11/02/2021

Prochaine remise en service du B737 MAX pour Icelandair !

0.jpeg

Icelandair Group travaille à la remise en service de sa flotte d’avions B737 MAX pour le printemps. Suite à la recertification de l’avion, le transporteur travaille maintenant des mises à jour de l’aéronef et à la mise en place de la formation des pilotes.

Pour Icelandair, le B737MAX est à la fois rentable et plus respectueux de l'environnement, ce qui donne une flexibilité opérationnelle supplémentaire et permettra une montée en puissance et du soutient en vue du développement futur du réseau de routes du transporteur.

Le transporteur déclare être toujours confronté à une « incertitude considérable » et que la demande du premier trimestre 2021 reste « faible », mais suppose qu'une montée en puissance modeste pourrait reprendre au deuxième trimestre de l’année. 

Accord avec Boeing :

La compagnie Icelandair est parvenue l’année dernière à un accord avec l’avionneur Boeing sur l'échouement de la flotte de B737 MAX. Dans le cadre de cet accord, la compagnie aérienne a réduit de quatre appareil son engagement de commande et révisé le calendrier de livraison des six avions restants. À l'origine, Icelandair avait commandé 16 B737 MAX. Six appareils avaient déjà été livrés avant que l'avion ne soit immobilisé en mars 2019. Avec quatre avions supprimés de la commande, les six autres seront ajoutés à la flotte de la compagnie aérienne du deuxième trimestre 2021 au premier trimestre 2022.

Icelandair réitère sa confiance :

0-1.jpeg

Le transporteur parle à nouveau des avantages du « MAX » en prévision du retour de celui-ci en vol. Pour ce dernier, le Boeing B737 MAX utilise 37% de carburant en moins par voyage par rapport au Boeing B757-200, qui constitue actuellement l'essentiel de la flotte Icelandair et 14% de moins que le Boeing 737 NG. Le B737 MAX laisse également une empreinte sonore 40% plus petite que ses prédécesseurs, même si les moteurs sont plus puissants. Cela est dû à la fois à une nouvelle conception aérodynamique de la cellule et des ailes (notamment des ailettes à bout renversé) et à une conception innovante des moteurs.

Les pales des compresseurs sont en carbone super résistant, tissées avec une technique 3D. Cela signifie que chaque moteur pèse moins de 500 lb de moins qu'auparavant, économisant ainsi du carburant et créant moins de pollution.

Dans un autre registre, Icelandair parle de la qualité de confort intérieur du « MAX » le nouveau Boeing Sky Interior. Le design intérieur se concentre sur le bien-être et le plaisir du passager en vol avec l'ajout de fenêtres nouvellement conçues pour une meilleure vision. L'éclairage ambiant à LED et les nouveaux compartiments supérieurs contribuent également à une sensation de plus d'espace à bord. 

0-2.jpeg

Photos : 1 B737 MAX Icelandair 2 Intérieur @ Icelandair 

20/01/2021

L’Europe autorise également le retour en vol du B737 MAX !

csm_Tui_K66725-02_1ceae9f902.jpg

Les unes après les autres, les autorités de régulations donnent leur feu vert à un retour en vol du B737 MAX. En Europe l’AESA va valider la re-certification de l’avion pour la semaine prochaine. Par contre, tout comme Transport Canada, l’agence européenne soumettra l’avion à un examen plus approfondi. 

Une meilleure indépendance : 

Pour Patrick Ky, directeur exécutif de l’EASA, « la relation entre le régulateur européen et son homologue américain, la Federal Aviation Administration, avait changé pour de bon après les révélations d'une surveillance laxiste dans le développement du dernier avion monocouloir de Boeing ». Le dramatique double accidents des B737 MAX aura au moins permis de relancer des processus plus indépendants en matière de certification d’avion. Une situation qui n’aurait jamais du se produire.

De fait, l’EASA évalue désormais indépendamment les éléments critiques pour la sécurité des aéronefs et des composants américains. Ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser de faire. 

Une idée qui a mal tourné : 

Rappelons ici qu’initialement, les régulateurs sont indépendants en matière d’examens en vue des certifications d’avions. Mais, il y a quelques années et suite à des protocoles similaires, un système mondialement reconnu de certification des aéronefs a été mis en place. Cette manière de faire a permis aux constructeurs d'auto-certifier certains éléments de leurs programmes sous l'œil des régulateurs de sécurité locaux, offrant un gain de temps considérable en lieu et place d’une multiplication des essais. Tout cela devait se faire dans un esprit de confiance et de sérieux. 

Fortes critiques : 

La FAA a essuyé de vives critiquent au pays et à l'étranger pour sa faible surveillance de Boeing lors du développement du B737 Max, qui a été immobilisé pendant près de deux ans après deux accidents dans lesquels 346 personnes sont mortes. Mais les autres régulateurs, dont l’EASA ont dû également se remettre en question.  

Du changement dans l’air : 

Ces changements, de la part, des régulateurs vont avoir une implication pour les avionneurs. En effet, il sera plus compliqué de faire certifier un nouvel avion ou certaines améliorations destinées à des avions anciens. Pour autant, les régulateurs vont continuer de travailler en commun, car il est impossible de travailler de manière complétement isolée. Celà veut dire qu'à l'avenir des comparaisons de données seront exécutées, mais plus d'acceptation sans contrôles respectifs.

Ce qui change en Europe pour le « MAX » :

Dans un premier temps, l'AESA permettra à l'équipage d'éteindre le vibreur de manche (tout comme Transport Canada) et de l'empêcher de vibrer, si le système de vol embarqué l'a activé par erreur. Ceci afin d’éviter une déconcentration des pilotes. De plus, des capuchons colorés seront montés sur les disjoncteurs du vibreur pour les rendre plus facilement reconnaissables.

Dans ce qui devrait être une restriction temporaire, l'AESA exigera que le pilote automatique de l'avion ne soit pas utilisé pour certains types d'atterrissages de haute précision connus sous le nom d'approche RNP-AR (Required Navigation Performance Authorization Required). La formation obligatoire des pilotes est, en substance, la même pour les deux autorités. L'AESA note que cela peut prendre un certain temps en raison de la disponibilité limitée des simulateurs, mais que les travaux pourraient commencer tout de suite, sans attendre l'annonce finale de la re-certification. Il y a aussi une différence dans la portée des mandats des deux autorités. La FAA ne traite que d'un seul espace aérien souverain, son homologue européen en plusieurs. L'AESA note également que certains de ses États membres ont émis leurs propres restrictions en complément, pour que le MAX puisse opérer dans leur espace aérien et que celles-ci devront être levées pour que l'avion puisse voler librement à travers le continent.

b737 max,easa,retour en vol en europe,les nouvelles de l'aviation,aviation francophone

Photos : 1 B737 MAX TUI Europe@ TUI 2 B737MAX d'enter air, pologne @ Boeing

 

19/01/2021

Transport Canada autorise les vols avec le B737 MAX !

1597561255.jpeg

Le régulateur canadien, Transport Canada autorise à nouveau les vols commerciaux avec le Boeing B737MAX à partir de mercredi prochain. Transports Canada a annoncé ce lundi, qu'il a terminé son examen de près de deux ans de l'aéronef et a émis une « consigne de navigabilité » détaillant une série de changements qui doivent être apportés avant que le « MAX » puisse retourner dans l'espace aérien canadien.

Le ministère a déclaré qu'il achèverait la dernière étape du processus de libération de l'avion mercredi en levant un avis aux aviateurs (NOTAM) interdisant les vols commerciaux du B737 MAX au Canada. Jeudi, le transporteur « Low Cost » WestJet devrait devenir la première compagnie aérienne canadienne à voler à nouveau sur le MAX, avec un vol entre Calgary et Toronto. WestJet prévoit offrir trois vols aller-retour par semaine sur cette route au cours du prochain mois, tout en envisageant d'ajouter d'autres routes.  

De son côté, Air Canada, qui a plus de pilotes et d'aéronefs à préparer, prévoit remettre sa flotte sa flotte de B737 MAX en service au 1er février prochain. La petite compagnie Sunwing n'a pas annoncé quand elle prévoit remettre ses « MAX » en service commercial.  

Les directives de Transport Canada :

Les autorités canadiennes ont détaillé les modifications requises pour que les exploitants remettent en service des Boeing leurs B737 MAX : Boeing se doit de corriger le logiciel défectueux du système d'augmentation des caractéristiques de manœuvre, ainsi que des ajustements à certains câbles et l'inclusion d’une alertes d'angle d'attaque « en désaccord ». Ces alertes de « désaccord »ne figureront pas sur le système d'affichage tête haute jusqu'à ce qu'une révision du logiciel soit introduite plus tard cette année et Transports Canada ajoute une procédure opérationnelle au manuel de vol du « MAX » pour aviser les équipages lors d'événements de vitesse non fiable. Sa directive exige que les pilotes soient en mesure de désactiver le vibreur de manche gênant et la mise en place de capuchons de disjoncteurs colorés pour aider à identifier ceux qui sont pertinents. Transport Canada précise également avoir consacré plus de 15’000 heures à l’examen du Boeing B737 MAX, en ayant travaillé en étroite collaboration avec différentes agences mondiales telles que l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) ainsi que les acteurs canadiens du secteur.

p_11724.jpg

 Photos : 1 WestJet reprendra ses vols cette semaine @ WestJet  2 Air Canada attendra février @ Mark Harkin

 

08/01/2021

B737 MAX, Boeing reconnaît ses fautes !

b737 max,boeing,les nouvelles de l'aviation

Dans le cadre des deux crashs ayant causés la mort des 346 passagers dans du vol 610 de Lion Air en octobre 2018 et le crash du vol 302 d’Ethiopian Airlines en mars 2019, l’avionneur reconnait ses responsabilités.

Accord avec la justice :

Boeing a conclu une entente de plus de 2,5 milliards de dollars avec le département de la Justice des États-Unis pour régler les accusations criminelles qui concernent deux employé de l’entreprise. Ces derniers sont accusés d’avoir sciemment tromper la FAA ainsi que l’AEG au sujet du système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre (MCAS).

. « En raison de leur tromperie, un document clé publié par la FAA AEG manquait d’informations sur le MCAS, et à son tour, les manuels de l’avion et le matériel de formation des pilotes pour les compagnies aériennes manquaient d’informations sur le MCAS », selon l’enquête du département de la Justice.

Peu de temps après l’accident initial, l’AEG de la FAA « a appris pour la première fois le changement effectué en ce qui concerne le MCAS, y compris les informations sur le MCAS que Boeing cachait à la FAA AEG ». « Pendant ce temps, pendant que les enquêtes sur l’écrasement de Lion Air se poursuivaient, les deux pilotes techniques de vol 737 MAX ont continué d’induire en erreur d’autres pilotes, y compris chez Boeing et la FAA, au sujet de leur connaissance préalable du changement au MCAS. »

La culture d’entreprise pas remise en cause :

Suite aux deux crash et les premières révélations, la culture d’entreprise de l’avionneur Boeing avait été remise en cause. L’enquête du département de la Justice montre que même si deux employés de Boeing avaient trompé la FAA, « l’inconduite n’était ni omniprésente dans l’ensemble de l’organisation, ni entreprise par un grand nombre d’employés, ni facilitée par la haute direction ».

Par contre, l’enquête montre que plusieurs examens techniques ont mis en cause un manque de communication efficace au sein de la FAA lors de la certification du B 737 MAX.

Cette solution n’épongera pas le chagrin des familles des victimes, mais ces dernières obtiennent les éléments de réponses nécessaires au deuil qui les animes depuis plusieurs mois. De son côté, l’avionneur va pouvoir progressivement tourner la page la plus sombre de son histoire. Les retours en vol du B737 MAX ont débuté depuis l’année dernière et vont continuer.

Photos : les B737 MAX d’Américan Airlines de retour en vol  @ AA

 

30/12/2020

Le B737 MAX vol à nouveau chez American Airlines ! 

02152019_American_Airlines_B738M_N314RH_KMIA_NASEDIT_32204796837_1170.jpg

La compagnie American Airlines a remis en activité le B737 MAX, Hier le vol américain 718 a décollé de l'aéroport international de Miami vers 10h30 et a atterri à l'aéroport LaGuardia de New York à 13h10. Après les compagnies GOL et Aeromexico, le transporteur américain est le troisième à remettre en activité le B737 MAX. Southwest Airlines et United devraient suivre en début d’année.

American Airlines a déclaré que le vol était en grande partie complet et que le président de la compagnie aérienne, Robert Isom, faisait partie des passagers. Les vols aller-retour quotidiens entre Miami et New York sont le début des plans d’Américain pour remettre progressivement le « MAX » en service. Une porte-parole américaine a déclaré que la compagnie aérienne avait commencé à annoncer les types d'aéronefs lors de l'embarquement pour s'assurer que les passagers sont conscients lorsqu'ils volent sur un « MAX ». American alertera également les passagers s'ils sont soudainement programmés pour voler l’avion en raison d'un changement d'horaire.

La compagnie aérienne n'a vu aucun passager modifier sa réservation mardi en raison de préoccupations concernant le vol sur le « MAX », a-t-elle ajouté. David Seymour, directeur de l'exploitation d'American Airlines, a déclaré que la réintroduction progressive du « MAX » aiderait à renforcer la confiance des clients et à donner aux passagers de la flexibilité s'ils préfèrent initialement voler sur d'autres avions. Il a déclaré dans une interview au début du mois que les pilotes et agents de bord américains étaient convaincus de la sécurité de l’avion.

Un long travail de préparation :

Comme pour les autres transporteurs, la remise en état de vol du B737 MAX est effectuée en étroite collaboration avec la Federal Aviation Administration (FAA) et Boeing, ainsi que les équipes de sécurité, pour re-certifier la flotte de B737 MAX. Des vols non commerciaux sont effectués avant de relancer le transport de passagers.

Tous les pilotes de Boeing B737 suivent la formation approuvée par la FAA, comprenant une formation assistée par ordinateur, des exposés en classe et une formation rigoureuse sur le simulateur de B737 MAX. Les équipes de maintenance travaillent à remettre les avions en état de vol et installent les nouveaux logiciels. Des opérations de surveillance de l’état de santé des avions sont effectuées comme le fonctionnement des moteurs et les groupes auxiliaires de puissance (APU), des commandes de vols, la vérification des pneus et des réservoirs de carburant.

SF1onG5l.png

Photos : 1 B737 MAX AA 2 lors du premier vol @ AA