01/09/2021

Le Kazakhstan commande l’A400M !

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L’avionneur européen a annoncé aujourd’hui que la République du Kazakhstan a passé commande de deux avions de transport tactique Airbus A400M. Le pays devient ainsi le neuvième opérateur de l’appareil après l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Turquie, la Belgique, la Malaisie et le Luxembourg. La livraison est prévue pour 2024 et comprend un paquet complet avec des équipements connexes de maintenances et la formation des équipages. Parallèlement au contrat de vente, les partenaires ont également signé un protocole d’accord portant sur une collaboration dans le domaine des services de maintenance et de révision ainsi que sur les premières étapes de la création d’un centre de maintenance local pour les C295.

« L’A400M deviendra la pièce maîtresse des opérations de transport aérien tactique et stratégique du Kazakhstan », a déclaré Michael Schoellhorn, CEO d’Airbus Defence and Space. « Ce nouveau contrat à l’exportation porte à 176 le nombre total d’A400M commandés, et ce chiffre devrait encore croître prochainement. Avec plus de 100 appareils livrés et 100 000 heures de vol cumulées, l’A400M a démontré ses capacités et atteint le degré de maturité qu’attendaient de nombreux clients potentiels. ». Capable de transporter des matériels et des équipements de toute sorte et d’accomplir des missions militaires, civiles et humanitaires, l’A400M permettra au Kazakhstan de réagir rapidement en cas de crise en déployant des capacités uniques sur de longues distances et en facilitant l’accès aux zones reculées.

L’A400M « Atlas »

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années.

L'A400M est certifié en standard pour être rapidement configuré comme avion-citerne. Transportant jusqu'à 50,8 tonnes de carburant dans ses ailes et dans le caisson central de l'aile, sans compromettre aucune zone de soute, deux citernes de soute supplémentaires peuvent également être installées, fournissant chacune 5,7 tonnes de carburant supplémentaires. Les réservoirs de soute séparés permettent l'utilisation de différents types de carburant, permettant à l'A400M de répondre aux besoins de différents types d'avions récepteurs.

En tant que ravitailleur, l'A400M a déjà démontré sa capacité à ravitailler des avions de combat tels que l'Eurofighter, le Rafale, le Tornado ou le F/A-18 à leurs vitesses et altitudes préférées, et est également capable de ravitailler d'autres gros avions tels qu'un autre A400M, C295 ou C-130 ainsi que des hélicoptères.

Photo : A400M @ Airbus DS

25/05/2021

Airbus livre le 100ème A400M !

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Airbus a livré le 100ème avion de transport tactique A400M, l’exemplaire MSN111, est le dixième appareil réceptionné par l’armée de l’Air espagnole. L’aéronef a effectué son vol de convoyage le 24 mai entre Séville et Saragosse, où est basée la flotte espagnole d’A400M.

Dans la même semaine, la flotte mondiale d’A400M a franchi le seuil des 100’000 heures de vol dans le cadre de missions réalisées dans le monde entier par l’ensemble de nos huit pays clients. Tous les opérateurs de l’A400M ont exploité leurs appareils de manière intense lors de missions de secours d’urgence liées à la crise de la COVID-19 et mené des opérations conjointes. Ces jalons témoignent clairement de la maturité du programme A400M sur tous les fronts.

De nouvelles capacités

L’A400M a récemment effectué une campagne d’essais en vol importante, en vue de la certification des capacités de ravitaillement en vol des hélicoptères, avec le concours de la Direction générale de l’armement (DGA), réalisant ainsi l’essentiel de ses objectifs de certification, y compris le premier ravitaillement simultané de deux hélicoptères.

L’A400M est d’ores et déjà en mesure de larguer, de jour comme de nuit, 116 parachutistes par sauts simultanés depuis les portes latérales avec ouverture automatique de parachute, ou depuis la rampe arrière avec ouverture automatique de parachute ou par sauts en chute libre. Les récents essais menés en Espagne, en collaboration avec l’équipe de parachutistes d’essai de la Royal Air Force (RAF), visaient à étendre la capacité de largage par la rampe à 25’000 pieds (7’600 m) d’altitude en mode OA (ouverture automatique), et jusqu’à 38’000 pieds (11’582 m) en chute libre.

L’A400M a en outre effectué des essais supplémentaires en vue d’étendre sa capacité de largage, y compris de plateformes multiples par extraction (23 tonnes). La France et l’Espagne ont participé à ces vols. Un autre moyen de livrer du fret sur des pistes d’atterrissage austères sans équipement de manutention a également été certifié : charge militaire jusqu’à 19 t de palettes (en un seul passage) ou 25 t (en deux passages) sur pistes aménagées et non aménagées.

L’A400M a par ailleurs franchi une nouvelle étape décisive avec les vols de certification de ses capacités de vol automatique à basse altitude en conditions météorologiques de vol aux instruments (IMC). Cette capacité qui s’appuie sur des systèmes de navigation et des bases de données topographiques est une première pour un avion militaire. Elle rend l’avion moins détectable dans les zones hostiles et moins vulnérable aux menaces lors des opérations en milieux hostiles.

En service

Pour ce qui est des missions conjointes, l’armée de l’Air espagnole a mis un A400M espagnol à la disposition de l’armée de l’Air française pour transporter un hélicoptère Caracal de Cazaux (France) vers Tucson (États-Unis). Ce vol a permis au CLAEX (Centro Logístico de Armamento y Experimentación) et à la CECTA (Célula de Evaluación de Cargas) de valider le processus de chargement des A400M espagnols.

Parmi les principales missions militaires effectuées l’an dernier figurait la livraison par un A400M français de près de 40 t de nourriture, d’eau, de pétrole et de munitions destinées aux troupes stationnées dans la région du Sahel, en Afrique. Il s’agit du premier A400M à larguer du ravitaillement dans un pays non européen.

En outre, l’Allemagne a été le premier client à utiliser l’A400M comme ravitailleur dans des missions réelles, en appui à la mission « Counter Daesh », en Jordanie.

L’A400M « Atlas » 

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années.

L'A400M est certifié en standard pour être rapidement configuré comme avion-citerne. Transportant jusqu'à 50,8 tonnes de carburant dans ses ailes et dans le caisson central de l'aile, sans compromettre aucune zone de soute, deux citernes de soute supplémentaires peuvent également être installées, fournissant chacune 5,7 tonnes de carburant supplémentaires. Les réservoirs de soute séparés permettent l'utilisation de différents types de carburant, permettant à l'A400M de répondre aux besoins de différents types d'avions récepteurs.

 En tant que ravitailleur, l'A400M a déjà démontré sa capacité à ravitailler des avions de combat tels que l'Eurofighter, le Rafale, le Tornado ou le F/A-18 à leurs vitesses et altitudes préférées, et est également capable de ravitailler d'autres gros avions tels qu'un autre A400M, C295 ou C-130.

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Photos : le 100ème A400M destiné à l’Armée de l’air espagnole @ Airbus DS

02/05/2021

SCAF: un accord pour la motorisation !

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Le dossier du futur avion de combat Franco-Germano-espagnol avance, un accord a été trouvé en ce qui concerne la motorisation. Reste à trouver une solution en ce qui touche à l'utilisation des droits de propriété intellectuelle. Mais une chose après l’autre.

Cette semaine, les motoristes MTU Aero (MTXGn.DE), Safran (SAF.PA) et ITP Aero ont résolu leur différend sur le développement et la production des moteurs du futur système de combat SCAF acceptant de partager la charge de travail de manière égale entre les trois sociétés.

Olivier Andries, directeur général de Safran, a déclaré qu'un accord tripartite avec MTU Aero Engines et ITP Aero portant sur le développement d'un groupe motopropulseur militaire de nouvelle génération a été conclu sans « aucun compromis ». 

Safran Aircraft Engines dirigera la conception et l'intégration du système de propulsion, avec sa joint-venture EUMET avec MTU en tant que maître d'œuvre et ITM en tant que partenaire principal de l'effort.

« Nous avons clairement indiqué que certains principes sous-jacents devaient être respectés en termes de clarté des responsabilités, de gouvernance et aussi de ce que nous appelons le principe du« meilleur athlète »: le travail doit être réparti en fonction des capacités démontrées. C'est là que nous en sommes. » 

ITP sera responsable de la turbine basse pression et de la buse, domaines dans lesquels a déjà une expérience, par exemple à travers le consortium EuroJet qui construit l'EJ200 pour l'Eurofighter. 

Outre le travail global de conception et d'intégration, Safran s'occupera également de la partie chaude du nouveau moteur. MTU gérera les services et les activités de soutien. 

Le développement du NGF lui-même sera dirigé par le français Dassault, avec la participation d'Airbus Defence & Space et d'Indra.

Rappel :

Des inquiétudes avaient déjà été soulevées quant au fait que l'inclusion d’ITP dans le projet -motivée par l'admission de l'Espagne au programme du Future Combat Air System en 2019 entraînerait une répartition inégale du travail ou d'autres problèmes. 

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Dernier gros point à résoudre :

La porte-parole du ministère de la Défense de Berlin a déclaré qu'il fallait un arrangement adéquat pour l'utilisation des droits de propriété intellectuelle dans l'avion qui respecte les intérêts de tous les participants au projet. Elle a déclaré que les négociations se poursuivaient et que l'objectif de l'Allemagne restait de présenter une proposition à la commission du budget du parlement en juin.

La prochaine étape du développement de l'avion est conditionnée à l'approbation du parlement allemand, et le temps presse pour trouver une solution pour présenter une proposition à temps pour que la commission du budget du parlement vote dessus avant les élections générales de septembre.

SCAF.

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Photos : 1 SCAF 2 Accords sur la motorisation 3 Futur moteur du SCAF@ Safran

26/04/2021

Mise en production des radars AESA pour l’Eurofighter Quadriga !

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La société allemande Hensoldt a signé un contrat d'environ 200 millions d'euros (241 millions de dollars) pour la production de radars actifs à balayage électronique (AESA) pour les 38 premiers Eurofighter Quadriga destiné à de l'armée de l'air allemande. 

" Le contrat, passé par Airbus Defence & Space, comprend la production et la livraison de systèmes radar et de composants électroniques de base qui seront produits sur le site de Hensoldt à Ulm et sur le site du partenaire du consortium Indra en Espagne", a déclaré la société le 23 avril dernier.

Décrivant le capteur AESA comme «de première classe sur le plan technologique », le directeur général de Hensoldt, Thomas Muller, affirme qu'il « améliorera la capacité de survie de l'avion même dans des conflits de haute intensité ». « Le rythme élevé de développement dans le domaine de l'électronique et surtout de la digitalisation donne constamment lieu à de nouvelles applications. Avec ce contrat, l’Eurofighter bénéficiera à l’avenir d’un capteur principal de première classe sur le plan technologique et améliorera la capacité de survie de l’avion même dans des conflits de haute intensité », a déclaré Thomas Müller, PDG de HENSOLDT. « Le fait que le radar soit produit par un consortium européen dirigé par HENSOLDT, avec Indra en tant que partenaire principal, montre qu'il existe une bonne coopération en Europe sur des programmes d'armement conjoints ».

Dans le cadre d'un contrat de sous-traitance distinct avec Airbus, Hensoldt produit également des radars Captor-E Mk1 AESA pour une intégration avec les Eurofighters allemands aux normes Tranche 2 et 3.

Hensoldt était déjà impliqué dans le développement et la production des systèmes de capteurs actuellement utilisés dans les avions Eurofighter. À l'heure actuelle, l'entreprise emploie 2 500 personnes sur son principal site de production d'Ulm et prévoit d'embaucher cette année 300 nouveaux employés pour le groupe HENSOLDT. Le spécialiste des capteurs investit entre autres 30 millions d'euros dans la construction d'un centre de développement de technologie radiofréquence à Ulm. Outre les composants électroniques du nouveau radar Eurofighter, des capteurs basés sur l'IA pour un large éventail d'applications y seront également développés.

Rappel :

La commission du budget du parlement allemand a approuvé jeudi un contrat de 5,4 milliards d'euros pour financer une première tranche de 38 avions Eurofighter à Airbus. L'accord fait partie du plan à long terme du ministère allemand de la Défense visant à acquérir jusqu'à 93 avions Eurofighter ainsi que 30 F/A-18 « Super Hornet » et 15 EA-18 « Growler » de Boeing. Les 38 jets approuvés jeudi sont censés remplacer les plus anciens Eurofighter de la tranche 1 de la flotte allemande qui ne sont que d'une utilisation opérationnelle limitée selon les experts. Les décisions concernant l’achat des jets restants sont attendues après les élections fédérales de l’année prochaine en Allemagne. Les premiers appareils devraient être livrés en 2024.

Le plan, divulgué le 21 avril 20 dernier par la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, satisfait les trois exigences distinctes de la Luftwaffe en matière d'approvisionnement d'avions de combat.

Ces trois exigences comprennent le programme de remplacement Tornado pour 85 nouveaux appareils, le projet « Quadriga » pour 38 nouveaux appareils de type Eurofighter et le programme d'attaque électronique (EA) Luftgestützte Wirkung im Elektromagnetischen Spektrum (luWES) 

Avec ce choix, l’Allemagne opte pour un compromis qui va soutien le Consortium « Eurofighter » à travers Airbus DS et sa chaîne d’assemblage en Allemagne. Ce choix permet également à l’Espagne de continuer dans l’achat de la nouvelle version de l’Eurofighter dotée du radar AESA CAPTOR-E. En parallèle, l’avion américain offre avec le choix stratégique de B-61 de permettre à l’Allemagne de garder ses prérogatives au sein de l’Otan. Contrairement à la Belgique qui a les mêmes besoins en ce qui concerne le B-61 l’Allemagne peut ainsi mettre en avant qu’elle ne lâche pas l’Europe avec un noyau d’avions de combat central européens et un avion moins problématique

L’Airbus Eurofighter Quadriga :

 

Airbus Defence and Space a étoffé ses propositions de poursuivre le développement de l'Eurofighter « Typhoon II » pour la Luftwaffe avec plus de détails. L’Espagne est également impliquée dans l’effort, qui diverge dans une certaine mesure de la feuille de route pour les Eurofighter britanniques. Pour l'Allemagne, le développement est basé sur deux exigences : le programme Quadriga pour remplacer les typhons de Tranche 1 vieillissants et limités en technologie de la Luftwaffe et un besoin ultérieur de remplacer la flotte de Tornado. 

Les Eurofighter tranche 4 « Quadriga » comporteront une suite d'aides défensives améliorées et un radar AESA. Ce standard disposera du radar AESA CAPTOR-E à balayage électronique. L’arrivée du CAPTOR-E permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar CAPTOR-M actuel, mais, il est doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. 

Le CAPTOR-E fournit les fonctionnalités clés suivantes :

  • Radar de surveillance et de guidage multimode air / air et air / sol avec repositionneur WFoR
  • Portée air-air accrue - Détection et suivi plus rapides des cibles
  • Amélioration des performances de suivi
  • Entrelacé « simultané » Air / Air & Air / Ground
  • Guidage étendu des missiles - Disponibilité opérationnelle accrue
  • Coûts de cycle de vie réduits - Potentiel de croissance pour de futures améliorations
  • L’avion disposera également d’une nouvelle architecture en termes d’avionique avec un grand écran multifonctions spécifiquement adapté à la guerre en réseau (Electronic Warfare) produit pas BAe Systems. La puissance électronique sera d’ailleurs démultipliée à cet effet, pour pouvoir travailler en réseau. 
  • En parallèle, le missile à longue portée MBDA Meteor sera en service complet. L'arme est déjà en stock au sein de la Luftwaffe et sera distribuée aux escadrons de première ligne l'année prochaine. Le nouveau SPEAR-EW-3 complétera le missile de croisière miniature activé par le réseau SPEAR, conçu pour engager avec précision des cibles à longue portée, mobiles, fugaces et repositionnable par tous les temps, de jour comme de nuit, en présence de contre-mesures, d'obscurcissant et de camouflages, tout en assurant une distance de sécurité entre l'avion et les défenses anti-aériennes ennemies.
  • L’Eurofighter Quadriga est proposé à la Suisse, pour la Finlande c’est le futur standard anglais avec la matrice AESA de BAe Systems MKII qui est proposé.

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Photos : 1 Eurofighter Quadriga 2 antenne AESA Hensoldt @ Hensoldt

 

12/02/2021

Le premier Tornado allemand avec une durée de vie allongée a volé !

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La Luftwaffe en collaboration avec Airbus DS a effectué le vol du premier avion de combat Panavia Tornado dont la durée de vie a été prolongée. Ce premier Tornado,de série 43 + 42 de la Tactical Air Force Wing 33, s’est  envolé des installations d’Airbus à Manching, à la suite du processus qui a vu la durée de vie de sa cellule étendue à 8’000 heures de vol contre les 6’000 heures de vol actuelles.

Jusqu’en 2030 :

Le ministère fédéral de la Défense a confirmé que 85 Tornado devraient rester en service jusqu'à la fin de 2030 grâce à cette prolongation de la vie de la cellule de l’avion.

Pour la prolongation de la vie cellule, Airbus a dû procédé au remplacement de plusieurs pièces de structurelles importantes comme par exemple l’élément de liaison entre la partie avant et la partie médiane du fuselage. Pour se faire les équipes de maintenance ont dû reproduire des pièces de qui n’existaient plus. Au total, ce sont près de 400 pièces structurelles requises qui ont été fabriquées, puis installées à bord de l’avion. Selon un porte-parole de la Luftwaffe, il aura fallu exécuté près de 2’000 étapes pour démonter et remonter le Tornado.

En effet, cette mise à jour cellule implique le démantèlement quasi-complet de l'avion à l'usine d'Airbus Defence and Space à Manching, dans le sud de l'Allemagne. La société d'ingénierie d'analyse et de test Industrieanlagen-Betriebsgesellschaft (IABG) à Ottorbrunn détermine quelles pièces ont atteint la fin de leur vie et doivent être remplacées, qui doivent ensuite être construites et installées.

Le programme allemand d'amélioration de la durée de vie (SLE) engage les responsabilités de conception de systèmes d’Airbus et BAE Systems.

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Photos : Premier vol d’un Tornado avec une vie allongée @ Airbus DS