17/06/2019

Salon du Bourget, présentation du SCAF et du TF-X !

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Hasard du calendrier, ce matin a l’ouverture du Salon du Bourget deux maquettes de futurs avions de combat ont été présentées presque simultanément. Le SCAF de Dassault/ Airbus et le TF-X de Turkish Aerospace.

Le SCAF :

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La maquette grandeur nature du chasseur nouvelle génération (NGF) de Dassault/Airbus a été dévoilée devant le président français Emmanuel Macron. Après le dévoilement, Florence Parly, Ursula von der Leyen et Margarita Robles, respectivement ministres de la Défense française, allemande et espagnole, ont signé des documents qui ont officiellement accueilli l’Espagne dans le programme, à la suite de l’annonce d’intention faite en février.

Le projet SCAF, appelé système de combat aérien pour l'avenir (FCAS), a été accepté pour la première fois en tant que programme franco-allemand en juillet 2017. Pour répondre aux besoins français, le NGF souhaite être capable de supporter la charge.

Lors de la même cérémonie, Eric Trappier, président-directeur général de Dassault Aviation, et Dirk Hoke, directeur général d'Airbus Defence and Space, ont officiellement présenté une proposition commune pour la première phase de démonstration du SCAF. Cela couvre la période allant de cette année au milieu de 2021. Outre le NGF, le programme SCAF comprend des plates-formes de télécommunicateurs distantes sans pilote qui agissent comme des multiplicateurs de force "fidèles", et un réseau en nuage de combat aérien. L'intégration des actifs existants est également incluse dans le programme global du SCAF. Un contrat est attendu pour le quatrième trimestre et il est prévu que les démonstrateurs volent d'ici 2026.

Le TF-X turc :  

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De sont côté, Turkish Aerospace à présenté la prochaine génération de chasseur indigène turc. Temel Kotil, président et chef de la direction du principal contractant Turkish Aerospace, a déclaré: "Nous avons promis d'avoir le meilleur chasseur d'Europe". "En plus de la Turquie, j'espère que ce sera une bonne option de combat pour les alliés européens." Le premier vol de TF-X devrait être programmé pour 2025 et le pays vise l'entrée en service en 2028, a-t-il déclaré.

Ce projet d'avion de combat de 5e génération a été confié en 2001 à Turkish Aerospace Industries (TAI). Le coût du développement du projet est évalué de 70 à 80 milliards de dollars. Mais ce prix ne tient pas compte de la motorisation futur de l’avion. En conséquence on peut esquisser un développement proche des 100 milliards de dollars.

Le premier problème rencontré par les ingénieurs turcs de TAI provient d’un cruel manque d’expérience en matière de conception. En 2013, ceux-ci ont fait appel aux ingénieurs suédois de Saab pour les aider à la définition du design de l'appareil. Cette collaboration a permis de présenter trois versions possibles : un monomoteur adoptant un design proche du F-22, un bimoteur ou enfin un monomoteur plus petit avec des ailes-canard. 

La Turquie n'a pas encore choisi le groupe motopropulseur pour le TF-X, bien qu'il ait négocié avec Rolls-Royce pour le turboréacteur Eurojet EJ200 qui alimente l'Eurofighter Typhoon. En octobre 2014, Rolls-Royce a signé un protocole d'accord avec l'institut de recherche scientifique de la Turquie pour ouvrir un «centre technologique avancé»dans le pays.

 

Photos : 1 et 2 maquette SCAF @ Dassault maquette TF-X @ TAI

 

18/03/2019

L’Egypte aurait signé pour des Sukhoi Su-35 !

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L’information transpire depuis un certains temps et plusieurs sources semblent maintenant converger en direction de la nouvelle. L’Egypte aurait signé un contrat d’une valeur de 2 milliards de dollars pour la livraison de 24 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». Soit de quoi équiper deux escadrons. Les livraisons étant planifiées entre 2021 et 2022. A noter que pour l'instant l'Egypte fait silence radio sur le sujet.

Le Sukhoi Su-35 devrait donc venir renforcer les flottes de MiG-29M/M2 et de Rafale. Les trois avions vont venir remplacer progressivement les actuels MiG-21, les F-7 chinois, les Mirage 5 ainsi que les derniers les F-4E «  Phantom » en service. Selon une source russe, les avions seraient cosntruit à partir du site Sukhoi de Komsomolsk-sur-Amour. 

L'Egypte confirmerait ainsi sa volonté de moderniser sa flotte d'avions de combat dans l'optique déjà retenue de la diversification du matériel. Soit un choix stratégique en matière d'approvisionnement, de technologie et politique. Le choix du Su-35 permet également de une certaine limitation des coûts à l'achat. 

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

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Photos : Su-35 « Flanker-E »@ Petr Navratil

 

 

 

31/01/2019

La durée de vie du F-35B est trop faible !

 

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Une nouvelle révélation peu flatteuse vient de tomber sur le programme F-35. Le bureau d’essais du Pentagone révèle que  les données des tests de durabilité indiquent que la durée de service du F-35B achetés par le Marine Corps est «bien en deçà de» la durée de vie prévue de 8’000 heures initialement prévu.  Selon le rapport annuel 2018 publié par l’agence Bloomberg.

Retrait de service en 2026 :

Selon le rapport du Pentagone, la durabilité de vie du F-35B n’est que de 2'100 heures au lieu des 8'000 prévues. Cela signifie que certains jets devraient commencer à atteindre leur limite de durée de vie en 2026. La raison est directement liée à des défauts de la structure. Celle-ci se fatigue plus vite que prévu.

En outre, il n’y a pas de tendance à la hausse en ce qui concerne la disponibilité des aéronefs pour effectuer des entraînements ou des missions de combat, car ils sont restés «stables» au cours des 3 dernières années. Selon Robert Behler, directeur du bureau d’essais, dans une nouvelle évaluation, les mesures provisoires de fiabilité et de maintenance sur le terrain permettant d’atteindre l’objectif prévu de 80% n’ont pas été atteintes, car les améliorations «ne se traduisent toujours pas par une disponibilité améliorée».

Faiblesse en matière de cybersécurité :

La seconde partie du rapport dénonce la continuité des faiblesses en matière de cybersécurité, un comble pour l’avion qui se doit d’être à la pointe de guerre en réseau.  Les tests de cybersécurité concernant la flotte de F-35, toutes versions confondues en 2018 ont montré que certaines vulnérabilités antérieures "n'ont toujours pas été corrigées".

L’outil de maintenance informatisé «ALIS» ne «fonctionne pas encore comme prévu», car certaines lacunes dans les données et les fonctions «ont un effet important sur la disponibilité des aéronefs» et sur les vols. ALIS est également montré du doigt en matière de cybersécurité. Un élément qui confirme encore un peu plus les mises en garde israéliennes.

Le temps nécessaire à la réparation des avions et à la reprise des vols “n’a que peu changé” au cours de la dernière année. En résulte une augmentation de l’indisponibilité des avions.

Le personnel de maintenance et les pilotes «doivent traiter tous les jours des problèmes omniprésents liés à l'intégrité et à la complexités des données».

Les tests effectués jusqu'en septembre en ce qui concerne le canon de bord indiquent une précision «inacceptable», déclare un testeur du DoD.

Déploiement remis en cause :

Ces nombreux problèmes qui perdurent et péjore le programme F-35 ont pour effet de remettre en cause le prochain déploiement de l’US Navy prévu cette année avec le F-35C. En effet, la marine américaine accuse le coup elle aussi avec sa flotte de F-35C. Le dernier inventaire à fin 2018 montrait que moins d’un F-35C sur 6 était pleinement opérationnel. En décembre dernier, le rapport du Governement Accountability Office (GAO) montrait que seul 15% des F-35C réceptionnés par l’US Navy étaient effectivement opérationnel. Ce chiffre étant par ailleurs, le même qu’à fin 2017.

 

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Photo :1  F-35B @ LM 2 F-35C @ USN

25/01/2019

Le Su-57 évoluera-t-il avec l’Okhotnik ?

 

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Cette semaine a été riche en découverte avec l’apparition d’un avion de combat Sukhoi Su-57 frappé d’un dessin de drone furtif sur les dérives et quelques jours plus tard voir apparaître pour la première fois le prototype du drone d’attaque furtif « Okhotnik » de l’avionneur Sukhoi.

Tout d’abord revenons un peu le Sukhoi Su-57 frappé d’une image de drone. Celui-ci est en fait le troisième prototype (T-50-3) qui a volé pour la première fois en novembre 2011. Le voici doté d’une nouvelle livrée et sur les photos l’on peut remarquer quelques changement avec l’apparition d’une antenne derrière du cockpit, d’un nouveau capteur sous le fuselage et d’une autre antenne placée sous le cône de que entre les tuyères des réacteurs. Les moteurs sont dotés maintenant des nouveaux caches que l’on trouve sur les dernières versions. Par ailleurs, l’IRST est également modifié.

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Il semble bien que l’avionneur Sukhoi va procédé à des essais de compatibilité entre ce Su-57 et le drone Okhotnik. Cela semble par ailleurs être la confirmation que les russes ambitionnent eux aussi d’utiliser les drones furtifs en binôme avec leurs avions de combat.  

De tels essais devraient également permettre de valider de nouvelles tactiques d’engagement et de vérifier les capacités des aéronefs russes à détecter et engager un aéronef ayant des capacités furtives. De fait, la Russie n’est pas en reste en matière modernisation.

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Le Sukhoi Su-57 :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec notamment le mode « Supercroisière », l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation  et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobiles le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers)qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élévés.

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Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir"  sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tout les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

Le drone Okhotnik :

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Les premières images du drone de frappe lourd Sukhoi “Okhotnik” (Hunter), en cours de développement depuis 2011 sont apparues cette semaine. L’Okhotnik est assemblé à l’usine d’aviation de Chkalov, située à Novossibirsk. Selon Sukhoi, l’Okhotnik est conçu pour frapper des cibles au sol comme les défenses antiaériennes et les centres névralgiques de l’ennemi.

Pour l’instant, peu d’informations sont disponibles sur ce drone. Il devrait être autonome ou fonctionner en binôme avec un appareil piloté. Le drone serait doté d’un réacteur Klimov RD-33MK  sans postcombustion.

Photos : 1 Su-57 @ Foto-SAV. Su-57-3 @Michael Polyakov. 4 & 6 Okhotnik @ Businessincider. Cockpit Su.57 @ Air& cosmos

 

16/01/2019

Première livraison de Su-34 pour l’année !

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En ce début d’année, United Aircraft Corp confirme la livraison de deux avions de combat Sukhoi Su-35 « Fullback » conformément à l'ordre de défense de l'État, à un régiment d'aviation stationné dans la région de Tcheliabinsk, dans le district militaire central. Les avions ont été transférés à l'aérodrome de Shagol. Leurs équipages ont suivi des cours de formation au centre de formation de Lipetsk et se sont préparés à l’exploitation technique du nouveau type d’appareil. L’aérodrome de Shagol disposait déjà de 16 « Fullback ».

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Su-34 « Fullback » peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne. L’avion dispose d'un système de brouillage numérique Khibiny L175V / KS418 grâce auquel l'avion peut être utilisé comme un brouilleur de combat aérien. Les deux radars (avant et arrière) sont couplés à un système de ciblage électro-optique qui est capable de capturer et de surveiller de façon continue plusieurs cibles simultanément. 

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs. Les caractéristiques du Su-34 incluent un rayon d’action jusqu'à 4000 km en convoyage, une vitesse maximale de 1900 km/h, et une charge utile de jusqu'à 8 tonnes. L'espace entre les sièges du cockpit permet de se coucher dans le couloir, le cas échéant. Un office et un WC sont situés derrière les sièges de l'équipage.

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Photos : 1 Su-34 @ Dmitry TerekhovSu-34 @ Max Briansky