15/12/2020

Lockheed Martin et BAe avancent sur le LRSAM !

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Lockheed Martin a attribué un contrat de 60 millions de dollars à BAe Systems Electronic Systems pour la fourniture de systèmes de guidage pour le futur missile antinavire à longue portée AGM-158C LRASM.

Bae Systems est chargé de développer un ensemble capteur / chercheur multimode développé qui combine une radio-fréquence passive (RF) longue portée. Le capteur pour l'acquisition de cibles à large zone utilise un système infrarouge d'imagerie pour le ciblage et une unité de liaison de données en bande L (LBU) fournie par ViaSat. 

L’AGM-158C LRASM est passé d'une activité de démonstration de l’US Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) à un USN Program of Record (POR) en février 2014. Le service conjoint LRASM Deployment Office (LDO) et Lockheed Martin ont développé le LRASM comme solution d'arme pour répondre aux exigences de la guerre anti-surface offensive (OASuW).

L’OASuW est un programme d'acquisition accéléré visant à acheter un nombre limité de missiles lancés par voie aérienne pour combler un déficit de capacité de la flotte à court terme, identifié dans un énoncé des besoins opérationnels urgents (UONS) généré en 2008 par l’US Pacific Command - pour une flexibilité des capacités antisurface avancées à longue portée contre des cibles maritimes à haut risque.

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Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) est un missile antinavire à guidage de précision et à longue portée tirant parti du succès de JASSM-ER et est conçu pour répondre aux besoins des de la marine et de l’armée de l’armée de l’air américaine. Armé d'une tête pénétrante à fragmentation et d'explosion, LRASM utilise un routage et un guidage de précision, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le missile utilise une suite de capteurs multimodaux, une liaison de données d’armes et un système de positionnement global antiblocage numérique amélioré pour détecter et détruire des cibles spécifiques au sein d’un groupe de nombreux navires en mer

La technologie du LRASM réduira la dépendance aux plates-formes ISR, aux liaisons réseau et à la navigation GPS dans des environnements de guerre électronique agressifs. Cette opération de guidage avancée signifie que l'arme peut utiliser des données de repère de cible brutes pour trouver et détruire sa cible prédéfinie dans des environnements à fort brouillage. La précision de la létalité sur les cibles de surface et au sol fait en sorte que le système deviendra un ajout important à l'arsenal du combattant de la marine américaine. Le LRASM offre une portée, une capacité de survie et une létalité qu'aucun autre système actuel ne fournit.

Le missile peut être armé d'une ogive à fragmentation avec explosion pénétrante de 454,5 kg. Le LRASM est furtif et aurait une portée supérieure à 500 nm, basée sur la portée non classifiée du missile air-sol à distance interarmées - portée étendue. La capacité à longue portée du LRASM permet aux aéronefs porteurs de tirer sur des cibles extérieures à la portée des armes à tir direct.

Le missile a été intégré à bord du bombardier Boeing B-1B de l’US Air Force. Le LRASM devrait atteindre la capacité opérationnelle précoce au sein de la flotte de F/A-18E/F « Super Hornet » de l’US Navy en 2021.

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Photos : 1 Tir d’un LRSAM depuis un Super Hornet 2 L’AGM-158C LRSAM 3 LRSAM sous l’aile d’un Super Hornet @ US Navy

 

 

31/03/2020

Nouvelle commande pour le P-8A « Poseidon » !

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La marine américaine a attribué à Boeing un contrat de production portant 1,5 milliard de dollars la production d’un nouveau lot de 18 P-8A « Poseidon ». Le contrat comprend huit avions pour la Marine américaine, six avions pour la République de Corée et quatre avions pour la Royal New Zealand Air Force. 

La République de Corée et la marine royale néo-zélandaise Air Force a acquis l'avion à travers le processus de vente militaire à l'étranger et recevra le même P-8A « Poseidon » que pour l’US Navy. La Royal New Zealand Air Force devrait commencer à recevoir des avions en 2022 et la République de Corée devrait commencer à recevoir ses appareils en 2023. 

Avec plus de 254’000 heures de vol à ce jour, le P-8A « Poseidon » et la variente indienneP-8I assurent dans le monde les missions anti-sous-marine et de guerre anti-surface, renseignement, surveillance et reconnaissance, humanitaire et les missions de recherche et de sauvetage.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

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Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme Broad Area Maritime Surveillance devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing ScanEagle, le MagEagle Compressed Carriage.  

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos : 1 P-8A Poseidon  2 Intérieur @ Boeing

 

19/02/2018

Airbus relance l’idée d’un A320 MPA !

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L’avionneur européen semble se diriger en direction d’un programme militaire pour son A320neo. L’objectif étant de venir concurrencer par exemple le P-8A « Poseidon » de Boeing basé sur une cellule de B737.

Remplacer les Breguet Atlantique 2 & P-3 :

Si l’on se base sur les actuels avions Atlantique 2 (ATL2), ceux-ci vont rester en service jsuqu’en 2030 au plus tard. Par ailleurs, plusieurs marines utilisent encore les bons vieux P-3 « Orion » modernisés. Mais ceux-ci vont également devoir être remplacer d’ici 10 à 12 ans. Hors, si rien n’est fait en Europe, c’est Boeing et son P-8 qui risque de remporter la mise.

A-t-on perdu un temps précieux ?

Ce qui étonnera plus d’un, concerne le fait qu’Airbus avait déjà en son temps étudié une telle possibilité avec l'A319 MPA, soit est un aéronef de patrouille maritime à grande distance et ASW. L'avion devait être déployé dans des missions de lutte anti-sous-marine et anti-surface, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance. A l’époque, l’étude démontrait que la capacité de recherche à basse altitude ou de recherche, le dépassement de la distance, l'endurance et la vitesse de transit rapide faisaient de l'A319 le meilleur avion de patrouille maritime de son aire de répartition.

Malheureusement cette solution novatrice à l’époque n’a pas trouvé preneur, laissant ainsi Boeing prendre l’ascendant avec son P-8A.

A320neo MPA :

En repartant de « zéro » avec l’A320neo en mode « MPA » Airbus pourrait bien cette fois venir contrer son concurrent américain. En effet, la France et l’Allemagne ont un calendrier similaire pour le remplacement de leur flotte d’avion de lutte anti-sous-marine et anti-surface. Les deux pays pourraient donc devenir les premiers clients de cette nouvelle version.

Le futur A320neo MPA reprendrait certaines caractéristiques développées à l’époque pour l’A319 MPA. L’installation d’un terminal d'information embarqué (OIT) transfèrera les informations de situation et des capteurs aux membres d'équipage. Il améliorera également la coordination de l'équipage et l'évaluation de la mission.

L'A320neo MPA devrait recevoir un système d'armes anti-sous-marins et anti-surface. L'avion pourra transporter une variété d'armes à l'intérieur et sur les ailes-pylônes. La soute à bombes interne pourra abriter huit postes d'armes pour des torpilles, des charges de profondeur, des mines et d'autres armes ASW. Avec quatre points sous les ailes pouvant contenir des missiles pour attaquer des cibles navales ou terrestres.

Le futur système de mission ouverte de intègrera un ensemble de capteurs multi-missions. Les capteurs couplés à des systèmes de communication modernes permettent à l'aéronef d'effectuer des opérations dans un environnement d'opérations réseau centré (NCO). La suite complète de capteurs ASW suit et identifiera des cibles sous et sur l’eau. Les systèmes de mission comprendront un radar de surveillance, un interrogateur IFF, une tourelle IR / EO, un système acoustique et un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD). L'A3320neo MPA disposera d'un système tactique entièrement intégré (FITS),

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Photos : images de synthèse du futur A320neo MPA @ Airbus DS

 

 

 

29/11/2016

La Norvège a choisi le P-8A « Poseidon » !

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La Norvège a choisi son nouvel avion de patrouille maritime (MPA) C’est Boeing qui a remporté le contrat avec son P-8A « Poseidon ». Au total se sont 5 appareils qui viendront remplacer les Lockheed Martin P-3 « Orion » et Dassault DA-20 Falcon. Les autres appareils en concurrence étaient le Lockheed-Martin SC-130J « Sea Hercules » et l’Airbus C-295.

Le gouvernement norvégien dispose d’une somme de 1,5 milliard de dollars pour remplacer les six P-3 et trois DA-20. Le contrat comprendra des aéronefs, des capteurs, des systèmes de surveillance et des armes anti-sous-marines, a déclaré la ministre de la Défense Ine Eriksen Søreide dans un communiqué. La Norvège a planifié la livraison entre 2021 et 2022.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Avec cette commande, la Norvège deviendra le cinquième utilisateur du P-8A après la Marine américaine, l’Inde, l’Australie et l’Angleterre.

 

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Photos : P-8A « Poseidon » @ Boeing

26/11/2016

La Nouvelle-Zélande va remplacer ses P-3 « Orion » !

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La Nouvelle-Zélande a défini ses priorités en matière d'acquisition de défense pour la prochaine décennie avec en priorité le remplacement de ses avions de patrouille maritime (MPA) Lockheed-P-3 « Orion ». La seconde étape concernera les avions de transport tactique.

Le premier objectif concerne donc le remplacement des 6 Lockheed-Martin P-3K2 « Orion » de la RNZAF dans le milieu des années 2020. Bien que ces appareils aient été continuellement améliorés au cours de leur vie, avec notamment une ultime modernisation qui est actuellement en chantier, la durée de vie des cellules arrive progressivement à expiration.

Nouvel avion, nouvelles missions :

En plus de la mission traditionnelle de guerre anti-sous-marine et recherche et de sauvetage. Le nouveau type d’avion devra permettre également la conduite de l'air avec la surveillance de la zone économique exclusive néo-zélandaise et du domaine maritime. Ces missions vont comprendre la surveillance des activités de pêche légales et illégales.

Les prétendants :

Trois avionneurs ont déjà fait connaître leur intérêt à concourir pour cette compétition, il s’agit de Boeing avec son P-8A « Poseidon », Saab/Bombardier avec l’Espadon (Swordfish) et le japonais Kawasaki avec le P-1.

Le Kawasaki P1 :

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La petite surprise concerne l’offre japonaise, en effet, le Japon a assoupli sa législation, afin de pouvoir désormais exporter son matériel militaire. La Kawasaki P-1 est un aéronef maritime spécialement conçu sans équivalent civil et a été conçu dès le début pour ce rôle. Il a la particularité d'être le premier avion opérationnel dans le monde à faire usage d'un « Fly-By-Light »système de contrôle. Le P-1 est entré en service au sein de la Self Defense Maritime du Japon (JMSDF) en remplacement du P-3C « Orion » en 2013. Le P-1 est équipé de différents capteurs pour permettre à l'avion d'effectuer son principal objectif la détection de sous-marin et navires de surface. Il est doté d’un radar Toshiba HPS-106 à antenne active (AESA) qui utilise un total de quatre antennes pour fournir une couverture de 360 degrés. L’avion est doté de systèmes de détection infrarouge pour la détection de surface. Le P-1 est également équipé d’un détecteur d’anomalie magnétique (MAD) intégré dans la queue de l'avion. Il peut déployer des bouées acoustiques. La particularité de l’avion japonais est d’être doté d’une intelligence artificielle (AI) qui fournit une aide aux opérateurs. Les armes disponibles sur le P-1 comprennent des torpilles, mines de profondeur, grandes et missiles air-surface.

Le Saab/Bombardier Espadon (Swordfish) :

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Le système Saab/Bombardier Swordfisch (Espadon) s'appuie sur les nouveaux systèmes de commandement et de contrôle mis au point pour le GlobalEye, qui sont en phase de production. En effet, plus de 60% du système est commun. La configuration de l'Espadon comprend quatre consoles d'opérateur, bien que jusqu'à six peuvent être installées si nécessaire. La cellule de l’avion basée sur le Bombardier Global 6000 est équipée de Capteurs "secs" avec le radar AAES Finmeccanica-Selex ES Seaspray 7500E Spinning à antenne active (AESA) couplé à un systèmes FLIR Star SAFIRE électro-optique. Le système est doté de mesures de soutien électronique complets et des systèmes d'autoprotection. Un système d'identification automatique simplifie le travail des opérateurs avec un IFF (d'identification ami ou ennemi). Pour les fonctions anti-sous-marines, le système "humide" comprend une centaine « sonoboules » distribuées par un lanceur rotatif dans la section non pressurisée du fuselage arrière et deux tubes chargés manuellement dans la cabine sous pression. Le poids combiné des bouées est d'environ 3 750 lb. Typiquement, quatre points d'appui sont fournis sous les ailes, bien que six soient possibles sur le Global 6000, qui peut être chargé avec des armes telles que des missiles antinavires ou des torpilles. Saab entreprend tous les travaux d'intégration et de test associés aux nouveaux systèmes, avec l'aide de Bombardier.

Le Boeing P-8A :

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 Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demande moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion est équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

Photos : 1 P-3 RNZAF @ RNZAF 2 Kawasaki P-1 @ JMSDF 3 Saab Swordfish @ Saab 4 P-8A @ Boeing