06/11/2021

L’Espagne et la Tchéquie en discussion pour l’achat de F-35 !

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La nouvelle n’est qu’une demi-surprise, l’Espagne et plus récemment la République tchèque sont entrés en discussion pour l’achat de l’avion de combat de 5ème génération, le Lockheed Martin F-35 « Lightining II ».

50 F-35 pour l’Espagne

Madrid discute l’achat de 50 F-35, soit 25 F-35A à décollage et atterrissage conventionnels (CTOL) pour remplacer les premiers Boeing EF-18 « Hornet », et 25 F-35B à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) pour remplacer les Boeing AV-8B Harrier II/II+. Les livraisons pourraient débuter en 2027. 

Si le remplacement des Boeing AV-8B Harrier II/II+ qui équipe le navire amphibie Juan Carlos I est une chose connue depuis longtemps, par le seul avion de type STOVL, soit le F-35B, l’achat F-35A est en soi une petite surprise. L’Armée de l’air espagnole semblait jusqu’ici avoir opté uniquement en direction de l’Eurofighter T4. Mais, les avancées technologiques du F-35A sont telles, que la Force aérienne ne peut pas se permettre d’attendre 20 ans pour recevoir le SCaf, dont le pays s’est engagé aux côtés de la France et de l’Allemagne. Il est devenu primordial d’assurer le lien générationnel. Un retard de génération serait beaucoup trop difficile à combler selon un porte-parole de l’Armée de l’air espagnole.

L’Espagne pourrait se débarrasser de ses « Hornet » et de ces plus vieux Eurofighter assez vite en ne gardant que les Typhoon au standard le plus récent et opter pour des F-35A à court terme. Madrid continuera de s’engager comme prévu sur le SCaf. Une situation assez similaire à l’Italie qui est elle-même engagé sur le Tempest avec les Anglais et les Suédois, tout en étant un partenaire direct du programme F-35.

30 à 40 F-35 pour la Tchéquie

La République tchèque est quant à elle engagée dans des discussions en vue de remplacer sa petite flotte de 14 Saab J-39 Gripen C/D à l’aube de 2027. Le pays envisage d’acquérir entre 30 et 40 F-35A. Dans un premier temps, le F-16V était la cible, mais là encore, les possibilités technologiques du F-35A ont fait basculer l’objectif en direction de ce dernier.

La Grèce en discussion

Athènes a de son côté finalisé l’achat rapide de deux tranches de Rafale, et se concentre maintenant sur sa vision à long terme de sa Force aérienne. Les discussions sur l’achat d’un premier lot de 25 F-35A ont repris, une décision devrait tomber l’année prochaine.

Les commandes du F-35 :

Commandes fermes : Australie 58, Belgique 34, Corée du Sud 65, Danemark 27, USA usaf 1'763, USMC 368, USN 340, Israël 50, Italie 60, Japon 105 F35A et 42 F35B, Norvège 52, Pays-Bas 37, Pologne 32, Angleterre 114, EAU 50, Singapour 4.

Commandes potentielles ou en préparations : Angleterre 24, Japon 107, Israël 30, Italie 30, Canada 88, Espagne 50, Tchéquie 30 à 40, Singapour 12, Grèce 25,  Suisse 36, Finlande 64.

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Photos : 1 F-35A @ Aeronautica Militare 2 F-35A @ USAF

31/10/2021

Les premiers F-15QA sont arrivés au Qatar !

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C’est en toute discrétion, que les 5 premiers avions de combat F-15QA ont quitté le site de l’avionneur Boeing dans de St-Louis dans le Missouri pour rejoindre le Qatar le 27 octobre dernier.

Les 5 F-15QA ont parcouru par moins de 12'000 km en direction de leur future base aérienne d'Al Udeid. Ce premier vol de convoyage s’est déroulé deux mois après que Boeing a présenté le premier F-15QA à des dignitaires américains et qatariens lors d'une cérémonie à St Louis. Les appareils ont fait une escale sur la base de la Royal Air Force de Mildenhall au Royaume-Uni.  

Rappel

Le Qatar disposera de 48 F-15QA. Ce dernier offre non seulement des capacités de changement de jeu, mais est également construit en utilisant des procédés de fabrication de pointe qui rendent le jet plus efficace pour la fabrication. Sur le terrain, les F-15 coûte la moitié du coût par heure de vol des avions de combat similaire et délivre une charge utile beaucoup plus importante à des distances beaucoup plus grandes.

Les F-15 du Qatar sont la version la plus avancée de la famille « Eagle ». Basé sur le F-15SA fourni à l’Arabie saoudite, le F-15QA (Qatari Advanced) dispose d’un capteur infrarouge de recherche et de suivi, d’une suite de guerre électronique numérique et du radar AESA APG-82 (V) 3 de Raytheon. Contrairement aux anciens F-15, les nouvelles versions SA et QA ont des systèmes de contrôle de vol « fly-by-wire ». Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées. 

De plus, les avions du Qatar auront un nouveau design d'aile qui conservera le profil aérodynamique, mais une nouvelle structure interne pour une durée de vie plus longue. L'augmentation de la fiabilité, la durabilité et la maintenabilité permettent aux opérateurs de défense à moindre coût restent avant des menaces actuelles et en constante évolution. 

Les nouveaux affichages de poste de pilotage incluent un affichage tête basse de BAE Systems. Le plus remarquable est l’adoption d’un écran tactile large, similaire à celui du F-35 Lightning II. 

Les nouveaux lanceurs permettront aux avions du Qatar d’avoir 16 missiles AIM-120 AMRAAM et quatre frontaux AIM-9X dans des missions de défense aérienne, avec une gamme de magasins guidés avec précision.

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Photos : F-15QA @ Boeing

05/10/2021

La Suède prépare l’arrivée du Gripen E !

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La Suède prépare activement l’entrée en service du Gripen E. La Force aérienne suédoise (SwAF) a décidé d’affecté les premiers appareils  à l’escadre F7 de Skaraborg près de Satenas dans le sud-ouest de la Suède.

Les premières livraisons du standard « E » du Gripen vont débuter en 2022. Les secondes escadres seront la F17 Blekinge à Ronneby, dans l'extrême sud de la Suède, et la F21 de Norrbotten  située dans le nord du pays. Puis, une quatrième base, celle d’Uppsala avec l’escadron F16.

Le SwAF dispose de 73 avions monoplaces Gripen C et 24 biplaces Gripen D. Plus tôt cette année, il a confirmé que le nombre d'anciens Gripen sera de 40 afin de disposer  d’un total de 100 avions Gripen « en deux variantes ».

Système Odométrique à cartographie 3D

De son côté l’avionneur Saab opté pour une solution de rechange afin de  faire face à la menace croissante posée par des parties hostiles perturbant les opérations via le brouillage GPS.  Si

la solution de prédilection a été les systèmes mondiaux de navigation par satellite GNSS, de graves brouillages du GPS ont été observés lors d'exercices militaires majeurs en Scandinavie, et des perturbations mineures peuvent également être causées par des événements naturels, tels que des éruptions solaires. Pour y remédier, Saab propose son système de navigation de terrain Ternav à l'imagerie odométrique en temps réel avec l’installation de caméra couplé à une cartographie 3D fourni par Maxar Technologies via une base de données de fusion de capteurs. Cela fournira une précision de position beaucoup plus grande que l'utilisation d'un équipement de mesure inertielle traditionnel.

En 2018, Saab et Maxar ont effectué des essais en vol du Gripen à l'aide d'une caméra logée dans un pod pour évaluer le potentiel d'un tel système, et en 2020, ce travail a été étendu à la réalisation d'un traitement en temps réel avec l'avion de démonstration Gripen E/F de l'avionneur. A termes, les Gripen E ainsi que les Gripen C/D améliorés pourront être dotés de cette technologie.

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Photos : 1 Gripen E en configuration chasse avec Meteor et Iris -T 2 Caméra œdométrique sous un Gripen E @ Saab

27/08/2021

Des F-35 & F-15EX pour Israël !

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Israël prépare activement un nouveau processus destiné à aboutir à l'acquisition par l'armée de l'air de nouveaux avions de combat.  Après un long débat interne, l'armée de l’air israélienne a décidé d'acheter un troisième escadron de Lockheed Martin F-35I et un autre escadron Boeing F-15EX. On parle de 50 appareils au total.

Israël utilisera à la fois les mécanismes de financement existants et de nouveaux prêts. Le premier proviendra du financement militaire étranger annuel fourni par Washington en vertu d'un mémorandum d'accord américano-israélien de 2016. Le second d'un financement normal via le programme d'acquisition d'équipement militaire du pays.

F-35 & F-15 au menu

Le pays table sur deux types d’avion, soit le Lokcheed Martin F-35 A (F-35I Adir) et le tout nouveau Boeing F-15EX « Eagle II. L’idée est de mélanger les capacités complémentaires des deux avions. Israël dispose déjà de deux escadrons de F-35I « Adir ». Le F-35 est le chasseur multirôle le plus avancé au monde, combinant des capacités exceptionnelles de capteurs et de réseau avec des technologies avancées qui le rendent difficile à détecter. Ce dernier a été testé en opération pour frapper des cibles iraniennes en Syrie et l'aurait survolé le Liban et d'autres régions. D’un point de vue air-air, les israéliens confirment également que le F-35 surpasse les derniers avions russes en service qui sillonnent le ciel syrien. Aucun d’eux n’a été capable à ce jour, d’accrocher le F-35 israélien en mode air-air, le F-35 étant capable non seulement de se dissimuler, mais de fournir une réaction immédiate pour éviter toute facilité d’engagement de l’adversaire, celui-ci restant par contre en permanence sous la menace d’un tir de l’Adir.   En renforçant sa dotation en F-35 Israël, va démultiplier ses capacités air-air et air-sol.

Malgré les capacités exceptionnelles du F-35, Israël cherche à moderniser les capacités de sa flotte de F-15. Pour ce faire, la Force aérienne veut se doter de la nouvelle version du F-15, le F-15EX « Eagle II » surnommé le F-15IA dans le pays et moderniser certains de ses anciens F-15I.

Le F-15EX devrait permettre un emport massif d’armement grâce à sa capacité de 30’000 livres d'armes, tandis que le F-35 peut transporter 5’000 livres en interne et a jusqu'à 18’ 000 livres de capacité de charge utile totale lorsqu'il utilise des stations externes. Le F-35 peut transporter quatre à six missiles en interne sans augmenter la signature radar de l'avion, et dispose d'une capacité de transport supplémentaire lorsque la furtivité n'est pas requise. En comparaison, le F-15EX peut emporter jusqu'à 12 missiles externes

Adaptation des F-35I F-15IA

Les deux avions seront équipés de certains systèmes développés par Israël. Le F-15IA en transportera plus, car l'accès à ses systèmes de base est plus facile.  L'IAF prépare des essais de systèmes d'armes et de systèmes électroniques sur un avion F-35 d'essai spécial. Il a été construit selon un cahier des charges qui a pris deux ans à préparer. De l’autre, différents systèmes seront également incorporés sur le F-15IA. Actuellement 50 F-35 sont en commande en Israël, 20 ont été livrés. Avec cette future commande Israël va atteindre son seuil minimal de 75 F-35, mais la baisse de coûts généralisées permet d'entrevoir de nouvelles commandes avec un objectif plus élevé de 120 "Adir".

F-35i "Adir"

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Le F-35I permet progressivement à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israël Aerospace Industries (IAI). Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 "Adir" israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 "Adir" disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec la préparation de l’intégration de systèmes indigènes à bord.

Boeing F-15EX « Eagle II »

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Boeing a doté le F-15EX d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif (AESA), avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS « Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offre la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité réside dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes. 

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15EX « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’armes comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. Par ailleurs, il peut lancer des armes hypersoniques jusqu'à 22 pieds de long et pesant jusqu'à 7’000 livres. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration. Dernier élément, le F-15EX pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

La plate-forme nécessite également une formation transitoire minimale sans main-d'œuvre supplémentaire et peu ou pas de changements d'infrastructure, assurant la poursuite de la mission.

L'architecture OMS permettra l'insertion rapide des dernières technologies aéronautiques. Pour soutenir davantage la cellule numérique et faire avancer l’insertion de technologique, le programme F-15EX utilise le précurseur à l’initiative DevSecOps du ministère de la Défense, visant à développer des logiciels sécurisés, flexibles et agiles. De plus, l'architecture des systèmes de mission ouverts garantit sa viabilité pendant des décennies. L'épine dorsale numérique du F-15EX, ses systèmes de mission ouverts et sa capacité de charge utile généreuse cadrent bien avec la nouvelle vision de l’USAF d'une future guerre en réseau.  Le F-15EX réunit les avantages de l'ingénierie numérique, des systèmes de mission ouverts et du développement de logiciels agiles rester abordable et évolutif pour les décennies à venir.

Photos : 1 & 2 F-35I @ IAF 3 F-15EX Eagle II  @ Boeing

 

26/07/2021

Des CAC J-10C « Dragon Véloce » pour le Pakistan ?

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Le Pakistan négocie depuis plusieurs mois avec la Chine l’achat d’avions de combat CAC J-10C « Dragon Véloce ». Les négociations concerneraient un lot de 36 appareils. Mais pour l’instant les ministères de la Défense chinois et pakistanais n’ont pas confirmé l’information.  Reste donc à confirmer si un contrat a été ou va êre signé et de connaître la date des premières livraisons. 

Lors de l’exercice interarmée  « Shaheen-IX » organisé conjointement par le Pakistan et la Chine, des pilotes pakistanais ont pu se familiariser avec l’avion de combat chinois J-10C. Une telle acquisition serait une manière de répondre à l’arrivée du Rafale au sein de l’Armée de l’air Indienne.

CAC Jian J-10 « Dragon Véloce »

Initialement le projet du J-10 de la CAIC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux MiG-29 et Sukhoi 27 russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies, dit multirôle en Occident (F/A-18, Rafale, Gripen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord, qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Ce transfert de technologie a été particulièrement limité et ne touchait pas à des éléments sensibles ! Sans oublier, un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.

Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype, dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol, fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle, du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar.  Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage, lors de l'atterrissage.

La version la plus moderne, le J-10C dispose de commande de vol électriques, d’un radar AESA. Initialement les J-10 sont propulsés par un moteur russe Lyulka Saturn AL-31FN lui conférant une poussée statique maximale d'environ 123 kN. La Chine a développé un tout nouveau moteur, le Shenyang  Liming WS-10, pour remplacer les moteurs russes. Nom de code Taihang, le WS-10 est un turboréacteur conçu et construit en République populaire de Chine. Le WS-10A est déjà utilisé pour alimenter le J-11B et le J-16. Il est prévu dans sa version WS10B pour propulser le Chengdu J-10. Le projet WS-10 tient ses racines dans le premier turboréacteur WS-6, qui a été abandonné au début des années 1980. Le développement du WS-10 a commencé en 1987 par le Shenyang Aeroengine Research Institute (Institut 606) de la China Aviation Industry Corporation et était basé sur le noyau des moteurs CFM International CFM56 importés des États-Unis en 1982. Ce noyau lui-même dérivant des moteurs General Electric F101. Le WS-10A aurait une poussée de 13’200 kg (29 100 lb) et un rapport poids poussée de 7,5: 1, ce qui le rend comparable au turboréacteur AL-31F.

Question armement, le J-10C est d'un canon Gryazev-Shipunov GSh-23, situé sous le côté bâbord de la prise d'air. Il emporte les nouveaux missiles chinois développé par l'Institut 607, le PL-15 (Pi Li), qui est le dernier missile air-air (BVRAAM) de fabrication chinoise. Ce missile a effectué son premier tir de qualification en septembre 2015. Propulsé par un moteur à fusée à double impulsion, le PL-15 a une vitesse maximale de Mach 4 et devrait atteindre une distance de 300 km. En comparaison, son prédécesseur PL-12 a une portée de 100 km, similaire à son homologue occidental, l'AIM-120C AMRAAM. Selon les rapports chinois, le PL-15 permettra à l’aviation militaire chinoise de réduire les actifs ennemis de grande valeur tels que les avions ravitailleurs et les avions AEW, au-delà de portée de leurs escortes.

Après sept ans de développement, l'AAM à courte portée PL-10 a été introduit sur le J-10C. Les médias chinois ont souligné que le PL-10 est le premier missile tout-aspect dans le PLAAF, avec une inclinaison de 90 degrés et des capacités de poussée vectorielle. Il est indiqué qu'il a une portée d'au moins 20 km et avec un capteur infrarouge à image multiple, le PL-10 est très résistant aux contre-mesures électroniques. L’avion emporte également des munitions non guidées et à guidage de précision telles que les bombes à guidage laser, les missiles air-sol tels que le KD-88, les missiles antinavires tels que le YJ-91A et les missiles anti-rayonnement tels que le YJ-91. 

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Photos : J-10C @ PLAAF