28/05/2021

La Croatie opte pour le Rafale !

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La nouvelle transpirait depuis le début de la semaine, mais n’avait pas été officialisée par le Gouvernement Croate. C’est chose faite, Zagreb a opté pour l’achat de 12 avions de combat Rafale F3-R d’occasions. Le contrat est estimé à près de 1 milliard d'euros.

Rappel 

En février dernier, le gouvernement croate a émis une recommandation en vue du choix final du futur avion de combat. Cette recommandation faisait figure de « Short List » avec deux appareils qui auraient obtenus une préférence en vue du choix définitif.

Les avions initialement en compétition 

Au total, quatre pays sont engagés dans la compétition croate, il s’agit : d’Israël avec le F-16 « Barak », les USA avec le Lockheed-Martin F-16 « Viper », la Suède avec le Saab Gripen C/D MS20 et la France avec le Dassault Aviation Rafale F-3R.

Short List 

La commission gouvernementale croate avait donc hémis une recommandation concernant deux appareils. Il s’agit du Rafale F-3R de Dassault Aviation et du F-16 Block70/72 « Viper » de Lockheed-Martin.

Le choix

Le gouvernement croate a estimé que l'offre de la France était la meilleure et a décidé d'acheter 12 avions de combat multirôle Rafale, a déclaré le Premier ministre croate Andrej Plenkovic, ajoutant que l'avion choisi "est considéré comme l'un des meilleurs du monde". La commande s’articule comme suit :  2 biplaces et 10 monoplaces âgés en moyenne d’une dizaine d’années seront prélevés sur la flotte de l’armée de l’air française. Selon les premières informations, ils seront dotés de missiles air-air MICA, de bombes AASM et d’un canon de 30 mm avec ses munitions. En outre, la France s’engage aussi à donner une formation et un entraînement aux pilotes croates ainsi qu’aux équipes de maintenance.

Ce choix est en soi pragmatique. Pour beaucoup chez nos voisins français, le Rafale était « invendable ». C’est faux, l’avion français a toujours été très bon, mais il a souvent été devancé par le F-35 pour des raisons politiques, notamment pour satisfaire des prérogatives au sein de l’Otan. Mais les choses changent, l’US Air Forces et la Navy semblent changer de tactiques en matière d’avions de combat, ce qui crée un doute sur le développement à long termes de appareils américains. A contrario, Dassault a su rassurer avec un plan de développement du Rafale à long termes ce qui est devenu un gage de confiance pour les clients potentiels. De plus, le désengagement des Etats-Unis en Europe permet aux industriels européens de mieux occuper le terrain.

Ajoutons, également la finesse de vision d’Eric Trappier qui a su trouver une réponse en négociant des Rafale d’occasions, mais dans une norme ultra-moderne et avec un grand potentiel cellule. Soit une réponse plus intéressante que des F-16 améliorés.  

Dassaut Rafale F3-R 

Le Dassault Rafale F-3R est capables d'assumer de nombreux rôles de mission différents avec une gamme d'équipements, à savoir des missions de défense aérienne, de supériorité avec des missiles air-air Mica IR et EM, et des attaques au sol de précision utilisant généralement des missiles de croisière SCALP EG et AASM Hammer air- missiles à la surface. En outre, des missions antinavires peuvent être menées à l'aide du missile AM39 Exocet, tandis que les vols de reconnaissance utilisent une combinaison d'équipements de capteurs embarqués et externes basés sur des nacelles. L’avion est doté du radar AESA Thales RBE2 avec les fonctions de suivi de terrain. La norme F-3R comprend également l’installation d’un système anticollision automatique au sol (AGCAS) et diverses améliorations apportées au radar RBE2, au système de guerre électronique Spectra, à la nacelle Reco NG et au système de navigation par inertie.

Avec la norme F-3R, le Rafale Marine est également équipé d’une nacelle de ravitaillement en vol de nouvelle génération. Le F-3R peut notamment utiliser les armements suivants : bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer, la capacité de frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque en mer avec missile Exocet AM39 BlockII. La reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos et le ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre de type « buddy-buddy ».

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Photos : Rafale F3-R @ Dassault Aviation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27/05/2020

Tupolev débute l’assemblage du futur bombardier russe !

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La Russie a commencé la construction de son premier bombardier furtif stratégique dans le cadre du programme Perspective Aviation Complex for Long-Range Aviation (PAK DA), également connu sous le nom de "Product 80" et "Courier".


La production des éléments de cellule sera assurée par l'une des usines de la United Aircraft Corporation (UAC), le développement de la documentation de conception opérationnelle est terminé, l'expédition des matériaux a commencé", la construction du cockpit de l'avion était en cours. L'assemblage final de l'ensemble de la machine devrait être achevé en 2021 a indiqué une source du ministère de la Défense russe.

En décembre 2019, le sous-ministre de la Défense Alexey Krivoruchko a déclaré au journal Krasnaya Zvezda que le projet de projet de l'avion avait été approuvé et que le bureau d'études Tupolev avait commencé à élaborer la documentation de conception opérationnelle, commencé à créer des pièces et des éléments du test PAK DA unités. En février 2020, Krivoruchko a annoncé que le premier moteur de l'avion commencerait ses essais au stand cette année.

Le programme PAK-DA :

Le programme de bombardier stratégique à longue distance (PAK-DA) est destiné à remplacer la gamme de bombardiers actuellement en service, soit les Tu-95MS16, Tu-22M3S6, et partiellement le Tu-160 «BlackJack» qui sera modernisé et dont, un petit nombre continuera sa mission durant encore trente années.

Selon les premières informations le PAK DA sera conçu en utilisant le schéma des ailes volantes. La machine comportera des technologies et des matériaux qui réduisent sa visibilité radar (technologie furtive). L'avion sera subsonique, et pourra transporter des missiles de croisière actuels et futurs, des bombes de précision et des armes hypersoniques, il sera équipé des plus récents équipements de communication et de brouillage.
Le programme serait financé à hauteur de 23 trillions de roubles dans le cadre du plan d’armement 2011-2020. L’appel d’offres pour le développement du PAK-DA a été lancé fin 2011 en vue de la réalisation d’un premier prototype d’ici 2021 et d’une entrée en service vers 2026.

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Photos : Image de synthèse possible du PAK DA @ Reuters

18/03/2020

L’Indonésie semble confirmer l’achat de Su-35 !

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En janvier 2018, Jakarta avait annoncé la finalisation de sa commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat est estimé à 1,14 milliard de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre Grâce de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense Russe.

Pressions américaines :

L’année dernière, Washington avait fait pression sur l'Indonésie sur l'achat des Su-35.  Le pays avait semble-t-il bloqué les discussions avec les russes en raison de plusieurs facteurs, notamment l'élection présidentielle indonésienne tenue en avril de la même année, des problèmes de financement et d'échanges compensés et des préoccupations à Jakarta concernant la législation américaine CAATSA.  

Qu’en est-il aujourd’hui ?

L’Indonésie a démenti le 16 mars dernier, les informations des médias selon lesquelles Jakarta, sous la pression des États-Unis, a abandonné un accord pour acheter 11 des combattants de fabrication russe.

Du côté russe, on déclare : "Il n'y a pas d'annulation officielle de l'ordre indonésien pour les Su-35". Nous n'avons reçu aucun document sur la question et nous n'en avons pas été informés. « La Russie confirme que l'Indonésie souhaitait toujours acquérir les Su-35 ».

Rappel : 

Le ministère indonésien de la Défense (MoD) a choisi le Sukhoi Su-35 «Flanker-E » pour remplacer les actuels Northrop F-5E Tiger II de la Force aérienne. Ce programme représente la première commande à l'exportation du Su-35 russe. A l’origine, Jakarta avait exprimé son intérêt pour 16 Su-35, mais cette exigence a été réduite faute de moyens financiers suffisants.

Le Sukhoi Su-35 " Flanker-E " :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

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Photos : Su-35 « Flanker-E » @ Sukhoi

 

 

01/02/2020

La Roumanie achète un nouveau lot de F-16 !

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Les ministres de la défense du Portugal, João Gomes Cravinho et roumain Nicolae-Ionel Ciucă ont signé un contrat à la base aérienne de Monte Real le 27 janvier dernier portant sur un lot de 5 Lockheed-Martin F-16 d’occasions. Le contrat est estimé à 130 millions d’euros.

 

Ce lot comprend 4 F-16AM monoplaces et un F-16BM biplace. Ces appareils ont subi le programme de modernisation MLU. Ils devront encore être mis à jour selon la demande est spécification de la Roumanie.  Les cinq nouveaux appareils auront la même configuration M.5.2R que les 12 F-16 existants en Roumanie, mais Bucarest a annoncé que les 17 appareils seront surélevés à un nouveau standard appelé M.6.X par la suite. 

Les quatre premiers devraient être livrés en 2020, et le dernier avion suivra au début de l'année prochaine.

 

Rappel : 

En 2016, la Roumanie a commencé à réceptionner ses premiers avions de combat F-16C/D. Au total ce premier lot portait sur 12 aéronefs. La flotte de 12 F-16 se compose de 9 appareils en provenance du Portugal et 3 de l’US Air Force. Le contrat comprenait également des modifications et des mises à niveau des avions, ainsi que des moteurs supplémentaires de rechanges, le soutien logistique, ainsi que la formation de 9 pilotes roumains et 69 techniciens de maintenance.

Avant la livraison, les appareils ont été modernisés dans le cadre de la norme « Mid-Life Update » (MLU) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal.

La Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) dispose de 12 chasseurs F-16C/D Block15 Mid-Life Upgrade (MLU) qui équipent le 53e Escadron de chasseurs à Feteşti.

Jusqu’à 36 avions :

Bucarest espère à terme pouvoir disposer de 36 F-16 C/D « Fighting Falcon » afin de remplacer complètement les derniers MiG-21 encore en service, soit 17 appareils. Ces derniers sont âgés de 44 ans.

En outre, le contrat renforcera les compétences techniques de l’aviation roumaine, selon le ministère de la Défense, notamment en ce qui concerne la possibilité de réviser et de réparer le moteur Pratt & Whitney F100 du F-16 et de moderniser sa plateforme. 

Le pays continue de prospecter les utilisateurs du F-16 en vue de futurs achats.

Photo : F-16 roumain en ravitaillement @ RoAF

14/03/2019

La Roumanie veut plus de F-16 !

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La Roumanie a lancé la procédure d'acquisition portant sur un second lot de 36 chasseurs Lockheed-Martin F-16 supplémentaires pour remplacer partiellement sa flotte obsolète de MiG-21 « Lancer » a déclaré le ministre de la Défense, Gabriel Leş.

Rappel :

En 2016, la Roumanie a commencé à réceptionner ses premiers avions de combat F-16C/D. Au total ce premier lot portait sur 12 aéronefs. La flotte de 12 F-16 se compose de 9 appareils en provenance du Portugal et 3 de l’US Air Force. Le contrat comprenait également des modifications et des mises à niveau des avions, ainsi que des moteurs supplémentaires de rechanges, le soutien logistique, ainsi que la formation de 9 pilotes roumains et 69 techniciens de maintenance.

Avant la livraison, les appareils ont été modernisé dans le cadre de la norme Mid-Life Update (MLU) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal.

La Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) dispose 12 chasseurs F-16C/D Block15 Mid-Life Upgrade (MLU) qui équipent le 53e Escadron de chasseurs à Feteşti.


Avoir suffisamment d’avions :

Les MiG-21 « Lancer » restant ne permettant pas d’assurer la sécurité aérienne du pays. La Roumanie ne dispose actuellement pas d’un nombre suffisant d’avions F-16 pour assurer la protection de son espace aérien et restera sous dépendance de l’OTAN. En conséquence, le pays lance l’achaht d’un second lot afin de combler cette lacune.

Les 36 avions F-16 supplémentaires que pourraient être un mixte de F-16 neufs et d’avions d’occasions. Si des aéronefs de seconde main devaient être acquis, ceux-ci seront modernisés par l’industrie de défense roumaine.

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Photos : F-16 roumains @ RoAF