03/07/2020

L’Inde passe commande pour des MiG et Sukhoi additionnels !

fg_3224862-jdw-6796.jpg

Je vous l’annonçais le 21 juin dernier, l’Inde désirait en urgence acquérir un complément d’avions de combat pour venir renforcer ses flottes de MiG-29 et Sukhoi Su-30MKI. Le ministère indien de la Défense (MoD) a approuvé l'acquisition d’un contrat d’une valeur de 2,43 milliards de dollars portant sur 21 avions de combat Mikoyan MiG-29 et 12 Sukhoi Su-30MKI destiné à l'Indian Air Force (IAF).

Dans une déclaration du 2 juillet, le ministère de la Défense a déclaré que le Conseil d'acquisition de la défense (DAC), dirigé par le ministre de la Défense Rajnath Singh, avait autorisé l'acquisition de 21 MiG-29UPG et de 12 licences pour construire sous construit 12 Su-30MKI.

Les 21 plateformes complèteront les 59 MiG-29UPG intronisés dans l'IAF à partir de 1986.

Les 12 Su-30MKI supplémentaires seront acquis pour remplacer un nombre égal d'avions perdus dans des accidents au fil des ans. Ces chasseurs seront construits sous licence par Hindustan Aeronautics Limited (HAL). Les responsables ont déclaré que HAL, qui, d'ici mars 2021, aura achevé le dernier des 222 Su-30MKI construits sous licence dans le cadre de la flotte de 272 de ce type de l'IAF, avait souhaité recevoir des commandes supplémentaires pour maintenir ses chaînes de montage actives. 

Le MiG-29 UPG :

3707431123.5.jpeg

Les MiG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches de la version MiG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. L’avion est doté d’une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar de Phazotron-NIIR Corp Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km couplé avec le nouvel IRST de type NPK-SPP OLS-UEM qui combine un capteur infrarouge 320x256 pixels et une caméra TV 640x480 pixels portées comprises entre 200 mètres et 20 kilomètres. L'OLS-UEM a été conçu pour détecter des cibles aéroportées à des distances comprises entre 15 et 55 kilomètres. Il offre une couverture en azimut de +/- 90 degrés et de + 60 degrés à -15 degrés en élévation

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable. En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3’500 heures de vol pour 40 ans.

Le Sukhoi Su-30MkI :

4255164962.JPG

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, du radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE* en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M. 

*Sur les versions antérieures indiennes, l’avion est doté du radar PESA N011M BAR.

Photos : 1 Mig-29 et Su-30 indiens 2 MiG-29UPG 3 Su-30MkI@ IAF

20/05/2020

Demande d’offres pour la fourniture des moteurs du F-15EX !

2102628956.png

L'US Air Force (USAF) a lancé une demande d’offres de moteurs pour son programme de Boeing F-15EX « Advanced Eagle ». Initialement, il était prévu qu’un fournisseur unique, General Electric produirait le F110. Mais sous pression du GAO, l’USAF se doit de mettre en concurrence les fournisseurs potentiels.

Une chance pour Pratt & Whitney :

Le motoriste Pratt & Whitney (P&W) était initialement sur les rangs pour fournir le moteur F100, mais ce dernier n’était pas à l’époque pas certifié pour le modèle « EX », ce qui signifie que l'intégration et l'évaluation du moteur sur l’avion auraient ralenti les acquisitions.

Dans le cadre de sa nouvelle approche, l’USAF sollicite désormais des offres concurrentielles pour fournir 461 moteurs pour le F-15EX « Advanced Eagle », selon un appel à propositions mis en ligne le 15 mai. Les livraisons devront débuter en juin 2023 et prévoit que la production se poursuivra jusqu'en 2030. Désormais General Electric et Pratt & Whitney se retrouvent face à face pour produire le moteur du « EX ». 

Le projet F-15EX  "Advanced Eagle" :

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

F-15EX-Video.jpg

Photos : le F-15 EX Advaced Eagle @ Boeing

18/05/2020

Sukhoi lance la fabrication des Su-35 pour l’Egypte !

EBB79D4E-3C6A-491E-97E7-BF96F684F0F6.jpeg

L’avionneur russe Sukhoi a annoncé avoir lancé la production des avions de combat Su-35  « Flanker-E »  destinés à l'Egypte. L’Egypte a signé un contrat d’une valeur de 2 milliards de dollars pour la livraison de 24 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». Soit de quoi équiper deux escadrons. Les livraisons étant planifiées entre 2021 et 2022. A noter que le Caire est resté très discret sur cet achat engagé 2018.

C’est l’usine d'avions Gagarine à Komsomolsk-sur-l'Amour qui produira les Su-35. Il semble cependant que la livraison pourrait prendre du retard à cause de l’épidémie de COVID-19.

Le Sukhoi Su-35 devrait donc venir renforcer les flottes de MiG-29M/M2 et de Rafale. Les trois avions vont venir remplacer progressivement les actuels MiG-21, les F-7 chinois, les Mirage 5 ainsi que les derniers les F-4E «  Phantom » en service.

L'Egypte confirme ainsi sa volonté de moderniser sa flotte d'avions de combat dans l'optique déjà retenue de la diversification du matériel. Soit un choix stratégique en matière d'approvisionnement, de technologie et politique. Le choix du Su-35 permet également une certaine limitation des coûts à l'achat et d’assurer une certaine qualité de matériels. En effet, il semble bien que l’Egypte a été motivée dans ce choix par la rentabilité et l'efficacité du matériel russe éprouvé sur le champ de bataille. En Syrie, la Russie a démontré que la plupart de ses offres de défense qu'elle commercialise aujourd'hui dans de nombreux pays du Moyen-Orient avaient prouvés leurs efficacités dans le conflit.

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

251d6cb1765d5c64a073edc293755103.jpg

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

xobdu1mBuEOksB6IbCtOlHOIlVMbAE7RyRhIZYvi.jpeg

Photos : 1 & 3 Su-35 Flanker-E @ UAS 2 Cockpit@ Amir

 

03/05/2020

Début de production pour les nouveaux F-16 Viper taïwanais !

3561964946.jpg

L'achat prévu de 66 nouveaux avions de combat Lockhee-Martin F-16V Block70/72 « Viper » à Taïwan été activé par le Département américain de la Défense (DoD) le 28 avril dernier. Cette décision lance la production des appareils, dont les livraisons débuteront en 2023.

Moteur plus puissant :

L'accord porte également sur un nombre non spécifié de moteurs General Electric F110-GE-129 à performances accrues. Le nouveau moteurs a été choisi pour les 66 nouveaux avions et il semble également qu’un certains nombre viendront équipés les F-16 de la Force taïwanaise (ROCAF) modernisés vers la norme F-16V Block 70/72 dans un plan de modernisation en cours, tous sont actuellement alimentés par Pratt & Whitney Moteurs P100-PW-220.

Rappel :

L'administration Trump a d'abord approuvé la vente du F-16V en août 2019, qui a ensuite été approuvée par le Congrès. En novembre, le Parlement de Taïwan a accepté le budget de 8,1 milliards de dollars, permettant au MND de signer l'accord. Le calendrier de livraison du programme, nommé en interne « Phoenix Soaring » , prévoit que les deux premiers F-16V un monoplace et biplace soient livrés d'ici 2023 pour les tests initiaux, tandis que le dernier des 66 appareils devrait à recevoir d'ici 2026. Selon les médias locaux, 56 des avions seront des monoplaces, les 10 autres biplaces.

La ROCAF a l'intention de stationner les F-16V à Chihhang AFB à Taitung, qui abrite actuellement la 7e Escadre d'entraînement au pilotage (FTW) qui pilote le F-5E / F Tiger II dans le rôle d'entraînement de chasse. Les F-5 seront remplacés par le T-5 « Brave Eagle » Advanced Jet Trainer indigène au cours de la prochaine décennie.

Par ailleurs, la société taïwanaise de développement industriel aérospatial (AIDC) a signé un protocole d'accord avec Lockheed Martin le 17 décembre à Taichung pour renforcer la capacité locale d'entretien et de mise à niveau du F-16, ainsi que la création d'un centre de maintenance.

Dans le cadre du programme «Phoenix Rising», le parc actuel de 142 F-16A/B de la ROCAF est mis à niveau vers la norme F-16V au complexe Shalu d'AIDC à Taichung. Cet important effort doit permettre de standardiser l’ensemble de la flotte de F-16. Taïwan a commencé à moderniser ses F-16 dès 2017, afin de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-10 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » : 

3275762840.jpg

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Taïwan a passé commande de nacelles de ciblage AN/AAQ-33 SNIPER. Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X, de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

Taiwan a reçu des missiles Raytheon AGM-84L « Harpoon » BlockII anti-navire et du matériel connexe. Dont des unités de contrôle de guidage « Harpoon », 30 conteneurs, 30 pylônes de lancement, ainsi que des kits de configuration AGM-84G à AGM-84L.

177509571.jpg

Photos : 1 F-16 Viper 2 Cockpit 3 F-16 Block70 @ LM

 

02/10/2019

La Corée du Sud débute l'assemblage du prototype du KFX !

f74ae49f037e56ae5bc76b9c64c1d32a.jpg

Séoul, l’agence coréenne d’achat d’armes (DAPA), a achevé la semaine dernière, son examen critique de la conception du futur avion de combat coréen biréacteur et l’a approuvé vendredi dernier. La production d'un prototype va débuter avant la fin du mois d’octobre.

 Korea Aerospace Industries (KAI) prépare activement la conception du KFX (Korean Fighter Experimental). Dans les usines de KAI à Sacheon, dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KFX depuis 2001.

Le projet est actuellement devisé à environ 15 milliards de dollars. Selon le poste parole de l’avionneur 78% du projet, y compris les composants clés qui sont déjà prêts pour la production du prototype. En tant que projet national majeur, le développement du KFX est dirigé par l’Agence gouvernementale pour le développement de la défense (ADD) et l’avionneur KAI, mais environ 225 entreprises privées font également partie du processus, y compris tous les principaux sous-traitants de la défense du pays. Parmi les intervenants étrangers dans le projet figurent  la société Indonésien Aéronautique l’américain Lockheed Martin, qui ont fourniront une assistance technique.

A terme le KFX doit venir remplacer la flotte de chasseurs F-4 et F-5 de l’armée de l’air achetée dans les années 1960.  Au départ du programme, le KFX est classé comme un chasseur de la génération 4++ doté de capacités avioniques et de frappe améliorées. Mais, il va disposer de plusieurs caractéristiques de furtivité et des performances supérieures qui pourraient le rendre comparable avec un avion furtif de cinquième génération.

KAI a hésité à révéler avec précision le type de mécanisme de furtivité dont dispose le jet, mais sa section efficace radar (RCS) soit la principale mesure de furtivité sur les aéronefs militaires, ne mesure que 0,5 mètre carré (5,4 pieds carrés).

KAI a conçu le fuselage du KFX pour qu’il ressemble à un jet furtif semblable au F-22 de Lockheed Martin. La plupart des capteurs sont situés à l'intérieur de l'avion, tandis que les quatre missiles air-air installés sur le KFX sont à moitié enfouis dans la partie centrale du fuselage. Il reste ainsi de la place dans l'avion pour l'installation d'une soute d'armes interne, élément caractéristique des chasseurs furtifs.

Mais KAI ne veut pas sacrifier la maniabilité de l’avion, il sera capable d'effectuer des manœuvres serrées pour se comporter comme les meilleurs avions actuels. L’une des grandes difficultés de la Corée du Sud tient dans le développement d’un radar AESA pour le KFX. En effet, le pays n’a pas d’expérience dans ce domaine. Près de 800 millions de dollars ont été investis dans le développement du radar AESA jusqu'en 2026. Un prototype du radar sera testé en Israël d'ici le printemps prochain, suivi d'un autre vol d'essai en Corée à partir de novembre prochain. À partir de 2023, il sera installé sur le prototype KFX pour une dernière série de tests qui devront mener le projet à maturité.

Le poids cible pour la KFX était de 13 tonnes au début de la conception du projet en 2001, mais les concepteurs ont dû réduire de 500 kg supplémentaires pour tenir compte des ajouts futurs.

Dans les usines de KAI à Sacheon dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KFX.

KAI prévoit de dévoiler le premier prototype d’ici avril 2021 et, après un nombre suffisant de vols d’essais, le premier lot de huit avions à réaction devrait être livré à l’armée de l’air d’ici 2026. Des inquiétudes demeurent toutefois, à savoir que la durée de quatre ans réservés aux tests en vol peut être insuffisante.

Différence de vision : 

La volonté du Parlement coréen a toujours été dirigée vers une modernisation au sens large de l’armée et moins dépendante du programme américain du F-35. Le Parlement coréen a toujours défendu la faisabilité d’un programme indigène, alors que le Ministère de Défense optait pour le tout « F-35 » et une totale dépendance aux Etats-Unis.

kai,kai kfx,nouveaux avions de comabt,blog défense,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation,aviation francophone

Photos : Le KAI KFX @ KAI