31/08/2022

Premier tir d’un Meteor depuis un Gripen E !

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L’avionneur suédois Saab a précédé avec succès au premier tir d’un missile MBDA Meteor depuis un Gripen E de série. Ce tests fait suite à la longue série d’intégration du missile européen à bord de la famille « Gripen ». D’abord certifié sur les versions C/D, le voici maintenant en préparation finale sur la version « E ».

Rappel

Le Gripen C/D des Forces aériennes suédoises a été, en 2016, le premier avion de combat au monde à être opérationnel avec le missile « Meteor ». Puis en 2018, le missile a débuté son intégration sur le modèle « E » de présérie, notamment avec l’avion 39-8

« Ce succès est une belle démonstration de l'étroit partenariat entre MBDA et Saab, qui, après de nombreuses années de coopération active, continue de se renforcer. Cet essai montre également parfaitement notre capacité commune à intégrer rapidement des capacités d'armement sur le tout nouveau Gripen E », a déclaré Jim Price, vice-président MBDA Europe.

Depuis un Gripen E de série

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Le missile Meteor a été lancé depuis le Gripen E de série à une altitude d'environ 16 500 pieds au-dessus de la zone d'essai de Vidsel dans le nord de la Suède. « C'est une très bonne sensation que nous ayons maintenant terminé le premier tir d'essai avec Meteor de Gripen E. C'est une étape très importante à la fois pour le programme et pour Saab. Cela montre que la capacité d'armement du Gripen est à l'avant-garde absolue », déclare Mikael Olsson, responsable des essais en vol et de la vérification, Saab.

Le MBDA Meteor

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Le missile Meteor produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

Le Meteor est prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile peut assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef. 

  1. Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  2. Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur

La Suède et le Brésil, clients du Gripen E/F, équiperont leurs chasseurs du Meteor.

Photos : 1 Gripen E de série doté de Meteor 2 Tir du Meteor depuis un « E » @ Saab 3 le Meteor @ MBDA

 

 

 

 

19/04/2022

Rafale & Eurofighter en course en Serbie !

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La Serbie cherche activement à remplacer sa flotte d’avions de combat de type MiG-29 « Fulcrum ». Dans l’attente du choix, le pays a ajouté 10 MiG-29 donnés par la Russie et la Biélorussie en 2017 et 2021 à son inventaire et les a soumis à différentes phases de modernisation.

Belgrade se tourne vers l’Europe

La Serbie est candidate pour une entrée au sein l'Union Européenne, mais le pays s’est déclaré neutre. Les récents évènements en Ukraine montrent également une nouvelle tendance, le pays s’éloigne discrètement de son allié russe.

Pour autant, la Serbie vient de renforcer ses liens avec la Chine. Pékin vient en effet de livrer le 9 avril dernier un système de missiles sol-air à longue portée FK-3 (HQ-22) commandé en 2019. Une première livraison qui a été très remarquée avec l’arrivée dans le ciel européen de 6 avions de transports stratégiques Xian Y-20 de l'armée de l'air de l'Armée populaire de libération, atterrissant à la base aérienne de Batajnica près de Belgrade.

Pour son futur avion de combat, la Serbie négocie avec deux avionneurs européens. Depuis près d’une année, c’est Dassault Aviation qui a les faveurs de Belgrade avec le Rafale. L’intérêt est monté d’un cran avec la commande récente de la Croatie pour l’avion français.

Pour autant, un autre candidat se trouve également sur les rangs, il s’agit de l’Airbus Eurofighter « Typhon II ». Belgrade négocie discrètement avec Londres sur le sujet.

Selon les informations disponibles, on parle d’une première tranche de 12 avions qui seraient suivie d’une seconde et éventuellement d’une troisième. On notera au passage que Washington a refusé de proposer un apprareil à Belgrade.

Le Meteor de la discorde

D’un point de vue prix et technique, le Rafale pourrait être le mieux placé dans ce concours. Mais un élément vient perturber ce choix. Selon le ministre serbe de la Défense, Nebojša Stefanović, Paris ne vois pas d’un bon œil la livraison de missiles MBDA Meteor avec le Rafale.

A contrario, Londres serait plus favorable à un accord potentiel pour venir équiper les éventuels futurs Eurofighter serbes. Le problème de l’offre anglaise vient du fait qu’il s’agirait d’Eurofighter T1 d’occasions. Or, l’installation du Meteor sur le T1 reste complexe, très cher ! De fait, on parle maintenant d’Eurofighter neufs offerts à la Serbie.

Flotte mixte ?

Et si Belgrade optait pour une flotte mixte Rafale & Eurofighter ? La question à le mérite d’être posée, d’une part, un tel choix permettrait à Belgrade de faire d’une pierre deux coup ! En premier lieu un rapprochement avec les deux capitales occidentales que sont Paris et Londres, sans oublier les industriels et pays qui composent le consortium Eurofighter (Espagne et Italie). De l’autre, l’option possible du Meteor, même si Paris ni tient pas trop.

Quoi qu’il en soit, Belgrade va sérieusement continuer à se renforcer avec une future flotte mixte ou non et l’apport de systèmes notamment chinois. En 2021, le président serbe avait affirmé que "dans quelques mois, la Serbie ne serait plus la cible facile qu'elle a été".

Photo : Rafale français en exercice avec un Eurofighter anglais @ RAF

15/02/2019

Double tirs de METEOR pour le Rafale !

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Le ministère français des Forces armées a annoncé qu'un chasseur Rafale M de la Marine nationale avait tiré pour la première fois un missile air-air METEOR le 13 février dernier en parallèle à un autre tir effectué par l’Armée de l’air.

L’essai, qui s’est déroulé dans une zone de tir et d’essai dans le sud de la France, a été confié à des experts de la DGA, du Centre d’expérimentation pour la pratique de l’aviation navale de la marine française (CEPA 10). Le Rafale Marine utilisé pour le test était au standard M F-3R livré en décembre 2018.

Le Meteor : 

Le missile METEOR produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

Il sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

  1. Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef 

 

  • Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  • Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

La capacité européenne :

L’Europe peut se targuer de disposer de trois avions de combat qui dans leur standard respectif le plus élevé, soit le Rafale F-3R, l’Eurofighter DA7 tranche 3 et le Gripen E & C/D sont à la pointe de la technologie de demain. Ces trois appareils disposent également de ce qui se fait de mieux en matière de missile de nouvelle génération, le METEOR.

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Photos : 1 Tir du Meteor depuis un Rafale M Rafale M doté du Meteor @ SIRPA

21/06/2016

Le Meteor en service sur le Gripen C !

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Le nouveau missile air-air européen de référence longue portée MBDA Meteor est officiellement en service au sein de la Force aérienne suédoise (Flygvapnet) sur le version modernisée du Gripen C/D MS20. Le missile Meteor a été déclaré opérationnel sur le Gripen C/D à fin 2014 après la réussite série de tirs d'intégration. De fait, l'Armée de l'air suédoise est devenue la première à mettre en oeuvre le nouveau missile.

Premier engagement :

Durant ces deux dernières semaines, l’escadrille F21 de la Flygvapnet dotée du nouveau standard MS20 du Gripen C/D a pu engager pour la première fois le nouveau missile. Les pilotes suédois ont pu notamment mesurer la supériorité du nouveau missile engageant des F-16 et des F/A-18 norvégiens et finlandais sur le site d’entrainement de Vidsel en Suède. Avec l’arrivée du Meteor, l’escadrille F21 a pu revoir en profondeur les tactiques d’engagement à longue portée.

Gripen C/D MS20 :

La modernisation au standard MS20 du Gripen C/D englobe les systèmes suivants : une nouvelle architecture électronique pour faire face à l’évolution des menaces et de la guerre électronique à venir. L’arrivée du radar PS-05 Mk4 à antenne mécanique est le développement le plus récent du radar PS-05. Une nouvelle configuration et un nouveau « back-end » complètent et permettent de renforcer les performances en matière de plage de fonctionnement et de détection. Cette nouvelle version à antenne mécanique, doit permettre à la version actuelle du Gripen d’emporter le missile MBDA Meteor et la dernière version du Raytheon AIM-120C7 AMRAAM. 

Le Saab JAS-39 Gripen C/D MS20 comprend : 

Le missile MBDA Meteor.

La bombe SDB (Small Diameter Bombe) GBU-39 ainsi que les GBU-22, GBU-10.

Une nouvelle application radar.

Amélioration de l’autoprotection.

Le GCA Ground Collision Avoidance System.

Des nouveaux équipements de protection (CBRN) qui permettent un vol dans une zone contaminée.

Diverses sécurités en matière de cyberguerre.

Amélioration de liaison électronique Link16 (OTAN) et Link TAU (liaison Gripen).

Amélioration de la liaison au sol CAA/JTAC.

Fonctions de reconnaissance étendues.

Ces améliorations vont progressivement équiper l’ensemble Gripen C/D suédois en service et permettre le lien avec l’arrivée en 2018-2019 du Gripen E MS21. Pour les utilisateurs actuels de ce standard, ces améliorations vont permettre de maintenir le standard C/D à un haut niveau jusqu’en 2023-2025.

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Le missile Meteor : 

Le Meteor est prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation est privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile va permettre d’assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

Un radar de bord qui fournit des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

  • Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  • Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

D’ici 2018, le Meteor entrera en fonction sur le Gripen E et le Rafale F-3R. En 2019 sur l’Eurofighter T3 et en 2020 sur le F-35.

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Photos : 1 Gripen C MS20 avec missiles Meteor air-air, RBS15 anti-navire, Iris-T air-air et pod Litening 2 Gripen C MS20 avec bombes GBU, AIM-9 Sidewinder et pod Litening. 3 le Meteor @ MBDA

10/12/2014

Premier tir du Meteor pour l’Eurofighter !

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îles Hébrides dans le nord de l’Ecosse, le ministère britannique de la Défense à mené en collaboration avec Airbus et le missilier MBDA le premier tir du missile Meteor depuis un avion de combat Eurofighter.

 

Ce premier tir du Meteor depuis un Eurofighter de la RAF a permis de vérifier le pré-lancement, l'amorçage et la liaison de données entre le missile et le radar. Les essais vont continuer jusqu’en 2017 afin d’élargir complètement l'enveloppe de lancement du missile depuis l’Eurofighter «Typhoon II».

 

L’Eurofighter devient ainsi le troisième appareils à pouvoir tirer le missile «Meteor» après le Gripen et le Rafale. 

 

Le MBDA Meteor : 

 

Le missile «Meteor» produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

 

Le Meteor sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

 Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

 

  1. Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  2. Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

 

Le Meteor, l’atout européen : 

 

Le Meteor va devenir dans un avenir proche le fer de lance des missiles air-air en équipant les trois appareils européens que sont le «Gripen» C/D/E, le «Rafale» et «l’Eurofighter». Le Meteor devrait également être monté,  plus tard, sur les «F-35» britanniques.

 

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Photos : Tir de Meteor depuis un Eurofighter de la RAF@ Bae system/Qinetic