25/02/2021

F-35 et KC-46A au menu d’Israël !

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Israël a signé une lettre d'acceptation (LOA) avec les États-Unis pour l'achat de deux avions ravitailleurs Boeing KC-46A « Pegasus », et prévoit d'autres accords similaires pour améliorer son avantage militaire qualitatif (QME) dans la région avec un troisième escadron de F-35. 

Le département d'État américain a approuvé la vente potentielle de 8 KC-46A « Pagasus » à Israël il y a près d'un an, pour remplacer les anciens ravitailleurs basés sur des Boeing 707 de l'IAF. L'ensemble de l'accord de 8 avions a une valeur estimée à 2,4 milliards de dollars. Cependant, il reste possible qu'Israël reçoive une version sur mesure du KC-46, comme il l'a fait dans le passé avec le F-35I et d'autres. L'IAF pourrait potentiellement acquérir une version du « Pegasus » qui diffère considérablement du modèle de l'US Air Force. 

La décision d'acheter un troisième escadron de F-35I n'est pas une surprise, mais il se pourrait bien qu’il soit le dernier. Pour l'instant, cependant, l'IAF se concentre sur le F-35I. À ce jour, Israël a signé des contrats pour 50 F-35I, suffisants pour équiper deux escadrons, dont le dernier a été déclarer prêt au comabt en aôut dernier. Le prochain achat devrait contenir 25 appareils pour permettre la formation d'un troisième escadron. 

Le F-15 « Advanced Eagle » en embuscade :

Cette préparation de commande pourrait laisser croire qu’Israël laisse abandonne la nouvelle version du F-15 « Advanced Eagle », mais il n’en est rien. Tel Aviv et Boeing confirment que les discussions continuent sur l’achat de premier lot de 25 F-15 « Advanced Eagle » neufs et la modernisation de 25 appareils. Selon un porte-parole de l’IAF, les discussions actuelles portent sur une adaptation du F-15 « Advanced Eagle » à la sauce israélienne. 

La vision de l’IAF : 

Pour l'IAF les qualités furtives du F-35I pour pénétrer dans un espace aérien contesté, ainsi que ses capacités inégalées de partage de données sont autant de bonnes raisons pour un troisième escadron. Mais, il reste un besoin pour un avion avec une avionique avancée qui peut fonctionner aux côtés du F-35I et transporter des charges d'armes plus lourdes sur de longues distances, servant essentiellement de « camion de missiles ». Sur ce point le F-15 « Advanced Eagle » est la bonne réponse au problème. En parallèle, la petite taille du pays, oblige de posséder un grand nombre d’appareils modernes et polyvalents. Pour cela, la modernisation de la flotte de permet de combler ce vide efficacement.

 

Appuis de Washington :

Tous ces achats pour l'armée de l'air israélienne (IAF) seront effectués via les canaux militaires américains, avec un financement fourni par l'initiative de financement militaire étranger (FMF). En 2018, l'administration Trump a approuvé un protocole d'accord de 10 ans avec Israël qui couvre 3,3 milliardsde dollars d'aide. La FMF accorde à ses alliés des subventions globales pour les achats militaires, avec la stipulation qu'un pourcentage important est dépensé avec des entreprises américaines.

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Photos : 1 KC-46A et F-15 Advanced Eagle aux couleurs d’Israël @ Boeing 2 F-35I@ IAF

 

 

16/11/2020

Un F-35 spécifique aux essais pour Israël !

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Israël a reçu un avion de combat Lockheed Martin F-35I « Adir » spécialement dédié pour les essais de développement dans le pays de capacités nationales spécifiques. Israël et l’un des rares utilisateurs du F-35 dont l’avion n’est pas « bridé » est dispose notamment des codes sources. Ce dernier va pouvoir en exclusivité développer à volonté l’avion en y incorporant autant de systèmes indigènes qu’il désire, un cas unique !

Le F-35I numéro de ligne AS-15, série IAF 924 d’essai est arrivé la semaine dernière sur la base aérienne de Tel-Nof au sud de Tel Aviv, qui a grandement enrichi l’indépendance du service en améliorant sa division d’avions de cinquième génération. Il s’agit en effet, du seul F-35I de banc d'essai non basé aux États-Unis qui servira à l’expérimentation. Cet avion a pour but d’enrichir l’indépendance de l’IAF en améliorant sa division d’avions de cinquième génération.

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Quel est le but ?

Ce F-35I d’essais va permettre à l’IAF de tester des systèmes d'exploitation et des munitions israéliennes et d'installer ses propres systèmes de guerre électronique, de communications et d'armes et ceci dans un cadre de réalité opérationnelle sur le terrain. Le F-35I expérimental agira comme le principal élément constitutif de l'acquisition de nouvelles capacités de vol et permettra l'installation indépendante de munitions. Les nouvelles armes affectent l'avion de différentes manières. Il est donc important d’effectuer toute une série de tests pour certifier une capacité, tels que les tests de charge, le flottement et la fluidité de la libération, par exemple. L’avion servira également de banc d’essais pour la durabilité de celui-ci tout en effectuant des manœuvres complexes.  

Pour ce faire, l'escadron FTC dispose d'un département des systèmes. Les aéronefs de l'escadron sont équipés de systèmes qui collectent les données qui seront ensuite utilisées pour examiner les résultats des tests. Le département des systèmes se concentre sur la collecte et la dissection des données des systèmes de l'avion, y compris la fourniture des informations en temps réel à l'escadron au sol, où le test est étroitement surveillé. Le but des systèmes est de fournir des données que l'avion ne peut pas afficher seul, permettant ainsi une expérience efficace de compte rendu et d'apprentissage.

Un F-35 différent :

Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israël Aerospace Industries (IAI). Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 " Adir " israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 " Adir " disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec le remplacement du système de guerre-électronique ASQ-239 « Barracuda » de BAe Systems par un système indigène plus performants. Le F-35I d’essais va permettre d’aller encore plus loin dans les performances de l’avion et l’adaptation de système israéliens dans un avenir proche.

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Photos : F-35I d’essais @ Amit Agronov

11/08/2020

Second escadron de F-35 opérationnel en Israël !

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Le 116ème Escadron « Lions du Sud » est officiellement devenu opérationnel sur le Lokcheed-Martin F-35I « Adir ». Désormais, les « Lions du Sud » sont prêts à participer à la vaste activité opérationnelle de l'IAF. Jusqu’ici l’escadron volait sur F-16 A/B « Netz ».

Une nouvelle monture :

Avant d'être annoncé comme opérationnel, l'escadron a dû subir un long processus, au cours duquel il a acquis de l'expérience dans divers domaines, allant de la définition des processus d'entraînement à la planification des tactiques de l'escadron. Au cours des six derniers mois, le personnel de l'escadron a été confronté aux différents scénarios auxquels il devait faire face dans le cadre de sa préparation à l'inspection de l'aptitude opérationnelle qui a eu lieu cette semaine il sera préparé à des situations réelles. "L'inspection de l'aptitude opérationnelle fournit un sceau d'approbation officiel pour la capacité opérationnelle du 116e Escadron à mener à bien toutes les missions de la division 'Adir'. Les tâches de l'escadron comprennent sa gestion pendant la routine et les périodes de guerre, ainsi que le maintien fonctionnel continuité », a expliqué le major Edi, l'officier technique de l'escadron.

Le personnel du 116e Escadron n'a pas été exposé à l'avance aux scénarios auxquels il a dû faire face dans le cadre de la semaine d'essai, tout comme au combat, il ne sera pas toujours en mesure d'anticiper ce qui va se passer. "L'inspection a simulé l'arène opérationnelle et les tensions régionales actuelles. Plusieurs scénarios ont conduit à une simulation de guerre sur tous les fronts, et des membres d'équipage ont décollé pour des missions dans toutes les régions d'Israël", a déclaré le major G, chef de l'inspection de l'aptitude opérationnelle et membre d'équipage de l'escadron.

Certains des commandements opérationnels ont déjà atteint l'escadron la semaine dernière, pour donner aux membres d'équipage suffisamment de temps pour se préparer à leurs tâches aériennes. « Divers membres du personnel de différents départements du QG de l'IAF sont venus à l'escadron pour nous examiner », a déclaré le major G. le résultat souhaité et la politique d'action fixés par le commandant de l'IAF. Nous sommes tenus de prendre ces commandes opérationnelles, de les planifier et de les exécuter ".

L'inspection de l'aptitude opérationnelle a simulé durant 72 heures des combats intensifs. « Nous avons travaillé 24 heures sur 24, sans interruption », a décrit le major Edi. "Les soldats, officiers et sous-officiers, travaillaient 16 heures par jour et se reposaient les huit autres. L'escadron opérait par équipes, pour simuler son activité pendant une guerre ".

Tout au long de la semaine, le service technique de l'escadron a été testé sur de nombreux scénarios différents pouvant affecter son mode de fonctionnement. « Nous avons traité des situations d'attaques de missiles et avons été testés sur notre capacité à les gérer correctement », a déclaré le major Edi. " Lorsque des missiles ont frappé l'escadron, un incendie s'est déclaré et il y a eu des blessés, ils ont examiné notre processus de prise de décision, la gestion pendant le combat et notre capacité à maintenir la continuité fonctionnelle. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il n'y en avait pas un seul scénario auquel nous n’étions pas préparés ".

Rappel : 

Le F-35I permet progressivement à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Une nouvelle commande de F-15 est actuellement en fin négociation avec Boeing. Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) disposent dorénavant d’un service de maintenance complet. Israël a mis en place son propre pare-feu pour assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS).  Les mises à jour sont téléchargées sur un serveur isolé puis contrôlées. Une fois certifiées, les mises à jour sont téléchargées par les spécialistes israéliens.

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays a constitué son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit. A noter que les israéliens sont les seuls à disposer des « codes sources » du F-35.

Un F-35 différent :

Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israël Aerospace Industries (IAI). Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 "Adir" israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 "Adir" disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec le remplacement du système de guerre-électronique ASQ-239 « Barracuda » de BAE Systems par un système indigène plus performants.

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Photos : F-35I « Adir » @ IAF

 

 

17/10/2017

Critiques israéliennes sur le V-22 « Osprey » !

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Tel Aviv, l'armée de l'air israélienne a gelé son évaluation du Bell-Boeing V-22 « Osprey », selon une source de défense de haut niveau. Selon les tests effectués en Israël, le V-22 serait

incapable d'effectuer certaines des missions actuellement menées par l’aviation israélienne à l'aide de ses hélicoptères de transport Sikorsky CH-53 « Stallion ».

De fait l’acquisition programmée de 6 exemplaires du V-22 dans une version non divulguée par l’Etat Hébreu est aujourd’hui gelée. Selon l’Etat Major israélien, le V-22 aurait du venir renforcer les opérations spéciales.

Pour l’instant Israël prévoit d’utiliser le CH-53 « Stallion » jusqu’en 2028. Cependant certains exemplaires de l’hélicoptère ont accumulé plus de 10’000 heures de vol et devront être remplacés avant cette date.

Deux autres candidats :

Il semble que l'armée de l'air israélienne prévoit de tester deux autres appareils, soit le Sikorsky CH-53K « King Stallion » et le Chinook Boeing CH-47F. Le pays espère recevoir un nouvel aéronef pour 2025.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de pré-série qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». Celle-ci sera notamment mise à l’épreuve en engament réel en Irak durant l’année 2007.

 

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Photos : V-22 « Osprey » @ USMC

Critiques israéliennes sur le V-22 « Osprey » !

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Tel Aviv, l'armée de l'air israélienne a gelé son évaluation du Bell-Boeing V-22 « Osprey », selon une source de défense de haut niveau. Selon les tests effectués en Israël, le V-22 serait

incapable d'effectuer certaines des missions actuellement menées par l’aviation israélienne à l'aide de ses hélicoptères de transport Sikorsky CH-53 « Stallion ».

De fait l’acquisition programmée de 6 exemplaires du V-22 dans une version non divulguée par l’Etat Hébreu est aujourd’hui gelée. Selon l’Etat Major israélien, le V-22 aurait du venir renforcer les opérations spéciales.

Pour l’instant Israël prévoit d’utiliser le CH-53 « Stallion » jusqu’en 2028. Cependant certains exemplaires de l’hélicoptère ont accumulé plus de 10’000 heures de vol et devront être remplacés avant cette date.

Deux autres candidats :

Il semble que l'armée de l'air israélienne prévoit de tester deux autres appareils, soit le Sikorsky CH-53K « King Stallion » et le Chinook Boeing CH-47F. Le pays espère recevoir un nouvel aéronef pour 2025.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de pré-série qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». Celle-ci sera notamment mise à l’épreuve en engament réel en Irak durant l’année 2007.

 

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Photos : V-22 « Osprey » @ USMC