19/10/2020

Modernisation de la défense aérienne suédoise !

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L’information concernant une augmentation massive des dépenses militaires suédoises ne vous a certainement pas échappé. On parle d’une augmentation du budget (40%) de l’ordre de 3,1 milliards de dollars et le rétablissement de la conscription. Voici ce qui va évoluer en ce qui concerne la Force aérienne « Flygvapnet ». Selon le ministère suédois de la Défense : « une attaque armée contre la Suède ne peut être exclue ».

D’une manière générale, le futur projet de loi définit une série de mesures visant à améliorer l'équipement, la préparation, la formation et l'organisation des forces armées suédoises, y compris le rétablissement d'un certain nombre d'unités. Le document spécifie également les améliorations et l'expansion de la défense civile, de la cybersécurité et de la collecte de renseignements étrangers.

Les améliorations prévues au sein de la Flygvapnet :

La Force aérienne suédoise va voir ses effectifs se renforcer, tout en gardant la structure actuelle. Par contre, elle verra la réactivation de l’escadre aérienne 16 à Uppsala. Toutes les escadres devront maintenir des emplacements d'opérations dispersés en plus de leurs bases principales. Au total, se sont six escadrons d'avions de combat qui seront maintenus. Quatre seront recevront le nouveau Saab JAS-39 Gripen E JAS au fur et à mesure de leur livraison, tandis que deux conserveront le Saab JAS 39 C/D 2Gripen ». La Suède dispose pour le moment de 60 Gripen E en commande. Au total le pays devrait pouvoir compter sur une flotte totale de 100 Gripen E/C/D d’ici 2030. A cette date, les Gripen C/D devrait progressivement être remplacer complètement par le Gripen E. La Suède est un partenaire du futur avion de combat Tempest avec l’Angleterre et l’Italie. Le pays estime l’entrée en service de ce dernier à partir de 2045.

La Flygvapnet prévoit de renforcer ses équipements de frappe à longue portée à bord des Gripen. Avec le Meteor pour la capacité air-air.  L’arrivée prochaine du Saab/Diehl Defense RBS15F ER intègrera des autodirecteurs doubles et disposera d'une portée accrue et d'une nouvelle liaison de données. La signature radar est diminuée et la charge militaire peut être changée en fonction de la mission à accomplir. La portée du RBS15F ER sera significativement plus importante que celle de ses prédécesseurs, probablement de plus de 1'000 km. Et pourra être engagée contre des navires, mais également contre des cibles terrestres.

Pour la protection, le Saab prépare l’arrivée d’un missile léger qui fonctionne comme un leurre pour l’adversaire. Ce nouveau missile doit créer de fausses cibles pour l’adversaire. Il sera exploité avec le la nacelle EAJP (Electronic Attack Jammer Pod). Le nouveau module EAJP de Saab a pour objectif de protéger les aéronefs contre les radars grâce à des fonctions de brouillage sophistiquées, empêchant ainsi l’opposant de les attaquer. Le premier vol marque une étape importante du programme de développement de la nacelle. L’EAJP complète parfaitement les capacités d’attaque électronique intégrées du système de guerre électronique embarqué de pointe sur le nouveau chasseur Gripen E/ F de Saab. Il peut également être utilisé sur d'autres types d'aéronefs. La nacelle fait partie de la famille de systèmes de guerre électronique AREXIS de Saab, qui comprend : récepteur de signal d’alerte radar (RWR), renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) et contre-mesure électronique (ECM), répondant aux besoins des avions de combat.

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Nouvel avion d’alerte lointaine :

La Flygvapnet prépare le remplacement des avions d’alerte lointaine Saab 340 AEW « Erieye ». Une décision sur le choix du remplaçant doit être prise au cours de la période 2021-2025. La nouvelle version sera basée sur le nouveau système Saab AEW&C du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS). L’avion porteur sera soit un Global 600 de Bombardier ou un Gulfstream G450.

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Photos : 1 Gripen E 2 Gripen D avec nacelle EAJP 3 le nouvel GlobalEye destiné aux EAU @ Saab

 

 

 

18/10/2020

Radar AESA pour le  H160M « Guépard » !

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Le futur hélicoptère interarmées Airbus H160M « Guépard » sera doté du nouveau radar AESA AirMaster C de Thales. Si, pour l’instant aucun contrat ferme n’est signé, le radar fait l'objet de travaux préparatoires pour son intégration sur le nouvel hélicoptère de 6 tonnes.

Notifiés par la Direction générale de l'armement (DGA), des études préparatoires sont menées par Thales en collaboration avec Airbus Helicopters pour l'intégration de l'AirMaster C à bord de l'hélicoptère H160M « Guépard », soit le futur hélicoptère léger de l'armée mixte, qui devra effectuer une grande variété de missions pour les trois armées françaises.

Un radar compact :

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Les missions de détection, d’identification et de surveillance des menaces dépendent de la capacité d’une force à opérer dans tout type d’environnement et dans toutes les conditions météorologiques. Fort de son expérience avec la série de radars à succès Master, Thales a développé un nouveau radar de surveillance ultra-compact avec des capacités de détection de cible améliorées pour les aéronefs à voilure fixe, les hélicoptères et les drones. Avec ses faibles coûts d'intégration et d'exploitation, sa disponibilité et ses performances élevées, l'AirMaster C établit une nouvelle norme pour les radars aéroportés.

L’AirMaster C associe une empreinte réduite à plusieurs avancées technologiques. Conçu pour une intégration sur des plates-formes plus petites, le « C » signifie compact. L’AirMaster C est équipé d’une antenne active 2D programmable rendue ultracompacte grâce à l’utilisation du Silicium-Germanium (SiGe). Avec un poids de moins de 20 kilos dans une seule unité monobloc, le radar est 30 % moins exigeant en termes de volume, de poids et de puissance (SWaP : Size Weight and Power) que les autres radars de cette gamme. 
La capacité multi polarisation (similaire à celle d’un appareil photo) permettra de sélectionner automatiquement le réglage optimal du radar offrant une meilleure performance de détection selon la mission. La capacité de détection simultanée du très proche et du lointain (similaire aux yeux) permettra d’accroitre les capacités de surveillance instantanée. De plus, grâce aux modes Navigation 2D et Météo, l’AirMaster C facilitera la navigation dans tous les types d’environnements et de conditions météorologiques.

L’AirMaster C est un radar à logiciel intelligent conçu pour réduire la charge de travail de l’équipage. L’autonomie des capteurs, l’auto-apprentissage et la capacité d’analyser et de classer de grands volumes de données, contribueront à accroître les capacités du radar, et permettront par exemple au radar de s’adapter automatiquement aux modes d’utilisation et aux changements de terrain et de domaine. L'antenne couvre un secteur de 120 °, Thales étant prêt à intégrer plus d'un système sur une même plateforme si le client a besoin d'une couverture à 240 ° ou 360 °. Les connexions entre les unités individuelles sont réalisées avec des câbles à fibre optique, qui réduisent le poids, simplifient l'intégration et sont insensibles aux interférences radiofréquences. Le radar comporte des éléments HUMS permettant une maintenance prédictive, ce qui ajoute encore à l'équation de disponibilité, le système étant conçu pour un MTBCF (Mean Time Between Critical Failures) de plus de 3’000 heures. En regardant vers l'avenir, "c'est un radar conçu par logiciel, donc l'introduction de nouvelles fonctionnalités et capacités ne nécessitera que des mises à niveau logicielles, sans avoir besoin de modifier le matériel, permettant ainsi une évolution facile du système. A l’avenir des améliorations d'algorithmes et une l'utilisation de l'IA pourront facilement être intégrées.

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Le H160M « Guépard » :

Le H160M « Guépard » sera la version militaire du H160 civil. Le « Guépard » est un hélicoptère léger mixte, Hélicoptère Interarmées Léger (HIL). Les premières livraisons des 169 hélicoptères « Guépard » 15 de plus que prévu dans la précédente Loi de Programmation Militaire (LPM) pourront se faire dès 2026 au lieu de 2028. Le programme HIL vise à équiper les trois services d’un modèle unique d’hélicoptère léger pour remplacer les cinq actuellement en service, le plus ancien depuis les années 70, soit : la Gazelle de l’Armée de terre, l’Alouette III et le Dauphin ainsi que le « Panther » de la marine et les « Fennec » de l’armée de l’air. Hélicoptère modulaire par sa conception, le H160 permettra dans sa version militaire de couvrir avec une plateforme unique des missions allant de l’infiltration de commandos à la lutte antinavire, en passant par l’interception aérienne, et l’appui-feu, afin de répondre aux besoins de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air dans le cadre du programme HIL.

Adossé à une plateforme qui sera mise en service dès l’an prochain, le programme HIL bénéficiera de nombreux avantages inhérents au H160 civil, notamment en matière de soutien avec une maintenance simplifiée et des coûts d’opération optimisés par rapport à la précédente génération d’hélicoptères de cette catégorie.

Le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters visant à offrir aux passagers un confort supérieur grâce aux lames Blue Edge réductrices de bruit et à une superbe visibilité extérieure pour les passagers et les pilotes, sans oublier les fonctionnalités de sécurité supplémentaires qu'offre Helionix protection de l'enveloppe et réduction de la charge de travail du pilote. Le nouveau modèle industriel d'Airbus Helicopters, basé sur la spécialisation du site et un processus d'assemblage de composants prêt à l'emploi, qui réduit le temps de mise sur le marché du H160 à 24 semaines, offrant ainsi plus de flexibilité aux clients. Cela permettra aux clients de confirmer leur configuration de mission à un stade ultérieur en fonction des besoins du marché.

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Photos : 1 & 4 Le H160M « Guépard » @ Airbus DS 2 & 3 L’AirMaster C et son intégration @ Thales

 

 

 

14/10/2020

F-35, arrivée d’ODIN et d’une protection contre la foudre !

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Le remplaçant du système de diagnostique ALIS arrive aux essais au sein de l’USMC et Lockeed-Martin va prochainement installer un système de protection contre la foudre. En parallèle, l’avionneur annonce pouvoir livrer 121 F-35 d'ici la fin de 2020, soit 20 jets de moins que les 141 initialement prévus cette année, COVID-19 en cause.

Rappel : 

A l’origine, le système d’information logistique autonome (ALIS) a été conçu pour soutenir les opérations quotidiennes de la flotte de F-35, allant de la planification des missions et de la planification des vols aux réparations et à la maintenance programmée, ainsi que le suivi et la commande de pièces. ALIS en ligne informatisé du chasseur furtif F-35 fabriqué par Lockheed Martin ne marche pas, il souffre de nombreux retards. ALIS était connu pour ses problèmes. En janvier, le Government Accountability Office a déclaré dans un rapport que le système présentait 4’700 lacunes. Ces problèmes comprenaient des données inexactes ou manquantes, des défis de déploiement du système, un besoin de plus de personnel que prévu, un processus de résolution des problèmes inefficace, une mauvaise expérience utilisateur, des applications immatures et une formation inefficace, selon le rapport.

Operational Data Integrated Network (ODIN): 

Le Pentagone a déclaré que ALIS serait remplacé par le réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) de Lockheed Martin, qui sera rationalisé pour plus d'efficacité. Lockheed Martin, le maître d'œuvre du F-35, travaille sur ODIN (Operational Data Integrated Network) dans le cadre du profil de financement actuel d'ALIS sans frais supplémentaires pour le contribuable. Selon LM, le système ODIN aura remplacé ALIS dans tous les F-35 en décembre 2022, à l'exception de ceux déployés à distance ou sur des navires. ODIN sera basé dans le cloud et conçu pour fournir des données en temps quasi réel sur les performances des avions et des systèmes dans le cadre de dispositions de cyber sécurité renforcées.

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Premiers tests positifs :

Les premiers tests de performance d'ODIN ont montré une réduction de la charge de travail administrative et des temps de traitement considérablement réduits par rapport aux serveurs ALIS sur le terrain, une diminution de plus de 50%, réduisant la charge de travail des responsables en accélérant les interactions avec le système. Le nouveau système va permettre une surveillance en temps réel des performances du système et la collecte automatisée des informations sur les performances, ainsi qu'une gestion transparente des pièces, des commandes techniques et des données de performance du programme.

De plus, ODIN est bien plus pratique, car la taille du système est réduite. En effet, la partie au sol d'ODIN tient dans deux valises transportables de la taille d'un bagage à main au lieu du rack d'électronique et de modules d'alimentation de secours d'ALIS. ODIN pèse 32 kg, contre 363 kg pour ALIS.

Le 29 septembre dernier, un premier module d’ODIN est entré en service au sein de l’USMC sur la base aéronavale de Yuma en Arizona. Les premiers essais ont débuté le même jour avec des F-35B.

Le F-35 ne craindra bientôt plus la foudre :

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Fait incroyable à notre époque, le « nec plus ultra » de l’aviation militaire craint la foudre ! Mais ce Talon d’Achille sera bientôt une histoire ancienne. Lockheed-Martin prévoit d’installer d’ici la fin de l’année sur les F-35 sortant de la chaîne de production, un système de protection contre la foudre. Ce système résoudra les problèmes découverts plus tôt cette année. En fait le F-35 est bel est bien déjà doté d’une protection contre la foudre, mais cette dernière n’était pas véritablement fiable. 

En juin, le F-35 Joint Program Office a imposé des restrictions de vol sur la variante conventionnelle de décollage et d'atterrissage du F-35A, soit le modèle utilisé par l'US Air Force et la plupart des clients internationaux après que l'US Air Force ait découvert un problème avec le Système de génération de gaz inerte embarqué.

Le système OBIGGS (Onboard Inert Gas Generation System) permet à l’avion de voler en toute sécurité dans des conditions où la foudre est présente en pompant de l'air enrichi en azote dans les réservoirs de carburant pour les rendre inerte, empêchant l'avion d'exploser s'il est frappé par la foudre. Cependant, les responsables de la maintenance du complexe logistique Ogden de la base aérienne de Hill, dans l’Utah, ont constaté que l’un des tubes qui distribuait le gaz inerte dans le réservoir de carburant était endommagé, augmentant ainsi le risque que le système ne fonctionne pas comme prévu.

Alors que les restrictions de vol sont toujours en vigueur, le département de la Défense et Lockheed-Martin sont parvenus à un accord sur l’adjonction d’un correctif pour le système OBIGGS. Le correctif consiste principalement à renforcer un certain nombre de supports associés à ces tubes pour OBIGGS, ce qui permettra finalement aux tubes à l'intérieur du réservoir de carburant d'être maintenus en place plus solidement et d'empêcher tout mouvement qui pourrait entraîner des dommages.

Photos : 1 & 2 Maintenance du F-35 3 Chaîne d’assemblage de F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

12/10/2020

La France commande le NH-90 en version « Forces Spéciales » !

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La Direction générale de l'armement (DGA) a ordonné la conversion de dix hélicoptères NH90 en versions « Forces Spéciales » (NH-90 FS) auprès du consortium NHI Industries. Cette nouvelle version du NH-90 doit permettre de doter les forces spéciales françaises de nouvelles capacités d'intervention adaptées à leurs missions sur tous types de théâtres.

Le Consortium NH Industries et ses sociétés partenaires (Airbus Helicopters, Leonardo et Fokker), ont signé avec l'Agence de gestion des hélicoptères de l'OTAN (NAHEMA) un contrat ferme pour le développement d'une version améliorée de l'hélicoptère NH90 Tactical Troop (TTH) pour les forces spéciales françaises (TFRA Standard 2). Aux termes du contrat de production, le dernier lot de 10 NH-90 déjà commandés par le ministère des Armées, via la Direction générale de l'armement (DGA), sera livré directement à ce nouveau standard début 2025.

Le NH-90 FS / TFRA Standard 2 : 

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La nouvelle configuration TFRA Standard 2 intégrera un système électro-optique (EOS) EuroFLIR ™ de nouvelle génération de Safran avec des affichages et des commandes pour les pilotes, les commandos, les artilleurs et les capitaines de charge. Les capteurs fourniront des sorties pour entreprendre une planification de mission mise à jour sur des écrans ou des tablettes connectés.

En plus d’un cockpit modernisé, la cabine sera améliorée avec un nouveau système de portes à battant amovible rapide et une poutre à corde rapide. Cela fournira des capacités supplémentaires à l'arrière de l'appareil avec le feu protecteur des mitrailleuses latérales. 

En complément des équipements existants tels que les mitrailleuses M3M et les réservoirs de carburant externes, d'autres améliorations au service des forces spéciales et de l'aviation de l'armée française incluent une carte numérique 3D de nouvelle génération, des marches d'embarquement pliables et des points d'ancrage de corde supplémentaires montés au plafond.

Dans un deuxième temps, il est prévu qu'un système d'ouverture distribuée (DAS) composé de caméras infrarouges fixes affichant la vision 3D dans un affichage numérique de viseur monté sur casque de nouvelle génération sera également incorporé, offrant un niveau sans précédent de soutien du pilote en basse visibilité, améliorant considérablement la capacité de l'hélicoptère dans des conditions environnementales dégradées.

Les principales améliorations apportées au NH90 FS concernent :

L’ajout d’un nouveau système optronique d’observation (l’Euroflir™410 de nouvelle génération de la société Safran Electronics & Défense) pour permettre une détection améliorée des obstacles et des menaces, en vol tactique et par toutes conditions de nuit.

La possibilité d’utiliser l’issue arrière du TTH pour les opérations d’aérocordage avec autoprotection par les portes latérales.

Diverses améliorations de la soute du NH90 pour permettre entre autres d’utiliser l’issue arrière en vol ou d’afficher la vidéo du système optronique d’observation au profit des personnels en soute.    

En outre, des provisions électriques et mécaniques ont été prises pour intégrer ultérieurement :

La mise à hauteur du casque TopOwl de Thales, c’est-à-dire le passage de l’affichage analogique au numérique pour offrir de nouvelles capacités comme l’affichage de vidéo haute résolution des senseurs de pilotage et de mission (Eurofl’eye™ & Euroflir™), l’élaboration et l’affichage de la réalité augmentée (terrain synthétique et obstacles) et l’affichage de symboles 3D « tactiques ». Cet équipement sera commun avec le prochain standard 3 de l’hélicoptère d’attaque Tigre ;

Un « système optronique large champ » Eurofl’Eye™ développé par Safran Electronics & Defense pour améliorer les conditions de pilotage en environnement dégradé (comme les posés de nuit ou en environnement sableux) en offrant des champs de vision indépendants au pilote et au co-pilote.

Les évolutions du NH90 FS, qui suscitent de l’intérêt d’autres pays déjà équipés de cet hélicoptère, ne sont pas destinées à l’usage exclusif des forces spéciales. En effet, la plupart de ces nouvelles capacités seront également utiles à l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) pour augmenter la couverture opérationnelle du TTH.

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Photos : 1 NH-90 actuel @ ALAT 2 & 3 vue et équipement du futur NH-90 FS @ NH Industries

 

09/10/2020

La Chine continue la production du J-15 !

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L’Armée populaire de libération (APL) a publié cette semaine de nouvelles photos montrant un nouveau lot d’avions de combat Shenyang J-15 « Flying Shark ». Ces images attestent des preuves supplémentaires que l’avionneur Shenyang Aircraft Company (SAC) a poursuivi la production du chasseur multirôle J-15 embarqué, avec au moins deux avions du troisième lot maintenant confirmés comme étant en service.

Ces photos montrent deux appareils attachés à l’Université de l’aviation navale de l’APL en train de rouler au cours d’un vol organisé fin septembre. L'un des chasseurs porte le numéro de production « 0206 » indiquant qu'il fait partie du deuxième lot, tandis que l'autre porte le numéro « 0306 »: une indication qu'il appartient au dernier troisième lot de production. Une deuxième image montre un autre J-15 portant le numéro de production « 0303 ».

La poursuite de l’assemblage d’un nouveau lot d’avions de combat J-15 coïncide avec la mise en service du deuxième porte-avions chinois, le Shandong, en décembre 2019. Environ trois mois plus tard, l’avionneur Shenyang avait indiqué avoir repris la production du J-15. Le constructeur avait publié des images montrant au moins un J-15 peint en apprêt vert, suggérant que l'avion faisait partie d'un nouveau lot.

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Shenyang J-15 « Flying Shark » :

Le Shenyang J-15 « Flying Shark » est un avion de chasse embarqué sur porte-avions, dérivé du Sukhoi 33 russe. Bien que pendant un certain temps les rumeurs faisaient état d’un appareil semi-furtif, celui-ci est en fait une copie chinoise, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de Su-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.
La Chine a activement cherché à acheter des Su-33 en provenance de Russie à de nombreuses reprises, l’offre a été faite en mars 2006, mais les négociations se sont effondrées en 2009, après qu'il fut découvert que la Chine avait développé une version modifiée du Su-27SK désigné Shenyang J-11B, en violation des accords de propriété intellectuelle.

Premier vol :

Le premier prototype du J-15 a effectué, selon l’agence Chine nouvelle, son premier vol le 31 août 2009. Le J-15 est doté de moteurs chinois de type WS-10, l’un des grands défis pour les ingénieurs chinois fut la conception des ailes repliables et le développement des moteurs. Le J-15 dispose d’une queue raccourcie et des trains d’atterrissages renforcés. Le J-15 utilise la technique STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery), décollant sur la totalité de la piste/pont (incliné au bout) pour décoller et atterrissant avec l’aide d’un brin d’arrêt. Les derniers rapports indiquent que la Chine a développé un radar AESA, qui pourrait être installé sur le chasseur.

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Photos : 1 Shenyang J-15 en vol @ Weimeng 2 La photo avec les N° 0306 & 0206 3 J-15 du lot 1 sur le porte-avion Liaoning @ CCTV