20/11/2019

Boeing présente le B777 « ecoDemonstrator » !

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Les initiatives destinées à rendre l’industrie aéronautique toujours plus écologique se multiplient, en voici un nouvel exemple. Boeing et Fraport, l'exploitant de l'aéroport de Francfort, ont donné cette semaine le coup d'envoi de l'exposition européenne Boeing « ecoDemonstrator » organisée sur le site de l'aéroport de Francfort, où seront présentées plusieurs technologies innovantes qui contribuent aux avancées de l'industrie aéronautique. Plus d'un millier d'invités, parmi lesquels des représentants de l'industrie aéronautique, des étudiants et des employés, se sont inscrits pour assister à cette exposition technologique d'une durée de deux jours, ainsi que pour explorer les projets technologiques menés à bord de l'avion d'essais Boeing « ecoDemonstrator 2019 ». Cette année, un Boeing B777 est utilisé comme banc d'essais volant pour évaluer 50 projets, un record depuis le lancement de cette initiative.

Le projet « ecoDemonstrator » de Boeing :

Le programme « ecoDemonstrator » de Boeing a été lancé pour la première fois en 2010. Les objectifs sont : l’amélioration de la sécurité, accroître l’efficience et minimiser l’empreinte environnementale de l’aviation commerciale. Ces technologies sont axées sur le renforcement de la sécurité, la réduction de la consommation de carburant, des émissions et du bruit, utiliser des matériaux plus respectueux de l'environnement (matériaux recyclés) et l'amélioration des équipements de la cabine pour rendre le vol plus agréable pour les passagers.

À ce jour, plus de 100 technologies ont été testées sur cinq avions. Plus d'un tiers de ces technologies ont par la suite été mises en œuvre et près de la moitié sont encore en phase de développement. Le projet « ecoDemonstrator » teste différentes technologies sur six modèles d’avions : le B737, le B787, le B757, l’E170 d’Embraer et depuis 2018 les B777F et B777-200. Différents partenaires ont été impliqués au fil des années, comme la Nasa, Collins Aerospace, l’autorité de l’aviation américaine (FAA), ou encore FedEx. En tant que laboratoire de technologiques développées en collaboration avec des partenaires industriels, des universités et des instituts de recherche, « ecoDemonstrator » montre comment les acteurs de l'industrie travaillent main dans la main pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le secteur aéronautique.

Cette année, plus d'une douzaine de partenaires issus de l'industrie et de la recherche, parmi lesquels plusieurs entreprises, universités et instituts de recherche basés en Allemagne, tels que le Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique (DLR), Diehl Aviation, Fraport AG ou Adient Aerospace (Kaiserslautern), participent à des projets menés à bord de l'avion.

Fort d'une solide présence à proximité de l'aéroport de Francfort avec environ 450 employés, le groupe Solutions numériques & Analytique de la division Boeing Services Globaux (BGS) est un partenaire majeur de cette exposition européenne et du programme Boeing « ecoDemonstrator ».

Le biokérosène prêt à l’emploi :

Le Boeing B777-200ER « ecoDemonstrator » s'est posé lundi sur le tarmac de l'aéroport de Francfort en provenance de Seattle (États-Unis), propulsé par un mélange de carburants aéronautiques durables. Tous les vols d'essais, y compris au départ de Francfort ce jeudi 21 novembre, sont alimentés en carburants durables, afin de réduire les émissions de CO2 et de démontrer que ce type de carburant est d'ores et déjà prêt à l'emploi et fiable. Les essais de biokérosène menés jusqu’ici montrent une bonne stabilité thermique avec une meilleure performance moteur, une diminution des traînées, émissions de particules réduites, augmentation la durée de vie des réacteurs et jusqu’à 90% de CO2 en moins.

Les technologies testées cette année couvrent plusieurs domaines :

Renforcement de la sécurité et optimisation de l'efficience : utilisé au cours du vol Seattle-Francfort, le système de communications numériques chargé de relier les contrôleurs du trafic aérien, les pilotes et les centres opérationnels des compagnies aériennes permet d'accroître le niveau de sécurité en réduisant l'utilisation excessive des fréquences radio, ainsi que d'améliorer l'efficience en optimisant le routage des avions pour abaisser leur consommation de carburant et leurs émissions.

Une technologie mise au point en collaboration avec Boeing et la NASA, appelée « alliage à mémoire de forme », permet à des générateurs de tourbillons (VG) situés sur la voilure de l'avion de se déplacer en fonction de la température. Ces petites languettes se déploient au décollage et à l'atterrissage à l'endroit où l'air est plus chaud dans le but d'améliorer les performances aérodynamiques. Elles se rétractent contre l'aile aux basses températures des altitudes de croisière lorsqu'elles ne sont pas nécessaires, réduisant ainsi la traînée.

Matériaux durables :

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Un apprêt sans chromate qui empêche la corrosion de l'infrastructure en aluminium de l'avion sera testé. Son rôle est de réduire les risques pour la santé pendant la phase de fabrication. Un plancher conçu pour absorber l'humidité dans l'un des cabinets de toilette et fabriqué à partir de composites à fibres de carbone recyclées, sera également évalué. Par ailleurs, le plancher de la cabine de l'avion sera recouvert de dalles de moquette recyclables.

Amélioration de la fiabilité des compagnies aériennes et de l'expérience des passagers : à l'intérieur de la cabine, plusieurs technologies chargées de rendre les cuisines de bord (galleys), les sièges et les toilettes intelligents seront évaluées. Les informations fournies par ces équipements connectés informeront en temps réel le personnel de cabine de tout problème de fonctionnement ou de l'emplacement des aliments et des boissons. Au fil du temps, ces informations pourront être utilisées aux fins d'analyse prédictive en vue d'améliorer l'efficience et la fiabilité en permettant aux compagnies aériennes de mieux gérer leurs stocks de nourriture et de remplacer les équipements en cabine avant qu'ils soient défectueux. Ces technologies permettront également de tester un réseau dorsal standard actuellement mis au point par un consortium industriel spécialisé dans les cabines intelligentes.

De nombreux prix :

Le programme « ecoDemonstrator » a été de nombreuses fois été primés pour les réalisations exceptionnelles dans le domaine de l'aérospatiale. Le programme « ecoDemonstrator » de Boeing a été reconnu dans la catégorie « développement durable de l'aviation commerciale ».

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Photos : 1 & 3 le B777-200ER « ecoDemonstrator » 2 Alliage à mémoire de forme @ Boeing

 

19/11/2019

Boeing et Etihad Airways lance l’initiative « Greenliner » !

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Dubaï Airshow, l’avionneur américain Boeing et la compagnie aérienne Etihad Airways lance un partenariat en vue de développer la recherche en matière de développement durable pour la réduction de CO2. Cet « éco partenariat » unique en son genre, doit permettre de tester les produits, les procédures et les initiatives visant à réduire les émissions de carbone des avions.

Un B787 « Greenliner » :

Pour ce faire, un avion Boeing B787 « Dreamliner » d’Etihad Airways a été renommé « Greenliner » et servira de banc d’essais. L’avion va permettre d’explorer et évaluer les initiatives de durabilité de l'environnement, alors que l'avion sera exploité dans des services réguliers à travers le réseau de la compagnie aérienne. D'autres parties prenantes, des fournisseurs d'équipement aux organismes de réglementation de l'espace aérien, seront invités à se joindre au partenariat pour faire avancer et tester les mesures d'efficacité. Les activités comprendront également la formation des pilotes, l'équipage de cabine et les techniciens de maintenance et d'autres opérateurs.

Le transporteur n’en est pas à sa première initiative en vue de la diminution de CO2. Depuis 2014, plusieurs vols ont été effectués avec du biocarburant. Cette année, en collaboration avec la Khalifa University d’Abu Dhabi, la Sustainable Bioenergy Researc (SBRC) de nombreux vols sont effectués à l’aide d’un nouveau type de biocarburant à base de salicorne à bord d’un B787.

Les nouveaux vols « éco » débuteront durant la semaine du développement durable à Abu Dhabi en janvier 2020, en direction de Bruxelles intégrant un large éventail d'initiatives axées sur l'environnement.

Des groupes de travail seront formés entre les opérations aériennes et les bras d'ingénierie des deux sociétés, avec des pilotes chevronnés et les ingénieurs du B787 de Boeing au siège de la compagnie à Abu Dhabi. Pour ce faire un exemplaire de B787 sera peint avec une livrée spécifique vert-bleu reconnaissable par tous. Si, le B787 a déjà permis d’économiser des tonnes d’émissions de CO2 par rapport aux anciens aéronefs, les nouvelles initiatives vont permettre d’accentuer encore la diminution de l’empreinte environnementale.

La croissance rapide du voyage aérien a augmenté les émissions de carbone des avions. Il est de la responsabilité de l'industrie de l'aviation d'inverser cette tendance. « L’Etihad Greenliner » mettra en évidence l'engagement commun de Boeing et Etihad pour faire progresser les pratiques durables au sein de l’industrie de l’aviation.

L’aviation vise le zéro carbone :

Cette nouvelle initiative vient  en compléter d’autres qui visent à atteindre l’objectif « zéro émission de carbone en 2050. Elle rejoint par exemple, l'association des aéroports européens (ACI Europe) qui s'est engagée en juin dernier à ce que tous les aéroports européens arrivent en 2050 au « zéro » émission de carbone produites dans le cadre des opérations d'exploitation aéroportuaire (côté ville et côté piste). De leur côté, les transporteurs aériens demandent que les Etats mettent en place des mécanismes incitant notamment au développement d'une filière de carburants durables (base de déchets, compost, algues) pour l'aviation et stimulant la recherche et l'innovation dans le domaine aéronautique.

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Photos : 1 Le B787 « Greenliner »  2 Membres Etihad Airways/Boeing pour l’initiative Greenliner @ Boeing/Etihad Airways

15/07/2019

A321 certifié biokérosène pour Delta !

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Airbus a étendu ses livraisons d’aéronefs à l’aide de mélanges de carburants durables, l’un des plus récents étant le 50e avion à réaction de la famille A320 fourni à Delta Air Lines depuis son site de production situé à Mobile, en Alabama.

Il s’agissait d’un A321, la version du plus long fuselage d’Airbus dans sa gamme de produits A320  et le premier des 20 avions de la compagnie américaine, dont les vols de livraison au cours de l’année prochaine fonctionneront à partir de carburants durables.

Des livraisons d'avions de ligne durables:

Cela confirme le ferme engagement d’Airbus de réduire au minimum l’impact environnemental du transport aérien, notamment en devenant le premier constructeur d’avions à offrir aux clients la possibilité d’accueillir de nouveaux avions de ligne avec un carburant durable dans leurs réservoirs. Ces vols de livraison sont disponibles depuis 2016, à partir du site de production du siège d'Airbus à Toulouse, en France.

Airbus propose cette option dans le cadre de sa stratégie visant à promouvoir une utilisation plus régulière des carburants durables dans le secteur de l'aviation. À plus long terme, la société envisage également de soutenir la production industrielle de carburants durables pour l’aviation dans le sud-est des Etats-Unis, la vaste région géographique dans laquelle est située l’usine de production de Mobile, en Alabama, pour les avions de ligne A320.

Delta Air Lines est le deuxième client américain à faire livrer ses appareils par Airbus à partir de la chaîne d’assemblage final de Mobile, en utilisant des mélanges de carburants durables. Le premier était JetBlue Airways, qui avait reçu un A321 chargé de 15% de carburéacteur durable en septembre 2018.

Le carburant destiné au 50ème avion de la famille A320 de Delta Air Lines, livré à partir de Mobile, a été fourni par Air BP et chargé dans l'avion à réaction par Signature Flight Support (fournisseur de services de ravitaillement en carburant d'Airbus à Mobile). Ce carburant est certifié conforme aux exigences de durabilité de la directive de l'Union européenne sur les énergies renouvelables et de la certification internationale de durabilité et de carbone.

Delta et JetBlue: principaux opérateurs des avions Airbus :

Ces vols de livraison éco-efficaces depuis Mobile sont plus que symboliques, car Delta Air Lines et JetBlue comptent parmi les principaux clients d’Airbus sur le marché américain - et dans le monde entier. Delta a commandé à Airbus plus de 400 avions de ligne à couloir unique et à fuselage large, tandis que les commandes de JetBlue totalisent près de 350 pour les lignes de produits à couloir unique.

Origine des biofuels pour l’aviation :

Le kérosène habituel est obtenu à partir du pétrole brut, les biocombustibles durables pour l’aviation sont obtenus à partir de sources comme les huiles naturelles non alimentaires et les déchets agricoles. La Federal Aviation Administration (FAA) a indiqué que ce carburant est acceptable pour une utilisation dans un aéronef. Un système de normes et de certifications mondiales sur le développement durable reconnaissant les producteurs de biomasse et de biocombustible qui adhèrent à des critères environnementaux et de responsabilité sociale stricts est déjà en vigueur.

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Emprunte du cycle des biocarburants:

Les biocombustibles durables pour l’aviation ont un effet positif pour l’environnement en réduisant significativement le volume des émissions de CO2 produites au cours du « cycle de vie » de ce type de carburant par rapport au kérosène conventionnel. Le « cycle de vie » se réfère à toutes les émissions produites au cours de l’ensemble du processus, depuis l’extraction ou la collecte de la matière première jusqu’au raffinage, au transport et à l’utilisation du carburant.

Des actions réalistes :

Les nombreux vols réalisés avec du biocarburant, les certifications déjà obtenues ou en cours avec des moteurs d’avions et les efforts au quotidien de l’industrie de l’aviation sont autant d’actions réalistes et déjà actives. Nous sommes bien loin de certaines prises de positions idéalistes proposées à l’approche de élections fédérales qui n’ont qu’un but « électoraliste ». Mettre des avertissements sur les publicités de certains transporteurs aériens, alors que ceux-là mêmes, sont les acteurs actifs sur le développement d’une aviation toujours plus propre montre l’amateurisme de certain. Les améliorations prennent du temps, mais elles sont le fruit du travail journalier de l’ensemble des actrices et acteurs du secteur de l’aviation.

 

Photo :A321 Delta fonctionnant au biokérosène @airbus

22/01/2019

Record de vol avec du biocarburant !

 

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La gamme d’avions d’affaires Gulfstream est une habituée des records de vol. Le dernier en date est l’œuvre du petit dernier le G280 qui vient d’établir un record entre les villes de Savannah et Van Nuys  avec du biocarburant alternatif «  Sustainable Alternative Jetfuel » (SAJF). Le Gulfstream G280 a parcouru une distance de 2’243 nm en 4 heures et 49 minutes à une vitesse moyenne de Mach 0,85 avec une vitesse sol de 465,35 nœuds malgré des vents contraires moyens de 76 nœuds.

Selon l’avionneur  Gulfstream, le vol de démonstration à destination de Van Nuys faisait partie de la réaffirmation par la société de son engagement de longue date en faveur du développement durable. En effet, la société Gulfstream est impliquée dans la SAJF depuis juin 2011, date à laquelle un Gulfstream G450 est devenu le premier avion d'affaires à traverser l'Atlantique à utiliser un mélange de biocarburant.

Les essais en vol avec des aéronefs de la famille Gulfstream ont déjà permis de parcourir près de 700’000 nm avec du carburant de type SAFJ et permis d’économiser plus de 750 tonnes de dioxyde de carbone. La société continue d’étendre son utilisation, avec l’intention de commencer à proposer cette année du SAFJ aux clients utilisant ses installations de Long Beach, en Californie, ainsi qu’à l’utiliser pour ses vols complets au départ de l’aéroport de Long Beach. Gulfstream utilise un mélange 30/70 de SAJF et de Jet-A dans ses opérations à Savannah depuis 2016.

Le record effectué est le 64ème pour le G280, est en attente d’approbation par la US National Aeronautic Association. Dès qu’il l’aura reçu, celui-ci sera envoyé à la Fédération Aéronautique Internationale en Suisse pour une reconnaissance mondiale.

Le Gulfstream G280 :

La nouvelle machine de Gulfstream est développée en étroite collaboration avec Israel Aircraft Industries (IAI). Le G280 de Gulfstream est situé dans une fourchette de prix de 24 millions de dollars.

Le G280 bénéficie d'une supériorité dans tous les domaines de sa catégorie taille moyenne des avions d'affaires. Elle englobe une performance exceptionnelle alliant le confort et la technologie de pointe devenir l’appareil  «best-in-class».

Le G280 possède la grande vitesse de croisière de sa catégorie des biréacteurs d'affaires et ceci grâce au nouveau dessin d’aile adapté aux hautes vitesses ainsi que sa motorisation avec deux réacteurs Honeywell HTF7250G.

Avec la cabine la plus spacieuse de sa catégorie, qui permet accueillir jusqu'à dix passagers dans deux aires de repos. La grande cuisine et l’accès en vol aux bagages offre un hébergement particulièrement apprécié des passagers. Le nouveau système de pressurisation de type 100 % d'air frais donne la sensation d’un vol à faible altitude. Une cabine silencieuse et de grandes fenêtres réduisent également la sensation de fatigue.

Le G280 dispose d’un cockpit ™ PlaneView280  qui reprend la philosophie des modèles G350 à G650. Ce poste de pilotage avancé améliore la sécurité grâce à la réduction de la charge du pilote et permet une meilleure connaissance de la situation. La sécurité lors des opérations de faible visibilité peut être encore améliorée avec l'option d’un HUD «Heads-Up», l’avion dispose également de systèmes de guidage et des systèmes de vision améliorée (EVS II). L'introduction de l'auto-freinage est une première et permet de renforcer la sécurité, tout en  améliorant le confort des passagers avec une réduction significative de l'usure des freins.

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Photos : 1 G280 2 Cockpit @ Gulfstream

05/03/2018

Un milliard de passagers à bord de vols utilisant des biocarburants !

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L’objectif est clair : il faut favoriser les biocarburants au sein du transport aérien en visant le milliard de passagers en vol d’ici 2025. L’Association du transport aérien international (IATA) a établi un objectif voulant que d’ici 2025, un milliard de passagers voyagent sur des vols propulsés par un mélange de carburéacteur et de carburant d’aviation durable. Cette aspiration a été exprimée à l’occasion du dixième anniversaire du premier vol propulsé par un mélange de carburant d’aviation durable (SAF) et de carburéacteur conventionnel.

Le 24 février 2008, un Boeing B747 de Virgin Atlantic a effectué un vol de Londres à Amsterdam avec du carburant d’aviation durable alimentant un de ses moteurs. Ce vol a démontré la viabilité des biocarburants « drop-in », qui peuvent être mélangés au carburéacteur traditionnel en utilisant les infrastructures aéroportuaires existantes. Les émissions de carbone d’un vol propulsé entièrement par du carburant durable pourraient être réduites de 80 %.

L’élan vers des carburants d’aviation durables est maintenant irrépressible. À partir d’un seul vol en 2008, nous avons atteint le seuil des 100’000 vols en 2017, et nous devrions porter ce nombre à un million en 2020. Mais ce n’est qu’une goutte dans l’océan, en regard de ce que nous voulons réaliser. Nous voulons que d’ici 2025, un milliard de passagers aient voyagé sur des vols propulsés par des mélanges de SAF. Cela ne sera pas facile. Il faudra que les gouvernements mettent en place des mesures pour encourager la production de ces carburants et faire en sorte qu’elle soit aussi avantageuse que la production des biocarburants pour automobiles », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

L’incitation à augmenter le chargement de SAF découle de l’engagement de l’industrie envers l’atteinte d’une croissance neutre en carbone d’ici 2020 et la réduction de moitié des émissions de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005. Plusieurs compagnies aériennes, dont Cathay Pacific, FedEx Express, JetBlue, Lufthansa, Qantas et United, ont fait d’importants investissements en faisant l’achat à terme de 1,5 milliard de gallons de SAF. Les aéroports d’Oslo, Stockholm, Brisbane et Los Angeles mélangent déjà des SAF au carburant ordinaire. Compte tenu de cette trajectoire ascendante, on prévoit que d’ici 2025, un demi-milliard de passagers auront emprunté des vols propulsés par un mélange SAF. Mais si les gouvernements mettent en place des politiques efficientes et aident l’industrie des carburants durables à accroître sa production, il est possible qu’un milliard de passagers fassent l’expérience d’un vol SAF d’ici 2025. Les étapes à franchir pour y arriver sont les suivantes :

Faire en sorte que les SAF puissent concurrencer les biocarburants pour automobiles en mettant en place des mesures incitatives équivalentes ou majorées.

Accorder des garanties de prêt et des subventions aux usines de production.

Soutenir les usines de démonstration et les activités de recherche et de développement au sein de la chaîne d’approvisionnement.

Mettre en place des politiques harmonisées sur le transport et l’énergie, coordonnées avec les ministères responsables de l’agriculture et de la défense.

Reconnaissant que certaines sources de biocarburants pour le transport terrestre ont été critiquées pour leurs incidences environnementales, M. de Juniac a fortement insisté sur la détermination de l’industrie à utiliser uniquement des sources véritablement durables pour ses combustibles alternatifs.

« L’industrie aérienne est transparente, unie et catégorique : jamais nous n’utiliserons un carburant durable qui compromet l’équilibre écologique de la planète ou épuise ses ressources naturelles », promet-il.(source IATA)

Photo : L’un des nombreux exemples de vol au biofuel, ici un A320 Air France@ Air France