08/03/2020

Les J-10 propulsés par des réacteurs chinois ! 

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La Chine a commencé à installer des moteurs de série Shenyang-Liming WS10B Taihang fabriqués localement sur les avions de combat CAC J-10C « Dragon Véloce ». Jusqu’ici l’avion était motorisé par un Liulka Saliout AL-31FN d’origine russe.

Cette révélation a été réalisée par l’intermédiaire de la télévision publique China Central Television (CCTV) qui a montré des images d’un Chengdu Aircraft Industries Company (CAIC) J-10C nouvellement équipé d’un moteur WS10B. Les premiers commentaires parlent d’un avion prêt à être livré et faisant partie du quatrième lot de production de J-10C pour la PLAAF.

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Moteur Shenyang-Liming WS10 : 

Le Shenyang Liming WS-10 nom de code Taihang, est un turboréacteur conçu et construit en République populaire de Chine. Le WS-10A est déjà utilisé pour alimenter le J-11B et le J-16. Il est prévu dans sa version WS10B pour propulser le Chengdu J-10. Le projet WS-10 tient ses racines dans le premier turboréacteur WS-6, qui a été abandonné au début des années 1980. Le développement du WS-10 a commencé en 1987 par le Shenyang Aeroengine Research Institute ( Institut 606) de la China Aviation Industry Corporation et était basé sur le noyau des moteurs CFM International CFM56 importés des États-Unis en 1982. Ce noyau lui-même dérivant des moteurs General Electric F101. Le WS-10 d'origine manquait des performances nécessaires aux chasseurs à réaction modernes et n'a jamais été utilisé pour propulser un avion. Le design a été modifié et une version améliorée, le WS-10A, a été testée sur un prototype de chasseur Shenyang J-11 en 2002.

En 2005, il a été signalé que, selon des sources russes familières avec le projet de développement du turboréacteur WS-10A en Chine, le WS-10A était en cours de développement pour être légèrement plus puissant que le Saturn Lyulka AL-31. Les sources ont noté que la Chine rencontrait des problèmes pour atteindre les objectifs de réduction de poids des compresseurs primaires et secondaires du WS-10A et avait des problèmes pour répondre aux exigences de poussée. Il a également été déclaré que la technologie chinoise de vectorisation de poussée était en cours de développement pour le WS-10A. Les médias chinois ont également rapporté en 2005 que le WS-10A avait terminé les tests d'endurance de 4 mois et que le moteur avait ensuite été certifié pour la production en 2006.

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Le WS-10A aurait une poussée de 13’200 kg (29 100 lb) et un rapport poids poussée de 7,5: 1, ce qui le rend comparable au turboréacteur AL-31F. Le WS-10A a été présenté pour la première fois en public au salon aéronautique de Zhuhai 2008. La conception du WS-10A se compose d'un compresseur haute pression à 7 étages, d'une chambre de combustion annulaire courte avec un atomiseur à jet d'air et des pales de refroidissement à film d'air. Il s'agit du premier turboréacteur de production en provenance de Chine à disposer d'aubes de turbine à base de nickel monocristallin, qui permettent des températures d'admission plus élevées et une poussée du moteur plus élevée. Le WS-10A a également été équipé d'un système FADEC (Full Authority Digital Engine Control). Une buse de commande de vecteur de poussée asymétrique (TVC), similaire à la buse TVC du moteur russe AL-31F-TVN, a également été signalée instalée en cours de test.

Le 2 avril 2009, le directeur de l'AVIC (Aviation Industry Corporation of China) Lin Zuoming a déclaré qu'il y avait des problèmes avec les procédures de contrôle de la qualité sur la ligne de production WS-10A, ce qui signifie que le turboréacteur Taihang n'était toujours pas de qualité satisfaisante. Il a déclaré que la résolution de ces problèmes serait une étape clé. En plus d'une mauvaise qualité de construction, les moteurs souffraient d'une mauvaise fiabilité, les moteurs chinois ont duré 30 heures à la fois contre 400 pour les originaux russes. Malgré les problèmes d'AVIC concernant le contrôle de la qualité, la production en série des moteurs de la série WS-10 contribuerait considérablement à l'amélioration des capacités industrielles chinoises. 

La situation globale s'était régulièrement améliorée à la fin de 2009, après quoi le WS-10A se serait avéré suffisamment mûr pour propulser l'avion J-11B Block 02. Fin 2013, le moteur WS-10A amélioré a atteint un nouveau niveau de maturité et de performances, il a propulsé le J-16 tout au long de son programme d'essais en vol et maintenant le J-16 commence à atteindre l'IOC et à commencer la production de petits lots.

Des dérivés du WS-10 sont en cours de développement, comme une variante de turboréacteur à dérivation élevée pour propulser de gros avions de transport et une variante de turbine à gaz marine pour propulser des navires. La variante WS10B du J-10 dispose d’un vecteur de poussée avec une poussée plus élevée (132 kilonewtons (30 000 lbf). Il semble qu'une mise à niveau encore plus puissante avec une poussée plus élevée (155 kilonewtons (35 000 lbf)) désigné WS-10G, était également en cours de test.

CAIC Jian J-10 : 

Initialement le projet du J-10 de la CAIC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux MiG-29 et Sukhoi 27 russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies, dit multi-rôle en Occident (F/A-18, Rafale, Gripen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord, qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Ce transfert de technologie a été particulièrement limité et ne touchait pas à des éléments sensibles ! Sans oublier, un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.

Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype, dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol, fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle, du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar.  Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage, lors de l'atterrissage.A ce jour, environ 300 exemplaires du Jian-10 « Dragon véloce » ont été construit.

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Photos : 1 & 4 J-10C @ PLAAF 2 J-10C doté du WS10B @ CCTV 3 le WS10B @ AVIC

 

29/10/2018

J-10B doté d’une tuyère à poussée vectorielle !

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Pour la première fois, des photographies du prototype du J-10B équipé d'un moteur WS-10 chinois et d'une tuyère de poussée vectorielle sont disponibles. L’avion est arrivé récemment à Zhuhai. Pour y etre exposé lors du prochian salon aéronautique.  Par contre, aucune inforamtion ne fati mention d’une présentation en vol pour l’instant.

Moteur chinois :

Jusqu’ici les J-10 étaient tous motorisés avec par le moteur russe Saturn AL- 31FN dans l’attente de la mise au point du réacteur WS-10A chinois. Le moteur WS-10 est le produit du Chinese Aviation Research Institute 606. Le WS-10 est une évolution du WS-6 dont la production fut arrêtée au début des années 1980. En 1987,  un nouveau modèle de réacteur qui fut nommé WS-10. Les performances de la première mouture du WS-10 furent jugée insuffisantes et une nouvelle version fut développée. Cette version prit le nom de WS-10A et fut testée en 2002 sur un shenyang J11.

Le WS-10A aurait une poussée de 13 200 kg avec PC un rapport poids/poussée de 8 tonnes ce qui le classe dans la même catégorie que le Saturn AL-31F. Le WS-10A dispose d'un compresseur HP à 7 étages, d'une chambre de combustion annulaire compacte et d'une turbine à aubes refroidies par film d'air. Le WS-10A est le premier réacteur produit en Chine équipé d'aubes de turbine monocristallines à base de nickel. Le réacteur est aussi doté d'une régulateur numérique de type FADEC. le réacteur peut être doté d'une tuyère à poussée vectorielle à deux axes similaire à celle montée sur le moteur russe Saturn AL-31F.

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Le J-10B «Super Dragon Véloce» : 

Cette nouvelle version se distingue assez facilement de l’ancienne, le «Super Dragon» dispose d'une entrée d’air modifiée dotée d’un diffuseur supersonique (DSI) qui semble être du même modèle ayant été testé sur le FC-1/JF-17 de type monobloc, celle-ci devrait réduire la surface radar (RCS). L’avion dispose d’un Infrared Search and Track (IRST) soit un système de capteur infrarouge passif, probablement issus du modèle russe qui équipe la version du Su-27 acquis par la Chine. L’avion dispose également d’un nouveau rangement pour systèmes de guerres-électronique monté en haut de la dérive. On remarquera les similitudes du haut de dérive avec les M2000 & Rafale. Le fuselage dispose également de quatre capteurs additionnels. Le nez du «Super Dragon véloce» a été re-dessiné avec une forme ovale et non plus ronde, ce qui laisse à penser que celui-ci dispose d’une antenne AESA.  Il semble également que le viseur HUD soit plus grand. L’appareil permet l’emport d’armes divers et notamment d’attaque au sol avec nacelle de désignation et de brouillage.

 Le J-10B dispose du même éventail d'armes air-air et air-sol que le J-10A. Par contre, il dispose d’un nouveau pylône double pour le missile  air-air Luoyang PL-12 à guidage semi-actif. Quelques rares photographies disponibles montre un J-10B, doté du tout nouveau missile anti-navires CDEAO CM-400AKG hypersonique.

 

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Photos :Le J-10B motorisé avec le WS-10A avec tuyère à poussée vectorielle@  Aero Jack LI