13/08/2020

Payerne, la nouvelle tour de contrôle est opérationnelle !

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Elle était désuète l’ancienne tour de contrôle de l’aérodrome de Payerne, il fallait la remplacer. C’est chose faite, avec la mise en service de la nouvelle tour. Mais c’est également la refonte de l’organisation de la base aérienne qui a été réalisée. La nouvelle infrastructure permet à Skyguide et aux Forces aériennes de renforcer leur collaboration dans la surveillance de l'espace aérien. Les deux organisations collaborent étroitement pour assurer la sécurité de l'espace aérien civil et militaire en Suisse et à proximité. Le bâtiment de l'ancienne tour sera conservé, mais la "tête de verre" sera démontée.

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Le nouveau complexe qui entoure la nouvelle tour de contrôle abrite désormais l’ensemble des acteurs qui font marcher l’aérodrome. Jusqu’ici ces différents acteurs (pilotes, commandement, contrôleurs aériens) étaient engagés à différents endroits de la base, sans pouvoir se croiser.

Le nouveau bâtiment abrite désormais le complexe des opérations. Il permet de réunir « Skyguide » et les membres des Forces aériennes dans un même lieu. Le bâtiment ultra-sécurisé offre la possibilité aux différents acteurs de la base de se rencontrer, de manger ensemble et surtout de pouvoir communiquer directement. Imaginez, qu’il y a peu, les pilotes de chasse ne connaissaient par exemple que la voix du contrôleur aérien. Cette nouvelle situation permet de renforce les liens de travail entre les différents métiers qui composent la base aérienne de Payerne.

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Le positionnement de la nouvelle tour permet d’agrandir le champ de vision par rapport à l’ancienne. Le nouveau complexe a reçu quelque 120’000 mètres de câble en fibre optique et 2’500 nouveaux connecteurs RJ-45 pour des télécommunications sécurisées. Ceux-ci ont été montés lors de la construction de la nouvelle tour de contrôle, afin de faciliter le transfert des systèmes de sécurité. De nouveaux systèmes modernes ont été installés et offre une coordination plus facile et plus rapide en cas de problème.

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Payerne en chiffres :

L’aérodrome de Payerne enregistre en moyenne 11’000 mouvements en ce qui concerne les avions de combat par an, 2’500 pour les avions militaires à voilure fixe et 5’000 pour les hélicoptères. S’ajoutent 600 mouvements pour l’aviation civile. La nouvelle tour de contrôle a coûté 70 millions de nos francs, le budget a été respecté dans les temps et financièrement. Mais la Base de Payerne est en pleine mutation, les autres travaux vont durer jusqu’en 2028 pour un montant de 108 millions de francs. Il faut également compter sur la réfection de la base logistique de l’armée et les casernes pour des montants de respectivement 99 et 144 millions.

La surveillance aérienne :

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La protection de l’espace Suisse est garanti par la collaboration des Forces aériennes suisses avec Skyguide. Quand un avion inconnu pénètre dans l’espace aérien suisse, la police de l’air se rend immédiatement sur place en suivant les instructions des contrôleurs aériens militaires de Skyguide. Ces derniers guident également des avions militaires depuis les bases aériennes jusqu’à leur secteur d’engagement et aident les pilotes militaires lors de leurs exercices de combat aérien tactique.

Le service de police aérienne est actuellement l’une des principales missions des Forces aériennes, qui doivent identifier à bref délai tout aéronef inconnu, quelles que soient les conditions météorologiques, et l’intercepter si besoin est. Le service de police aérienne garantit ainsi l’intégrité de l’espace aérien national et défend la souveraineté territoriale, tout en venant en appui aux services de la navigation aérienne.

Pour accomplir cette mission, des patrouilles sont actuellement détachées des exercices en cours et affectées à une « live mission » ou à une « hot mission ». Alors qu’une force de réaction rapide permanente (Quick Reaction Alert) n’existait pas jusqu’à présent, Skyguide assure ses fonctions pour les Forces aériennes durant les weekends également à partir de 2017. Dans le cadre du projet PA24, les heures de service seront progressivement augmentées jusqu’à atteindre 24 heures sur 24 en 2020. 

Les interventions PA24 sont particulièrement complexes, car le temps de préparation est très court et la coordination avec d’autres instances demande un effort considérable. La plupart des missions ont lieu dans l’espace aérien civil et se déroulent sous la supervision des contrôleurs aériens militaires de Skyguide. En Suisse, le contrôle aérien civil et militaire est fusionné, les contrôleurs civils travaillent avec leurs collègues militaires.

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Photos : 1 Le nouveau complexe avec la tour de contrôle 2,3 dont l'ancienne tour plus bas, 4 Vue depuis la nouvelle tour 5 Centre de contrôle aérien 6 Le complexe @ P.Kümmerling

 



 

20/02/2020

Modernisation des PC-21 & FLORAKO !

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Dans le cadre du programme d’équipement militaire 2020, deux sujets concernent notre aviation, la mise à jour des avions écoles Pilatus PC-21 et celle du programme C2Air pour le système FLORAKO.

Mise à jour des Pilatus PC-21 :

Suite aux programmes d’armement 2006 et 2010, huit avions PC-21 ont été acquis auprès de l’entreprise Pilatus, à des fins d’instruction. Cet avion turbopropulsé est destiné à l’instruction des pilotes sans expérience préalable sur jet, pour qu’ils puissent à terme directement passer à un avion de combat tel que le F/A-18 E/F « Hornet ». L’instruction sur PC-21 est sensiblement moins coûteuse et plus écologique que sur jet d’entraînement.

Cependant, comme ses pièces de rechange ne sont plus commercialisées (version initiale de l’avion) et que les autres forces aériennes n’utilisent pas la même configuration que celle employée actuellement, des adaptations s’imposent sur ces avions comme sur leurs simulateurs. Aujourd’hui, les PC-21 des Forces aériennes suisses comportent des composants qui ne sont plus utilisés dans les autres flottes de ce modèle. À terme, il ne sera plus possible d’assurer l’entretien et la maintenance de ces composants. La maintenance des aéronefs devient de plus en plus complexe et onéreuse. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres fabricants cessent de fournir leurs prestations, d’autant plus qu’une petite flotte représente peu d’intérêts économiques pour ces entreprises.
Le système d’instruction PC-21 de Pilatus a fait l’objet de développements constants au cours des dix dernières années. Dans le cadre des mesures planifiées, les Forces aériennes suisses appliqueront des processus d’amélioration du système développés pour les forces aériennes australiennes et pourront bénéficier d’un stock de pièces de rechange partagé. L’Armée de l’air française reprend la même configuration pour son PC-21.

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Cet ensemble de mesures comprend également l’adaptation aux spécificités de la Suisse telles que sa topographie et la densité élevée de son trafic aérien. Grâce à l’intégration d’un système de détection des obstacles (G-CAS) et d’un système de signalisation du trafic aérien (T-CAS), la sécurité de vol sur le PC-21 sera considérablement accrue. Indispensable dans un environnement d’entraînement moderne, ces deux systèmes de sécurité préviennent les crashes et les collisions avec d’autres aéronefs. Une grande partie des frais de développement et d’autorisation pour chacun des systèmes de la nouvelle configuration ont déjà été couverts et ne sont pas compris dans le crédit. Les mesures assureront l’adaptation aux exigences militaires et civiles actuelles et maintiendront ces avions en état de navigabilité jusqu’à fin 2035.

Environ les trois quarts des PC-21 utilisés actuellement à travers le monde possèdent la même configuration que celle préconisée dans la solution proposée. Ainsi, les Forces aériennes suisses pourront profiter de conditions plus favorables lors des travaux de maintenance. De même, elles rempliront les exigences actuelles en matière d’aéronautique et s’adapteront aux normes de sécurité en vigueur.

C’est l’avionneur suisse Pilatus Aircraft qui aura la charge de mettre à jour la flotte de PC-21.

Modernisation C2Air pour le système FLORAKO :

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Dans le cadre d’Air2030, nous avons beaucoup parlé d’avions et de systèmes sol-air, mais il fallait aussi moderniser le système de surveillance et de conduite, le choix est fait. L’évaluation des trois candidats au nouveau système de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes pour l’Armée suisse s’est conclue avec le choix du type de dispositif. La direction du programme Air2030 a suivi la recommandation de l’équipe d’experts en faveur du candidat français Thales avec le système Skyview.

Le remplacement du système de conduite et de communication de Florako (projet Radar) fait partie du paquet de projets pour le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, comme le renouvellement des systèmes de capteurs de Florako, l’acquisition de nouveaux avions de combat (projet PAC) ainsi que celle d’un système de défense sol-air de longue portée (projet DSA). Le projet Radar a déjà été décidé dans le cadre des programmes d’armement 2016 et 2018. Le remplacement des capteurs est en cours.

Introduit en 2004, le système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako assure 24 heures sur 24 et sept jours sur sept la reconnaissance des aéronefs civils et militaires (avions, hélicoptères, drones) et permet aux Forces aériennes de mener leurs engagements en situation ordinaire comme en cas de tensions accrues, voire de conflit. Sans lui, les avions de combat et autres moyens de défense sol-air ne pourraient être engagés, ou seulement de manière très limitée. Il en va de même pour les appareils à acquérir en vue du renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien.

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Le projet « C2Air » prévoit le remplacement des sous-systèmes Ralus/Lunas du système actuel de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes des Forces aériennes suisses. Au cours des douze derniers mois, des spécialistes d’armasuisse et de l’Armée suisse ont testé en Suisse trois systèmes de remplacement venus de trois pays différents, évalué les offres reçues et formulé une recommandation à la direction du programme Air2030 dans un rapport d’évaluation. Le directeur général de l’armement a maintenant suivi cette recommandation et attribué le marché au candidat français Thales avec le système Skyview. Thales a été retenu en raison de son meilleur rapport qualité-prix. Par ailleurs, Skyview est le système qui s’avère répondre le mieux aux exigences. Il est prévu que le Conseil fédéral soumette l’acquisition de ce système au Parlement dans le message sur l’armée 2020. Les autres candidats étaient Saab (Suède) et Raytheon (États-Unis). Le constructeur et le système retenus ne causent aucun préjudice aux autres projets PAC et Bodluv du programme Air2030.

Système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako Ralus (Radar-Luftlage-System) rassemble les données radar et établit l’image de la situation aérienne. Lunas (Luftlage-Nachrichtensystem) reproduit toutes les données à l’écran afin de soutenir la conduite de l’engagement. 

Ces deux sous-systèmes font partie du système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako. Ce dernier est destiné à identifier les objets aériens civils et militaires (p. ex. avions, hélicoptères et drones) et à conduire les engagements des Forces aériennes, y compris la défense sol-air. Depuis 2005, l’espace aérien suisse est surveillé 24 heures sur 24 par Florako. 

Principales caractéristiques:

  • Une large communauté d’utilisateurs de la force aérienne de 12 pays représentant au total 43 centres
  • Suivi multisensoriel et fusion d’identification éprouvés sur le terrain
  • flexible à toute opération
  • Evolutif en déploiement
  • Ouvert aux systèmes hérités et futurs

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Photos : 1 Pilatus PC-21 des FA en vol 2 cockpit PC-21@ Pilatus Aircraft 3 Radar FLORAKO@ DDPS 3 système d’engagement @ DDPS 4 Système Skyview @ Thales

 

19/02/2020

Des mini-drones pour la Suisse !

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Armasuisse vient de choisir le fournisseur des futurs mini-drones destinés aux Forces terrestres suisses dans le cadre du programme MUAS (Mini-UAV). Le gagnant est le groupe français Parrot. L’occasion dans cet article de revenir sur les trois programmes de drones actuels qui vont progressivement venir équiper l’armée suisse.

Mini-drones pour l’infanterie :

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Dans le cadre des Forces terrestres, l’infanterie devait renforcer sa capacité de détection à courte distance, SRR (Short Range Reconnaissance) notamment dans le cadre de combat de localité. Pour ce faire, celle-ci avait besoin d’un mini-drone capable d’appuyer de manière très rapide une unité en déplacement dans des ruelles et des maisons.

Armasuisse a lancé en 2019 un programme d’essais des différents mini-drones disponibles sur le marché. C’est le français Parrot qui emporte le contrat. Le type, les capacités et la quantité de micro-drones commandés n’ont pas été précisés pour l’instant. Par ailleurs, la filiale du groupe français senseFly, dont le siège est situé près de Lausanne, sera chargée de l’accompagnement opérationnel en Suisse. 

Drone portable de moyenne reconnaissance :

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Toujours dans le cadre des Forces terrestres, en février 2019, c’est le drone israélien Orbiter 2B qui a été choisi. Ce système renseignera directement l’infanterie et les unités blindées à proximité directe des zones de combat.

L’Orbiter 2B d’Aeronautics Defense Systems (ADS) dispose d'un mode de navigation indépendant qui, permet à un opérateur d'effectuer une mission même si le GPS est bloqué ou s'il y a une perte de liaison avec sa suite de communications cryptée. Un système d'alerte automatique peut également envoyer des alertes concernant tout écart par rapport aux objectifs prévus d'une mission dans des conditions normales. L’Orbiter 2B dispose d’une autonomie de fonctionnement de 4 heures, il peut transporter une charge utile de 1,5 kg et pour un rayon d’action de 100 km. Il emporte un capteur électro-optique / infrarouge avec un pointeur laser. Il dispose du logiciel MOAV qui est conçu pour servir une gamme de plates-formes UAV compatible avec les interfaces OTAN, telles que le STANAG 4609. Le système numérique est équipé d'une liaison de données. Le déploiement se fait en 7 minutes.

L’Orbiter 2B, peut notamment, être activé depuis un véhicule en mouvement, permettant ainsi un suivi continu de la cible en mouvement, l’appareil permet des sauts de fréquence pour augmenter le cryptage. L’Orbiter 2B a la capacité unique de naviguer indépendamment, ce qui permet d’achever la mission même si le GPS est bloqué ou en absence de communication. La liaison de données numériques de l'Orbiteur 2B est ajustée pour prendre en charge les bandes C et S avec une communication en duplex intégral, permettant des capacités de renseignement uniques et un traitement de l'information de haut niveau.

Facile à utiliser, il est lancé à partir d'une catapulte et atterrit à l'aide d'un parachute et d'un airbag. Opérationnel même dans les conditions météorologiques les plus difficiles, il est stabilisé par gyroscope avec une charge utile à trois capteurs et à zoom. Offrant un traitement d'image avancé, une navigation précise et une capacité d'atterrissage précise, il est facilement contrôlé à partir d'un GCS personnel.

Drone MALE pour les Forces aériennes :

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Présenté en grande première le 9 décembre dernier à Emmen, le premier drone de nouvelle génération de l’israélien Elbit Systems Hermes 900 HFE « StarLiner » (ADS15) débute sa carrière dans notre pays.

L’Hermes 900 HFE (Heavy Fuel Engine) « StarLiner »

L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermès d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille « Hermes » 450.  Le « 900 » hérite de blocs de construction fiable, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques. L'UAS a été spécialement conçu pour le renseignement, la surveillance, l'acquisition et la reconnaissance d'objectifs (ISTAR), la sécurité intérieure, la patrouille maritime, la sécurité aux frontières et les enquêtes post-catastrophe.
L’Hermes 900 « StarLiner » choisi par notre pays est également connu sous le nom de Hermes 900 (HFE) utilisant du carburant lourd (Diesel).  Il s’agit de la plus grande variante de la gamme « 900 » du système d'avion sans pilote (MALE) moyenne altitude et longue endurance développée par Elbit Systems.


Système anti-collision : 

L'Hermes 900 « StarLiner » est conforme à l'exigence 4671 de l'Accord de normalisation de l'OTAN (STANAG) d'opérer dans l'espace aérien civil aux côtés des aéronefs pilotés. Il a effectué une série de vols certifiés par l'autorité israélienne de l'aviation civile au cours de la période 2017-2018 et a été déployé en juillet 2018. Il est le premier drone doté d’un système unique au monde de type anticollision « Sens & Avoid ».  Le drone doit en effet pouvoir être engagé dans tous les espaces aériens sans être escorté par un aéronef avec pilote. Si certains systèmes existent déjà en termes de protection d’abordage, ce nouveau système permet une totale identification des éventuelles menaces volantes. Le nouveau système qui équipe le drone Hermes 900 « StarLiner » permet grâce à des capteurs radars et électro-optique de repérer à 360° tous les aéronefs en rapprochement. 

Hermes 900 « StarLiner » design et caractéristiques :

L'avion sans pilote Hermes 900 « StarLiner » a une envergure de 17 mètres et une masse maximale au décollage de 1’600 kg. La capacité de décollage et d'atterrissage automatiques (ATOL) de l'avion lui permet de décoller et d'atterrir dans des environnements de visibilité proche de zéro. Un système de dégivrage actif est installé pour éliminer la glace sur les surfaces afin d'assurer un fonctionnement sûr dans des conditions de givrage.
Le drone a une capacité d'éclairage directe et indirecte de cible et peut effectuer des missions, selon les règles de vol aux instruments (IFR) dans toutes les conditions météorologiques.
Le drone Hermes 900 « StarLiner » peut transporter une gamme de charges utiles multi-capteurs pesant jusqu'à 450 kg pour de multiples applications. Il est compatible avec les charges utiles électro-optiques multispectrales (EO) telles que SPECTRO XR, Wescam MX15/20, la vidéosurveillance aéroportée persistante à grande échelle SkEye (WAPS), le système d'imagerie aéroportée MIST-G et le marqueur laser.

Le système SPECTRO XR (ISTAR) est installé sous le cône de nez pour fournir des capacités de surveillance, de contrôle des tirs et de ciblage. Le SkEye WAPS monté sur le ventre est utilisé à des fins de collecte de renseignements, d'observation et de surveillance.

Les capteurs d'imagerie embarqués capturent des images / vidéos en temps réel et assurent une surveillance persistante sur une large zone de jour comme de nuit.

Il dispose d’un plafond pratique de 30’000 pieds et offre une autonomie de vol allant jusqu'à 36 heures.
Le véhicule aérien Hermes 900 « StarLiner » est équipé d'un système d'avertissement et d'évitement de terrain (TAWS) pour la prédiction et l'évitement des obstacles. Un système coopératif et non coopératif de détection et d'évitement (D&A) avec des capteurs radar air-air est installé pour détecter les aéronefs coopératifs et non coopératifs.

Une liaison de données redondante avec une large bande passante est installée sur le cône avant de l’avion pour fournir des communications en visibilité directe (LOS) et au-delà des communications en visibilité directe (BLOS).

Il peut être doté d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR), d'un radar à indicateur de déplacement du sol (GMTI) et d'un radar de patrouille maritime pour détecter, localiser et acquérir des cibles. Il peut également transporter des charges utiles de guerre électronique pour fournir une capacité d'attaque électronique aéroportée.

Et bientôt des véhicules autonomes :

L’équipement avec des capteurs volants est en plein développement au sein de l’armée et ce n’est pas terminé. Des essais chez armasuisse concernant des véhicules à roues ou avec chenilles destinés à la reconnaissance et à l’appuis logistique (transport autonome) sont à l’ordre du jour. Ceux-ci feront l’objet d’une acquisition prochaine.

Photos 1 & 2 mini-drone Parrot @ Parrot 3 Orbiter 2B @ ADS 4 Hermes 900 HFE @ P.Kümmerling

 

27/05/2018

Les hollandais remportent le Tiger Meet 2018 !

 

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L’édition 2018 du Tiger Meet a été remportée par le squadron 313 des Forces Aériennes hollandaise équipée du chasseur Lockheed-Martin F-16 C/D « Fighting Falcon ».

Les pilotes hollnadais ont été les plus réguliers au cours des deux semaines de l’édition du Tiger Meet 2018 qui se déroulait, cette année du 14 au 25 mai la base aérienne de Poznan-Krzesiny en Pologne.

Les divers exercices  comportaient des dizaines de duels aériens simulés, des opérations de secours en faveur des pilotes abattus, la recherche, l’identification de cibles et la destruction de celles-ci, ainsi que la protection d’hélicoptères.

Les résultats du Tiger Meet 2018: 

 

Silver Trophy :  313 Sqn Hollandes

Best Flyling Unit : 313 Sqn Hollande

Best Looking Uniform: 11F France

Best Painted Tiger Aircraft: LwG 74 Allemagne

Tiger Games : LwG 74 Allemagne 

Best Skit : 1 JTS Autriche

 

Le 313e Escadron a été officiellement créé en 1953. Cependant, pour un escadron ayant une histoire aussi longue, il y a peu à dire, car l'escadron était surtout une unité de conversion opérationnelle (UCO). Ils ont commencé à piloter le Lockheed T-33. Les avions utilisés où sur les États-Unis et où (officieusement) nommé JVS II. Ils ont été utilisés pour donner une formation opérationnelle aux pilotes néerlandais qui revenaient d'une formation aux États-Unis. En 1958, l'escadron déménage à Woensdrecht. Les deux Escadrons de formation se sont unis pour former le JVO et le 1er janvier 1959, le 313e Escadron a été dissous. L'escadron a été reformé en octobre 1972 à Twente AB, à nouveau comme escadron de l'OCU, mais maintenant sur le NF-5A « Freedom Fighter ». Au cours des années suivantes, le 313 e Escadron était le seul escadron d'entraînement de la RNAF. En septembre 1986 a été l'année où le 316e Escadron a assumé le rôle d'instructeur, et le 313e Escadron est devenu pour la première fois un escadron pleinement opérationnel sur la Northrop NF-5A. Le statut opérationnel a pris fin en 1988 avec l'arrivée du F-16 « Fighting Falcon ». En avril 1990, le 313 est redevenu opérationnel en tant qu'unité offensive et défensive. En octobre 1990, le 313 à changé d'insigne  avec une tête de Tigre et est devenu membre de l'Association des Tigres de l'OTAN.

 

Photo :F-16 du Sqn 313 en Pologne lors du Tiger Meet @ Tiger Meet

31/01/2018

F/A-18, découverte d’une fissure sur une charnière !

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Le contrôle intermédiaire d’un F/A-18C des Forces aériennes a fait apparaître une fissure sur une charnière d’un volet d’atterrissage. Tous les F/A-18 seront soumis à un contrôle avant leur prochain vol, à titre préventif.

Une charnière fissurée a été découverte sur un volet d’atterissage d’un F/A-18C lors d’un contrôle intermédiaire le 29 janvier 2018. Il a été décidé, à titre préventif, de soumettre tous les F/A-18C/D des Forces aériennes à un contrôle des charnières, au moyen d’un appareil spécial permettant de détecter les fissures même minimes. Il s’agit là d’une analyse dite non destructive des microstructures.
Un travail de deux à trois heures est requis par appareil en moyenne, préparatifs compris. La procédure a commencé ce mercredi. Pour ce faire,
on a utilise un appareil spécial permettant de détecter les fissures même les plus minimes.

Pas de risque pour la Police du ciel :

Les deux appareils utilisés pour le service de police aérienne (PA24) ont été contrôlés en priorité. Les vérifications ont pu être terminées ce mercredi après-midi et n’ont pas révélé de problème. Ces deux F/A-18 Hornet seront donc à nouveau disponibles sans restriction pour le service de police aérienne dès la première heure demain matin. Les autres F/A-18  engagés dans le service de vol des Forces aériennes sont actuellement en cours de contrôle ou vont y être soumis tout prochainement. L’ensemble de la flotte des F/A-18 devrait avoir passé le contrôle d’ici jeudi soir. (Sources DDPS).

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 Photos : 1 F/A-18 C @ Neo Falcon Création 2 la pièce déffectueuse @ DDPS