22/08/2021

Entrée en service prochainement des VH-92 « Marine One » !

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D’ici quelques semaines, le président Joe Biden disposer de sa nouvelle flotte d’hélicoptères présidentielle. Le Marine Helicopter Squadron One (HMX-1), a déjà réceptionné quatre des premiers hélicoptères Sikorsky VH-92, et la livraison des deux autres est imminente. 

Le bureau militaire de la Maison Blanche et le Corps des Marines travaillent sur un plan de mise en service du nouvel hélicoptère, qui est très attendu. 

Rappel 

Le Marine Helicopter Squadron One (HMX-1) pilote actuellement des hélicoptères VH-3D qui transportent des présidents depuis les années 1970, et des VH-60N White Hawks. L'escadron exploite également une petite flotte de V-22 « Osprey » qui embarquent occasionnellement le personnel du président et le corps de presse de la Maison Blanche. 

23 VH-92 seront acquis

 Le VH-92A va offrir des performances, des communications et des capacités de survie améliorées, tout en offrant une capacité de passagers accrue », a déclaré le Government Accountability Office (GAO) dans sa dernière évaluation du projet. Près de 23 appareils seront acquis dans les années avenir.

Le Sikorsky VH-92  

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Le Sikorsky VH-92 est un dérivé du S-92. Le premier appareil a été livré en septembre 2004. Principalement utilisé pour le ravitaillement des plates-formes pétrolière et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 Cyclone. Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le « Sea King ». Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Le Sikorsky S-92 est un hélicoptère de transport biturbine, muni d’un rotor principal et d’un rotor de queue à hélice quadripale, d’un train d’atterrissage tricycle rétractable et pouvant transporter jusqu’à 22 passagers. Cinq prototypes sont construits, un pour des tests au sol et les quatre autres pour les essais en vol, munis de turbines General Electric CT7-6D. Le premier vol est effectué au centre d’essais de Sikorsky à West Palm Beach, en Floride, le 23 décembre 1998. A partir du troisième prototype, le S-92 reçoit plusieurs modifications. Son fuselage est rallongé de 40 cm, le stabilisateur horizontal est repositionné sur le côté gauche de la poutre de queue, qui elle, est raccourcie de 1,04 m. Ces modifications permettent de résoudre des problèmes de stabilité en tangage, facilitant ainsi son utilisation dans des conditions de vols difficiles avec des vents importants. Cela a également permis de rajouter une rangée de trois sièges, portant la capacité de transport du S-92 à 22 passagers. La structure de l’appareil est en aluminium et en matériaux composites, ces derniers représentent 40% de la masse totale de l’appareil. 

Le poste de pilotage est équipé de systèmes de navigation modernes, ainsi que de quatre écrans multifonctions. Les pilotes sont assis sur des sièges Martin-Baker anti-crash et utilisent deux manettes qui permettent, grâce aux divers capteurs et de l’ordinateur de gestion du vol, de contrôler l’appareil en tangage, roulis et lacet. Le poste de pilotage est chauffé, ventilé et climatisé indépendamment de la cabine. Un équipement quasi complet permet une sécurité en vol maximale : deux systèmes automatiques de contrôle de vol (AFCS), des systèmes anticollision (TCAS) et d’avertissement de proximité du sol (EGPWS) et un radar météorologique placé dans le nez de l’appareil. Les systèmes vitaux de l’appareil sont redondants, la cellule offre une bonne résistance en cas de crash et la boite à vitesse peut fonctionner durant ½ heure sans huile. En cas d’amerrissage forcé, un système de flottaison se gonfle automatiquement, comprenant également deux radeaux d’une capacité de quinze personnes chacun à l’avant des flotteurs.

Dans le cadre du programme VXX, Sikorsky propose le S-92 dans le standard VH-92 aux moteurs plus puissants et entièrement construit par des entreprises américaines. Les systèmes électriques et hydrauliques sont installés en triple exemplaires et le système d’alimentation en carburant se fait par aspiration, ce qui évite d’éventuelles fuites dues à la pression. Les systèmes de pilotage sont également redondants. Les réservoirs de carburant auto-obturant, placés à l’extérieur de la cabine, sont capables de supporter des impacts d’obus de 23mm. L’appareil possède un système de dégivrage et est également protégé contre la foudre et les champs de rayonnement d’intensité élevée.

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Photos : VH-92 @ Sikorsky/LM

 

21/04/2021

Premier MH-60R pour la marine indienne !

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Sikorsky a annoncé aujourd’hui que le premier des 24 hélicoptères navals multirôles MH-60R « Sea-Hawk » commandés pour la marine indienne (Indian Navy) a effectué son vol inaugural à l'usine Rotary and Mission Systems (RMS) de Lockheed Martin à Owego près de New-York.

Les trois premiers hélcioptères doivent être livrés à l'US Navy pour un transfert ultérieur à l'Indian Navy, qui les emploiera à des fins de formation aux États-Unis avant la livraison des 21 autres appareils. Les travaux sur les trois premières plates-formes devraient s'achever d'ici mars 2022. 

Rappel :

En mai 2020, le Pentagone a annoncé que Lockheed Martin propriétaire de Sikorsky avait obtenu un contrat de 2,6 milliards de dollars US pour la fourniture des 24 hélicoptères MH-60R entièrement équipé à l'Inde dans le cadre du programme US Foreign Military Sales (FMS), les travaux devant être achevés d'ici septembre 2024. 

Sikorsky MH-60R « Sea-Hawk » :

La version MH60R et le dernier développement du SH-60 « Sea-Hawk » destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi -missions en utilisant un équipage de trois personnes. 

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC) ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multimode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

Photo : Premier MH-60-R indien@ Lockheed Martin/Sikorsky

 

14/01/2021

Le F-35 oscille toujours entre défaillances et améliorations !

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Le bureau des évaluations du Pentagone tire à nouveau à « boulets rouges » sur le programme. F-35. Si ce rapport devait rester confidentiel, le groupe Bloomberg News vient d’en révéler le fond. Selon les informations disponibles, le rapport dénonce le grand nombre de déficiences, encore présentes au sein du programme.

871 déficiences logicielles et matérielles :

Ce nouveau rapport revient une fois encore sur les nombreux 2bugs » qui animent le programme F-35. Au total, on identifie toujours 871 déficiences logicielles et matérielles qui pourraient compromettre les missions ou la maintenance de l’avion. Rappelons qu’en 2018 le Bureau du pentagone avait identifiés 941 failles.

Rectifications à la peine :

Pour autant l’avionneur Lockheed Martin travaille à la résolution des nombreux problèmes. Mais force est de constater que ceux-ci sont tenaces. Le programme F-35 fait l’objet d’une mise à niveau du « Bloc 4 » d’un coût d’au moins 12,1 milliards de dollars visant à corriger les lacunes du passé et à introduire de nouvelles capacités par incrémentation de six mois jusqu’en 2026 pour faire face aux menaces actuelles. Le plan comprend la modernisation de certains avions déjà construits et utilisés aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon.

Mais le rapport dénonce le fait que le nombre global de lacunes ouvertes n'a pas changé de manière significative depuis début 2018, et ceci en raison de problèmes continus avec la qualité initiale du logiciel dans le Bloc 4 et des capacités de test en laboratoire et en vol limités, résultant en un taux élevé de découvertes de problèmes lors des tests et sur le terrain.

Pour Robert Behler, directeur des tests et évaluation pour le Pentagone, « le processus du Bloc 4 ne fonctionne pas», « Cela entraîne des retards importants dans les calendriers planifiés et entraîne une mauvaise qualité des logiciels, contenant des lacunes.» Les modifications logicielles « destinées à introduire de nouvelles fonctionnalités ou à corriger des lacunes ont souvent introduit des problèmes de stabilité ».

Robert Behler ajoute que seulement 10 des 871 lacunes non résolues citées impliquent des problèmes de « catégorie 1 » potentiellement graves, définis comme des lacunes critiques qui pourraient compromettre la sécurité du pilote ou de l'aéronef ou dégrader l'efficacité de la mission. C’est à comparer avec 102 problèmes graves parmi les 941 cas cités en 2018. Il y donc une certaine amélioration, au sein du programme, mais celles-ci sont insuffisantes et de l’autre les déficiences secondaires sont encore trop présentes.

20 ans déjà :

Le programme F-35 fêtera cette année ses 20 ans depuis que ce dernier a été sélectionné. Or pour R.
Behler, le programme souvent encore trop de maladies de jeunesses. En plus des défauts techniques, le programme F-35 fait face à un déficit de 10 milliards de dollars dans le budget prévu du Pentagone pour 2021 à 2025. Le plan budgétaire final de l'administration Trump appelle à demander 78 milliards de dollars pour la recherche et le développement, l'achat d'avions, les opérations et la maintenance. Mais l’unité indépendante d’analyse des coûts du Pentagone estime que 88 milliards de dollars seront nécessaires, selon une analyse de juin 2020.

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Photos : F-35 @ USAF

11/10/2020

Les F-35 exports sont moins performants !

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On savait que le système ALIS du F-35 renvoyait des informations confidentielles des utilisateurs aux USA, maintenant, nous apprenons que les clients du F-35 n’ont pas droit aux mêmes capacités que les USA.  

L’affaire de la vente aux EAU :

C’est l’affaire de vente possible de F-35 aux Émirats arabes unis (EAU) qui vient de faire éclater la nouvelle. Pour pouvoir vendre l’avion furtif aux EAU, les USA étudient comment structurer un accord sans gêner l’Allié Israélien. Tout accord doit satisfaire des décennies d’accord avec Israël selon lequel toute arme américaine vendue à la région ne doit pas nuire à « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël, garantissant que les armes américaines fournies à Israël sont « supérieures en capacité » à celles vendues à ses voisins.

La sophistication technique du F-35 qui intéresse énormément les clients potentiels est intimement liée à ses systèmes de mission et à sa puissance de traitement. C’est cette puissance de calcul intégrée dans le F-35 qui le rend si efficace dans l’analyse des données qui vont permettre d’obtenir une vision de la situation quasi parfaite. Cette même puissance et au cœur du système en réseau qui apporte les véritables changements de la gestion du combat aérien. Mais qu’en est-il de la valeur du F-35, si ce système si performant est « ainsi bridé » pour les clients étrangers de l’avion ? Certes, il restera plus performant que d’autres appareils plus anciens, mais qu’adviendra-t-il, lorsque la concurrence mettra prochainement sur le marché des aéronefs disposant d’une capacité de calcul équivalente ?

Le bon choix :

Par exemple, la Finlande et la Suisse ont déjà l’assurance des autres avionneurs (Airbus, Boeing, Dassault) qu’en cas de choix, l’avion n’aura pas de « Black Box » et que ce dernier ne sera pas bridé. Les standards offerts par ces trois fabricants seront dotés des nouvelles capacités de calcul qui permettront de fonctionner en réseau sans restriction. Voilà une bonne raison de réfléchir à deux fois avant de choisir.

Un petit code qui change tout :

Les avions de combat F-35 vendus aux Émirats arabes unis pourraient être construits de manière à garantir que les mêmes avions appartenant à Israël surclassent tous les autres vendus dans la région.

En effet, il faut savoir que Washington exige déjà que tout F-35 vendu à des gouvernements étrangers ne puisse égaler les performances des avions américains, a déclaré un membre du Congrès. La sophistication technique du F-35 est liée à ses systèmes de mission et à sa puissance de traitement et « c'est la puissance de calcul qui vous permet de vendre un avion de plus haute technologie à Israël qu'aux Émirats arabes unis », a déclaré Doug Birkey, directeur exécutif du Mitchell Institute for Aerospace Etudes à Washington. Toujours selon Birkey, « lorsque des pilotes étrangers sont en formation aux États-Unis, ils tapent un code dans une interface utilisateur lorsqu'ils montent à bord d’un F-35, le code attribue une capacité présélectionnée dans l’avion, différente pour chaque pilote en fonction des autorisations légales données aux pays utilisateurs ».  

Cette affirmation montre clairement que des niveaux de capacité sont décidés par Washington pour chaque pays utilisateurs du F-35. Les clients n’ont du coup pas la pleine capacité à disposition de fait d’un système qui « bride » l’avion.  Est-ce que les Alliés « propriétaires » de F-35 sont tous logés à la même enseigne ou existe-t-il des disparités de droits d’accès entre les utilisateurs ?

Pour l’instant ces questions restent sans réponse et risquent bien d’y rester pour des raisons de confidentialité.

La dépendance au « système F-35 » :

De tout temps, certains systèmes d’armes sont vendus avec des restrictions, par exemple l’exportation d’un système de missile dans une version moins performante dans certains cas en direction de certains pays jugés sensibles. Le cas du F-35 est un peu similaire, sauf que là, il ne s’agit pas juste d’une arme isolée, mais d’un système complet qui doit être le nœud central sur lequel un utilisateur compte pouvoir s’appuyer pour disposer d’une force aérienne compétitive, afin de répondre aux diverses menaces. Difficile de mettre en place des tactiques sachant que celles-ci seront irrémédiablement moins efficaces, car freinée par des ordinateurs qui ne donneront pas la pleine capacité. Cette dépendance du client avec le « système F-35 » est très problématique et ceci à plusieurs titres.

Photo : F-35A norvégien @ LM

 

21/05/2020

L’Ukraine prépare l’achat d’un nouvel avion de combat !

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Kiev, prépare la modernisation de sa Force aérienne en vue de se procurer de nouveaux avions de combat. Il s’agit de remplacer d’ici 2030 les flottes de  MiG-29MU2, ainsi que les Su-24 et Su-25 actuellement en service. Les Sukhoi Su-27 « Flanker » modernisés resteront encore en service au-delà de cette date.

Dans un document nommé « Air Force Vision 2035 », récemment approuvé par le Conseil militaire du Commandement de l'armée de l'air des forces armées ukrainiennes, l'Ukraine a précisé son intention de se procurer un avion de chasse multirôle de 4ème génération capable à la fois de protéger l'espace aérien ukrainien contre des avions hostiles et effectuer des frappes sur les positions ennemies.

L'Ukraine achètera de nouveaux avions de chasse en plusieurs phases au cours de la prochaine décennie, avec un appel d'offres pour les premiers lots d'appareil pour 2021 ou 2022,. Seul un petit nombre de jets sera acquis au cours de cette phase, tandis qu'un achat plus important est prévu pour la période 2025-2030. Le pays prévoit un budget de 7,5 milliards de dollars.  

Les fournisseurs potentiels :

Kiev prévoit de se tourner en direction de fournisseurs aux États-Unis et en Europe et au Pakistan/Chine pour examiner les options permettant de répondre à l'exigence.

Les fournisseurs encore non officiels semblent être Lockheed-Martin avec le F-16 Block70/72 « Viper », Saab avec les JAS-39 Gripen E MS21 le consortium sino-pakistanais PAC/CAC avec le JF-17 « Thunder »  Block III. On ne sait pas pour l’instant, si d’autres avionneurs comme Airbus DS, Boeing ou Dassault seraient intéressés par la demande d’offres de l’Ukraine. Pour la première fois, le pays se dirige en direction d’avions non russes, le conflit dans le Dombass et la reprise de la Crimée par ces derniers poussent le pays en direction d’autres fournisseurs.

Photo : MiG-29MU2 ukrainiens @ Theo Van Vliet