l’Eurofighter :

Il semble bien que cette fois les offres russes avec le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » et autrichiennes avec les Eurofighter T1 d’occasions soient définitivement tombées aux oubliettes. Deux appareils semblent maintenant avoir les faveurs de l’Indonésie, soit le Rafale de Dassault et le nouveau F-15EX en version export (similaire au Qatar) de Boeing.

Bataille de communiqués :

Jakarta jour la carte de la concurrence entre Boeing et Dassault. Pour cela, le gouvernement indonésien caresse les deux avionneurs dans le sens du poil. A tel point, que la presse de deux pays par l’intermédiaire de l’avionneur américain et français, annonce le même achat ! En effet, les deux concurrents annoncent un achat portant sur 36 avions de combat. Autant dire qu’à ce stade la lectrice et le lecteur peuvent se retrouver bredouilles sur les réelles volontés de choix de l’Indonésie.

Pour tenter de mettre de l’ordre dans ce qui ressemble à une bataille d’information, je citerais les propos évoqués la semaine dernière du maréchal de la Force aérienne Indonésienne (TNI-AU), Fadjar Prasetyo, qui a déclaré aux médias lors d'une conférence de presse que le plan de passation des marchés est actuellement géré par le ministère de la Défense, qui examine l’achat de 36 Boeing F-15EX et de 36 Dassault Rafale. A noter que le pays s’intéresse également à l’avion d’alerte lointaine Saab GlobalEye et à l’avion de transport C-130J « Super Hercules ».

Ces moyens aériens devraient être acquis par étapes, selon le maréchal de la TNI-AU. La question d’un achat mixte de F-15EX et de Rafale reste encore possible, mais les moyens financiers du pays sont relativement faibles et la situation du COVID n’a bien évidemment rien arrangé. Historiquement parlant, Jakarta n’a jamais acheté d’avion français et le Rafale serait donc une grande première pour le pays.

Photo : F-15EX export qatari et Rafale indien @ Boeing & Dassault

 

 

08/02/2021

Croatie, une Short List avec le Rafale et le F-16 Viper !

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Le gouvernement croate a émis une recommandation en vue du choix final du futur avion de combat. Cette recommandation fait figure de « Short List » avec deux appareils qui auraient obtenus une préférence en vue du choix définitif.

Les avions initialement en compétition :

Au total, quatre pays sont engagés dans la compétition croate, il s’agit : d’Israël avec le F-16 « Barak », les USA avec le Lockheed-Martin F-16 « Viper », la Suède avec le Saab Gripen C/D MS20 et la France avec le Dassault Aviation Rafale F-3R.

Short List :

La commission gouvernementale croate a donc hémis une recommandation concernant deux appareils. Il s’agit du Rafale F-3R de Dassault Aviation et du F-16 Block70/72 « Viper » de Lockheed-Martin. Il semble que concernant, l’avion français, l’offre concerne des F-3R d’occasions qui seraient donc cédés par l’Armée de l’air française, sous le même principe que pour la Grèce par exemple.

Un doute subsiste :

La nouvelle de cette « Short Liste » est excellente pour Dassault aviation et Lockheed-Martin. Cependant, le processus du choix et d’acquisition risque de prendre du retard et peut-être même stoppé. En effet, la Croatie vient de subir un important séisme. Les coûts de reconstruction pourraient bien péjorer la compétition en vue du remplacement des MiG-21.

Selon le calendrier, la décision d'achat de l'avion devrait être publiée en mars ou au début avril de cette année au plus tard. Mais un retard pour l’instant possible. On notera que le gouvernement Croatie n'a pas renoncé à se doter d’un nouvel avion de combat.

Lockheed-Martin F-16 Viper :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Dassault Rafale F-3R d’occasion :

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De son côté la France offre le Dassault Rafale F-3R capables d'assumer de nombreux rôles de mission différents avec une gamme d'équipements, à savoir des missions de défense aérienne, de supériorité avec des missiles air-air Mica IR et EM, et des attaques au sol de précision utilisant généralement des missiles de croisière SCALP EG et AASM Hammer air- missiles à la surface. En outre, des missions antinavires peuvent être menées à l'aide du missile AM39 Exocet, tandis que les vols de reconnaissance utilisent une combinaison d'équipements de capteurs embarqués et externes basés sur des nacelles. L’avion est doté du radar AESA Thales RBE2 avec les fonctions de suivi de terrain. La norme F-3R comprend également l’installation d’un système anticollision automatique au sol (AGCAS) et diverses améliorations apportées au radar RBE2, au système de guerre électronique Spectra, à la nacelle Reco NG et au système de navigation par inertie.

Avec la norme F-3R, le Rafale Marine sera également équipé d’une nacelle de ravitaillement en vol de nouvelle génération. Le F-3R peut notamment utiliser les armements suivants : bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer, la capacité de frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque en mer avec missile Exocet AM39 BlockII. La reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos et le ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre de type « buddy-buddy ». Sans oublier la dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Un choix ouvert :

Difficile de prévoir qui du Rafale et du F-16 l’emportera. L’avion américain bénéficie d’un coût à l’heure de vol plus faible et d’un fort appuis de la part du gouvernement américain nouvellement entré en fonction, de plus les opportunités d’échanges avec les pays voisins ayant également choisi le F-16 sont importante. Pour autant, le Rafale est une option très intéressante qui permettrait à la Croatie de renforcer sa position au sein de l’Europe. La question politique sera très probablement déterminante tout comme les coûts d’achat et de fonctionnement.

 

Photos : 1 Les avions en compétition initialement 2 Le F-16 Viper @ LM 3 Le Rafale F-3R@ Dassault

26/01/2021

La Grèce a signé le contrat portant sur 18 Rafale !

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Cette fois c’est fait, Athènes a signé un contrat d’une valeur d’environ 2,5 milliards d’euros, portant sur douze appareils d’occasion et six avions neufs. Les six premiers avions, issus de l'inventaire de l'armée de l'air française, devraient arriver dès juillet 2021 en Grèce. Le reste de la commande sera livré en deux fois sur six en 2022 et 2023. Selon Athènes, les Rafale seront basés à Tanagra, la base de la 114e Escadre de combat de l'Armée de l'air hellénique.

Cette acquisition fait partie des plans de la Grèce visant à renforcer sa capacité de défense alors qu'elle fait face à des tensions accrues avec la Turquie concernant leurs eaux territoriales respectives dans la région de la Méditerranée orientale.

Le détail :

La ministre française de la défense Madame Florence Parly a détaillé cette commande en trois éléments : Un contrat porte sur la livraison de 12 Rafale au standard le plus récent (F3R) prélevés sur la flotte des forces françaises et de 6 avions de combat neufs. Ce premier contrat a été signé par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Le second concerne l'armement avec des missiles de croisière Scalp, antinavires AM39 Exocet et air-air Mica et Meteor. Il a été paraphé par Éric Béranger, PDG du missilier européen MBDA. Le troisième concerne des prestations de services et de formation, dont un simulateur de vol.

Premier contrat en Europe :

Ce contrat avec Athènes est également le tout premier en direction d’un pays européen. Cette vente va permettre de donne un peu plus de visibilité à l’avionneur en français qui travaille sur d’autres projets de ventes.  

Ankara calme le jeu :

La profonde modernisation de l’armée grecque avec la modernisation de ses F-16 au standard Block70/72 « Viper », la commande du Rafale suivie prochainement par des F-35 ainsi que d’autres systèmes d’armes, semble avoir calmé les ardeurs de la Turquie. En effet, après près de cinq années d’interruption, la Turquie a repris le contact avec Athènes en vue de trouver une solution à leur différent en méditerranée.

Photo : Rafale @ Dassault

25/01/2021

Avions de combat, l’Argentine en discussion avec la Russie !

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L’Argentine continue d’explorer les possibilités d’achats pour un nouvel avion de combat. Ces dernières années, le pays n’a pu acquérir aucun appareil et ceci à cause de l’embargo britannique. Les tentatives de ventes de l’avion suédois Saab Gripen E ou plus récemment le coréen KAI FA-50 ont toutes été avortées par le fait que des éléments de fabrication anglaises se trouvaient à bord. De l’autre, français et américains ont suivi la demande de « non exportation » demandée par Londres. Seuls 5 avions de type" Super Etandard " d'occasions avait pu être vendus à l'aéronavale argentine en 2017 *.

Bueno Aires poussée dans les bras de Moscou :

Je l’expliquais, il n’y pas si longtemps dans un article précédent, cet embargo risque à terme de pousser l’Argentine en direction de la Russie et peut-être même de la Chine. C’est exactement ce qui semble se réaliser. Dans une information relayée par plusieurs médias spécialisés en Amérique latine, on apprend que le commandant de l'armée de l'air argentine, le brigadier-major Xavier Isaac, a rencontré l'ambassadeur de Russie dans le pays, Dmitri V.Feoktistov, avec qui il a discuté des perspectives de coopération technique et militaire bilatérale entre les deux nations le 19 janvier dernier. Il en ressort que la Russie offre un large panel d’équipement militaire avec notamment :  l'avion d'entraînement Yakovlev Yak-130, les avions de combat MiG-35 et Sukhoi Su-30SM. Les offres comprendraient également une participation à l’assemblage des aéronefs avec un transfert de technologie partiel et de l’entretien.

Mise en garde :

De son côté, l'ancien Général de l'US Air Force Robert C. Kehler explique que la modernisation de l'aviation argentine avec des aéronefs russes, serait une catastrophe politique, qui aurait de graves répercussions à l'avenir. En effet, s'ajoutant au non règlement de la crise des Malouines, l'Argentine prendrait un sérieux avantage à l'avenir en cas de détérioration des relations avec l'Angleterre. Celle-ci, devrait alors renforcer son dispositif militaire sur l'île de la discorde, ce qui compliquerait sérieusement son planning de modernisation de ses forces armées.

Les offres russes à l’Argentine :

Yakovlev YAK-130 :

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Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002. Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Leonardo, mais suite à de nombreuses différences de point de vue chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaines de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 2’000 kilomètres et une vitesse maximale de 1’060 km h en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de 3’000 kg, composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à équipés de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5 de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée.

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. L'avionique répond au Standard MIL1553 et peut être adapté aux besoins du client. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance

Le MiG-35 « Fulcrum-Foxtrot » :

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Le MiG-35 « Fulcum-F » (Foxtrot) représente un développement ultime du célèbre MiG-29. Il est un dérivé du MiG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MiG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km à l’est de Moscou.

Les ingénieurs de MiG ont mis l'accent sur la fiabilité de la cellule, des moteurs et de l'avionique. Le chef de la direction de MiG, Sergei Korotkov, a déjà déclaré que le MiG-35 dispose d’une vitesse de Mach 2,23 et une portée opérationnelle 1,5 fois plus longue que le MiG-29 actuel. Il dispose deux impressionnants moteurs Klimov RD-33OVT munis de buses bidirectionnelles de vectorisation de poussée. Cela contraste avec les avions comme le Su-35 actuel et le F-22 « Raptor » américain qui n'utilisent que la vectorisation de poussée verticale à un seul axe.

Le MiG-35 est équipé d'un système de ciblage électro-optique NPK-SPP OLS-K. Le système de ciblage et de surveillance OLS-K est monté directement sur l'avion sous le fuselage droit (tribord) sur la nacelle du moteur. Le capteur OLS-K peut suivre les véhicules en mouvement sur 20 kilomètres et les contacts de surface en mer pendant 40 kilomètres. Un télémètre laser intégré calcule la distance de la cible jusqu'à 20 kilomètres. L’avion dispose d’un système de désignation laser pour les armes guidées. Le nouveau télémètre laser et télémètre PPK permet au MiG-35 de guider de façon autonome des munitions de précision de la même façon que les F-15 E américain. A noter que cette nouvelle capacité de ciblage par précision pour les armes air-sol, est en soi une nouveauté dans la doctrine aérienne russe.

Le MiG-35 dispose du radar actif à balayage électronique (AESA) Zhuk-MAE (Zhuk-AE pour l’exportation) d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et en engager 8. L’avion mettre en œuvre les derniers systèmes d’armes russes, dont les missiles R-77 et K-74M. La charge militaire avoisine maintenant les 6 tonnes. En matière d’avionique le pilote dispose d’un cockpit doté de 4 écrans couleur LCD.

Le Sukhoi Su-30SM :

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Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version le Su-30 MKI, le « SM » dispose de plans canard et de tuyères avec poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31FP.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA/PESA) du Tikhomirov Scientific Research Institute de type BAR-R N-011M couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. La particularité du radar vient du fait que celui-ci est une transition entre PESA et AESA dans la mesure où il adopte les technologies des deux: chaque émetteur-récepteur du réseau d'antennes du N-011M possède son propre amplificateur de récepteur, identique à celui de l'AESA et avec un niveau de bruit de 3dB, qui est également dans la même classe de tableaux AESA. Cependant, pour la transmission, le N-011M utilise la technologie PESA, avec un seul tube à ondes progressives Chelnok, qui est utilisé pour l’émetteur EGSP-6A.

L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS est couplé au système de navigation SOLT-25. Celui-ci est spécifique pour la navigation en conditions difficiles. Un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27 équipe l’aéronef de série. Par ailleurs, l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2/R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau jusqu'à 16 chasseurs Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le Khibiny est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie. L’avion est doté du système de ciblage SVP-24 qui permet l’usage d’armes guidées ou non.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol, mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes. L’avion emporte de base un canon de 30mm GSh-30-1.

*vente de Super Etandard à l'aéronavale argentine:

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2017/10/07/l-argenti...

 

Photos : 1 Su-30SM 2 Yak-130  3 Mig-35 4 Su-30SM @ UAC