21/01/2020

Une troisième chaîne d’assemblage pour l’A321 !

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L’avionneur européen doit faire face à une forte demande pour son A321, il va installer à Toulouse une nouvelle chaîne d'assemblage. Celle-ci sera installée dans le hall Jean-Luc Lagardère qui était jusqu’ici dédiée à l’A380. L’occasion de réaffecté le site, depuis la décision d’abandonner le « Super Jumbo ».

L’A321 est un énorme succès, il représente 40% du carnet de commandes de la famille des monocouloirs A320. Le site sera opérationnel à la mi-2022 et va venir renforcer celui de Hambourg et celui de Mobile en Alabama.

La famille A320neo est le monocouloir le plus vendu à ce jour avec plus de 7’100 appareils vendus à plus de 110 clients. Au sein de cette famille, l'A321XLR est la dernière étape évolutive qui répond aux besoins du marché pour encore plus d'autonomie et de charge utile, créant plus de valeur pour les compagnies aériennes. À partir de 2023, il offrira une Xtra Long Range sans précédent allant jusqu'à 4’700 nm et une consommation de carburant de 30% inférieure par siège par rapport aux avions concurrents de la génération précédente. Pour les passagers, la nouvelle cabine Airspace de l'A321XLR offrira la meilleure expérience de voyage, tout en offrant des sièges dans toutes les classes avec le même confort élevé que sur un gros-porteur long-courrier, avec les faibles coûts d'un avion monocouloir.

Photo : chaîne assemblage à Mobile @ Airbus

20/01/2020

Fin du contrôle des fissures sur la flotte de F/A-18 !

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Grâce aux mesures mises en œuvre, la disponibilité opérationnelle des Forces aériennes dans le cadre du prochain World Economic Forum (WEF) est assurée au terme des travaux de contrôle.

Le 9 octobre 2019, à l'occasion de contrôles, des fissures sur les charnières des volets d’atterrissage des F/A-18 C/D « Hornet » des Forces Aériennes suisses ont été découvertes. Sur la base de ce constat, les Forces Aériennes ont ordonné, parmi autres mesures, l'inspection des 30 F/A-18 C/D « Hornet ».

Réalisés par RUAG MRO Suisse, les travaux d’inspection se sont achevés mardi 13 janvier 2020. Des fissures dues à la fatigue du matériau ont été constatées sur près des deux tiers des charnières contrôlées, chaque appareil en disposant de deux.

Dans l’intervalle, une grande partie des volets d’atterrissage concernés ont été réparés et installés sur les F/A-18 C/D « Hornet ». Les restrictions de vol ordonnées en lien avec les fissures ont été levées pour tous les appareils.

Des travaux de réparation sont en cours sur les volets d’atterrissage restants. La date de clôture de l’ensemble des travaux n’est pas connue pour le moment.

Rappel : 

Une charnière fissurée a été découverte sur un volet d’atterrissage d’un F/A-18C lors d’un contrôle intermédiaire le 29 janvier 2018. Il a été décidé, à titre préventif, de soumettre tous les F/A-18C/D des Forces aériennes à un contrôle des charnières, au moyen d’un appareil spécial permettant de détecter les fissures même minimes. Il s’agit là d’une analyse dite non destructive des microstructures.
Un travail de deux à trois heures est requis par appareil en moyenne, préparatifs compris. La procédure a commencé ce mercredi. Pour ce faire, on utilise un appareil spécial permettant de détecter les fissures même les plus minimes.

Photo : F/A-18 C « Hornet » @ DDPS

19/01/2020

Allemagne, dépôt des offres définitives pour l’hélicoptère lourd !

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A mi-janvier, Sikorsky et Boeing ont déposé leurs offres définitives pour le programme allemand de nouveaux hélicoptères de transport lourd, appelé Schwerer Transporthubschrauber. Les entreprises attendent un contrat de la Bundeswehr en 2021 pour 44 à 60 hélicoptères, y compris des services de soutien et de formation. Pour l’Allemagne, il s’agit de venir remplacer la flotte d’hélicoptères lourds de type Sikorsky CH-53G « Stallion » construit sous licence par VFW-Fokker pendant la guerre froide.

Short List:

Dans le cadre du remplacement de la flotte de 68 hélicoptères de transport lourd de type CH-53G « Stallion », l’Allemagne a retenu une « Short List » de deux appareils, soit : le nouveau Sikorsky CH-53K « King Stallion » et le Boeing CH-47F « Chinook ». Pour Berlin, il est important de pouvoir disposer d’un hélicoptère déjà en production, plutôt que de lancer un programme de développement national à travers Airbus Helicopters. Le programme de sélection a pris un an de retard, suite à des discussions sur les priorités du budget militaire. L’Allemagne a l’intention d’acquérir 40 à 60 hélicoptères dans le cadre de l’initiative SHT, qui prévoit un hélicoptère d’une masse maximale au décollage supérieure à 20t.

Les deux concurrents :

Boeing en partenariat avec Aircraft Philipp, CAE Elektronik, Diehl Defence, Honeywell, Liebherr-Aerospace, Reiser Simulation and Training et Rolls-Royce propose une variante du CH-47F Chinook, avec une capacité de ravitaillement en vol, et souligne l’interopérabilité avec d’autres pays européens, notamment l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Sikorsky et ses partenaires Hensoldt, Liebherr-Aerospace, MTU, Rheinmetall et ZF lancent le CH-53K qu’il construit pour le US Marine Corps et qui est le digne successeur de l’actuel CH-53. 

Le Sikorsky CH-53K « King Stallion » : 

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Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion », qu’il doit remplacer à partir de 2019, le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lbs sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle, car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivreront environ 6’000ch chacune), ravitaillable en vol, équipé de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K pourra par exemple emporter en interne une Jeep « Humvee ».

Le Boeing CH-47F « Chinook » :

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Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie, avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée, ainsi qu'un poste de pilotage automatique et numérique.

Photos : 1 Ch-53K VS CH-47Fle CH-53K « King Stallion » @ Sikorsky Le CH-47F « Chinook » @ Boeing

 

 

 

18/01/2020

Le B737 MAX n’est pas encore totalement prêt !

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Boeing a identifié un problème avec le logiciel du B737 Max conçu pour surveiller les performances d'autres systèmes lors du démarrage de l'avion, ajoutant un autre problème au retour en service du Max.

Le problème est relativement mineur, selon un expert en sécurité aérienne, et n'a rien à voir avec le système de commande de vol impliqué comme un facteur conduisant à deux accidents. Boeing confirme travailler à résoudre le problème, qui a été révélé lors d'un examen final du « Max » par la Federal Aviation Administration (FAA) avant la certification.

"Nous sommes conscients de ce problème", a déclaré Boeing dans un communiqué du 17 janvier. « Nous effectuons les mises à jour nécessaires et travaillons avec la FAA à la soumission de ce changement, et nous tenons nos clients informés. »

Le problème concerne un logiciel qui surveille divers autres systèmes. Il garantit que ces systèmes sont correctement mis en ligne au démarrage lorsque l'électricité passe dans l'avion, soit via l'alimentation au sol, soit en utilisant l'unité d'alimentation auxiliaire de Max. L'un des moniteurs du système s'est avéré ne pas fonctionner correctement, explique Boeing.

Selon la FAA, celle-ci ne devrait pas approuver avant le mois de mars la reprise d'exploitation du B737 MAX et qu'elle pourrait même attendre jusqu'en avril.

Photo : B737 MAX lors de ses vols d’essais @ Boeing

17/01/2020

L’US Navy prépare l'arrivée de l’IRST BlockII !

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Pour la première fois, Boeing et la marine américaine ont volé un F/A-18 « Super Hornet » équipé de la nacelle IRST BlockII. La nouvelle nacelle IRST prépare la conversion prochaine en direction de l’Advanced Super Hornet BlockIII avec notamment une meilleure capacité en réseau, une plus grande portée avec des réservoirs de carburant et un nouveau cockpit avancé, des améliorations de signature radar et d'un système de communication amélioré.

Actuellement en phase de réduction des risques de développement, les vols avec la nacelle IRST BlockII sur le Super Hornet de Boeing et permettent à la Marine de recueillir des données précieuses sur le système avant le déploiement au sein de la flotte. La variante BlockII sera livrée à la Marine en 2021, pour atteindre la capacité opérationnelle initiale peu après. 

L’IRST21 BlockII (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 BlockII sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. De plus, il offre une augmentation de carburant, puisque le réservoir conserve son rôle primaire.

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L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permet à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permet au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2040-2045 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

L’IRST BlockII recherche et de suivi infrarouge peut être utilisés pour détecter passivement d’autres avions ou missiles, y compris des avions furtifs, en recherchant une signature thermique ainsi que l’humidité accumulée sur une structure. De plus, comme le capteur est passif n'émet aucun type de rayonnement, il est plus difficile à détecter pour un adversaire.

Le système va permettre de compléter le radar AESA en vue de la détection d’avions adverses comme le Chengdu J-20 chinois ou le Sukhoi Su-57 russe. Lorsque l’IRST Block II est utilisé par deux avions à la fois, il peut créer une solution de ciblage pour un missile air-air par exemple.

Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed a fourni les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en 2019. Ces lots sont utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. A noter que l’IRST21 a été présenté en Suisse, lors des essais « air2030 » ce printemps par Boeing.

L’IRST21 va être progressivement installé sur les « Super Hornet » BlockII et sera de série sur l’Advanced Super Hornet BlockIII de l’US Navy (il est proposé à la Finlande & la Suisse).

Photos : 1 Super Hornet de l’US Navy avec l’IRST BlockII @ Boeing 2 Nacelle IRST21 BlockII @ LM