10/05/2022

L’Australie commande l’Apache !

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L’Australie vient de passer commande pour 29 hélicoptères Boeing Apache AH-64E BlockIII. Le contrat comprend également des capacités de soutien à la formation et au maintien en puissance. Cet achat clos définitivement la page du Tigre.

 Rappel 

C’est en 2018 que Canberra, publie une demande d'informations sur les "hélicoptères de reconnaissance et d’attaque" afin de soutenir les opérations spéciales. Le projet visait le remplacement de la flotte actuelle d’hélicoptères Airbus Tigre ARH de reconnaissance armée.

Bien que récent, la flotte australienne d’hélicoptères « Tigre » ne satisfait pas aux exigences des militaires australiens. En février 2016, l’armée australienne parlait déjà de remplacer les Tigre ARH, si leurs performances ne répondaient pas aux exigences de combat et de maintenance. Pour l’Australie, la maintenance s’avère complexe, longue et difficilement inapplicable en combat réel, de plus l’hélicoptère ne satisfait pas aux exigences du combat actuellement. Le rapport annuel de la défense de l'Australie avait montré, que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénonce notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère, ont un coût plus élevé que prévu. L’Australie se plaint de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

Canberra remet en cause, le programme d’améliorations mis en place avec les utilisateurs que sont : la France, l’Allemagne et l’Espagne. Pour les australiens ce programme ne va pas assez loin et ne permettra pas de répondre de manière satisfaisante aux besoins actuellement identifiés.

Publiée le 25 septembre 2018, la demande du département de la Défense sollicite des informations sur les hélicoptères en service "optimisés pour les environnements urbains denses" et pouvant être déployés par les transports stratégiques depuis l’avion de transport Boeing C-17. L’hélicoptère devrait être équipé d’équipements et de systèmes d’armes simples, éprouvés, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR). Par ailleurs, le nouvel aéronef doit pouvoir soutenir les

 L’Apache en Australie

Pour le Ministère de la Défense australien, l’Apache AH-64E fournira à l'Australie une capacité à faible risque, entièrement intégrée et éprouvée au combat, qui est interopérable avec les principaux alliés de l'Australie. Il est soutenu par une chaîne de production active et des activités de soutien matures disponibles pour les opérateurs internationaux dans le cadre d'accords de ventes militaires à l'étranger (FMS), garantissant ainsi que la plate-forme reste la principale capacité de reconnaissance d'attaque jusqu'en 2050 et au-delà.

 Boeing AH-64 E Apache Block III

L’AH-64E BlockIII « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow Block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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 Photos : 1 Apache 2 Cockpit @ US Army

25/03/2022

Le Loyal Wingman devient le MQ-28A « Ghost Bat » !

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Boeing et la Royal Australian Air Force ont renommé le système de drones « Loyal Wingman » développé en Australie sous le nom de MQ-28A « Ghost Bat » (chauve-souris fantôme).

Le programme de développement du « Loyal Wingman » a été lancé il y a trois ans et a fait des progrès rapides dans le développement en tant que drone « équipié » (MUM-T). Le principe des drones MUM-T est de pouvoir voler à côté d’un avion de combat habité. 

La désignation militaire de la Royal Australian Air Force (RAAF) sera utilisée en Australie, le nom Loyal Wingman sera progressivement supprimé, tandis que le nom de produit de Boeing pour les clients mondiaux restera Airpower Teaming System.

Le MQ-28A « Ghost Bat » est également le premier avion de combat militaire produit en Australie depuis plus de 50 ans. Le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, a annoncé la désignation et le nom lors d'une cérémonie dédiée qui s'est tenue à la base RAAF d'Amberley, dans le Queensland.

Suite du programme

Au cours de cette année, le programme MQ-28A « Ghost Bat » doit continuer à se développer à travers une nouvelle série de tests, en mettant l'accent sur les capacités des capteurs de capacité à effectuer des missions précises. Ces exigences continueront d'augmenter à mesure que Boeing se rapproche de l'objectif de fournir une capacité opérationnelle à l'ADF. Le MQ-28A va notamment fonctionner à l'aide de l'intelligence artificielle (IA).

Utilisation 

Selon la RAAF, le MQ-28A « Ghost Bat » sera utilisé pour soutenir les engagements des avions de combat Boeing F/A-18 E /F « Super Hornet » et Lockheed Martin F-35A « Lightning II » en augmentant les capacités de combat avec des possibilités de perturbation de l’adversaire.

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Photos : MQ-28A « Ghost Bat » @ Boeing

12/12/2021

Après le Tigre, l’Australie veut de débarrasser du NH90 !

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Après le Tigre d’Airbus, c’est le NH90 qui est dans le viseur du gouvernement australien. Le ministre australien de la Défense, Peter Dutton a confirmé que l'Australie abandonnait le MRH90 et sera remplacé par 40 hélicoptères Sikorsky UH-60 « Black-Hawk ».

Les raisons invoquées

Le gouvernement australien justifie sa décision par le fait que la flotte d'hélicoptères MRH90 n'a pas répondu aux exigences de disponibilité contractuelles ni aux coûts prévu avant son retrait prévu du service en 2037. Une nouvelle date pour la retraite n'a pas encore été fournie, mais Peter Dutton a déclaré qu'il souhaitait que le nouvel hélicoptère soit introduit au cours des deux prochaines années avenir. Toujours selon les déclarations australiennes, « Les performances du MRH90 sont une préoccupation constante. Des efforts importants ont été déployés à grands frais pour tenter de résoudre ces problèmes », « Il est extrêmement important qu'un hélicoptère utilitaire sûr, fiable et capable soit disponible pour nos militaires à l'avenir, avec des coûts d'exploitation raisonnables et prévisibles. ». « Le MH90 n'est pas fiable, il y a beaucoup d'argent qui est dépensé pour la maintenance et beaucoup de temps d'arrêt ».

Pour le gouvernement australien, il faut maintenant expliquer pourquoi à l’époque l’hélicoptère NH90 avait été préféré au « Black-Hawk ». Au moment du choix, le NH90 devait être supérieur à l’UH-60 américain.

Transition pour la Navy 

De son côté, la Royal Australian Navy, travaille déjà au remplacement de ses MRH90. Sa demande d’acquisition portant sur 12 Sikorsky MH-60R «  Seahawk » vient d’être approuvée par le département d'État américain.

Un vieux contentieux

En 2015 déjà, le ministère australien de la défense (MoD) était préoccupé par les lenteurs concernant les capacités et les performances de sa flotte d’hélicoptères NH Industries MRH-90.

L’Australie avait commandé un total de 46 MRH-90 entre 2004 et 2006, pour remplacer ses Sikorsky S-70A « Black Hawk » de l’armée et ses Sea King de la marine. La plupart ont été assemblés en Australie dans une usine de Brisbane.

La haute direction de NH Industries a depuis reconnu que le NH-90 n’avait atteint sa pleine maturité et qu’un nouvel effort devait être effectué, pour améliorer la disponibilité pour l’ensemble des  clients. 

Du côté australien, le contre-amiral Terry Dalton, qui était à la tête du ministère de la Défense australien avait déclaré que : « le temps pris, pour réviser les composants du NH90 était un problème majeur. Il a également noté que certaines capacités devaient encore être introduites, comme le système descente rapide, un crochet de charge pour les opérations en mer ». En effet, les versions initiales de ces deux derniers éléments se sont avérées insatisfaisantes. Un autre problème provenait de la corrosion de la tête de rotor.

On doit également cette décision aux changements de stratégique auquel l'Australie est désormais confrontée en ce qui concerne la Chine. Le fait que les grands programmes ne parviennent pas à tenir leurs promesses n'est plus une option. Canberra cherche à disposer d'une armée plus responsable et plus efficace. Cela implique également d'acheter du nouveau matériel plus rapidement lorsque cela est nécessaire.

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Photos : MRH90 Taipan australien @ RAAF

 

01/12/2021

Australie, retrait des Boeing F/A-18 « Hornet » !

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C’est une page qui se tourne pour la Royal Australian Air Force (RAAF) avec le retrait de ses avions de combat F/A-18 A/B « Hornet ». Pour marquer l'occasion, une cérémonie a été organisée le 29 novembre 2021 à la base de Williamtown. L'escadron n° 75, le dernier à voler sur ce type d’avion, a organisé un spectacle aérien auquel ont assisté plus de 500 participants. 

Entre 1985 et 1990, la RAAF a reçu 54 F/A-18A monoplaces et 15 F/A-18B biplaces. L'avion a remplacé les Mirage III et a servi de principal avion de combat du pays pendant trois décennies et a participé à de nombreux déploiements. Les Hornet ont été déployés pour la première fois à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 pour protéger la principale base aérienne américaine sur l'île de l'océan Indien Diego Garcia, qui a été utilisée pour monter des opérations en Afghanistan.

Ils ont également été déployés au Moyen-Orient en 2003 pour aider à la guerre contre le terrorisme en Irak et plus récemment en 2018 pour la lutte contre Daech.

En 2009. La RAAF a perçu 24 F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockII et qui sont toujours en service.

Le  remplacement des « Hornet » a débuté au milieu des années 2000, avec l'achat d'avions de combat Lockheed Martin F-35A « Lightning II » de cinquième génération. Le premier lot de F/A-18A a été retiré et venu au Canada en 2017.  

Avec le retrait du Hornet, c’est le F-35A qui entre en scène. La RAAF compte actuellement 44 F-35 dans son inventaire, la commande totale de 75 devrait être achevée d'ici 2023. 

Le Boeing F/A-18 « Hornet » au sein de la RAAF, c’est notamment plus de 400'000 heures de vol et pas moins de de 1'900 missions de combat en 40 années de service. Les premiers Hornet de la RAAF sont arrivé en Australie depuis les États-Unis à Avalon, Victoria en juin 1984. Le modèle A21-103 a effectué son premier vol l'année suivante.

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Photos : F/A-18A RAAF @ RAAF

15/01/2021

L’Australie remplace le Tigre par l’Apache !

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C’est un complet retournement de situation qui vient de se produire en Australie, Canberra a choisi l’hélicoptère AH-64E BlockIII « Apache Guardian » de Boeing pour répondre à ses besoins en hélicoptère de reconnaissance armé (ARH) à partir de 2025.

De fait, les actuels hélicoptère Airbus Helicopters H655 « Tigre » seront remplacés par l’Apache américain. Le projet de remplacement du tigre, désigné Project Land 4503, nécessite 29 « Apache » pour remplacer les 22 "Tigre" actuellement en service.

« Cette nouvelle capacité ARH renforcera la force de reconnaissance armée australienne pour mieux façonner notre environnement stratégique et décourager les actions contre notre intérêt national », a déclaré la ministre de la Défense, Linda Reynolds.

« La défense a examiné un certain nombre d'hélicoptères par rapport à des critères clés de capacité éprouvée, de maturité et d'un système d'exploitation prêt à l'emploi.»

Le Tigre qui ne satisfaisait pas :

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C’est en 2018 que Canberra, publie une demande d'informations sur les "hélicoptères de reconnaissance" afin de soutenir les opérations spéciales. Le projet visait le remplacement de la flotte actuelle d’hélicoptères Airbus Tigre ARH de reconnaissance armée.

Bien que récent, la flotte australienne d’hélicoptères « Tigre » ne satisfait pas aux exigences des militaires australiens. En février 2016, l’armée australienne parlait déjà de remplacer les Tigre ARH, si leurs performances ne répondaient pas aux exigences de combat et de maintenance. Pour l’Australie, la maintenance s’avère complexe, longue et difficilement inapplicable en combat réel, de plus l’hélicoptère ne satisfait pas aux exigences du combat actuellement. Le rapport annuel de la défense de l'Australie avait montré, que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénonce notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère, ont un coût plus élevé que prévu. L’Australie se plaint de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

Canberra remet en cause, le programme d’améliorations mis en place avec les utilisateurs que sont : la France, l’Allemagne et l’Espagne. Pour les australiens ce programme ne va pas assez loin et ne permettra pas de répondre de manière satisfaisante aux besoins actuellement identifiés.

Le remplacement :

Publiée le 25 septembre 2018, la demande du département de la Défense sollicite des informations sur les hélicoptères en service "optimisés pour les environnements urbains denses" et pouvant être déployés par les transports stratégiques depuis l’avion de transport Boeing C-17. L’hélicoptère devrait être équipé d’équipements et de systèmes d’armes simples, éprouvés, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR). Par ailleurs, le nouvel aéronef doit pouvoir soutenir les opérations des forces spéciales, comme demandé dans le livre blanc de la défense australienne.

Les concurrents :

Avec une telle demande de la part des australiens, plusieurs machines étaient susceptibles de répondre à la demande, il s’agissait pour les monomoteurs du Boeing AH-6 « Little Bird », de l’Airbus H125M. En ce qui concerne les hélicoptères bimoteurs, on retrouvait, le Boeing avec son AH-64E « Apache », Bell avec l'AH-1Z.

Le Tigre va mieux :

Pour autant, l’hélicoptère « Tigre » se porte mieux depuis les améliorations mise en place, mais le différent datant de plusieurs années entre Airbus Helicopters et l’Armée australienne à visiblement rompu ce qui restait de la confiance. Le ministère de la Défense note que les leçons tirées avec le « Tigre » et d'autres acquisitions ont « éclairé une stratégie visant à rechercher une capacité de remplacement ARH éprouvée et mature ».

«L'Apache Guardian est l'option la plus meurtrière, la plus résistante et la moins risquée, répondant à toutes les exigences de Defence en matière de capacité, de support tout au long de la vie, de sécurité et de certification», déclare Reynolds.

Boeing AH-64 E BlockIII « Apache »:

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir AN/APG-78 « Longbow » Block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aériens et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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Photos : 1 & 3 Apache E Block III @ Boeing 2 Tigre australien @ RAAF