20/06/2021

Nouvelle compétition pour des ravitailleurs pour l’USAF !

1920px-KC-10_Extender_(2151957820).jpg

 L'US Air Force (USAF) a officiellement lancé son concours de ravitailleurs KC-Y, avec une demande d'information (RFI) publiée le 16 juin dernier.

Connu également sous le nom de « Bridge Tanker », le programme KC-Y prévoit l’acquisition de ravitailleurs en vol d'origine commerciale pour compléter la flotte de l'USAF une fois que les livraisons du Boeing KC-46A « Pegasus » seront terminées à la fin de la décennie. L'US Air Force considère le programme KC-Y comme une solution de transition (pont) entre l'exigence KC-X actuellement en cours avec le KC-46A et le futur KC-Z.

Le nouvel avion devra venir combler comblera l'écart jusqu'à la prochaine phase de recapitalisation du futur programme « Advanced Air Refueling Tanker » ou KC-Z. Le contrat à prix fixe du KC-46A existant est limité à 13 lots de production, avec le dernier approvisionnement prévu en 2027 et la livraison en 2029. IL faut donc assure l’intérim, les exigences pour « Bridge Tanker » sont en cours de définition et les capacités nécessaires seront incorporées dans la demande de proposition (RFP) finale une fois qu'elle aura été validée par le biais du processus de dotation conjoint du ministère de la Défense. L’US Air Force prévoit de publier le RFP final d'ici la fin de 2022.  

Les livraisons de KC-Y devraient débuter en 2029, l'USAF envisage de recevoir entre 140 et 160 nouveaux avions ravitailleurs polyvalents à un rythme de 12 à 15 par an. Le programme KC-Z doit être basé sur des technologies existantes et émergentes avec une concurrence d'acquisition complète et ouverte.

Photo : Le projet Bridge Tanker KC-Y devraient venir remplacer complètement les derniers KC-10A @ USAF

 

11/06/2021

L’Indonésie opte également pour le Rafale !

Rafale-france-vente-indonesie.jpg

Le Rafale est-il enfin sur les traces du Mirage III qui avait été en son temps l’avion que tous les pays s’arrachaient ? Possible, quoi qu’il en soit, Jakarta vient de prendre une sérieuse option avec la signature d’un contrat initial pour un lot de 36 appareils.

Selon plusieurs sources concordantes, le ministère indonésien de la Défense et Dassault Aviation avaient signé un contrat initial « Come Into Force » pour l'achat de 36 avions de combat polyvalents le 7 juin dernier et prendra effet en décembre 2021. 

Des points à résoudre

Pour autant, il reste du travail, jusqu’à ce qu’un premier Rafale vole avec les cocardes indonésiennes. En effet, l'Indonésie et la France n'ont pas trouvé de points d'accord pour les retours commerciaux, le contenu local et/ou les compensations (IDKLO) concernant l'achat prévu. Selon Jakarta, la loi no. 16 de 2012 concernant l'industrie de la défense stipule que l'achat d'alpalhankam (équipement de défense et de sécurité) à l'étranger doit être accompagné d'un IDKLO.

Le F-16 coiffé au poteau

Pour autant l’avionneur américain Lockheed-Martin n’avait pas l’intention de voir le marché indonésien lui passer sous le nez. Une forte offensive en direction des médias locaux, avec un entretien en ligne donné le 27 mai par Mike Kelley, responsable du programme F-16 chez le constructeur américain avait été organisé. De plus, l’avionneur pouvait compter sur l’appuis de l’administration Biden qui ne s’opposerait pas à la vente de F-16 Block 70/72 « Viper » à l’Indonésie.

L’Indonésie a eu aussi son feuilleton

Rien n’a été simple pour Jakarta dans le choix de son nouvel avion de combat, en janvier 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». Mais les pressions américaines dans le cadre la législation américaine CAATSA avait finalement fait capoter la vente. Le pays s’est ensuite tourné vers l’Autriche pour un éventuel rachat des Eurofighter T1 autrichiens. Trop chers, difficiles à modernisés, cette option a très vite été abandonnée. Le pays a alors relancé son appel d’offre en décembre dernier.  

Photo : Rafale @ Dassault Aviation

10/06/2021

Le Bangladesh cherche un nouvel avion de combat !

unnamed.png

Le Bangladesh n’est pas un pays très riche, mais les tensions dans la région poussent le pays en direction d’une modernisation des forces armées. Du côté de la Force aérienne, il s’agit de remplacer voir d’intégrer dans un premier temps les anciens F-7 chinois et MiG-29 russes de la Bangladesh Air Force (BAF) avec un nouvel appareils.

Forces Goal 2030

Sous la désignation de « Forces Goal 2030 » », la Direction générale des achats de défense du Bangladesh (DGDP) a lancé un appel d'offres pour l'achat de 16 avions de combat multirôle (MRCA).

La BAF est à la recherche d'un avion de combat nouvellement construit propulsé par deux moteurs avec au moins 5’500 kg de poussée à sec et plus de 8’000 kg avec postcombustion chacun et avec au moins huit points d'attache d'armes et une charge utile minimale de 5’000 kg.

Le gouvernement exige que le futur avion soit équipé d'un réseau de radars à balayage électronique (AESA) avec une portée air-air de 150 km et une portée air-sol de 50 km. L'avion devra également inclure une suite de guerre électronique intégrée (GE) et de contre-mesures électroniques (ECM); un Système infrarouge de recherche et de suivi (IRST) avec une portée de suivi de cible d'au moins 50 km ; système d'affichage et de viseur monté sur casque (HMD/S) avec repérage ; affichage tête haute (HUD) et un cockpit doté d’écrans EFIS modernes.

Par ailleurs l’offre doit comprendre package complet comprenant aéronefs, maintenance et entraînement, ainsi qu'une gamme d'armes air-air et air-sol. Il doit également prévoir l'ouverture d'un centre de maintenance, réparation et révision (MRO) dans le pays. 

Question budget, le Bangladesh dispose d’une enveloppe spéciale de 2,95 milliards de dollars us qui a été créée en plus du budget normal d’acquisition du pays.

Les concurrents potentiels

Le Bangladesh est principalement client auprès des avionneurs chinois et russes, de fait des propositions concernant les Sukhoi Su-35, Su-30SM et MiG-35, ainsi que le Shenyang J-31 chinois seront proposés. Mais le pays semble maintenant s’intéresser de plus près aux appareils occidentaux, ce qui laisse une belle porte ouverte pour le Rafale de Dassault et l’Eurofighter d’Airbus. On ne sait pas si Boeing va lancer son F/A-18 « Super Hornet » dans la bataille qui s’annonce.

Photos : les concurrents potentiels

 

31/05/2021

Singapour réceptionne ses premiers CH-47F !

109522260_3841077042585468_7923872019508899689_n.jpg

L'armée de l'air de la République de Singapour (RSAF) a commencé à prendre livraison des hélicoptères de transport lourd Boeing CH-47F « Chinook » qu'elle a commandés. Le premier exemplaire étant déjà déployé dans son détachement d'entraînement en Australie. 

Rappel

C’est en novembre 2016 que Singapour a opté pour l’achat du CH-47F en remplacement des vieux CH-47D. En parallèle, le pays va s’équiper de H225M « Caracal ». Les « Chinook » singapourien sont exploités par le 127ème Escadron à Sembawang.

Entraînement en Australie

La livraison initiale du premier CH-47F n°de série 88160 et immatriculé N271GG au détachement d'hélicoptères de la RSAF à Oakey, en Australie, permettra à la RSAF de tirer parti du vaste espace aérien et du terrain pour un entraînement plus réaliste. La RSAF a décrit les nouveaux « Chinook » comme des hélicoptères avancés dotés « d'un système de gestion de cockpit numérique entièrement intégré et de capacités avancées de manutention du fret ». Ces fonctionnalités, associées à des capacités telles qu'une suite d'autoprotection améliorée et un système de communication par satellite (satcom), lui permettront de mieux répondre aux besoins de levage des forces armées de Singapour. 

Outre les fonctions de transport militaire, les CH-47F « Chinook » devraient être déployés pour des missions de recherche et sauvetage (SAR), d'évacuation aéromédicale et d'assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe (HADR).

Le Boeing CH-47F 

Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée, ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

 

115889547_3841075852585587_5630992458687338936_n.jpg

Photo : Le premier CH-47F de la RSAF @ Vincent Games

 

24/05/2021

Embraer a livré le 600 ème Phenom 300 !

464171793.jpg

Embraer a livré la semaine dernière son 600ème biréacteur léger Phenom 300 de séries, a annoncé l'avionneur brésilien. La livraison a été faite à la société Superior Capital Holdings de Fayetteville, Arkansas.  

Propulsé par deux moteurs Pratt & Whitney PW535E1, le Phenom 300E qui comprend une avionique améliorée, une connectivité Gogo Avance L5, une insonorisation améliorée de la cabine et un suivi étendu du siège du cockpit a une autonomie de cinq passagers. Depuis la certification de type ANAC en décembre 2009 suivie de la certification FAA et EASA en mai 2010, Embraer a livré les Phenom 300 et 300E à des clients dans plus de 35 pays, la flotte accumulant plus de 1,2 million d'heures de vol. 

L'assemblage final des Phenom 100 et 300 est effectué dans les installations d'Embraer à Melbourne, en Floride. La société a livré 50 Phenom 300 / 300E l'année dernière et neuf 300E au premier trimestre.

Le Phenom 300 peut accueillir jusqu'à dix occupants dans un habitacle spacieux et agréable, conçue en partenariat avec BMW Group DesignworksUSA. Le Phenom 300 est l'un des avions les plus rapides dans la catégorie des biréacteurs légers, pour atteindre 521 mph (839 km/h, ou 453 noeuds KTAS), et il peut voler à une altitude de 45’000 pieds (13’716 mètres). Il est capable de voler sans escale de New York à Dallas, Londres à Athènes, ou Delhi à Dubaï.

229955665.jpg

Photos : 1 Phenom 300 à EBACE 2 Cockpit @ P.Kümmerling