26/10/2020

L’Italie réceptionne son dernier Eurofighter !

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L’Aeronautica militare a réceptionné son dernier exemplaire d’Eurofighter en commande. L’avion a décollé de l'usine de Caselle (TO) de Leonardo. Ce vendredi, lors d’une cérémonie l’avion a été reçu par le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Alberto Rosso et le PDG de Leonardo, Alessandro Profumo. La livraison de l’Eurofighter IS082 à l’armée de l’air italienne marque une étape importante dans le programme d’avions multi-rôles européen, considéré comme le plus grand partenariat industriel international de l’histoire du continent.

"La livraison de ce dernier avion, qui complète la flotte d'Eurofighter qui constituent l'instrument principal du système de défense aérienne articulé et complexe national et de l’OTAN, représente une étape importante pour le programme". Ce sont les propos du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général de l'escouade aérienne Alberto Rosso, en marge de la cérémonie de remise de l'avion, destiné à la 51e Escadre d'Istrana.

L'Eurofighter est né comme une plateforme ouverte, avec un programme de mise à jour et d'amélioration technologique bien défini, qui garantit sa compétitivité tout au long de son cycle de vie. Des technologies en constante évolution, tant à bord de l'avion que dans le cadre du soutien logistique, augmentent son efficacité opérationnelle, ses capacités de survie et son économie de gestion.

Le programme Eurofighter constitue la plaque tournante de la technologie aérospatiale et de défense européenne et, en tant que tel, fournit aux industries concernées un leadership technologique qui garantira la compétitivité de nombreux futurs programmes de prochaine génération.

Leonardo, un partenaire important :

Leonardo avec ses activités, réalise environ 36% de la valeur de l'ensemble du programme, avec un rôle clé dans la composante aéronautique et dans celle de l'électronique embarquée, qui voit l'entreprise responsable de deux capteurs primaires (radar CAPTOR-E MK0 et IRST) et des éléments fondamentaux de l'avionique. Leonardo est également le protagoniste de l'évolution de l'Eurofighter, grâce au nouveau radar à balayage électronique AESA (Active Electronically Scanned Array) qui augmente les performances et la compétitivité de l'avion en vue de garantir un marché international significatif pour la prochaine décennie.

Les Eurofighter destinés à l'armée de l'air du Koweït sont actuellement en production à l'usine de Caselle, soit les premiers à être livrés dans une configuration très avancée. Le programme Eurofighter est géré par le consortium Eurofighter GmbH, une société basée à Munich (Allemagne) détenue par Leonardo, BAE Systems et Airbus Defence & Space pour l'Allemagne et l'Espagne. Du côté gouvernemental, il est géré par l'Agence de gestion de l’OTAN des Eurofighter & Tornado (NETMA), mise en place pour répondre aux besoins d'achat des forces aériennes des quatre pays participants : l'Italie, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne.

Quelques chiffres :

Outre les quatre pays partenaires, qui ont déjà commandé 472 Typhoon, les clients internationaux comprennent désormais l'Arabie saoudite (72 appareils), l'Autriche (15), Oman (12), le Koweït (28) et le Qatar (24), pour un total de 623 avions commandés. En termes d'emplois, le programme Eurofighter concerne plus de 100’000 personnes en Europe, dont plus de 20’000 en Italie (entre emploi direct, indirect et induit), avec une répartition sur le territoire que l'on peut estimer à 50% au Nord et 50% au Centre / Sud. Plus de 400 fournisseurs travaillent dans la production du « Typhoon », dont 200 en Italie.

Et l’avenir ? 

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Les sites de Turin et Caselle restent le centre de développement et de production du programme Eurofighter en ce qui concerne la part italienne des travaux. La production des composants tels que l’aile gauche et fuselage arrière intervienne au terme d'un processus impliquant une chaîne de sous-traitance étendue, qui englobe l'Italie avec une contribution importante des sites de la Division Aérostructures et de dizaines de petites et moyennes entreprises. La continuité de production garantie par plusieurs commandes à l'export ces dernières années permet de disposer des compétences hautement qualifiées nécessaires pour sécuriser l'intégration finale et l'exploitation et le développement futur de l'Eurofighter.

L’Italie est maintenant pleinement engagée dans l'assemblage de l'avion pour l'armée de l'air du Koweït.  Plusieurs appareils sur la ligne d'assemblage final à divers stades de réalisation. Le premier biplace est déjà en Flight-line et subit actuellement des tests électromagnétiques en vue de certifier la nouvelle variante. La version de l’Eurofighter pour l’armée de l’air koweïtienne est la version la plus avancée à ce jour. Il présente en particulier une nouvelle configuration avionique du radar matriciel à balayage électronique Captor-E, entièrement développé et produit par le consortium Euroradar, dirigé par Leonardo et impliquant la division électronique de Leonardo. 

L’Italie travaille sur le programme LTE (Long Term Evolution) de l'Eurofighter, en cours de définition. Ce programme vise le développement sur une portée de 15 à 20 ans et doit assurer une croissance en termes de capacité supplémentaire et le développement et la mise en œuvre de nouvelles technologies à utiliser sur les prochaines versions de l’Eurofighter et les mises à jour des modèles en service.  

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Photos : 1 Le dernier Eurofighter italien ISO82 2 Chaîne d’assemblage en Italie 3 Eurofighter italiens en vole@ Leonardo

 

 

 

 

21/10/2020

Des F-16 Viper et peut-être même des F-35 pour le Maroc !

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Les tensions s’accentuent entre l’Algérie et le Maroc, pour ce dernier il n’est pas question de se laisser distancer par son voisin. En effet, l’Algérie a procédé à fin 2019 à l’achat d’avions de combat Sukhoi Su-34 « Fullback », de Su-35 « Flanker-E » et peut-être même de 14 nouveaux Su-57 E « Felon ».

Rappel des tensions :

Le Maroc réagit aux tensions avec son voisin l'Algérie, qui ont augmenté ces derniers mois, alors que le premier se prépare à son retour à l'Union africaine. L'agenda politique algérien, qui soutient la République démocratique arabe sahraouie (RASD) auto-déclarée, a dominé l'union continentale depuis le retrait du Maroc en 1984. Au cours de ces dernières semaines, l'Algérie a approuvé l'utilisation de drones pour la surveillance de sa frontière occidentale y compris à la frontière avec le Maroc. Selon le Stockholm International Peace Research Institute, l’Algérie a importé pour plus de 10 milliards de dollars d’armement. Le Maroc n’est pas en reste, avec des achats d’équipements pour près de 10,3 milliards de dollars en 2019. Cette course n’est de loin pas terminée.

Avions et hélicoptères au menu du Maroc :

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La forte modernisation de l’aviation militaire algérienne pousse le Maroc à prendre les devants, entre la modernisation de sa flotte de F-16 et la concrétisation actuelle d’un contrat d’achat de 25 F-16 au standard « Viper » Block 70/72 supplémentaires, soit un contrat estimé à 3,78 milliards de dollars et de 36 hélicoptères Boeing AH-64 E BlockIII « Apache ».

Le Maroc a le soutien inconditionnel de Washington. L'objectif ultime du gouvernement américain est de renforcer la coopération en matière de défense et de préparer la nation gouvernée par Mohamed VI comme le pays d'Afrique du Nord le mieux équipé militairement, sachant que l'administration américaine est déjà le plus grand fournisseur d'armes du Maroc.

Washington tient à garantir l'exclusivité des approvisionnements militaires américains au profit des Forces Armées Royales Marocaines, notamment en ce qui concerne les F-16 ainsi que le système sol-air MIM-104 Patriot. Le Maroc fait partie des 22 pays qui vont acquérir des missiles air-air avancés de moyenne portée Raytheon AIM-120 AMRAAM dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 768 millions de dollars devant être achevé en février 2023, comme l'a confirmé le ministère américain de la Défense.

Des F-35A pour le Maroc ? 

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Afin de contrer l’arrivée possible du Sukhoi Su-57 E « Felon » chez le voisin algérien, Washington ouvre la porte à l’exportation du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » au Maroc. Offre faite notamment sous couvert de la reconnaissance de l'État d'Israël par le roi Mohamed VI. Les négociations entre Rabat et Washington ont débuté en juin dernier et pourraient déboucher sur un accord avant la fin de l’année.

Pour autant une vente éventuelle devrait tomber sous la coupelle de la nouvelle loi « Secure F-35 Exports Act de 2020 ». Une loi visant à réaffirmer la surveillance du Congrès sur la vente de systèmes militaires américains sophistiqués et critiques. Cette loi comprend notamment les exigences suivantes :

Exige que le Président évalue et fasse rapport au Congrès, avant toute fourniture d'avions F-35 à des pays qui ne sont pas membres de l'OTAN. Une évaluation complète des risques présentés par une telle vente, exportation ou transfert pour la sécurité des États-Unis, y compris pour l'avantage militaire et technologique critique que ces aéronefs procurent aux forces armées des États-Unis et

une certification, selon laquelle une telle vente, exportation ou transfert ne présente pas un risque significatif de compromettre l'avantage militaire et technologique critique que ces aéronefs procurent aux forces armées des États-Unis. Des assurances solides ont été données que ces aéronefs ne seront pas utilisés dans des activités ou opérations contraires à la sécurité d'Israël ou à la politique étrangère et aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis. Des mesures de sécurité technologique suffisantes seront nécessaires pour empêcher l'espionnage contre ces aéronefs et si ces assurances sont violées, les États-Unis auront les moyens de contrer ces violations.

Le F-16 « Viper » Block70/72 marocains : 

Le Département de la défense des États-Unis approuve la vente de 25 Lockeed-Martin F-16 Block70/72 « V » au Maroc. Là pays dispose actuellement de 25 F-16 qu’on seront portés au standard Block70/72.

Selon le Département américain de la Défense, le contrat comprend également le matériel suivant : 29 moteurs F100-220E de Pratt & Whitney.

- 26 ordinateurs de mission modulaires, dont un de rechange.

- 26 systèmes de distribution d’informations multifonctions Link-16-JTRS (MIDS-JTRS) avec terminaux TACAN et ESHI (avec un disque de secours).

- 26 systèmes mondiaux de navigation intégrés (EGI) LN260.

- 40 viseurs de casque. Ces casques seront ainsi généralisés à tous les pilotes marocains des F16. 

- 26 générateurs d’affichage programmables améliorés (iPDG).

- 30 canons M61 Al Vulcan 20mm.

- 50 lanceurs polyvalents LAU-129.

- 40 missiles air-air de moyenne portée évolués AIM-120C-7 (AMRAAM).

- 40 sections de guidage AIM-120C-7.

- 3 kits JDAM GBU-38/54.

- 50 groupes de feuille d’air MXU-650, GBU-49.

- 50 MAU-210 groupes de contrôle informatique amélioré (GCC), GBU-49, -50.

- 36 fusées FMU-139 D/B.

- 6 fusées inertes FMU-139 D/B (D-l).

- 2 GTV GBU-39 (T-l).

- 60 bombes de petit diamètre GBU-39/B (SDB I).

- 10 groupes de commande d’ordinateur MAU-169L/B, GBU-10, -12, -16.

- 10 groupes MXU-650C/B, GBU-12.

- 12 bombes MK82 inertes.

- 4 bombes d'entraînement BLU-109.

- 10 MAU-169 GCC (D-2).

- 26 nacelles Sniper AN/AAQ-33.

Sont également inclus dans ce contrat : 26 systèmes de gestion de la GE AN/ALQ-213, 26 systèmes IFF d’identifications avancées ami/ennemi, une communication sécurisée, équipement de navigation cryptographique de précision, un système de planification de mission conjointe, 26 AN/ALQ-211 AIDEWS, 6 systèmes de reconnaissance avancée DB-110, matériel de communication, équipement de soutien.

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Photos : 1 & 3 F-16 C et D @ FAM 2 F-35A @ USAF

 

03/07/2020

L’Inde passe commande pour des MiG et Sukhoi additionnels !

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Je vous l’annonçais le 21 juin dernier, l’Inde désirait en urgence acquérir un complément d’avions de combat pour venir renforcer ses flottes de MiG-29 et Sukhoi Su-30MKI. Le ministère indien de la Défense (MoD) a approuvé l'acquisition d’un contrat d’une valeur de 2,43 milliards de dollars portant sur 21 avions de combat Mikoyan MiG-29 et 12 Sukhoi Su-30MKI destiné à l'Indian Air Force (IAF).

Dans une déclaration du 2 juillet, le ministère de la Défense a déclaré que le Conseil d'acquisition de la défense (DAC), dirigé par le ministre de la Défense Rajnath Singh, avait autorisé l'acquisition de 21 MiG-29UPG et de 12 licences pour construire sous construit 12 Su-30MKI.

Les 21 plateformes complèteront les 59 MiG-29UPG intronisés dans l'IAF à partir de 1986.

Les 12 Su-30MKI supplémentaires seront acquis pour remplacer un nombre égal d'avions perdus dans des accidents au fil des ans. Ces chasseurs seront construits sous licence par Hindustan Aeronautics Limited (HAL). Les responsables ont déclaré que HAL, qui, d'ici mars 2021, aura achevé le dernier des 222 Su-30MKI construits sous licence dans le cadre de la flotte de 272 de ce type de l'IAF, avait souhaité recevoir des commandes supplémentaires pour maintenir ses chaînes de montage actives. 

Le MiG-29 UPG :

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Les MiG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches de la version MiG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. L’avion est doté d’une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar de Phazotron-NIIR Corp Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km couplé avec le nouvel IRST de type NPK-SPP OLS-UEM qui combine un capteur infrarouge 320x256 pixels et une caméra TV 640x480 pixels portées comprises entre 200 mètres et 20 kilomètres. L'OLS-UEM a été conçu pour détecter des cibles aéroportées à des distances comprises entre 15 et 55 kilomètres. Il offre une couverture en azimut de +/- 90 degrés et de + 60 degrés à -15 degrés en élévation

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable. En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3’500 heures de vol pour 40 ans.

Le Sukhoi Su-30MkI :

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Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, du radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE* en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M. 

*Sur les versions antérieures indiennes, l’avion est doté du radar PESA N011M BAR.

Photos : 1 Mig-29 et Su-30 indiens 2 MiG-29UPG 3 Su-30MkI@ IAF

20/05/2020

Demande d’offres pour la fourniture des moteurs du F-15EX !

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L'US Air Force (USAF) a lancé une demande d’offres de moteurs pour son programme de Boeing F-15EX « Advanced Eagle ». Initialement, il était prévu qu’un fournisseur unique, General Electric produirait le F110. Mais sous pression du GAO, l’USAF se doit de mettre en concurrence les fournisseurs potentiels.

Une chance pour Pratt & Whitney :

Le motoriste Pratt & Whitney (P&W) était initialement sur les rangs pour fournir le moteur F100, mais ce dernier n’était pas à l’époque pas certifié pour le modèle « EX », ce qui signifie que l'intégration et l'évaluation du moteur sur l’avion auraient ralenti les acquisitions.

Dans le cadre de sa nouvelle approche, l’USAF sollicite désormais des offres concurrentielles pour fournir 461 moteurs pour le F-15EX « Advanced Eagle », selon un appel à propositions mis en ligne le 15 mai. Les livraisons devront débuter en juin 2023 et prévoit que la production se poursuivra jusqu'en 2030. Désormais General Electric et Pratt & Whitney se retrouvent face à face pour produire le moteur du « EX ». 

Le projet F-15EX  "Advanced Eagle" :

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

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Photos : le F-15 EX Advaced Eagle @ Boeing

18/05/2020

Sukhoi lance la fabrication des Su-35 pour l’Egypte !

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L’avionneur russe Sukhoi a annoncé avoir lancé la production des avions de combat Su-35  « Flanker-E »  destinés à l'Egypte. L’Egypte a signé un contrat d’une valeur de 2 milliards de dollars pour la livraison de 24 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». Soit de quoi équiper deux escadrons. Les livraisons étant planifiées entre 2021 et 2022. A noter que le Caire est resté très discret sur cet achat engagé 2018.

C’est l’usine d'avions Gagarine à Komsomolsk-sur-l'Amour qui produira les Su-35. Il semble cependant que la livraison pourrait prendre du retard à cause de l’épidémie de COVID-19.

Le Sukhoi Su-35 devrait donc venir renforcer les flottes de MiG-29M/M2 et de Rafale. Les trois avions vont venir remplacer progressivement les actuels MiG-21, les F-7 chinois, les Mirage 5 ainsi que les derniers les F-4E «  Phantom » en service.

L'Egypte confirme ainsi sa volonté de moderniser sa flotte d'avions de combat dans l'optique déjà retenue de la diversification du matériel. Soit un choix stratégique en matière d'approvisionnement, de technologie et politique. Le choix du Su-35 permet également une certaine limitation des coûts à l'achat et d’assurer une certaine qualité de matériels. En effet, il semble bien que l’Egypte a été motivée dans ce choix par la rentabilité et l'efficacité du matériel russe éprouvé sur le champ de bataille. En Syrie, la Russie a démontré que la plupart de ses offres de défense qu'elle commercialise aujourd'hui dans de nombreux pays du Moyen-Orient avaient prouvés leurs efficacités dans le conflit.

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

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Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

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Photos : 1 & 3 Su-35 Flanker-E @ UAS 2 Cockpit@ Amir