10/04/2020

Tensions accrues en Mer de Chine !

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Le contexte territorial est de plus en plus tendu en mer de Chine. La Chine se montre très agressive avec la revendication des îles Spratley. Les forces armées des Philippines ont déclaré qu’elles doivent faire face à une augmentation des incursions « étrangères » à proximité des Spratley. La situation pourrait embraser toute la région, depuis qu’une guerre de l’ombre a éclaté en 2011. Taïwan se plaint également des actions considérées comme dangereuses de la part des chinois.  Le Japon note également une explosion des incursions chinoises à proximité de son espace aérien.

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Rapport de la Japan Air Self-Defense Force :

Dans un rapport mis à jour, la Japan Air Self-Defense Force (JASDF) a engagé 675 fois ses avions de combat au cours de l'exercice 2019 (FY 2019) en réponse à des avions militaires chinois approchant de l'espace aérien du pays: une augmentation de 5,8% par rapport à la même période de l'exercice 2018.

Le chiffre, qui est le deuxième plus élevé enregistré en réponse aux avions chinois sur une période d'un an depuis 1958, représente 71% du nombre total d’engagement de la JASDF entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020, selon les données publiées par le ministère de la Défense (MoD) à Tokyo le 9 avril dernier.

Les chasseurs japonais ont également répondu 268 fois aux mouvements d'avions militaires russes, contre 343 fois au cours de la même période au cours de l'exercice 2018. Les quatre autres incidents concernaient des avions d'autres pays.

Au total, la JASDF a engagé 947 fois ses avions dans le cadre de la Police du ciel au cours de l'exercice 2019 pour répondre aux aéronefs étrangers approchant de l'espace aérien du pays. Une baisse par rapport au 999 fois de l'exercice précédent. Ce chiffre représente le troisième plus grand nombre d’interceptions effectuées par le service en un an depuis le début de ces opérations en 1958. A noter, que les incursions ont diminué dès l’automne 2019, faut-il y voir là le début de l’infection au COVID-19 en Chine ?

Reprise des incursions chinoises :

Le ministère de la Défense a souligné que le JASDF avait engagés à ses chasseurs le 23 mars 2020 pour intercepter des avions de collecte de renseignements Shaanxi Y-9 de l'Armée populaire de libération de l'Armée de libération du peuple (PLANAF) qui ont été repérés au-dessus de la mer de Chine orientale pour la première fois. Les chasseurs japonais ont également répondu à d'autres appareils de type Shaanxi Y-9 et à la plate-forme aéroportée d'alerte précoce et de contrôle Shaanxi Y-8 traversant le détroit de Tsushima, qui relie la mer du Japon (mer de l'Est), la mer Jaune (mer de l'Ouest) et l'est Mer de Chine.

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Photos : 1 Mitsubishi F2 et F-15 japonais sont très sollicités pour la police du ciel 2 Avions russes et chinois fréquemment intercepté 3 Avions espion chinois Y-8@JASDF

 

 

 

25/07/2016

Bombardier H-6K en mer ce Chine !

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La réponse de Pékin suite à la récente décision de la Cour permanente de La Haye (CPA) en ce qui concerne le fait que la Chine n’a pas de droits historiques sur la majorité des eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale n’a pas tardé. Pékin a déployé dans la région la nouvelle version de son bombardier Xian H-6K dans la région.

Depuis le début de la semaine dernière, des bombardiers Xian H-6K ont commencé à patrouiller sur les territoires et îlots revendiqués par Pékin en mer de Chine. Une action qui démontre non seulement le rejet chinois de la décision du CPA, mais sa détermination dans la région. Dans un communiqué, Pékin a expliqué que la Chine respectait la liberté de navigation et de survol dans la zone contestée. Par contre le pays restera intraitable en ce qui concerne ses revendications et les installations implantées sur plusieurs îles de la région.

Le Xian Aircraft Corporation (XAC) H-6K :

Le Xian H-6K est la variante la plus radicalement modifiée du bombardier H-6. En effet, les ingénieurs chinois ont remplacé son nez en verre d’origine, avec un grand nez solide qui abrite un grand radar et nouveau système de ciblage électro-optique. Le H-6K est également remotorisé avec des moteurs russes Soloviev D-30-KP2 de 12 tonnes de poussée, permettant d’élargie le rayon d’action du bombardier à 3500 km. En matière d’avionique, l’avion dispose d’écrans multifonctions (MFD), de plus contrairement aux deux anciennes versions, le H-6K dispose de sièges éjectables pour ses trois ou quatre membres d'équipage. Le H-6K emporte six missiles KD-20 LACM sur les pylônes d’ailes, plus un ou plusieurs, dans sa soute à bombes. Il peut également transporter un large éventail de nouvelles munitions à guidage de précision de fabrication chinoise.

L’origine du Xian H-6 : 

Le Xian H-6 (Hōng-6) est une copie sous licence du bombardier soviétique Tupolev 16 construite pour l’aviation militaire chinoise. Le premier Tu-16 est livré à la chine en 1958. La compagnie Xian signe un contrat de construction sous licence du bombardier à la fin des années 50. Le premier Tu-16 chinois, désigné localement « H-6 » effectue son premier vol en 1959. Sur les 150 appareils construits dans les usines de Xian, on estime qu'environ 120 sont encore en service en Chine en 2008Les premiers bombardiers H-6 produits par Xian sont terminés en 1968. Les premières preuves d'entraînement au bombardement sont enregistrées par des satellites espions américains le 18 août 1973.

 

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Photos : Xian H-6K @ Weimeng