15/04/2021

Plus que trois avions en course en Malaisie :

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La Royal Malaysian Air Force (RMAF) cherche à acheter un nouvel avion formateur polyvalent pour venir remplacer les actuels BAe Hawk 108 formateurs biplace (FLIT) et Hawk 208 monoplace d’attaque au sol (LCA). 

Sous la houlette du programme Capability Development Plan 2055, Il est prévu d’acquérir 36 avions FLIT/LCA en deux étapes. Cette double capacité offre une capacité équilibrée à remplir des rôles de formation pour les pilotes de chasse et diverses missions opérationnelles pour le soutien et l’attaque au sol et la lutte antiterroristes menées dans l'État oriental de Sabah, à la frontière du sud des Philippines. Selon le programme demandé par la RMAF, il est prévu un premier budget pour l'acquisition de 18 avions en phase 1 via la soumission des nouveaux projets 2021 et 18 autres en phase 2.

La RMAF cherche une plate-forme capable de mener efficacement des missions air-air et air-sol, avec une capacité de frappe maritime future. Il doit également être capable de mener des opérations de contre-insurrection, être « économiquement viable » et capable de mener des opérations sur deux théâtres simultanément avec un très court préavis.

Plus que trois candidats :

A fin janvier, ils étaient encore huit à se battre pour obtenir un contrat en Malaisie, soit les KAI FA-50 Coréen, du HAL Tejas indien, du PAC JF-17 Pakistan/Chine, du Yakolev YAK-130 russe, du Leonardo M-346 italien, de l’Hongdu L-15B Chinois, de l’Aero Vodochody L-39NG tchèque et du Boeing T-7 « Red Hawk » USA/Suède. 

Au début du mois d’avril, la RMAF a annoncé dans un communiqué avoir retenu trois appareils suivant : les FA-50 "Fighting Eagle"coréen, le LCA Tejas indien, et le PAC JF-17 "Thunder"» sino-pakistanais. Ce qui surprend d’entrée dans ce choix vient du fait que tous les appareils écoles léger sont éliminés. Ne reste que les aéronefs dit intermédiaires ayant des capacités écoles limitées pour le JF-17 et le Tejas et semi-polyvalentes pour le FA-50. Ce dernier étant le plus polyvalent des trois, mais limité avec une antenne radar mécanique. On le comprend, les moyens financiers du pays étant ce qu’ils sont. Pour autant le nouvel avion viendra épauler les 18 Sukhoi Su-30MKM et 8 Boeing F/A-18 D « Hornet » et des MiG-29N.

Le KAI FA-50 :  

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Le FA-50 est un avion biplace d'attaque au sol doté d’un réacteur General-Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le plafond pratique est de 14’600 mètres et la cellule est prévue pour une durée de 8'000 heures de vol, le T-50 et le FA-50 atteignent la vitesse maximale de Mach 1,4.

La version du FA-50 se différencie par une capacité d’armement étendue soit : un canon General-Dynamic A-50 de 20mm en interne, l’appareil peut être doté de missiles AIM-9 Sidewinder et AIM 120 AMRAAM ou des Python 5, d’AGM-65 « Maverick » et de lance-roquettes LOGIR. Il peut également emporter diverses bombes de types : GBU-58, MK-20, 82, 83, 84.

En ce qui concerne l’avionique, le FA-50 dispose de deux écrans multifonctions en couleurs, d'un HUD et d'un système de manette HOTAS, d'une centrale inertielle laser/GPS Honeywell H-764G de CDVE à triple redondance et il est doté pour l’instant d’un radar Israélien Elbit EL/M-2032 à antenne mécanique.

HAL Tejas MK1A :

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Le LCA Mk1A est un Mk1 amélioré. Une partie de ces dernières proviennent des améliorations testées sur le prototype du MkII. Il s’agit des capacités suivantes : ravitaillements en vol, des capacités de guerre électronique améliorées et l’adjonction du radar Elta EL/M-2052 de type AESA. La variante est capable de tirer le missile MBDA ASRAAM et les missiles air-air au-delà de la portée visuelle (BVR) Astra, en plus de la combinaison actuelle du Vympel R-73 / Rafael Derby-ER. Doté d'un guidage terminal radar actif et d'une liaison de données, l'Astra a été développé par l'Organisation indienne de recherche et de développement pour la défense (DRDO). 

Selon un cadre supérieur de HAL, les sociétés de défense privées qui prendront en charge l'assemblage comprennent : Larsen & Toubro pour les ailes, Dynamatic Technologies pour le fuselage avant, Alpha Tokal pour le fuselage arrière et VEM Technologies pour le fuselage central. 

A propos du JF-17 « Thunder » / FC-1 Xiaolong :

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Le JF-17 « Thunder » (Pakistan) ou FC-1 «Xiaolong» (Chine) est une association sino-pakistanaise. Conçu en Chine par le constructeur d’Etat AVIC, il est cofinancé par le Pakistan et produit par Pakistan Comlex (PAC). Chasseur mono-réacteur propulsé par une version chinoise du réacteur RD-93, dérivé du RD-33 russe, qui équipe le MiG-29. L’avion a effectué son premier vol en septembre 2003. Avion multirôle d’un faible coût, soit environ 20 millions de dollars, il est équipé d’une avionique moderne par rapport aux A-5C et F-7P (dérivés des MiG-19/21).

L’armement comprend un canon GSh-23 (23mm), jusqu’à 3.700kg de charge utile. Doté d’armement occidental pour la version JF-17 comme des Sidewinder AIM-9P ou des PL-7/8/9 chinois. La version chinoise dispose d’une capacité de tir à grande distance avec le missile PL-12/SD-10.

Photos : 1 Hawk 208 RMAH @ TK 2 FA-50 @ KAI 3 Tejas @ HAL 4 JF-17 @ PAC

 

01/02/2021

Offres finales pour la Finlande !

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La Finlande a demandé aux cinq avionneurs participant à la compétition en vue du remplacement de la flotte d’avion de combat F/A-18 C/D « Hornet » de soumettre les meilleures offres finales avant le 30 avril.

Une décision sur le choix final sera effectuée pour la fin de l’année2021. La demande de meilleure offre finale et les offres contraignantes attendues des soumissionnaires constituent la phase finale de l'appel d'offres dans le programme de chasseurs HX a confirmé de son côté le Commandement logistique des forces de défense finlandaises. "Avec la demande de meilleure offre finale, chaque soumissionnaire est invité à rassembler les informations fournies dans les offres et négociations précédentes dans un ensemble final et contraignant".

Le parlement finlandais a déjà approuvé un financement en augmentation de 11,4 milliards de dollars au lieu des 10 milliards prévus initialement,  pour acquérir le remplaçant des F / A-18C/D actuels du pays, on parle de 60 à 64 appareils. Les options du programme HX de chaque soumissionnaire diffèrent en ce qui concerne les coûts de mise en service, les besoins de construction et l'intégration dans le système de défense », indique le commandement logistique. « C'est pourquoi chaque soumissionnaire se verra attribuer une limite de prix spécifique au soumissionnaire et, en outre, une option similaire sera incluse pour chaque soumissionnaire pour les achats ultérieurs et les modifications contractuelles.

Par conséquent, le prix plafond fixé pour chaque soumissionnaire est d'environ 11,4 milliards de dollars. Selon le programme finlandais, quatre critères sont utilisés pour juger les candidats : la capacité militaire ; Sécurité d'approvisionnement ; participation industrielle ; et les coûts.

Les implications des politiques de sécurité et de défense seront évaluées séparément en dehors du processus d'appel d'offres proprement dit. Les offres qui réussissent le processus d'évaluation après la date limite de soumission feront l'objet d'une évaluation finale de la capacité, « en tenant compte des packages proposés et des valeurs de capacité vérifiées sur la base des tests effectués dans le pays l’année dernières.». Une sélection de type sera transmise pour approbation par le gouvernement avant la fin de l'année, le nouveau modèle devant entrer en service à partir de 2025.

La Finlande prévoit d'acquérir jusqu'à 64 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante de F/ A-18C/ D « Hornet ». Pour Helsinki, il n’est pas question de baisser la garde, il est primordial de maintenir une dotation suffisante d’avions pour garantir la sécurité dans la région. Le gouvernement devrait finaliser sa décision sur le choix de l'avion de combat à fin 2021.

Le calendrier du projet, sous la supervision du Commandement logistique du FDF, prévoit que l’armée de l’air finlandaise prendra livraison de nouveaux avions au cours de la période 2025 à 2030.

Les avions de combat internationaux en lice pour le contrat de 12 milliards de dollars comprennent le Boeing F/A-18 Super Hornet BlockIII, le Dassault Rafale F4, l'Eurofighter Typhoon T4, le Lockheed Martin F-35-F4 et le Saab Gripen E MS21.

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Photos : le projets HX @ FAF

 

31/08/2020

Pourquoi est-ce important de renouveler notre flotte aérienne ?

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Air2030, ce n'est pas juste l'achat d'un avion, mais d'un système complet (avion/système sol-air) capable de répondre à une multitude de menaces actuelles et futures. Il s’agit notamment de pouvoir répondre aux attaques physiques et non physiques, soit une combinaison de guerre conventionnelle avec l'infini de l’internet.

Pourquoi maintenant ?

Avec le refus de la votation sur le « Fond Gripen », les avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » datant des années 1970 n’ont pas été remplacés. Ceux-ci sont depuis un certain temps devenus obsolètes et vont être retirés complètement du service très prochainement.

La flotte de Boeing F/A-18 C/D « Hornet » a dépassé la moitié de sa vie cellule. L’avion est conçu pour 5’000 heures de vol. Les heures annuellement nécessaires pour l'entraînement de nos pilotes sont de 5’500 heures environ (120 h/an par pilote + simulateur). La prolongation de vie à 6’000 heures en cours doit permettre de pouvoir voler jusqu'en 2030. Il ne sera pas possible de prolonger l’avion car, dès 2023, Boeing ne livrera plus les mises à jour des logiciels et dès 2032, l’avionneur ne pourra pas garantir l’obtention de pièces détachées. C’est pour cela que les pays utilisateurs comme la Suisse (l’Australie, le Canada, l’Espagne, la Finlande, le Koweït et l’US Navy) planifient le retrait et le remplacement d’ici 10 ans de l’ensemble des modèles de « Hornet ».

Préliminaires à Air2030 :

La décision de lancer le programme « Air2030 » ne s’est pas faite en un jour. Toutes les alternatives ont été étudiées (prolongations des avions, sous-traitance de la police du ciel, achat d’avions d’occasions) mais au final ces dernières n’offraient pas de solutions viables à long terme, ni en fonction de l’ensemble des besoins.

C’est après l’étude des alternatives que le DDPS a lancé le projet « Air2030 ». Pour ce faire, deux groupes de travail ont été créés :

  • Groupe d’accompagnement pour l’évaluation de l’acquisition.
  • Groupe d’experts sur le futur avion.

S’ajoute les discussions de Watteville, ainsi que celles au Parlement.

En parallèle, un document complet « Avenir de la Défense aérienne » a été publié. Il faut y ajouter les trois rapports complémentaires demandés par Mme la Conseillère Fédérale Viola Amherd :

  • État de la menace par Mme l’ambassadrice Pälvi Pulli.
  • Avis externe sur l’avion de combat par le Professeur Claude Nicollier.
  • Affaires compensatoires par l’expert Kurt Grüter.

Financement garanti :

Le financement est entièrement pris sur le budget ordinaire de l’armée. Aucun financement par d'autres départements ou autres institutions n’est occasionné. Cet argent en cas de « NON » n’ira pas ailleurs ! Il restera à disposition du budget de l’armée.

De plus, selon une étude du Professeur Cédric Tille du Graduate Institute Geneva, "l’analyse montre clairement que la défense n’a pas siphonné des ressources au détriment d’autres besoins. Bien au contraire, elle représente le seul poste qui a dû se serrer la ceinture alors que les autres catégories affichaient une croissance soutenue."

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Coûts effectifs :

Le plafond de 6 mia pour l'acquisition d'avions de combat comprend des coûts globaux sur la durée de vie des appareils : CHF 18 mia au maximum (avion ayant les coûts de maintenance les plus élevés) le plus bas étant de 12 mia, soit un coût mensuelle sur 30 ans maximum de 4 CHF soit le prix d’un café par famille. La vie des cellules des nouveaux avions est plus longue, soit une fourchette de 8'000 à 10'000 heures de vols en comparaison au F/A-18 qui est de 5'000 heures. De plus, les nouveautés en matière de diagnostic de panne (IA) vont permettre de diminuer certains travaux de maintenance.

Avions de luxe ?

Les avions de combat en compétition sont standards et correspondent aux besoins et à la technologie nécessaire selon un cahier des charges établi en adéquation avec l’analyse des menaces. Ils répondent à des besoins clairement identifiés. Des avions plus légers ne peuvent effectuer les missions les plus basics de la police du ciel et encore moins en ce qui concerne les tâches les plus avancées. 

La défense sol-air ne suffit pas !

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La défense sol-air seule ne permet pas de protéger l’espace aérien. En Suisse, les radars au sol subissent les effets de la topographie. Les ondes radars ne traversant pas les montagnes, la capacité de couverture d’un système sol-air de moyenne/longue-portée est limitée à 15'000 km(Données Rapport sur la Défense Aérienne). Par ailleurs, un système sol-air est une arme de guerre, mais inutilisable en temps de paix. De plus, l’engagement contre des missiles balistiques est complexe et ne peut être effectué de manière fiable qu’avec un engagement en « réseau » avec un avion de combat multirôle.

Pas seulement un avion, mais un système complet :

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Nous sommes amenés à voter uniquement sur l’achat de l’avion. Mais « Air2030 » n’est pas qu’un avion pour assurer la police du ciel. C’est un projet complet en vue d’adapter les Forces aériennes aux nombreux défis qui les attendent. La guerre se complique avec ce qu’on appelle les « opérations multi-domaines » (détection tout azimut, combat au-delà de la portée visuelle, guerre en réseau (Electronic Warfare) et antibalistique, reconnaissance). Parce que les avions de combat modernes sont conçus comme des plateformes volantes polyvalentes, ils servent également de pont entre les espaces physiques et non physiques. Aujourd'hui, les liaisons de données vers tous les partenaires au sol et les capteurs capables de vérifier les dangers au sol et dans les airs à distance sont presque plus importants que l'armement ou les caractéristiques de vol pour les combats aériens classiques. La capacité de mener une guerre électronique est de plus en plus attendue car les avions de combat modernes en sont la clé de voûte !

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En conséquence, l’avion de combat moderne est directement lié à la cyberguerre, car celui-ci en est un vecteur direct. Air2030 allie un avion avec un système sol-air qui vont travailler en binôme, afin de répondre de manière la plus adaptée à l’évolution des menaces. Les « zones non couvertes » par le système sol-air seront complétées par le radar volant de l’avion car sans ce dernier, la détection reste limitée.

Un avion léger ne répond pas aux besoins minimums :

La contre-proposition pour l’achat du M346FA n’est qu’un leurre.  Cet appareil n’est pas adapté il n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet d’affaires rapidement. Son radar est inadapté en montagne à cause de sa faible puissance (apparition de faux échos).

La Suisse partenaire de sécurité :

L’histoire des conflits nous montre à bien des égards que l’on ne peut compter sur la protection de ses voisins. Par contre, il est nécessaire de participer à une sécurité commune. La Suisse est un partenaire de choix dans ce que l’on appelle la sécurité centre-europe. D’ailleurs, l’acquisition d’un nouvel avion de combat associé à un système complet de défense aérienne est particulièrement bien vu de la part de nos voisins français, allemands et italiens. Ceux-ci espèrent qu’à l’avenir nous pourrons continuer de travailler ensemble pour améliorer l’échange de données, afin de mieux sécuriser nos espaces aériens.  

Sans protection aérienne, nous violons nos traités de neutralité et devenons peu attractifs en tant qu'hôtes de conférences internationales.

Certifiés bio-kérosène : 

Les nouveaux avions de combat seront tous certifiés pour voler avec du bio-kérosène. A l’avenir, il sera donc possible de protéger notre espace aérien tout en offrant une meilleure adéquation avec la protection du climat. Selon les avionneurs, l’état des certifications est le suivant : le Super Hornet = certifié, F-35 = certification en cours, Rafale & Eurofighter = certification attendue pour 2023. A noter au passage que la consommation de kérosène par l’armée ne représente que 2% de la totalité du kérosène chargé en Suisse. 

Les offsets un retour sur investissement :

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Les affaires compensatoires sont soumises à la loi du marché. Le tout est contrôlé à l’aide d’un registre public et l’argent investi permettra de donner un nouveau souffle à l’industrie avec des emplois, donc des cotisations AVS et un retour en termes d’impôts. C’est ainsi que l’argent travail pour le bien de la communauté.  En l’occurrence, des affaires compensatoires sont prévues pour l’achat des nouveaux avions : les entreprises étrangères qui se verront confier des mandats devront compenser 60% de la valeur contractuelle par l’octroi de mandats en Suisse, dont 20% directement et 40% indirectement dans des domaines liés à la sécurité. Afin de garantir que toutes les régions y trouvent leur compte, une répartition est fixée : 65% en Suisse alémanique, 30% en Suisse romande et 5% en Suisse italienne. Ces affaires compensatoires permettront des transferts de savoir technologique en faveur des entreprises suisses, ainsi qu’un accès pour ces dernières à de nouveaux marchés étrangers. Les participations industrielles sont une garantie pour chaque compétence et sont de ce fait dans l’intérêt de la politique de sécurité.

Notre souveraineté :

Notre aviation militaire garantit notre souveraineté aérienne et aucun avion étranger armé ne peut traverser notre territoire pour des opérations à l’étranger. Ceci est la garantie de notre politique de sécurité, ainsi qu’en matière de relation étrangère.

Sans protection aérienne, nous violons nos traités de neutralité et devenons peu attractifs en tant qu'hôtes de conférences internationales.

Un double danger le 27 septembre :

Les opposants à l’achat du nouvel avion n’ont pas de véritables arguments, ils distillent de fausses informations en permanences et l’objectif et l’affaiblissement de l’armée pour mieux la supprimer ! Enfumage, tentatives de détourner l’esprit des citoyennes et citoyens forment un dangereux mélanges qui aurait comme conséquences l’affaiblissement de notre sécurité d’une part et de l’autre, une perte de confiance dans notre système politique, qui serait sacrifier sur l’autel des « Fake News ». 

Il n’y pas de plan B à l’achat d’un nouvel avion de combat !

Sources : armasuisse, ETH, Zürich étude Niklas Masuhr, Rapport US Navy 2017, Swissmem, Graduate Institute Geneva, AGEFI.

 

23/07/2020

Les premiers Sukhoi Su-35 égyptiens !

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Sur le site de production de Komsomolsk-sur-Amour, l'usine d'aviation KnAAZ a terminé l’assemblage des premiers avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E » destinés à l'armée de l'air égyptienne. Un premier lot a quitté l'aérodrome du constructeur et s’est rendu dans la partie européenne de la Russie, où se déroulera la livraison au client.

Importante discrétion :

Ce qui frappe d’entrée dans ce programme, c’est l’énorme discrétion qui a été mise en place dès le début des négociations. En effet, l’annonce de l’achat de Su-35 de la part du Caire, n’a jamais véritablement été confirmée. Certains articles dans les journaux russes ont même été supprimés.

Rappel :

C’est en 2018, que la Russie et l'Égypte ont signé un contrat pour la fourniture d’environ 24 Su-35 « Flanker-E » pour un montant de 2 milliards de dollars. Les détails du contrat n'ont pas été divulgués.

L'Égypte est le troisième acheteur étranger de Su-35 après que la Chine ait reçu 24 avions en 2016-2018, suivi de l’Algérie qui en a commandé 14.  

Pleine production :

La production des premiers Su-35 pour l'armée de l'air égyptienne bat son plein et de manière rondement menée et ceci depuis plusieurs mois au sein de l’usine knAAZ « Youri Gagarine » à Komsomolsk-sur-Amour. La date exacte de la livraison des premiers appareils n’est pas divulguée, mais devrait intervenir très prochainement.

Menaces américaines :

La discrétion qui entoure ce dossier n’est plus qu’un secret de polichinelle, le secrétaire d'État américain Michael Pompeo a averti lors d'une audience du Congrès que le pays d'Afrique du Nord faisait face à des sanctions en vertu de la loi intitulée Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act,  (CAATSA) qui interdit la plupart des accords d'armement avec l'industrie de la défense russe. Interrogé sur ce que faisaient les États-Unis pour empêcher la vente, Pompeo a déclaré : « Nous avons clairement indiqué que si ces systèmes devaient être achetés, la loi CAATSA exigerait des sanctions contre le régime ».

De son côté l’Egypte est décidée à faire front, les médias égyptiens ont cité des responsables du gouvernement du pays comme rejetant la pression américaine et affirmant que l’achat d’armements à la Russie était une question souveraine.

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

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Photos : Su-35 Flanker-E destiné à l’Egypte @ Andrey Neyman

 

 

26/03/2020

Luftwaffe : une flotte mixte Eurofighter & Super Hornet ?

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Confronté à un choix cornélien l’Allemagne se dirige-t-elle vers la mixité avec des Eurofighter et des Super Hornet / Growler ? Il semble que cette option soit très sérieusement envisagée au sein du gouvernement.

La Luftwaffwe compte actuellement un total de 234 avions de combat, dont 141 Eurofighter en version T1, T2 d’Airbus DS et 93 Tornado. Ce dernier qui a été lancé il y a près de 40 ans, il est destiné à l’attaque au sol, à la reconnaissance aérienne tactique et à la guerre électronique, ainsi qu'à la dissuasion nucléaire avec la bombe B61.

Un secret de polichinelle :

Bien que l’information n’a jamais été confirmée, officieusement, il est rapporté qu’une vingtaine de bombes à gravitation thermonucléaires B61 des forces armées américaines peuvent être stockées à Büchel dans l'Eifel, pour être emportée par les Tornado allemands.

Urgence au sein de la Luftwaffe :

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Actuellement le Boeing Advanced Super Hornet BlockIII et l’EA-18 « Growler » sont directement en compétition avec l’Eurofighter.  Le Lockheed-Martin F-35 ayant été écarté de la compétition. Si, le gouvernement allemand semble préférer l’offre d’Airbus, la question de la bombe B61 sème le trouble.  En effet, le Tornado est de son côté capable de mener les missions « ECR » et d’emporter la bombe B-61. Son remplaçant est censé pouvoir reprendre les mêmes missions.  De plus, une prolongation de la flotte de Tornado coûterait particulièrement cher et grèverait le budget de la Luftwaffe, on parle de 9 à 10 milliards d’euros. Il y a urgence ! 

Le problème actuel, vient du fait que ni l’Eurofighter, ni l’Advanced Super Hornet ne sont qualifiés pour l’emport de la bombe B-61. Les américains, de leurs côtés semblent « évidemment » plus disposés à une qualification rapide sur le F/A-18 E/F. Pour l’Eurofighter, il faudra attendre. Cette problématique pose une question de fond sur le choix final du gouvernement allemand et de ses engagements en termes de capacité au sein de l’Otan.

En novembre dernier, Airbus à présenté sont Eurofighter ECR SEAD de reconnaissance et de combat électronique et de Suppression des défenses aériennes ennemies. Cette nouvelle possibilité de l’avion doit permettre de venir complètement remplacer les Tornado ECR de la Luftwaffe, soit près de 40 aéronefs. Reste cependant l’épineux problème politique de la dissuasion nucléaire et de la place de la Luftwaffe que celle-ci occupe au sein de l’Otan.

Achat mixte ?

Différents indicateurs semblent aujourd’hui montrer que l’Allemagne pourrait opter pour un achat mixte composé de la manière suivante 90 avions de type Eurofighter et 45 avions de chasse F/A-18 Advanced Super Hornet/Growler du constructeur américain Boeing à partir de 2025. Soit 30 Advanced Super Hornet BlockIII ainsi que 15 EA-18 "Growler » BlockII pour combattre les positions de défense aérienne ennemies.

Les nouveaux Eurofighter devraient assumer les autres tâches : reprendre la reconnaissance  aérienne (Eurofighter T4 ECR) et combat en remplacement de la tranche T1 et en renforcement des aéronefs actuels.

Effets collatéraux :

Si d’aventure ce choix se confirme dans les semaines avenir, l’achat supplémentaire d’Eurofighter auprès d’Airbus DS protégera les accords menés avec la France dans le cadre du futur système de combat aérien SCAF. De plus, cela rassurera l’Espagne en direction d’une future commande.

Par contre, Airbus DS se retrouvera avec une épine dans le pied vis-à-vis de ses concurrents en Suisse. En effet, notre pays pourrait trouver intéressant d’opter pour l’Advanced Super Hornet BlockIII et de collaborer non seulement avec les USA, mais partager des enseignements directement avec la Luftwaffe. La concurrence entre Airbus, Boeing et Dassault n’en serait que plus intéressante pour le choix final.

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Photos : 1 Tornado ECR luftwaffe @ Heinz Hulzmann 2 Advanced Super Hornet Block III @ Boeing 3 Eurofghter T3 @ Eurofighter