13/09/2019

Second E-145 AEW&C « Netra » pour l’Inde  !

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L’armée de l’air indienne (IAF) a officiellement a réceptionné son second avion d’alerte lointaine Embraer E-145AEW&C « Netra ». L’avion est engagé pour renforcer le potentiel de surveillance le long de la frontière occidentale du pays. Le premier appareil est entré en service en 2017, il assure la surveillance et le contrôle de la défense aérienne depuis le terrain montagneux du Jammu au Cachemire et dans les déserts du Rajasthan.

L’Embraer E-145 « Netra » :

La version AEW&C de l’E-145 de l’avionneur brésilien Embraer destinée à l’Inde a été spécialement conçue pour répondre aux exigences opérationnelles de l'Indian Air Force. L’avion faire le plein en vol, ce qui améliore considérablement son endurance opérationnelle. Le système AWACS destiné à l’Inde est très proche des versions déjà en service dans les Forces Aériennes du Brésil, de la Grèce et du Mexique. Il permet plafond pratique de l'ordre de 35.000 pieds (10.700 m) pour une altitude radar opérationnelle de 25.000 mètres. Une partie des sous-systèmes intégrés, sont fabriqués en Inde, soit : le système de communications protégé et les programmes informatiques de gestion radar. Ce système permet à l’aviation indienne de détecter, identifier et classer les différents aéronefs présents dans la zone de surveillance et de distinguer les éventuelles menaces. Il permet également d’agir en tant que centre de commandement aérien, pour l’appui des opérations aériennes de la Défense.

L’E-145 « Natra » indien est doté d’un radar AESA indigène fonctionnant en bande « S » soit deux antennes pouvant fournir une détection de l’ordre de 150° de chaque côté de l’appareil porteur. Utilisant une  technologie  radar à ouverture synthétique, le système peut fonctionner dans plusieurs modes simultanément. Le système de liaison de données spécifique à l’Inde transmet les informations nécessaires au sol et directement aux aéronefs de combat de l’Indian Air Force. Par ailleurs, le système dispose d'une capacité de détection infrarouge pouvant alerter les pilotes des missiles entrants jusqu'à une distance de 450 km. Un système de communication  SATCOM a été installé, ainsi qu’une augmentation des capacités électriques et de refroidissement. 

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Photos : E-145 AEW&C Natra @ IAF

 

27/08/2019

Le dernier C-17 est livré  à l’Inde !

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L’avionneur américain Boeing a livré le 11ème et dernier avion de transport C-17 « Globemaster III » à l'Indian Air Force (IAF). L'avion est aussi le dernier C-17 produit par la compagnie. Il faut noter que les C-17 de l’IAF ne sont pas équipé  de systèmes communication cryptés haut de gamme, notamment le système radio SINGCARS, le terminal vocal sécurisé TACTERM et ceci à fin de réduire le prix d’achat.

Depuis leur entrée en fonction en 2013, les C-17 de l'IAF ont mené une vaste gamme d'opérations dans le cadre de missions militaires et ont fourni un soutien au maintien de la paix, une assistance humanitaire et des secours en cas de catastrophe sur une grande variété de terrains. L’IAF a déployé des avions C-17 près de la frontière chinoise et l’un d’eux a atterri à l’aérodrome de Tuting à 29 kilomètres de la ligne de contrôle réel. La tutelle fait partie d'une bande contestée de terres revendiquées comme étant le Tibet méridional par la Chine et l'Arunachal Pradesh par l'Inde.

Rappel :

L’Inde a d’abord signé un contrat pour l’achat en 2012 de 10 avions C-17 pour un coût de 4,1 milliards de dollars, assorti d’une option pour une offre complémentaire visant l’achat de six avions supplémentaires. L’avion subit une vaste polémique dans le pays, car le contrôleur et vérificateur général (CAG), l'organe de contrôle suprême de l'Inde, a constaté une sous-utilisation massive de l'aéronef.

Le C-17 Globemaster III :

Conçu pour le transport multi missions de matériel militaire (troupes, logistique et évacuation sanitaire) le Boeing C-17 «Globemaster III»  a effectué son premier vol en 1991 pour ensuite commencer sa carrière en 1993. L’avion à l’origine dessiné par McDonnell-Douglas (avant son rachat par Boeing) dispose d’un train d’atterrissage composé de quatorze roues, son fuselage fait appel à bon nombre de matériaux composite et pour permettre une utilisation facilitée et ceci malgré sa taille, le pilote dispose d’une assistance numérique qui facilite tant le pilotage que son déplacement au sol.

L’avion est optimisé pour des missions à la fois tactiques et stratégiques. Sa soute est d’une longueur de 26.52 m et large de 5,49 m. La hauteur est de 4,11 m. Dotée de rails au sol la manutention en est grandement facilitée. En matière de transport de véhicule, le C-17 peut emporter par exemple un char d’assaut de 55 tonnes ou quatre hélicoptères UH-60 « Black-Hawk ».

Photo : C-17 aux couleurs de l’IAF @ Boeing

24/08/2019

L’Inde abandonne la remotorisation des Jaguar ! 

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L’armée de l’air indienne abandonne son ambitieux projet de remotorisation de sa flotte d’avions de combat SEPECAT Jaguar. La mise à niveau du moteur faisait partie d'un effort plus vaste visant à maintenir la flotte de Jaguar en état de fonctionnement durant encore 20 ans. La modernisation actuelle du programme « DARIN » implique une mise à niveau complète de l'avionique et l'installation d'un système de cockpit amélioré. Ces deux éléments sont aujourd’hui en cours d’installation, restait le problème du nouveau moteur.

Rappel :

En vertu d’un contrat signé en décembre 2009, 61 des 123 avions Jaguar sont en train de passer de la norme avionique DARIN I à la norme DARIN III, mais le projet reste néanmoins très en retard (sept ans de retard,). Le programme de mise à niveau de DARIN comprend l’installation de la suite avionique DARIN III, du nouveau radar AESA Elta ELM-2052 Israélien, d’un cockpit avec écrans EFIS, de commandes de vol.

Le plan initial prévoyait d'achever la mise à niveau de Jaguar d'ici à décembre 2017, la flotte modernisée restant en service auprès de l'IAF au-delà de 2030. Toutefois, Hindustan Aeronautics Ltd (HAL), entreprise publique, n'a livré que six prototypes mis à niveau après avoir obtenu l'autorisation opérationnelle initiale. (CIO) en novembre 2016. Alors que HAL peinait à intégrer un nouveau radar sur les jets, il n’y avait pas encore de passation de pouvoirs pour une unité de contrôle opérationnel final (FOC).

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L’aspect le plus important est la sous-performance des moteurs Rolls-Royce Adour Mk 811 du Jaguar datant des années 1980. Selon des fuites provenant de l’établissement de défense indien, la poussée des moteurs aurait été réduite de 15 à 30%. Cette réduction nuit à l’efficacité de la flotte de Jaguar, l’avion n’étant plus en mesure de transporter tout son chargement d’armes, élément crucial pour un chasseur à frappe profonde qui sert d’aéronef de frappe nucléaires au sein de l’IAF.

 La seconde phase de modernisation dite «Darin IV» comprenait la remotorisation de l’avion avec le moteur le F125IN d’Honeywell en remplacement des actuels Rolls-Royce Adour Mk 821.  Ce nouveau moteur pèse 600 livres de moins que l'Adour et dispose d’une poussée de 9850 lbf (43.8kN) qui devait permettre au Jaguar de décoller 25% plus court qu’actuellement et ceci avec un rendement 36% supérieur à la motorisation actuelle. 

Les causes du retard et de l’abandon :

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L’évaluation du moteur et de son intégration dans la cellule du Jaguar par HAL n’a pas trouvé de solution en ce qui concerne les adaptations de la cellule, pour l’intégration définitive de la nouvelle motorisation. Ces problèmes durent depuis près de quatre années et plusieurs millions de dollars ont été investit à perte. Avec les pressions sur le budget et le besoin d’avancer rapidement sur les autres projets d’avions de combat, l’Indian Air Force a décidé de fermer ce dossier de manière définitive. 

L’Inde et le Jaguar : 

L’Inde est le plus gros client à l'export pour le Jaguar franco-anglais. Démarchée dès 1968, l'Inde signa finalement en avril 1979 une commande pour 130 Jaguar, incluant un contrat de fabrication sous licence pour 95 exemplaires et un transfert de technologie. La Royal Air Force devait former les premiers pilotes de la Force aérienne indienne et louer à l'Inde 20 appareils, en attendant qu'elle reçoive ses Jaguar (nommés localement Shamsher, soit "épée de justice"). 

Un premier escadron indien fut déclaré opérationnel en septembre 1980, suivi d'un second un an plus tard, après l'arrivée des 38 exemplaires fabriqués par la SEPECAT. La production locale, confiée à Hindustan Aeronautics Ltd, commença par l'assemblage à partir de pièces fournies avant de se poursuivre par une fabrication entièrement indienne à l'exception des réacteurs. Au total, cinq escadrons furent équipés progressivement de 1980 à 1991, dont l'un reçu 12 Jaguar IM destinés à l'attaque maritime que l'Inde est le seul pays à avoir mis en service.

Photos : 1 Jaguar modernisé DARIN III 2 nouveau cockpit @HALle moteur F125IN@ Honeywell

04/08/2019

L’Inde va commander des Su-30 & MiG-29 additionnels !

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Selon un porte-parole du gouvernement, New Delhi devrait s’engager d’ici le mois d’octobre dans une série d’achats d’armement russe en parallèle de la prochaine session de la commission intergouvernementale indo-russe sur la coopération militaire. Au menu de ces futures acquisitions on parle d’avions de combat Sukhoi Su-30MkI et de MiG-29UPG.

Les contrats porteraient donc 18 Sukhoi Su-30MKI  qui seront assemblés au sein de l’usine de HAL à Nasik. Cela porterait le total général de ces appareils achetés depuis 1999 à 240. En outre, l'armée de l'air indienne recevrait 20 intercepteurs légers MiG-29 d’occasions de la Russie (VKS) en vue de leur conversion ultérieure en MiG-29 29UPG multirôles.

Contourner les sanctions :

Ces nouveaux achats en Russie sont dû au fait que Moscou et New Delhi ont récemment mis au point un nouvel ensemble de méthodes et de procédures de paiement permettant la vente d'armes entre elles dans le contexte des sanctions américaines récemment introduites, telles que le CAATSA. . En juillet, Dmitri Shugayev, qui dirige le Service fédéral russe pour la coopération militaro-technique (FSVTS), a déclaré aux journalistes que les deux pays avaient mis en place un système leur permettant de réaliser des transactions de manière à échapper aux sanctions imposées par Washington. Un ensemble de méthodes et de mécanismes de paiement mutuellement convenus a été mis au point spécifiquement pour le contrat des S-400, impliquant les systèmes bancaires nationaux et des véhicules à usage spécifique. Une fois que cela a fonctionné, les parties ont décidé d'étendre son application à d'autres transactions majeures.

Un autre développement majeur dans les relations entre les deux pays a été la création d’un groupe de soutien après-vente commun, placé sous l’égide de la commission intergouvernementale indo-russe pour la coopération militaro-industrielle.

Le Sukhoi Su-30MKI :

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Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

Le MIG-29UPG :

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La modernisation de la flotte de MiG-29 de l’Indian Air Force (IAF) et similaire à celle  adoptée par l'armée de l'air russe à ses MiG-29SMT qui sont en service depuis 2009.

En parallèle à cette modernisation, les MIG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches  de la version MIG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. 

Cette modernisation comprend une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km de Phazotron-NIIR Corp couplé avec le nouvel IRST de OLS-UEM.

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable.

En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3.500 heures de vol pour 40 ans.  

Photos : 1 Su-30MKi & MiG-29 UPG  2 Su-30MKI 3 MiG-29UPG @ IAF

 

 

 

 

29/07/2019

L’Inde réceptionne ses premiers Apache !

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L’armée de l’air indienne recevra l’ensemble de ses 22 hélicoptères d’attaque Boeing AH-64 E « Apache » d’ici 2020, les quatre premiers exemplaires sont arrivés sur la base aérienne d’Hindan. Quatre autres appareils vont arriver dans les semaines à venir, a confirmé Boeing dans un communiqué.

Par la suite, les huit premiers « Apache » seront transférés à la base aérienne de Pathankot Air Force,  où ils seront officiellement intronisés. Pathankot est situé dans l’État du Pendjab, juste au sud du Jammu-et-Cachemire, où se déroule un conflit frontalier avec le Pakistan voisin. Boeing confirme de son côté que ces premières livraisons sont en avance sur le calendrier. Avec l’arrivée de ces appareils, l’Inde est devenue le 14ème pays utiliser l'AH-64.

Rappel :

C’est le 28 mai 2015 que le Ministère indien de la Défense (MoD) a autorisé l'acquisition de 22 hélicoptères Boeing AH-64 E « Apache » et 15 hélicoptères Boeing  CH-47F « Chinook » pour un montant de 2,5 milliards de dollars US.

La vente de 22 hélicoptères de combat AH-64E Apache comprend également une large panoplie d’armement tel que : 812 missiles AGM-114L-3 Hellfire Longbow, 542 missiles AGM-114R-3 Hellfire-II, 245 missiles Stinger Block I-92H. Des munitions de 30mm pour approvisionner les canons. Il faut également ajouter  12 radars de définition de cible AN/APG-78, 12 Interféromètres AN/APR-48A à fréquence radar. L’Inde prévoit également de se doter d’un important stock de moteur de réserve avec 50 turbines General-El T700-GE-701D.

L’AH-64 E Apache Block III :

Le Bloc III est la variante la plus avancée de l'hélicoptère d'attaque. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones). Ceci comprend un JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow Block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

 

Photo : AH-64 Apache indien @ Boeing