01/07/2022

La Tchéquie et la Grèce se rapprochent du F-35 !

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La Tchéquie pays prépare le remplacement de sa flotte de 14 Saab JAS-39 Gripen C/D en location auprès de Saab. Le futur avion devra arriver pour 2027-2028. De son côté, la Grèce est engagée dans une phase finale de négociations en vue de l’achat de l’avion américain.

Tchéquie évaluer  et obtenir le meilleur

L'armée de l'air tchèque a déjà mené une première étude afin d’évaluer ses besoins en rapport avec l’évolution de la guerre aérienne. Trois avions ont été à ce jour retenus soit : le Saab JAS-39 Gripen E, l’Airbus Eurofighter T4 (Quadriga) et le Lockheed Martin F-35A « Lightning II ».

Selon le ministère tchèque de la Défense, ce dernier envisage maintenant de remplacer les 14 JAS-39 Gripen C/D acquérant au moins 24 chasseurs Lockheed Martin F-35A.  L'information a été confirmée par Lockheed Martin lors du salon aéronautique ILA de Berlin le 22 juin 2022. Le F-35A est considéré maintenant comme le favori. Avec un total de 24 appareils le pays disposerait ainsi d’un escadron tactique supplémentaire par rapport à la flotte actuelle en service.

Le choix du F-35 qui encore être confirmé pourrait parfaitement s'intégrer aux systèmes d'armes actuels et futurs de l'OTAN pour les prochaines décennies. Il est aujourd’hui considéré comme l’avion le plus moderne et le plus sophistiqué en Occident.

Selon la ministre de la Défense Jana Černochová la décision finale pourrait tomber d’ici quelques semaines voir au tout début de 2023. L’achat serait effectué de gouvernement à gouvernement, le pays compte acheter l’avion complet avec armes, simulateurs et équipement connexes.

Du côté de Lockheed

Du côté de l’avionneur, JR McDonald, vice-président de la stratégie et du développement commercial du F-35, déclare : "Des discussions sont en cours avec deux pays intéressés par l'achat du F-35",  L'autre pays à avoir entamé des discussions est la Grèce, avec un achat potentiel de 20 F-35A. "Pour autant que je sache, la République tchèque est plus proche de prendre une décision rapidement."  

Et la Grèce

Hier, le  Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, a annoncé vouloir acquérir dans un premier temps 20 Lockheed Martin F-35 dans le but de maintenir une forte capacité face à la Turquie. Un escadron est bien confirmé au menu d’Athènes avec  une sérieuse option pour un second. 

Photo : F-35 @ LM

22/06/2022

Berlin accélère le processus d’achat du F-35 !

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Le choix allemand pour remplacer ses avions de combat PANAVIA Tornado par des Lockheed Martin F-35A  « Lightning II » est entré dans un « sprint final » Le Chancelier Olaf Scholz vient de confirmer cette demande lors du Salon aéronautique ILA de Berlin.

Rappel 

En début d’année Berlin a reconsidéré l’avion de combat Lockheed Martin F-35A au détriment du Boeing F/A-18 E/F. Si tout semblait plier il y a quelques mois encore avec la commande effective d’Eurofighter et la préparation d’une commande mixte de Super Hornet et de Growler pour 2022, les essais en Suisse et en Finlande ont relancé le débat en Allemagne. 

L'Allemagne et l’avionneur américain travaillent sur un calendrier accéléré pour mettre l'avion en service avant la fin de la décennie. Selon un porte-parole du gouvernement allemand, Berlin a présenté une lettre de demande à Washington pour acquérir l'avion trois jours seulement après avoir annoncé le 14 mars qu'il avait sélectionné celui-ci dans le cadre du programme de remplacement du Tornado. De son côté le responsable de la stratégie et du développement du F-35 chez Lockheed M. J-.R McDonald, confirme cette demande express.

Lockheed Marti espère finaliser le contenu du paquet d'ici l'automne en préparation du processus d'approbation du Parlement allemand. Les détails du forfait devraient inclure le nombre d'aéronefs, les besoins en formation et les exigences en matière d'armement. L'Allemagne recevra des F-35A au standard Block 4 à la norme Technical Refresh 3 (TR3). Selon la demande allemande, 35 appareils seront commandés. Les appareils seront basés sur les installations de la base aérienne de Buchel

F-35 « made in Italy »

Berlin a par ailleurs fait part de sa demande pour une production en Europe au sein des installation de la FACO à Cameri en Italie. L’Allemagne rejoint ainsi l’Italie, les Pays-Bas et la Suisse qui se sont déjà positionné pour ce choix. L’'installation de Cameri n'est qu'à quelques minutes de vol de la frontière suisse et un survol de cette dernière permettra à l’Allemagne de réceptionner rapidement les aéronefs. Avec la forte demande du F-35 en Europe, Les Etats-Unis se montrent beaucoup plus favorables aux demandes des pays européens de faire produire leurs F-35 au sein de  l'usine italienne d'assemblage final et de contrôle. De plus, cela permet de dégager les lignes de production aux USA et de répondre à la demande initiale de Rome.

Accélération de la production

La capacité de production du F-35 est de 148 avions par an sur les trois lignes d'assemblage final en Italie, au Japon et aux États-Unis et devrait atteindre le chiffre de 158 prochainement. Jusqu'à présent 810 F-35 ont été livrés au total. Lockheed Martin estime que près de 550 F-35 seront en service en Europe d'ici 2035.

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Photo : F-35A @ Aeronautica Militare

29/05/2022

F-35, entre critiques et réalités !

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L’achat du F-35 reste un sujet brûlant même si le résultat des essais tant en Suisse qu’en Finlande est sans appel et ceci par l’intermédiaire de deux méthodes d’analyses qui, au final, arrivent à la même conclusion. Les critiquent du programme proviennent principalement du GAO (Government Accountability Office) américain. Pourtant, le dernier rapport est plutôt positif cette fois et les remarques doivent être mises en parallèle avec un autre rapport, celui du CBO (Congressional Budget Office). Nous verrons ici en détail les remarques du GAO et celles du CBO, histoire d’y voir plus clair.

La transparence à l’américaine

Le premier élément dont il faut avoir l’œil, concerne l’extrême transparence pratiquée aux Etats-Unis à travers les rapports du GAO, soit l’organe d’audit et d’évaluation des comptes publics et du CBO, soit le bureau du budget du Congrès. Cette manière de procéder est en soi unique et n’a pas d’équivalence en Europe du moins en ce qui concerne la transparence. Entendez par là que les livres blancs et autres commissions ne publient simplement pas l’ensemble des informations concernant les coûts, retards et les fameux « correctifs systèmes ». Aux USA seul les programmes et parties de programmes hautement confidentiels échappent aux GAO/CBO.

Cette différence de transparence sonne comme du pain béni pour les concurrents européens du F-35 qui profitent de jeter de l’huile sur le feu. Cette manière de procéder vise surtout les journalistes non spécialisés et citoyens lambdas qui se laissent ainsi tromper sur les réalités. On remarquera que nombreux sont les systèmes d’armes américains qui ont été passés sous la critique depuis plusieurs années.

Il est par ailleurs important de connaître les objectifs du GAO et CBO qui diffèrent profondément. Le GAO travaille sur l’aspect « comptable » tandis que le CBO analyse l’impact « terrain ». Élément notable, les rapports émis par les deux groupes concernent exclusivement les achats et développements de systèmes aux USA. Ces derniers ne se préoccupent pas des acquisitions de matériels américains de la part de clients à l’exportation.

Le dernier rapport du GAO

Le rapport identifie un total de trois problèmes méritant une discussion approfondie : (1) retard d'approbation pour entrer dans la production à plein régime ; (2) des coûts croissants et des délais plus longs pour mettre en œuvre les mises à niveau pour le Block 4 et (3) les incertitudes entourant le système de suivi des besoins logistiques de l'avion.

Point 1 : Oui, la production est à taux faible, cependant Lockheed Martin a produit 139 appareils en 2021 et 800 aéronefs sont maintenant en service. Plutôt rassurant au regard des concurrents qui produisent nettement moins à taux plein. Le fait que le F-35 n’obtienne pas encore sa pleine production est dû essentiellement au fait que le Navy Sea Systems Command n'a pas terminé le développement d'un simulateur nécessaire "pour mener des scénarios de tests complexes que le bureau du programme ne peut pas reproduire dans un environnement réel". Le bureau du programme conjoint (JPO) du F-35 estime qu'il ne devrait pas donner le feu vert final à la production à plein régime tant que les tests sur simulateur ne sont pas effectués. Cependant, le F-35 fonctionne en réalité extrêmement bien pour l'US Air Force, la marine et le corps des marines et à l’étranger notamment en Israël, en opération bien réelles dans le ciel Syrien. Les systèmes d’analyses actuels pour les avions de 4 ème génération ne permettent pas d’être utilisés pour le F-35. En Europe, il faudra également développer un tel système pour valider les futurs programmes SCaF et Tempest.

Point 2 : les retards de la mise au point du standard Block 4. Oui, il y a un nouveau délai, mais ce dernier résulte d’un facteur important. En effet, les clients du F-35 ont demandé l’ajout de 25 fonctionnalités supplémentaires ne faisant pas partie du cahier des charges initial. Il est donc normal de se retrouver avec un calendrier sensiblement bouleversé. En ce qui concerne les coûts, le prix total pour mettre à niveau les F-35 sur une décennie est toujours inférieur à 1% des coûts du cycle de vie de l’avion. Et signalons au passage que ces coûts de développement sont à la charge des pays membres des trois cercles d’investissement du programme F-35. La Suisse comme la Finlande ou l’Allemagne ne paieront pas de surcoût mais bénéficieront des fonctionnalités additionnelles.

Point 3 : le système d'information logistique autonome ALIS a coûté aux contribuables 28 millions de dollars (environ trois minutes de dépenses fédérales aux taux actuels) pour corriger les lacunes d'ALIS. Pour autant, le rapport reconnaît que même sans développer un remplaçant pour ALIS, certains objectifs clés ont été atteints, tels que la réduction de la taille du matériel et l'obtention d'un meilleur accès aux données techniques. Le système sera remplacé par ODIN, plus compact et fiable, dont les premiers essais ont d’ailleurs confirmé non seulement le potentiel, mais également les qualités de fonctionnement.

Correctifs systèmes

Le GAO reconnaît qu’il n’y a plus de problèmes graves qui péjorent le F-35. En ce qui concerne les « correctifs systèmes » ils sont passés sous la barre des 800. Précisons que ceux-ci comprennent également les demandes spécifiques des clients. Est-ce anormal ? Certainement pas, car tous les aéronefs civiles ou militaires ont, ce que l’on nomme, des correctifs systèmes qui, tout au long de la vie d’un aéronef sont parfois corrigés ou pas. De fait, lorsqu’un aéronef atteint sa fin de vie, il n’est pas rare que ce dernier le soit avec des « correctifs non réglés ». La sécurité a-t-elle été altérée ? Non en aucun cas. Là, encore il est important de mentionner qu’aux USA, on parle ouvertement de ces correctifs. Par contre, en Europe, la langue de bois est de mise. Combien de « correctifs systèmes » sont inventoriés pour le Rafale ou l’Eurofighter? Silence radio !

Exemple

Lorsque nous avons réceptionné les premiers les F/A-18 Hornet en 1996, pas moins de 917 « correctifs systèmes » étaient connus. Depuis, un certain nombre ont été » corrigés et d’autres en décembre dernier avec l’introduction de la dernière version logiciel disponible. Cependant, certains de ses « correctifs identifiés » ne seront jamais modifiés au moment de la retraite du Hornet.

Anecdotes à propos du GAO

Le travail du GAO a toujours été entrepris dans un cadre très comptable, vous l’aurez compris, et le contribuable américain ne s’en plaindra pas tout comme les clients à l’exportations vu que l’objectif de baisser les coûts est en définitif le point central. Pour autant, cette vision très basée sur les chiffres a donné lieu à des recommandations qui prêtent à sourire avec le recul :

A la fin des année 70, le programme du F-16 « Fighting Falcon » était sur la sellette, au point qu’en 1982, un rapport du GAO concluait qu’il fallait stopper toute la production du F-16 dès le 600ème appareil ! Aujourd’hui, le F-16 est toujours en production !

A la même époque, le démonstrateur YF-17 était lui aussi dans le viseur comptable du GAO. Ce dernier expliquait qu’il ne fallait pas construire le F/A-18 « Hornet » qui ne serait qu’un avion mort-né issu d’un démonstrateur plein de lacunes « le YF-17 ! »

Que dit le rapport du CBO d’avril dernier

Le CBO n’a pas toujours été tendre avec le programme F-35. En 2016, ce dernier avait produit un rapport très négatif sur les coûts de production du F-35 qui péjoraient le fonctionnement des unités. Dans son dernier rapport datant d’avril 2022, le CBO s’est attelé à sa tâche principale « l’étude du fonctionnement du F-35 dans le terrain ». Dans ce rapport, le Bureau du budget du Congrès (CBO) analyse la disponibilité et l'utilisation des avions de combat F-35 du ministère de la Défense (DoD). Le CBO calcule les taux de disponibilité des aéronefs en divisant le nombre d'heures pendant lesquelles les aéronefs sont à la fois aptes à la mission et en possession d'escadrons opérationnels par le nombre total d'heures d'aéronefs pour l'ensemble de la flotte tout en tenant compte des aéronefs en maintenance. Un avion apte à la mission peut accomplir au moins une de ses missions principales ou toutes en mêmes temps. Les capacités de survie sont également prises en compte.

Évolution de la disponibilité

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Les différents Corps de l’armée américaine (USAF, USMC, US Navy, National Guard) exploitent actuellement environ 450 avions de type F-35 et prévoient d'en exploiter environ 2’500 d'ici le milieu des années 2040. Les F-35 ont commencé à être exploités en 2011. La disponibilité des F-35A et des F-35C a diminué entre 2015 à 2018, mais a augmenté en 2019 et 2020. (La disponibilité est mesurée comme le pourcentage de temps pendant lequel un avion peut voler en formation ou en mission.)

En 2021, les taux de disponibilité des trois flottes de F-35 étaient plus élevés que ceux de la plupart des autres avions de combat en service au États-Unis.

Le rapport explique que bon nombre des F-35 plus anciens ont passé de longues périodes totalisant un an ou plus, à subir une maintenance afin d’être amenés à des normes opérationnelles complètes grâce à un programme de « rafraîchissement technologique » (C’est-à-dire une maintenance approfondie au-delà de la capacité du personnel où l'avion opère).

Le DoD a dû mettre à niveau ces premiers avions pour atteindre les normes opérationnelles actuelles.  A contrario, les F-35, plus récents, n’ont pas nécessité autant de temps pour la maintenance, car ils ont reçu les mises à niveau lors de leur fabrication.

Le nombre total d'heures de vol annuel pour chaque flotte de F-35 a généralement augmenté avec la taille de la flotte.

Les trois flottes de F-35 sont un mélange de nouveaux avions avec peu d'heure de vol et d'avions avec plus de 1’000 heures de vol.

Augmentation des heures de vol

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Le nombre total d'heures de vol annuel pour chaque flotte de F-35 a généralement augmenté à mesure que les flottes se sont développées. Au cours des premières années d'exploitation, les heures de vol par avion ont augmenté pour les trois flottes.

Pour comprendre cette évolution, il faut prendre en compte les facteurs suivants :

 Évolution et maturation de l’avion

Augmentation du stock de pièces détachées

Jusqu’ici, les achats d’avions au sein du Pentagone comprenaient des flottes « nues » sans pièce détachée et armement. L’achat de matériel connexe en dehors de l’avion contribue à une augmentation des coûts à l’heure de vol de l’ordre de 20 à 30% et prétérite la maintenance et la disponibilité des flottes

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Le Pentagone prévoit à l’avenir des achats en « paquets » afin de réduire cette problématique. Cette vision est celle retenue par exemple par la Suisse, la Finlande et l’Allemagne, pour ne citer que ces pays.

Meilleure survivabilité

Le CBO note également l’excellent comportement du F-35 en matière de létalité et de survie. Dans les différents exercices aériens comme « Red Flag », le F-35 réalise des taux d’efficacité face aux appareils de 4 -ème et 4++ génération (appareils US & européens) de l’ordre de 20 contre 1 en combat et accomplit des missions de frappe et de reconnaissance beaucoup plus efficacement que les autres aéronefs. De plus, il est l'avion de combat le plus facile à entretenir dans l'inventaire commun.

Conclusion

Oui, le programme F-35 a été complexe à tout point de vue (coûts, mise au point) mais il s’agit d’une nouvelle génération avec des technologies innovantes qui surpassent de loin les systèmes existants. On ne peut créer le meilleur avion du moment sans avoir à traverser de nombreux écueils. Le GAO est un peu le Pitbull qui ne lâche pas son os. Mais, pour finir, il faut le remercier, car le contribuable américain et les clients à l’export y trouvent  leur compte. Nombreux sont les programmes américains de défense qui ont subi et continuent de subir les attaques de ce dernier, encore faut-il mettre en balance l’ensembles des rapports et surtout de prendre le temps de connaître son sujet. Malheureusement, les raccourcis sont souvent faciles.

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Photos : 1 & 2 F-35 @ USAF Tableaux : 1 & 2 CBO Rapport avril 22 3 Etude Finlandaise @ Pentti Perttula

 

 

 

04/05/2022

F-35, une commission veut un achat rapide !

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Ce mercredi, la commission de la politique de sécurité du Conseil des États (SIK-S) a voté pour que « le Conseil fédéral soit chargé, une fois la décision du Parlement prise, de signer les contrats d’acquisition des 36 avions de combat F-35 avec le gouvernement des États-Unis au plus tard d’ici au 31 mars 2023 (échéance des offres) ». Jusqu'à présent, le Conseil fédéral avait prévu d'attendre que le Parlement ait adopté le message de l'armée avant de signer le contrat d'achat jusqu'à ce que tout vote sur l'initiative populaire « contre le F-35 (Stop F-35) » soit terminé. La ministre de la Défense Viola Amherd a maintenant une opinion différente. Elle soutient la conclusion rapide du contrat. Le SIK-S a également demandé que le déclassement de l'avion F-5 Tiger soit retardé. Cette décision a été prise par 7 voix contre 3 et une abstention.

Les discussions doivent avoir lieu d’abord dans les deux chambres. Une fois que ce sera fait, normalement cet automne, le gouvernement pourra signer les contrats. « La crise actuelle en Ukraine montre clairement à quel point il est important de renforcer les forces aériennes et d'acquérir le F-35 le plus rapidement possible. Le Conseil des États veut empêcher que la validité de l'offre du fournisseur américain Lockheed Martin n'expire, comme l'a déclaré mercredi le président de la Commission Werner Salzmann (SVP/BE) aux médias à Berne. "Cela augmenterait le coût.". Par ailleurs, une éventuelle renégociation des contrats après un vote positif, ne garantirait par les acquis obtenus en ce qui concerne les compensations industrielles. En effet, la demande internationale et telle pour le F-35 qu’il est devenu impossible de garantir au-delà de la date fixée ces dernières. De plus, un retard conduirait inévitablement à un allongement du calendrier de livraison des avions.

En cas de Non

Si l’initiative « Stop-F35 » devait l’emporter dans un éventuel vote, il serait toujours possible de revendre les avions à un autre pays. De fait, le Peuple ne serait pas léser.

Sauver la Patrouille Suisse

Les élus de la commission ont aussi plaidé pour continuer à faire voler la Patrouille Suisse. La question se pose puisque les Tiger, avec lesquels elle vole, doivent être mis hors service en 2025, comme l’a proposé le Conseil fédéral. « Nous n’avons pas besoin du Tiger sur le plan militaire, mais c’est une question émotionnelle. La Patrouille est la figure de proue de l’armée », a déclaré le conseiller aux État Werner Salzmann (UDC/BE).  Une solution devra de toute manière être trouvée avec un nouvel appareils, très probablement le NCPC-7 ou le PC-21.

Photo : F-35 aux couleurs italiennes à Emmen

 

03/05/2022

La Royal Air Force prépare l’achat F-35 supplémentaires !

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Le Royaume-Uni est en négociation avec  Lockheed Martin pour acheter une autre tranche de F-35B. Ce deuxième lot sera composé de 26 appareils, en plus des 48 déjà sous contrat.

S'exprimant lors d'une session du Comité spécial de la défense, le maréchal de l'Air Richard Knighton, sous-chef d'état-major de la Défense, a précisé le chiffre exact pour la première fois en public. La tranche initiale de 48 avions déjà commandés sera livrée d'ici 2025 et Knighton a déclaré que le ministère de la Défense avait désormais le financement en place pour l'achat de 26 autres avions, y compris les frais de soutien et de personnel. Cela portera la flotte britannique à un total de 74 avions.

Lors des négociations avec Lockheed Martin et le JPO, le secrétaire à la Défense a déclaré que l'entrepreneur doit démontrer des réductions des coûts de soutien et appliquer plus d'urgence à l'intégration des armes au Royaume-Uni. Les travaux sur l'intégration de Meteor BVRAAM et SPEAR-3 ont commencé, mais il n'y a pas de date définitive pour leur entrée en service qui dépend en grande partie de la rapidité avec laquelle Lockheed Martin peut livrer la mise à jour logicielle du Block 4 pour l'avion. Le coût d'un F-35B est maintenant d'environ 85 millions de livres sterling, de sorte que le ministère de la Défense dispose d'un effet de levier considérable lors de la négociation d'un accord potentiel de 2,2 milliards de livres sterling. On ne sait pas quand le Royaume-Uni peut s'attendre à la livraison de ce deuxième lot, mais devra réserver des avions à partir des séries de production qui sont divisées en « lots ». L'objectif de LM est de construire 156 jets par an pour les clients du monde entier, mais récemment, les problèmes de COVID, d'inflation et de chaîne d'approvisionnement ont compliqué les négociations pour les lots 15-17 et le prix pourrait commencer à augmenter, inversant la tendance à la baisse à mesure que la production s'est accélérée.

Une troisième tranche

Le maréchal de l'Air Richard Knighton a noté que : «la décision concernant un achat supplémentaire au-delà des 74 appareils sera prise au milieu de la décennie ». « Il est parfaitement plausible que nous ayons une flotte de 138 F-35 comme nous l'avons décrit au début des années 2000. ».  

La RAF prévoit désormais d'avoir 3 escadrons de F-35B de première ligne (le quatrième fera partie de la 3 ème tranche potentielle). Chacun aura une force de 12 à 16 appareils.

Changement de vision

Cette annonce tranche complètement avec celle faite en mars 2021, lorsque Londres  indiquait que le pays ne pouvait pas se permettre d’acheter plus de 48 F-35B. Les commandes devaient même s’arrêter en 2025. Plusieurs éléments ont fait changer la vision de Londres. La Guerre en Ukraine et le besoin de moderniser très vite en est un élément important. De l’autre, les capacités du F-35 qui surpassent celles de l’Eurofighter montrent également que la RAF doit impérativement renforcer sa capacité tous azimut avec l’avion qui représente le mieux ce que sera l’aviation de combat des 30 prochaines années. Le budget militaire va lui aussi augmenté pour répondre à la modernisation des forces. Et dernier point, le futur Tempest ne sera pas opérationnel avant 2045 - 2050, la RAF ne peut tout simplement pas attendre.

La variante F-35B 

La variante du F-35B STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) cette version possède une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage, à l'arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l'atterrissage), ainsi qu'une tuyère principale orientable vers le bas. La soufflante est reliée à la turbine basse pression du réacteur principal. La capacité interne en carburant est réduite à 6,35 tonnes (- 24,22 % par rapport à la version F-35A). Cette variante du F-35 est celle qui est livrée à l'US Marines Corps et la Royal Air Force.

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Photos : F-35B britannique @ RAF