05/05/2022

USAF : Que faire du F-15EX « Eagle II » ?

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La question peut paraître futile et pourtant au sein l’US Air Force elle est sur toutes les lèvres. A l’origine le nouveau F-15EX devait venir remplacer les plus anciens F-15C/D et fournir un appuis en termes de puissance pour combler le faible nombre de F-22 « Raptor ». Mais voici que l’USAF a décidé de réduire sa commande pour cet avion.

A l’origine il est était prévu d’acheter au moins 144 Boeing F-15EX « Eagle II ». Or, aux dernières nouvelles le nombre devrait atteindre à peine les 80 machines. Le chiffre de 80 F-15EX ne permet tout simplement pas le remplacement des F-15C/D. Alors que faire ? Une idée semble germer au sein des têtes pensantes de l’USAF en utilisant l'Eagle II en tant que flotte plus spécialisée. Autrement dit, l’utilisation de certaines armes à longue portée à partir du F-15EX par exemple.

La semaine dernière, le lieutenant-général David S. Nahom, chef d'état-major adjoint de l’US Air Force a expliqué qu'il s'attendait à ce que le F-15EX "porte des armes similaires" et soit utilisé d'une manière "assez comparable" au F-15E. Cela suggère donc une mission beaucoup plus orientée air-sol pour l'Eagle II, en nette rupture avec le F-15C/D.  Le lieutenant-général David S. Nahom a parlé de la "capacité du F-15EX à transporter des armes surdimensionnées que vous que l’on ne peut pas nécessairement mettre à l'intérieur d'un avion de cinquième génération". On parle cette fois d’armes air-sol de grande taille et peut être également de la première génération de missiles hypersoniques.

Pour expliquer la réduction du nombre de F-15EX, le lieutenant-général David S. Nahom donne plusieurs raisons : d’une part, pour le transport de ces armes lourdes, il n’y pas besoin d'une grande flotte. De l’autre, les essais du F-15EX notamment dans le dernier exercice « Red Flag » ont montré que ce dernier était certes meilleur que les anciennes version du F-15, mais bien inférieur au F-35. Par contre la système EPAWSS qui équipe le F-15EX lui permet de travailler avec le F-35. Et puis, il faut à l’USAF redistribuer ses finances avec pour tenir ses nouveaux objectifs qui sont : la concentration sur le F-35 en tant qu'épine dorsale de la flotte tactique et soutenir le développement du NGAD et dans une autre mesure le futur bombardier stratégique B-21 « Raider ».

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80 ou un peu plus ?

Il est évident cette fois que l’USAF à corriger sa vision de l’avenir. Si on parlait d’une flotte mixte dans années 2010 – 2015, cette fois l’évolution dans le bon sens du programme F-35, le lancement du NGAD et du futur bombardier ont ouvert la voie une force aérienne résolument axée sur la guerre en réseau avec des capacités furtives. Le développement rapide de nouveaux avions chinois notamment et russes poussent dans cette direction.

Pour autant, le programme NGAD pourrait lui aussi apporter son lot de retards et de surcoûts. On n’est pas à l’abris d’un tel scénario. A partie de là, c’est bien la taille de la flotte de F-15EX qui en sera déterminée. Le F-15EX va donc jour les « avion tampons » le temps de la pleine modernisation de l’USAF. Vous noterez au passage une situation très similaire, si ce n’est parallèle, avec l’US Navy et le Super Hornet BlockIII.

Photos : 1 F-15EX « Eagle II » @ USAF 2 Achats prévus pour l’USAF @Aviation Week

08/04/2022

Les premiers F-39 Gripen de série sont au Brésil !

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Le 1 avril, les deux avions sont arrivés au Brésil par voie maritime au port de Navegantes. Ce  même processus depuis l'arrivée au port, le transfert et le décollage vers Gavião Peixoto avait été réalisé avec le Gripen F-39E de présérie arrivé en 2020 et qui se trouve actuellement dans la ville de São Paulo pour effectuer des essais en vol.

En milieu de semaine, les deux avions de combat Saab F-39 Gripen E de série de l'armée de l'air brésilienne (FAB), ont effectué une vérification moteur, un roulage et une course le long de la piste de l'aéroport de Navegantes, Santa Catarina.   À leur arrivée à Gavião Peixoto, les pilotes d'essai du constructeur suédois Saab et de la FAB effectueront des tests avec les avions afin qu'ils reçoivent la certification militaire. Après cela, les deux F-39 se rendront sur les installations de leur la base aérienne d'Anápolis, Goiás.

Le programme Gripen E/F 

Le partenariat avec le Brésil a débuté en 2014, avec un contrat pour le développement et la production de 36 avions Gripen E/F pour l'armée de l'air brésilienne, y compris les systèmes, le support et l'équipement. Un vaste programme de transfert de technologie, en cours depuis dix ans, stimule le développement de l'industrie aéronautique locale par le biais de sociétés partenaires participant au programme brésilien du Gripen.

Pendant cette période, plus de 350 techniciens et ingénieurs brésiliens participeront à une formation théorique et pratique en Suède pour acquérir les connaissances nécessaires pour effectuer les mêmes tâches au Brésil. Jusqu'à présent, plus de 230 professionnels ont suivi les cours et la plupart d'entre eux sont de retour dans le pays pour travailler au Gripen Design and Devellopement.

Seconde tranche en préparation

L'armée de l'air brésilienne (FAB) par l’intermédiaire de son nouveau commandant, le Brigadier Carlos de Almeida Baptista Jr prévoit l’acquisition d’un second lot d’avions de combat Saab JAS-39 Gripen E/F. 

La future commande du second lot de Gripen E/F devrait porter le nombre d’appareils à 60 ou 70. Actuellement, la commande en cours prévoit de livrer 36 appareils. Pour le Brigadier Carlos de Almeida Baptista Jr, un pays de la taille du Brésil ne peut pas compter avec seulement 36 avions de combat. Un troisième lot de Gripen E/F pourrait encore être prévu pour atteindre les 110 à 120 appareils tel que prévu initialement par la FAB.

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Photos : les deux F-39 aux Brésil @ FAB

14/03/2022

Berlin opte officiellement pour le F-35 !

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Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle, l’Allemagne vient de confirmer son choix pour l’avion de combat Lockheed Martin F-35A « Lightning II » pour remplacer ses vénérables Tornado. Berlin prévoit l’acquisition de 35 appareils selon les sources gouvernementales. Un revirement qui s’explique selon deux facteurs.

Rappel

En début d’année Berlin a reconsidéré l’avion de combat Lockheed Martin F-35A au détriment du Boeing F/A-18 E/F. Si tout semblait plier il y a quelques mois encore avec la commande effective d’Eurofighter et la préparation d’une commande mixte de Super Hornet et de Growler pour 2022, les essais en Suisse et en Finlande ont relancé le débat en Allemagne. 

Réflexion de la nouvelle coalition

Le changement de gouvernement en Allemagne jour un rôle prépondérant dans l’analyse des dossiers en cours, notamment ceux de la Défense. De plus, depuis les essais en Suisse et en Finlande, de nombreuses voix tant militaires que politiques font état d’un besoin de réévaluer le choix premier du binôme Super Hornet / Growler.

« Les Suisses ont été remarquablement transparents dans la façon dont ils ont pris leurs décisions, la qualité des tests effectués dans le cadre d’air2030 a été exemplaire de qualité » dixit la nouvelle ministre de la Défense allemande Christine Lambrecht.

Cette dernière a pris des mesures en vue d'une décision sur le successeur de l'avion de combat Tornado. La ministre de la Défense s'est entretenue jeudi avec le chancelier fédéral Olaf Scholz au sujet du projet d'armement. L’objectif maintenant et d’effectuer une réévaluation est de préciser une nouvelle fois si l'achat d'avions F-35 plus modernes pourrait être une alternative plus sérieuse que le Super Hornet. Après des années de dispute, les choses pourraient aller vite : les décisions pourraient bientôt être prises.

Fin février, la présidente de la commission de la défense du Bundestag, Marie-Agnes Strack-Zimmermann, a déclaré: « La première étape consiste à mettre sur la table le successeur du Tornado. Maintenant, il faut le F-35, l'avion de combat le plus moderne du monde et utilisé par beaucoup de nos partenaires ».

Elle a ensuite ajouté que la guerre en Ukraine « montre clairement que les attaques sont menées depuis les airs et qu'il faut y répondre ou les empêcher ».

Deux motivations bien distinctes

Lors de son entrée en fonction en décembre 2021, la nouvelle coalition gouvernementale allemande composée du SPD, des Verts et du FDP s'est engagée à doter la Luftwaffe d'un avion pour succéder au Tornado. L’un des points cruciaux concerne l’emploi de bombes atomiques B61-12 et la participation allemande au programme de défense nucléaire.  La nouvelle coalition semble est acquise à cet état de fait, mais les écologistes sont cependant plus frileux en ce qui concerne l’engin nucléaire. Le concept de dissuasion nucléaire de l'OTAN prévoit qu'en cas de guerre, les alliés ont accès aux armes nucléaires américaines, c'est-à-dire doivent pouvoir transporter les bombes jusqu'à la cible. Pour les Verts allemands cette option est discutable, mais l’emplois d’un tel engin restant très limité, ces derniers semblent donc accepter cette option.

La seconde motivation est plus profonde, la ministre de la Défense allemande Christine Lambrecht a demandé un réexamen du dossier d’acquisition suite aux résultats en Suisse et en Finlande. Il en ressort deux éléments : le premier concerne le fait que l’US Navy ne va plus investir longtemps sur le terme sur le programme Super Hornet, mais engager progressivement des fonds sur le futur F/A-XX. L’avenir étant sérieusement compromis pour l’avion de Boeing, Berlin ne s’engagera pas sur ce projet.

 

L’autre motivation est basée sur l’évolution du programme F-35 et une nouvelle évaluation qui confirme la supériorité de ce dernier par rapport aux aéronefs actuels. Les allemands ont comme beaucoup été impressionnés par l’avance technologique et la qualité des capteurs du F-35. Les différents correctifs apportés à l’avion comme le remplacement d’ALIS par ODIN, le nouvel usinage des revêtements des aubes de réacteur a fini par convaincre Berlin.

Le SCAf n'est pas en danger 

Le choix allemand va-t-il compromettre le programme d’avion de combat SCAf ? La réponse est Non ! La ministre de la Défense allemande Christine Lambrecht a confirmé en début d'après-midi que l'Allemagne continuera d'investir dans le programme SCAf, ainsi que dans le développement de la version ECR de l'Eurofighter. 

 

 

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Photos: F-35@  LM

 

01/01/2022

La Thaïlande s’intéresse de près au F-35 !

 

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La Thaïlande veut conserver son statut de première force aérienne en Asie du Sud-Est, mais pour ce faire, elle a besoin de nouveaux avions de combat. La Royal Thaï Air Force (RTAF) prépare activement le remplacement des derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et un remplacement partiel de son parc de Lockheed Martin F-16 A/B « Fighting Falcon ».

Le F-35 plutôt que le Gripen E

Utilisatrice très satisfaite du Gripen C/D, le RTAF semblait jusqu’ici se diriger tout naturellement en direction du Gripen E du suédois SAAB. Mais une analyse des coûts effectuées dernièrement montre que le Saab Gripen E est au prix de 85 millions de dollars l'unité, alors que le Lockheed Martin F-35 est maintenant proposé à un peu plus de 70 millions de dollars. La baisse des coûts à l’heure de vol est également un argument retenu par la RTAF. 

8 à 12 appareils

Selon le commandant en chef de la RTAF Napadej Dhupatemiya, il est envisagé un premier achat de 8 Lockheed Martin F-35A « Lightning II », puis un second lot de 4 quatre appareils additionnels. D’autres pourraient suivre par la suite. Pour la RTAF, les avions de types F-5 et F-16 les plus vieillissants sont en service depuis plus de trois décennies et à mesure que les avions vieillissent, les coûts de maintenance et les risques pour la sécurité sont susceptibles d'augmenter. 

En parallèle, Napadej Dhupatemiya explique que le F-35A pourrait être acquis avec une petite flotte de drone Boeing Loyal Wingman. Le duo formerait un multiplicateur de puissance sans précédent dans la région.

Toujours selon de Cmdt de la RTAF, la planification budgétaire d'un projet d'acquisition de F-35 sera lancée au cours de l'exercice 2023 et que l'armée de l'air est prête à répondre à toutes les questions si elle choisit de poursuivre l'achat.  Une proposition sera soumise au Premier ministre Prayut Chan-o-cha pour examen, lorsqu'il sera finalisé par l'armée de l'air. Selon le plan initial les nouveaux avions de combat  F-35 seraient déployés à partir la base aérienne de Nakhon Ratchasima.

14 F-5 dans l’attente de mieux

En 2017, la Thaïlande a prolongé 14 avions de type Northrop F-5E « Tiger II » afin de soulager les Gripen C/D. Cette amélioration devait permettre à la RTAF de tenir en attendant mieux. D’une part ces 14 appareils ont remplacé 4 appareils qui sont hors service.  Le tout dans l’attente d’un nouvel appareil. 

F-16 améliorés

La flotte de 55 F-16 a été elle aussi modernisée et doit pouvoir tenir jusqu’en 2035 avec le radar APG-68(V) un nouvel interrogateur IFF AN/APX-113 de BAe Systems avec un nouveau Transpondeur. La protection des appareils n’a pas été oubliée, avec le distributeur de leurres AN/ALE-47, ainsi que du système de gestion de guerre électronique AN/ALQ-213 de Terma System. Sans oublier l’arrivée du missile Diehl BGT Défense IRIS-T.

Modernisation des Gripen C/D

En parallèle, le RTAF est engagée dans un plan de modernisation de ses 11 avions combat multirôles Saab JAS 39 Gripen C/D à la dernière norme MS20. Le contrat est estimé à 20,84 millions de dollars.

L'exigence de la mise à niveau au standard MS20 est désirée depuis 2018 afin de garder la flotte d’avion de combat Gripen C/D à un haut niveau opérationnel. Selon les informations disponibles, l’objectif de la RTAF est de doté les Gripen des dernières capacités disponibles pour l’avion. L’achat d’armement complémentaire comme le missile à longue portée MBDA Meteor et la mise à jour des AMRAAM et diverses bombes sera effectué plus tard avec un autre programme d’équipement.

La modernisation au standard MS20 du Gripen C/D englobe les systèmes suivants : une nouvelle architecture électronique pour faire face à l’évolution des menaces et de la guerre électronique à venir. L’arrivée du radar PS-05 Mk4 à antenne mécanique est le développement le plus récent du radar PS-05. Une nouvelle configuration et un nouveau « back-end » complètent et permettent de renforcer les performances en matière de plage de fonctionnement et de détection. Cette nouvelle version à antenne mécanique permet à la version actuelle du Gripen d’emporter le missile MBDA Meteor et la dernière version du Raytheon AIM-120C7 AMRAAM. 

Le Saab JAS-39 Gripen C/D MS20 comprend : 

Le missile MBDA Meteor.

La bombe SDB (Small Diameter Bombe) GBU-39 ainsi que les GBU-22, GBU-10.

Une nouvelle application radar.

Amélioration de l’autoprotection.

Le GCA Ground Collision Avoidance System.

Des nouveaux équipements de protection (CBRN) qui permettent un vol dans une zone contaminée.

Diverses sécurités en matière de cyberguerre.

Amélioration de liaison électronique Link16 (OTAN) et Link TAU (liaison Gripen).

Amélioration de la liaison au sol CAA/JTAC.

Fonctions de reconnaissance étendues.

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Photos : 1 F-35 US & anglais @ LM 2 Gripen C @ RTAF

 

 

 

16/11/2021

Des Rafale supplémentaires pour l’Egypte !

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Le contrat portant sur l’acquisition par l’Égypte de 30 Rafale supplémentaires pour équiper son armée de l’Air est entré en vigueur. Annoncé le 4 mai dernier, ce contrat vient compléter la première acquisition de 24 Rafale, signée en 2015, et portera à 54 le nombre de Rafale opérés par l’armée de l’Air Égyptienne, la seconde au monde, après l’armée de l’Air et de l’Espace Française, à opérer une telle flotte de Rafale. Les livraisons devraient s’étendre jusqu'en 2026.

Financement assuré par l’Etat

Le contrat est estimé à quelques 3,9 milliards d'euros via un prêt sur 10 ans qui sera dégagé par quatre banques françaises Crédit Agricole, BNP, la Société Générale et CIC. L’avantage de ce système financier est que l’avionneur Dassault est certain d’être payé au final. On ne connait pas le taux d’intérêt pratiqué, mais il n’est sans doute pas inférieur au taux des prêts garantis par l’État français qui est de 3 % l’an et porte sur de 131 milliards d’euros. Les banques françaises ont obtenu que 85 % des 3,950 milliards d’euros soient couverts par une assurance, soit 3,357 milliards d’euros. En cas de problème de paiement, les quatre banques se tourneront en direction d’une Société d’Etat pour assumer la différence.

Rappel : 

L'armée de l'air égyptienne exploite le Rafale depuis que les trois premiers ont été remis au centre d'essais en vol de Dassault à la base aérienne d'Istres-Le Tubé dans le sud de la France en juillet 2015. Le Rafale n'a été officiellement commandé que le 16 février de cette année-là, et le premier six avions, tous biplaces, ont été détournés de la production de l'armée de l'air française afin de répondre au désir de l'Égypte de mettre l'avion en service à temps pour participer à la célébration d'août de l'expansion du canal de Suez.

La commande initiale comprenait 24 avions, huit Rafale EM monoplaces et 16 Rafale DM biplaces. Ils sont exploités depuis la base aérienne de Gebel el Basur au nord-ouest du Caire par la 203rd Tactical Fighter Wing qui parents les 34e et 36e escadrons de chasse tactique. L'expérience du Rafale a été positive et la déclaration accompagnant l'annonce de la deuxième commande fait référence à un certain nombre d'attributs, notamment sa « capacité à effectuer des tâches à longue portée » et ses caractéristiques de cyberguerre.

Cette nouvelle commande témoigne de la relation stratégique entre la France et l’Egypte, de la confiance des plus hautes autorités égyptiennes à l’égard de Dassault Aviation et de leur satisfaction quant au bon déroulement de l’exécution du premier contrat.

« Cette nouvelle commande est la preuve du lien indéfectible qui unit l’Égypte, premier utilisateur export du Rafale comme elle l’a été pour le Mirage 2000, à Dassault Aviation depuis près de 50 ans. Elle témoigne également de la qualité opérationnelle du Rafale, puisque pour la seconde fois un client export fait le choix de commander des avions supplémentaires. Dassault Aviation et ses partenaires remercient les Autorités Égyptiennes de cette nouvelle marque de confiance et les assurent de leur engagement total à satisfaire une nouvelle fois leurs attentes », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Ce contrat confirme l’excellence technologique et opérationnelle du Rafale et son succès à l’export. Cette première livraison intervient à peine cinq mois après la décision prise par l’Égypte d’acquérir 24 Rafale, soit : 16 biplaces et 8 monoplaces, pour doter son armée de l’air d’un chasseur polyvalent de dernière génération, capable de répondre à ses besoins opérationnels et de lui permettre d’assurer, en toute souveraineté, sa position géostratégique dans la région.

Les Rafale égyptiens 

Les Rafale F3-R égyptiens sont dotés de missiles air-air MICA prélevés sur les stocks de l'armée de l’air, en outre, ils sont dotés du missile « Black Shahine », soit la version export du SCALP.

Photo : Rafale F-3R égyptiens @ FAE