25/07/2019

Le Canada relance l’offre de remplacement des CF-18 !

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Le Canada à réouvert sa demande d’offre en vue du remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing CF-18 A/B « Hornet ». Le Services publics et d’Approvisionnement Canada a transmis à quatre avionneurs ses critères définitifs d’évaluation pour l’acquisition de 88 avions de combat. Le contrat est estimé à entre 15 et 19 milliards de dollars canadiens

Il s’agit du plus important contrat destiné à l’Aviation Royale Canadienne en plus de 30 ans. Les constructeurs suédois Saab, européen Airbus DS ainsi que les américains Boeing et Lockheed Martin sont sur les rangs. L’attribution du contrat est prévue au début de 2022, et le premier aéronef pourrait être livré en 2025.

Fausses rumeurs de retrait :

Hormis l’avionneur français Dassault qui s’est retiré de la course en 2018 à cause de l’Aliance « Five eyes ». Des rumeurs ont circulés dernièrement sur un possible retrait d’Airbus et de Boeing. Celles-ci n’ont jamais été confirmées, c’est notamment pour cela que nous n’avons pas abordé cette question ici. De son côté, Ottawa a confirmé que des commentaires avaient été hémis sur l’appel d’offres car celu-ci pouvait être problématique pour certains avionneurs. Des modifications ont été apportées par la suite. Toutefois, un communiqué de Boeing précise que la société allait examiner l’appel de proposition une nouvelle fois avant de déterminer sa participation.

Larges retombées économiques :

En ce qui concerne les retombée économiques, Ottawa attribue 20 % de pondération. L’idée est d’amener soumissionnaires à faire des partenariats avec des entreprises canadiennes et à générer de l’emploi dans le pays. Les propositions des avionneurs seront également évaluées en fonction des exigences du point de vue technique de l’ordre de 60 % et du coût total du projet 20 %.

Les candidats :

Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » T3 : 

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Les Airbus DS Eurofighter T3 Block15 disposent des nombreuses nouvelles améliorations en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 dispose du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile air-air très longue portée « Meteor » de MBDA,il permet d’utililiser la nacelle de désignation "Sniper", ainsi que les missiles antichars MBDA « Brimstones II » et des bombes à guidage laser GBU-12. Le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T fait également partie des options. En matière de radar, le T3 est doté du nouveau radar de type AESA à antenne à balayage électronique CAPTOR-E de Selex-ES.

Le nouveau viseur de casque destiné à l’Eurofighter T3 dispose d'un écran de casque innovant. La capacité de vision nocturne sera intégré dans le casque sans le besoin de lunettes séparées. Le système est plus léger que les modèles actuels, il est optimisé pour la sécurité, la protection et le confort. Il offre une pleine capacité, le jour ou la nuit, et dans des conditions météorologiques défavorables. Le système devrait offrir une pleine capacité d’affichage binoculaire sur 40 degrés. Il offrira également une protection contre les faisceaux laser et disposera d’un système audio avancé.

Boeing Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

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Le projet « Advanced Super Hornet » est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. 

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

Lockheed Martin F-35A :

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Avion omnirôle de cinquième génération basé sur une technologie furtive, l’avion intègre l’ensemble des capteurs noyés dans sa cellule. L’appareil possédant deux soutes à armements capable de loger principalement deux bombes guidées et deux missiles air-air AMRAAM et du futur FRAAM, de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable aux F-16 de première génération. A noter, que le F-35 peut recevoir de nombreux armements sur 7 pylônes externes, sacrifiant la furtivité au profit de la capacité d’emport, qui peut aller jusqu’à 9 tonnes de charges diverses (réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air). Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection.L’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan.  

 Saab Gripen E :

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Doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 «Raven» qui offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là ou les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter. Par ailleurs, le  Gripen et le seul à offrir une double liaison de données, soit la Link16 de l'Otan et la TAU propre à la famille "Gripen".

IRST(Infra-Red Seach and Track)le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sud-africain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser. Mode Supercruise  & biokérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « SuperCruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du biokérosène.   

Photos : 1CF-18 canadien @ RCAF 2 Eurofighter T3 @ Airbus DS 3 Advanced Super Hornet @ Boeing 4F-35A @ LM 5  Gripen E @ Saab

18/04/2019

Nombreux problèmes pour les F-35 japonais!

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La petite flotte japonaise actuelle composées de 13 (-1) avions de combat  Lockheed-Martin F-35A connait de nombreux problème depuis sa mise en service. Le crash d’un des appareils il y a quelques jours, met en lumière les avaries que rencontre le nouvel avion. 

Plusieurs atterrissages d’urgences :

Lorsqu’un avion est mis en service, des maladies de jeunesses sont parfois présentes et sont réglées assez rapidement. Mais le cas du F-35 et plus inquiétant, cela fait près de 20 ans que le programme traîne derrière lui des ennuis. Ceux-ci ne sont pas encore complétement résolus. La Force d’auto-défense japonaise est directement confrontée à de nombreux problèmes avec ses premiers F-35A. Selon le ministère japonais de la Défense les F-35A japonais ont subi sept atterrissages d'urgence depuis leur mise en service en juin dernier. Le 9 avril dernier, un F-35A a été perdu dans l'océan Pacifique, les recherches en vue de la récupération du corps du pilote et de l’épave est actuellement en cours.

Toujours selon le communiqué du ministère de la Défense japonais, cinq appareils ont été forcés d'atterrir d'urgence dans sept incidents distincts. Parmi ceux-ci, deux atterrissages d'urgence sont dus à des défauts enregistrés dans l'avion qui s'est écrasé la semaine dernière. Le ministère a indiqué qu'il avait confirmé que l'avion pouvait voler en toute sécurité après chaque incident, mais qu'une éventuelle connexion est à l'étude. L'un des cas était dû à une erreur des systèmes de surveillance de l'avion, mais dans les six autres cas, les avions ont été inspectés et leurs pièces remplacées avant d'être confirmés en sécurité et renvoyées en vol.

Problème d’assemblage ?

L'assemblage final de quatre des appareils ayant signalé des erreurs, y compris l'avion de chasse porté disparu, a été effectué au Japon par Mitsubishi Heavy Industries, Ltd. Les autres appareils ont été construits aux États-Unis par Lockheed-Martin à Fort Worth. En ce qui concerne l’avion disparu, les rapports antérieurs montrent que l'avion s'était retrouvé confronté à deux problèmes de refroidissement et de navigation, le 20 juin 2017 et le 8 août 2018.

Enquête en cours :

Le ministre de la Défense, Takeshi Iwaya, a expliqué la nécessité d'enquêter sur les causes de l'accident "la technologie embarquée sur le F-35 est hautement classifiée. Avec la coopération des États-Unis, nous voudrions prendre l’initiative d’enquêter de manière approfondie sur les causes tout en obtenant la coopération des États-Unis", at-il déclaré.

Course à la récupération :

Il n’y pas que le Japon et les Etats-Unis qui sont intéressés à la  récupération de l’épave du F-35, la Russie et la Chine sont entrés dans la course. Les deux pays sont en effet, friands de pouvoir éventuellement mettre la main sur les technologies qui composent le F-35A. Si cela devait arriver, la supériorité de l’avion américain serait alors mise à mal. Une situation qui donne pour l’instant des sueurs froides à de nombreux responsables du Pentagone, mais aussi au sein des pays ayant optés pour l’avion.

 

Photo : F-35 japonais @ Lockheed-Martin

07/04/2019

F-35, la Turquie poussée hors de l’Otan ?

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Washington, le ministère de la Défense américain a interrompu la livraison de pièces et d’avions Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » à la Turquie après que Ankara eut refusé d'annuler une commande en faveur du système de défense sol-air S-400..

Les États-Unis et leurs alliés s’inquiètent du fait que le projet turc d’acquérir le système de missile sol-air, Almaz-Antey S-400 « Triumf » pourrait exposer les vulnérabilités de l’avion furtif. Des faiblesses qui pourraient ensuite être exploitées par la Russie. Le système radar est considéré comme l’un des plus avancés du marché à l’exportation.

Les États-Unis ont clairement indiqué que l'acquisition de S-400 par la Turquie était inacceptable. Par conséquent, le DoD a pris les mesures nécessaires pour assurer la planification de la redistribution du programme en vue de la résilience de la chaîne d'approvisionnement du F-35 en Turquie. En effet, la Turquie fait partie de la chaine d'approvisionnement secondaire pour le programme F-35.

Livraison et formation stoppée :

Lockheed-Martin a officiellement présenté les premiers chasseurs F-35A à la Turquie lors d'une cérémonie de déploiement en juin 2018 à Fort Worth, au Texas. Cependant, la Turquie ne devrait pas recevoir le chasseur furtif dans son propre espace aérien avant 2020. Entre-temps, ses pilotes s'entraînaient sur le nouvel avion de Luke AFB, en Arizona, ainsi que des équipes au sol destiné à la maintenance ont commencé à s'entraîner à Eglin AFB, en Floride.

Pour inciter la Turquie à abandonner le S-400, les États-Unis ont proposé le système de missile Patriot de Raytheon. Mais la Turquie a refusé l’offre.

Les risques techniques:

Les États et l'OTAN utilisent une liaison de données tactique qui permet aux avions militaires de partager leurs images tactiques en temps quasi réel. C'est ce qu'on appelle le Link 16. Les avions de l'OTAN utilisent également les systèmes d'identification ami/ennemi soit l’IFF, pour identifier les avions amis dans le ciel.

Les interrogateurs de type IFF et le Link 16 devraient être intégré au système S-400 pour permettre aux F-35 turcs, de voler et d’apparaître comme ami sur les écrans du S-400. Mais cette situation peut compromettre les liaisons de données tactiques entre le Link 16 et l’IFF. Avec le F-35 volant à proximité du système S-400, au fil du temps, vous pourriez rassembler les caractéristiques sensibles à la furtivité du F-35 et voir ses capacités de furtivité détaillées. Il faut savoir que dès que vous connaissez la forme de l’onde issue du F-35, vous pouvez l’usurper,  et donc renvoyer un faux signal qui peut tromper les radars de l’Otan.

Et si la Turquie quittait l’Otan ?

La situation est devenue particulièrement critique entre les Etats-Unis et la Turquie. Cette situation pourrait à terme se compliquer, car il n’est pas question pour les l’Otan de voir ses appareils scannés par le système S-400 prochainement implanté en Turquie. L’abandon de la base aérienne d’Incirlik est donc au menu des plafinificateurs de l’Otan. Une telle décision pourrait avoir comme conséquence de jeter la Turquie hors de l’Otan, ni plus ni moins.

Pour remplacer la base aérienne d’Incirlik, l’Otan et les Etas-Unis réfléchissent à l’utilisation de la base aérienne de Muwaffaq Salti près d’Al-Azraq en Jordanie. Cette dernière n’est pas une inconnue, puisqu’elle a été utilisée par l’OTAN et les forces aériennes de l’UE, concrètement par les Belges en 2014 et 2015. Les forces aériennes américaines opérèrent déjà depuis plusieurs années à partir de cette base.

Photos :F-35 turc @ Lockheed-Martin

 

15/03/2019

L’US Air Force place le F-15 Advanced dans son budget !

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Cette fois c’est fait, l'US Air Force (USAF) demande au Congrès des fonds pour un premier lot de 8 avions de combat Boeing F-15EX « Advanced Eagle » et ceci au lieu d’une commande unique de Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». L’objectif étant de continuer à moderniser la fotte tout en réduisant les coûts.

Au cours des 18 derniers mois, le bureau du secrétaire à la Défense et les chefs d'état-major ont proposé de remplacer rapidement et à moindre coût la flotte vieillissante de F-15C de l'US Air Force, qui entrera en retraite en 2020.

La nouvelle version du F-15 ne faisait pas partie des plans budgétaires initiaux, mais a été ajoutée car ce type d'appareil a des coûts d'exploitation de vie inférieurs, reconnaît l'US Air Force. Le service s'est engagé à acheter 72 chasseurs par an, mais ne peut se permettre d'acheter uniquement des F-35A en raison des coûts d'exploitation élevés de cet avion, qui avoisinent les 35’000 dollars l'heure. 

La demande budgétaire :

Dans le cadre de la demande de financement du Département de la Défense pour l’année fiscale 2020, l’USAF demande initialement 1,1 milliard de dollars pour huit F-15EX. Le service compte demander 80 appareils au total au cours des cinq prochaines années, pour un coût d'environ 80 millions de dollars pièce. Les premiers F-15EX devraient être livrés au cours de l'exercice 2020.

Après avoir légèrement augmenté les exercices 2018 et 2019 (+3 appareils), le nombre de F-35 que le Pentagone envisage de commander pour l'exercice 2020 diminuera de 15 appareils. Plus précisément, l'US Air Force prévoit de réduire son achat de huit avions, passant de 56 à 48, et l'US Marine Corps diminuera sa commande de F-35B d'une douzaine, passant de 22 à 10 appareils.

Prise de position :

Président de l'état-major interarmées Joseph Dunford a déclaré à la Commission des forces armées du Sénat que le "cadre" de cette décision provenait d'une étude des besoins futurs de la flotte d'appareils tactiques de l'armée, qui a montré que l'armée de l'air souffrait d'un manque de nombre d'appareils et de la quantité de ces appareils. Il était urgent de trouver une solution viable du point de vue coût/efficacité. "Donc, dans les cinq ou dix prochaines années, la meilleure solution consiste à utiliser le F-15EX « Advanced Eagle » pour remplacer le F-15, tout en continuant avec le F-35, mais en nombre réduit.

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La Marine également :

Il est clair que l'exercice 2020 confirme que le Pentagone prend des mesures pour trouver d'autres solution pour modernisés les différentes composantes aériennes: 

- L’armée de l’air réduit ses commandes de 8 F-35 et achète 8 F-15EX à la place;

- La marine américaine n’achète que cinq F-35C mais 24 F-18 Super Hornets.

- Le Corps des Marines supprime une douzaine de F-35B de son budget.

Les coûts du F-35, toujours pointés du doigt :

Ces décisions sont directement liées aux nombreux problèmes qui péjorent le programme F-35. En ce qui concerne les coûts, ceux du F-35 augmentent au lieu de baisser, et le coût des réparations et des modifications après livraison a plus que quadruplé en seulement deux ans. Le Pentagone estime que le coût à l’heure de vol est toujours 40% trop élevé par rapport au besoin et que les solutions apportées jusqu’ici n’y change rien.

Le projet F-15EX  « Advanced Eagle »:

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

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Photos : 1 F-15EX Advanced Eagle@ Boeing F-35A  Cockpit F-15EX @ Boeing

13/03/2019

F-35, ça chauffe entre Rome et Washington !

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L’information avait été gardée secrète, selon la presse italienne le gouvernement italien n’a plus payé un centime au programme des F-35 depuis le début de l’année 2018. Il en résulte un bras de fer entre Rome et Washington avec comme réaction l’interruption des livraisons de l’avion par Lockheed-Martin.

Par ailleurs l’avionneur américain Lockheed-Martin a suspendu toutes ses relations avec l'Italie et a demandé au bureau du programme commun des F-35 de faire de même !

Ces révélations interviennent alors que le gouvernement italien, qui est entré en fonction le 1er juin, continue de revoir ses programmes de défense, avec un accent particulier sur le F-35. Ces révélations de la situation sont le fait du général Alberto Rosso, chef d’état-major de l’armée de l’air italienne, lors d’une séance conjointe de la Chambre basse et de la Défense du Sénat.

Des critiques qui ne datent pas d’hier :

Malgré un rôle important dans la production et la maintenance du F-35, l’Italie s’est montré modéré en ce qui concerne le programme F-35. En juillet 2018, la ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré que le pays envisageait de limiter la commande totale d'avions et éventuellement de la réduire. Depuis, l'Italie ralentit la livraison de l'avion, dans le cadre d'un effort visant à répartir le coût du programme. Actuellement, six appareils sont en cours de montage au sein de la ligne d’assemblage italienne d’Alenia Aermacchi à Cameri situé près de Novare, qui produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie. La baisse possible et déjà annoncée en 2015 par lenaicne gouvernement italien du nombre de F-35 pour l’Italie n’est en soi pas une bonne nouvelle pour les coûts de production de l’avion en Italie, ni sur l’avenir de cette chaine d’assemblage. AleniaAermacchi se repose maintenant grande partie sur la  futur maintenance des F-35 en service dans les pays européens pour pouvoir justifier le maintien du site. Le choix de Leonardo d’entrer dans le futur programme Europeén « Tempest » avec les anglais de BAe Systems tent a démontrer que les italiens ne sont que moyennement satifaits du programme F-35. De fait, la participation au « Tempest » permettra d’assurer la survie du site italien, ce que le F-35 ne peut assurer complètement. 

La ministre de la Défense nationale, Elisabetta Trenta, a déclaré lors de sa première interview télévisée le 6 juillet: "Nous n’achèterons pas d’autres F35; nous envisageons de maintenir ou de supprimer des contrats existants…. Nous avons toujours critiqué le programme, Personne ne l'a cachée ", a-t-elle écrit dans un message publié sur son compte Facebook." Pour cette raison, nous n'achèterons aucun nouveau combattant et, à la lumière des contrats déjà signés par le précédent dirigeant, nous procédons à une évaluation minutieuse: prend exclusivement en compte l'intérêt national. "

Une renégociation :

Pour l’heure, il semble que le rapport issu de l’évaluation demandée par La ministre de la Défense nationale a maintenant été remis au Premier ministre Giuseppe Conte, qui, après en avoir examiné le contenu, devrait renégocier la participation de l’Italie avec le président Trump lors de sa prochaine visite à Washington.

Précisions :

Il semble que les factures non payées par l’Italie se montent à 389 millions d'euros. A ce jour, 28 avions commandés pour 11 réceptionné.

(Sources : La Stampa, Giovanni de Briganti DA)

 

Photo : F-35A italien @ FAI