21/02/2021

L’USAF confirme son intérêt pour un avion de 4ème génération !

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L'US Air Force cherche à remplacer ses plus anciens F-16, a confirmé mercredi le général en chef du Charles Brown. Pour cette réalisation, l’USAF a lancé une étude qui décrira sa combinaison préférée de chasseurs et d'autres avions tactiques qui seront utilisés pour aider à construire le budget de l'exercice 2023. Ce résultat pourrait inclure un tout nouveau chasseur de « quatre et demi ou cinquième génération » avec des capacités qui se situent quelque part entre l'ère des années 1970, avec comme point de départ le F-16 et des chasseurs furtifs de cinquième génération comme le F-22 et le F-35.

Selon le général Charles Brown : « Si nous avons la capacité de faire quelque chose d'encore plus efficace pour moins cher et plus rapidement, pourquoi pas ? Ne nous contentons pas d’acheter dans le commerce, jetons un œil à quelque chose d’autre que nous pouvons construire », a déclaré Brown aux journalistes lors d’une table ronde cette semaine.

Ces déclarations sont importantes, car elles sont pour la première fois confirmées par un responsable de l’US Air Force et confirment l’introduction d’un autre avion de quatrième génération dans l’inventaire des avions de combat du service.

Rappel :

En janvier, l’ancien chef des acquisitions de l’armée de l’air, Will Roper, a révélé que l’étude en cours du service pèsera également sur l’achat de nouveaux F-16 de type Block 70/72 « Viper » auprès de Lockheed Martin. Il avait alors déclaré : « Lorsque vous regardez la nouvelle ligne de production de F-16 en Caroline du Sud, ce système a de merveilleuses capacités améliorées qui méritent d'être considérées dans le cadre de notre solution de capacité à l’avenir ».

Différentes options :

Le général Charles Brown a également souligné l'approche adoptée par l’USAF avec le nouvel avion école Boeing/Saab T-7A « Red Hawk » et son futur chasseur secret, connu sous le nom de Next Generation Air Dominance (NGAD). Les deux avions ont été conçus à l'aide de pratiques d'ingénierie numérique, ce qui a permis au service de modéliser le cycle de vie de diverses conceptions et de préparer rapidement des démonstrateurs à grande échelle pour les essais en vol.

L'étude en cours comprendra la modélisation, la simulation et l'analyse visant à déterminer le bon mélange d'aéronefs, les capacités dont chacun dispose et le nombre de chaque type nécessaire pour garantir le succès de l’USAF dans les conflits futurs. Investir dans un autre type d’avion de combat pourrait également avoir comme conséquence un refus du financement par le Congrès, en particulier parce que plusieurs appareils sont déjà en production. C’est pourquoi la prudence est de mise et qu’une nouvelle commande de F-16 serait plus amène d’être acceptée par le Congrès, comme celle faite avec le F-15EX.

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Réduction de la flotte de F-35 :

De l’autre côté, l’US Air Force n'a pas officiellement dérogé aux plans d'achat de 1’763 avions de combat de type F-35A à Lockheed Martin au cours de son programme d'enregistrement. Mais selon le général Charles Brown, des documents internes de la future cellule de combat de l'USAF indiquent un plan pour réduire les commandes de F-35A à 1'050 unités.

On notera qu’en parallèle, le Corps des Marines américains (USMC) semble également avoir réduit son appétit pour les chasseurs F-35B à décollage court à atterrissage vertical et les variantes de porte-avions F-35C et ceci de part, son intention de réduire la taille des escadrons en 2020. L’USMC semblait impliquer qu'il réduirait ses prévisions d’achat de 420 exemplaires du F-35 (353 F-35B et 67 F35C) d'ici 2031 par 120 à 130 avions.

Il faut comprendre que le Bureau de l’évaluation des coûts et de l’évaluation des programmes du Pentagone et le Bureau du programme commun du F-35 ont précédemment exprimés leur scepticisme commun, quant au fait que les coûts de fonctionnement du F-35A pourraient être réduits à 25’000 dollars de l’heure d’ici 2025, ce qui est l’objectif de l’avionneur Lockheed Martin. 

Lockheed Martin joue la montre : 

De son côté l’avionneur Lockheed Martin, a déclaré aux journalistes le 19 février que la société était toujours déterminée et confiante à réduire le coût de vol du F-35 à 25’000 dollars de l'heure. Au cours des cinq dernières années, l’avionneur a réussi à réduire d’environ 40% de l’élément de coût de maintien en termes de coût par heure de vol. L’avionneur prévoit une réduction similaire de 40 à 50% au cours des cinq prochaines années. Cependant, il reste les nombreux problèmes techniques qui ne sont toujours pas corrigés et continuent de péjorer le programme F-35, soit 871 à ce jour. L’avionneur tente de faire valoir les capacités de guerre en réseau du F-35, qui serait le seul à pouvoir déjouer par exemple des batteries de S-400 russes. De plus, le F-35 reste une référence aux capacités de traitement informatique et de communication. Sur ce point, Lockheed Martin n’a pas tort, mais semble oublier volontairement que F-16 Block 70/72 « Viper » sera lui aussi doté d’une capacité de guerre en réseau qui l’amènera au plus près des capacités du F-35, mais avec l’avantage que ce dernier reste un avion moins cher et capable de mener des opérations plus classiques. D’une manière générale, Lockheed Martin tente de sauver le F-35 notamment vis-à-vis de l’exportation. Car un retrait partiel de l’USAF et de l’USMC sans oublier l’USN pourrait durement affaiblir l’intérêt de l’avion auprès de clients potentiels. En même temps Lockheed Martin peut encore jouer la carte du F-16 comme bouée de secours.

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Photos : 1 F-16 Block70/72 Viper@ LM  2 Projet NGAD 3 F-35 @ USAF

 

 

 

 

 

 

 

 

08/02/2021

Croatie, une Short List avec le Rafale et le F-16 Viper !

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Le gouvernement croate a émis une recommandation en vue du choix final du futur avion de combat. Cette recommandation fait figure de « Short List » avec deux appareils qui auraient obtenus une préférence en vue du choix définitif.

Les avions initialement en compétition :

Au total, quatre pays sont engagés dans la compétition croate, il s’agit : d’Israël avec le F-16 « Barak », les USA avec le Lockheed-Martin F-16 « Viper », la Suède avec le Saab Gripen C/D MS20 et la France avec le Dassault Aviation Rafale F-3R.

Short List :

La commission gouvernementale croate a donc hémis une recommandation concernant deux appareils. Il s’agit du Rafale F-3R de Dassault Aviation et du F-16 Block70/72 « Viper » de Lockheed-Martin. Il semble que concernant, l’avion français, l’offre concerne des F-3R d’occasions qui seraient donc cédés par l’Armée de l’air française, sous le même principe que pour la Grèce par exemple.

Un doute subsiste :

La nouvelle de cette « Short Liste » est excellente pour Dassault aviation et Lockheed-Martin. Cependant, le processus du choix et d’acquisition risque de prendre du retard et peut-être même stoppé. En effet, la Croatie vient de subir un important séisme. Les coûts de reconstruction pourraient bien péjorer la compétition en vue du remplacement des MiG-21.

Selon le calendrier, la décision d'achat de l'avion devrait être publiée en mars ou au début avril de cette année au plus tard. Mais un retard pour l’instant possible. On notera que le gouvernement Croatie n'a pas renoncé à se doter d’un nouvel avion de combat.

Lockheed-Martin F-16 Viper :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Dassault Rafale F-3R d’occasion :

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De son côté la France offre le Dassault Rafale F-3R capables d'assumer de nombreux rôles de mission différents avec une gamme d'équipements, à savoir des missions de défense aérienne, de supériorité avec des missiles air-air Mica IR et EM, et des attaques au sol de précision utilisant généralement des missiles de croisière SCALP EG et AASM Hammer air- missiles à la surface. En outre, des missions antinavires peuvent être menées à l'aide du missile AM39 Exocet, tandis que les vols de reconnaissance utilisent une combinaison d'équipements de capteurs embarqués et externes basés sur des nacelles. L’avion est doté du radar AESA Thales RBE2 avec les fonctions de suivi de terrain. La norme F-3R comprend également l’installation d’un système anticollision automatique au sol (AGCAS) et diverses améliorations apportées au radar RBE2, au système de guerre électronique Spectra, à la nacelle Reco NG et au système de navigation par inertie.

Avec la norme F-3R, le Rafale Marine sera également équipé d’une nacelle de ravitaillement en vol de nouvelle génération. Le F-3R peut notamment utiliser les armements suivants : bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer, la capacité de frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque en mer avec missile Exocet AM39 BlockII. La reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos et le ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre de type « buddy-buddy ». Sans oublier la dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Un choix ouvert :

Difficile de prévoir qui du Rafale et du F-16 l’emportera. L’avion américain bénéficie d’un coût à l’heure de vol plus faible et d’un fort appuis de la part du gouvernement américain nouvellement entré en fonction, de plus les opportunités d’échanges avec les pays voisins ayant également choisi le F-16 sont importante. Pour autant, le Rafale est une option très intéressante qui permettrait à la Croatie de renforcer sa position au sein de l’Europe. La question politique sera très probablement déterminante tout comme les coûts d’achat et de fonctionnement.

 

Photos : 1 Les avions en compétition initialement 2 Le F-16 Viper @ LM 3 Le Rafale F-3R@ Dassault

07/12/2020

Taïwan met les bouchées doubles pour moderniser ses F-16 ! 

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Les pressions chinoises perdurent, Taïwan fait le maximum malgré la crise du COVID pour mener à terme la mise à niveau du second lot de F-16 au standard Block70/72 « Viper ». Ce second lot de 22 avions sera entièrement à niveau d’ici quelques semaines. 

Selon le dernier rapport de la Force aérienne taïwanaise (RoCAF) transmis au parlement législatif de 
l'île, 19 des 22 mises à niveau des F-16 prévues cette année dans le cadre du programme « Peace Phoenix Rising » de la RoCAF étaient déjà terminées, avec trois autres appareils devant terminer la mise à niveau plus tard ce mois-ci. Ces 22 plates-formes s'ajouteront aux 15 qui ont été mises à niveau au cours des deux dernières années.

Dans le cadre du programme « Peace Phoenix Rising », lancé en 2016 et mis en œuvre par Lockheed Martin et la société taïwanaise de développement industriel aérospatial (AIDC), un total de 140 F-16A/B doivent être mis à niveau vers la configuration F-16V d'ici la fin de 2023. 

Selon le porte-parole de la RoCAF, Taïwan prévoit de moderniser 35 autres F-16A/B en 2021, un nombre égal d'avions l'année suivante et les 32 appareils restants d'ici 2023. Les derniers développements interviennent après que le Pentagone a annoncé le 5 novembre que Lockheed Martin avait obtenu une modification de contrat de 53,2 millions de dollars pour fournir un soutien divers à 50 avions de chasse F-16 « retrofités » dans le cadre du programme. 

Cette mise à jour doit permettre une revalorisation des appareils de type F-16 A/B, afin, de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-2 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).
La modernisation des F-16 taïwanais comprend l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA, soit le Northrop-Grumman APG-83, une avionique modernisée, un cockpit tout écrans compatibles avec des lunettes de vision nocturne, une centrale de navigation GPS, un nouveau système de guerre électronique de type l’ALQ-176 couplé avec système de leurres ALQ-184 (V)7.  En matière de communication les appareils reçoivent de nouvelles radios numériques, ainsi qu’une liaison de donnée (Link16) améliorée. Les pilotes disposent d’un viseur de casque permettant l’emploi du missile Raytheon AIM-9X « hyper véloce » en remplacement des AIM-9PM actuels.

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Question motorisation, les moteurs Pratt & Whitney F100-PW-220 seront portés à la norme -229E plus puissant et permettant de réduire le temps de maintenance.
Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.


Des F-16 « Viper » neufs additionnels :


L'administration Trump a approuvé la vente du F-16V en août 2019, qui a ensuite été approuvée par le Congrès. En novembre, le Parlement de Taïwan a accepté le budget de 8,1 milliards de dollars, permettant au MND de signer l'accord. Le calendrier de livraison du programme, nommé en interne « Phoenix Soaring », prévoit que les deux premiers F-16V un monoplace et biplace soient livrés d'ici 2023 pour les tests initiaux, tandis que le dernier des 66 appareils être livré en 2026. La commande se décline ainsi :  56 des avions monoplaces et 10 biplaces.


Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » : 

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.


Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.


Taïwan a passé commande de nacelles de ciblage AN/AAQ-33 SNIPER. Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X, de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.


Taiwan a reçu des missiles Raytheon AGM-84L « Harpoon » BlockII antinavire et du matériel connexe. Dont des unités de contrôle de guidage « Harpoon », 30 conteneurs, 30 pylônes de lancement, ainsi que des kits de configuration AGM-84G à AGM-84L.

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Photos : 1 F-16D modernisé 2 Halle de modernisation à Taïwan 3 F-16 B avant modernisation@ RoCAF

 

21/10/2020

Des F-16 Viper et peut-être même des F-35 pour le Maroc !

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Les tensions s’accentuent entre l’Algérie et le Maroc, pour ce dernier il n’est pas question de se laisser distancer par son voisin. En effet, l’Algérie a procédé à fin 2019 à l’achat d’avions de combat Sukhoi Su-34 « Fullback », de Su-35 « Flanker-E » et peut-être même de 14 nouveaux Su-57 E « Felon ».

Rappel des tensions :

Le Maroc réagit aux tensions avec son voisin l'Algérie, qui ont augmenté ces derniers mois, alors que le premier se prépare à son retour à l'Union africaine. L'agenda politique algérien, qui soutient la République démocratique arabe sahraouie (RASD) auto-déclarée, a dominé l'union continentale depuis le retrait du Maroc en 1984. Au cours de ces dernières semaines, l'Algérie a approuvé l'utilisation de drones pour la surveillance de sa frontière occidentale y compris à la frontière avec le Maroc. Selon le Stockholm International Peace Research Institute, l’Algérie a importé pour plus de 10 milliards de dollars d’armement. Le Maroc n’est pas en reste, avec des achats d’équipements pour près de 10,3 milliards de dollars en 2019. Cette course n’est de loin pas terminée.

Avions et hélicoptères au menu du Maroc :

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La forte modernisation de l’aviation militaire algérienne pousse le Maroc à prendre les devants, entre la modernisation de sa flotte de F-16 et la concrétisation actuelle d’un contrat d’achat de 25 F-16 au standard « Viper » Block 70/72 supplémentaires, soit un contrat estimé à 3,78 milliards de dollars et de 36 hélicoptères Boeing AH-64 E BlockIII « Apache ».

Le Maroc a le soutien inconditionnel de Washington. L'objectif ultime du gouvernement américain est de renforcer la coopération en matière de défense et de préparer la nation gouvernée par Mohamed VI comme le pays d'Afrique du Nord le mieux équipé militairement, sachant que l'administration américaine est déjà le plus grand fournisseur d'armes du Maroc.

Washington tient à garantir l'exclusivité des approvisionnements militaires américains au profit des Forces Armées Royales Marocaines, notamment en ce qui concerne les F-16 ainsi que le système sol-air MIM-104 Patriot. Le Maroc fait partie des 22 pays qui vont acquérir des missiles air-air avancés de moyenne portée Raytheon AIM-120 AMRAAM dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 768 millions de dollars devant être achevé en février 2023, comme l'a confirmé le ministère américain de la Défense.

Des F-35A pour le Maroc ? 

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Afin de contrer l’arrivée possible du Sukhoi Su-57 E « Felon » chez le voisin algérien, Washington ouvre la porte à l’exportation du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » au Maroc. Offre faite notamment sous couvert de la reconnaissance de l'État d'Israël par le roi Mohamed VI. Les négociations entre Rabat et Washington ont débuté en juin dernier et pourraient déboucher sur un accord avant la fin de l’année.

Pour autant une vente éventuelle devrait tomber sous la coupelle de la nouvelle loi « Secure F-35 Exports Act de 2020 ». Une loi visant à réaffirmer la surveillance du Congrès sur la vente de systèmes militaires américains sophistiqués et critiques. Cette loi comprend notamment les exigences suivantes :

Exige que le Président évalue et fasse rapport au Congrès, avant toute fourniture d'avions F-35 à des pays qui ne sont pas membres de l'OTAN. Une évaluation complète des risques présentés par une telle vente, exportation ou transfert pour la sécurité des États-Unis, y compris pour l'avantage militaire et technologique critique que ces aéronefs procurent aux forces armées des États-Unis et

une certification, selon laquelle une telle vente, exportation ou transfert ne présente pas un risque significatif de compromettre l'avantage militaire et technologique critique que ces aéronefs procurent aux forces armées des États-Unis. Des assurances solides ont été données que ces aéronefs ne seront pas utilisés dans des activités ou opérations contraires à la sécurité d'Israël ou à la politique étrangère et aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis. Des mesures de sécurité technologique suffisantes seront nécessaires pour empêcher l'espionnage contre ces aéronefs et si ces assurances sont violées, les États-Unis auront les moyens de contrer ces violations.

Le F-16 « Viper » Block70/72 marocains : 

Le Département de la défense des États-Unis approuve la vente de 25 Lockeed-Martin F-16 Block70/72 « V » au Maroc. Là pays dispose actuellement de 25 F-16 qu’on seront portés au standard Block70/72.

Selon le Département américain de la Défense, le contrat comprend également le matériel suivant : 29 moteurs F100-220E de Pratt & Whitney.

- 26 ordinateurs de mission modulaires, dont un de rechange.

- 26 systèmes de distribution d’informations multifonctions Link-16-JTRS (MIDS-JTRS) avec terminaux TACAN et ESHI (avec un disque de secours).

- 26 systèmes mondiaux de navigation intégrés (EGI) LN260.

- 40 viseurs de casque. Ces casques seront ainsi généralisés à tous les pilotes marocains des F16. 

- 26 générateurs d’affichage programmables améliorés (iPDG).

- 30 canons M61 Al Vulcan 20mm.

- 50 lanceurs polyvalents LAU-129.

- 40 missiles air-air de moyenne portée évolués AIM-120C-7 (AMRAAM).

- 40 sections de guidage AIM-120C-7.

- 3 kits JDAM GBU-38/54.

- 50 groupes de feuille d’air MXU-650, GBU-49.

- 50 MAU-210 groupes de contrôle informatique amélioré (GCC), GBU-49, -50.

- 36 fusées FMU-139 D/B.

- 6 fusées inertes FMU-139 D/B (D-l).

- 2 GTV GBU-39 (T-l).

- 60 bombes de petit diamètre GBU-39/B (SDB I).

- 10 groupes de commande d’ordinateur MAU-169L/B, GBU-10, -12, -16.

- 10 groupes MXU-650C/B, GBU-12.

- 12 bombes MK82 inertes.

- 4 bombes d'entraînement BLU-109.

- 10 MAU-169 GCC (D-2).

- 26 nacelles Sniper AN/AAQ-33.

Sont également inclus dans ce contrat : 26 systèmes de gestion de la GE AN/ALQ-213, 26 systèmes IFF d’identifications avancées ami/ennemi, une communication sécurisée, équipement de navigation cryptographique de précision, un système de planification de mission conjointe, 26 AN/ALQ-211 AIDEWS, 6 systèmes de reconnaissance avancée DB-110, matériel de communication, équipement de soutien.

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Photos : 1 & 3 F-16 C et D @ FAM 2 F-35A @ USAF

 

03/11/2019

L’Indonésie veut des F-16 et des Su-35 !

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L’armée de l’air indonésienne envisage d’acheter deux escadrons de chasseurs Lockheed-Martin F-16 Block 70/72 « Viper », tout en poursuivant son plan d’achat d’un escadron de Sukhoi Su-35 « Flanker-E » auprès de la Russie. Ces appareils doivent venir remplacer les Northrop F-5-E/F « Tiger II » en service.

Première étape :

Jakarta prévoit de faire une demande officielle pour l’achat de F-16 au début janvier 2020, a annoncé le 28 octobre le maréchal Yuyu Sutisna, chef d'état-major de l'armée de l'air, à l'agence de presse locale Antara. Cet achat, a pour but de venir compléter la flotte de F-16A/B, plus anciens déjà en service dans la Force arienne.

Seconde étape :

Dans un second temps le pays prévoit de poursuivre les négociations en vue de l’achat de chasseurs Sukhoi Su-35. En août 2017, Jakarta a annoncé une discussion portant sur l’acquisition de 11 Su-35 pour 1,14 milliards de dollars. Un accord de trésorerie et de troc qui inclurait probablement un mélange de produits agricoles locaux tels que l'huile de palme et le café.

Double approvisionnement :

Le pays compte continuer sa politique de double approvisionnement. En effet, la Force aérienne compte actuellement un mélange de 33 Lockheed-Martin F-16A/B « Fighting Falcon » et 5 Su-27SK et 11 Su-30MK. Ces derniers ayant été achetés suite à l’embargo américain décrété suite aux violences au Timor Oriental en 1999. Mais cette politique du « non alignement » sera difficile à poursuivre.

En effet, l’embargo décrété cette fois contre la Russie complique sévèrement les plans indonésiens. La loi américaine CAATSA, pourrait contraindre Djarkarta à faire un choix entre avions américains ou russes. L’essentiel de la Force aérienne dépend du matériel fabriqué aux États-Unis. Si, par exemple, les fabricants américains cessent de fournir des pièces de rechange, cessent de supporter des équipements fabriqués aux États-Unis, la sécurité de la défense nationale en Indonésie sera complètement affaiblie. 

L’opération d’une flotte mixte d’avions russes et américains permet à l’Indonésie de jouer diplomatiquement entre les deux pays, tout en protégeant la dépendance de Jakarta vis-à-vis d’un seul fournisseur. Cependant, les flottes mixtes sont plus difficiles à entretenir, car moins d’avions partagent des pièces et du personnel de service. Les appareils ne sont pas non plus équipés des mêmes radios et réseaux de partage de données, ce qui rend la coopération en vol plus difficile.

Reste une troisième voie pour l’Indonésie, l’achat d’avions de combat Saab JAS-39 Gripen E, qui pourraient ainsi contourner l’embargo.

Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

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Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multifonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électrohydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

Photos : 1 F-5F indonésien @Fai 2 F-16 Viper Block70/72 @Lockheed Martin 3 Su-35 @Sukhoi