14/02/2020

Certifications de l’A330-800 !

A330-800-MSN1888-first-flight-air-to-air-035.jpeg

L'A330-800 a reçu la certification de type conjointe de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et de la Federal Aviation Administration (FAA). La campagne de tests en vol de certification de l'avion a été menée avec succès par l'avion MSN1888, qui a achevé le programme en 370 heures de test en vol et 132 vols depuis son premier vol en novembre 2018.

L'A330-800, qui fait partie d'une véritable famille de nouvelle génération d'A330neo, est le fuselage large d'entrée de gamme le plus efficace et intègre les nouveaux moteurs Rolls-Royce Trent 7000, une nouvelle aile optimisée en 3D et de nouveaux Sharklets utilisant des matériaux composites plus légers. Ensemble, ces progrès entraînent une réduction significative de la consommation de carburant de 25% par rapport aux avions concurrents de génération plus ancienne de taille similaire.

Certifié initialement avec une masse maximale au décollage (MTOW) de 242 tonnes pour une autonomie allant jusqu'à 7500 milles marins, l'A330-800 peut généralement accueillir de 220 à 260 passagers en trois classes, ou jusqu'à 406 voyageurs en une seule configuration haute densité de classe. À ce jour, la famille A330neo a remporté 337 commandes fermes de 22 opérateurs.

Dans l'A330-800, les passagers peuvent s'attendre au plus haut niveau de confort, avec l'avion doté de la cabine primée Airspace by Airbus avec un espace de rangement supérieur, un éclairage d'ambiance de cabine avancé et les derniers divertissements et connectivités en vol. Sur le plan opérationnel, l'A330neo partage une qualification de type de pilote commune avec l'A350 XWB plus grand, ce qui facilite les coûts de formation au vol minimum et la productivité maximale du pilote. Le personnel de maintenance bénéficiera également des nouvelles fonctionnalités de connectivité des données Skywise de l’avion, qui lui permettront de prévoir les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent, garantissant ainsi une productivité maximale de l’avion en service payant.

L'A330 est la famille de gros-porteurs la plus populaire de tous les temps, avec plus d'un million de vols par an. Il a reçu plus de 1’800 commandes de 120 clients avec 1’400 A330 actuellement en service. L'A330neo est le dernier ajout à la principale famille de gros porteurs d'Airbus, qui comprend également l'A350 XWB, avec un espace et un confort inégalés combinés à des niveaux d'efficacité sans précédent et une capacité de portée inégalée.

Photo : L’A330-800 @ Airbus /S.Ramadier

13/02/2020

SCAF : contrat initial pour le démonstrateur !

123.jpg

Les gouvernements français et allemand ont confié à Dassault Aviation, Airbus, avec leurs partenaires MTU Aero Engines, Safran, MBDA et Thales, le contrat-cadre initial (Phase 1A), qui lance la phase de démonstration du Futur Système de combat aérien (SCAF).

Ce contrat-cadre couvre une première période de 18 mois et initie des travaux de développement des démonstrateurs et de maturation des technologies de pointe, avec l'ambition de débuter les essais en vol dès 2026.

Depuis le début de 2019, les partenaires industriels travaillent sur la future architecture dans le cadre de la soi-disant étude de concept conjointe du programme. Désormais, le programme FCAS entre dans une autre phase décisive avec le lancement de la phase démonstrateur.

Les principaux défis technologiques par domaines:

- Chasseur de nouvelle génération (NGF), avec Dassault Aviation comme maître d'œuvre et Airbus comme partenaire principal, pour être l'élément central du Future Combat Air System,

- Unmanned systems Remote Carrier (RC) avec Airbus comme maître d'œuvre et MBDA comme partenaire principal,

- Combat Cloud (CC) avec Airbus comme maître d'œuvre et Thales comme partenaire principal,

- Moteur avec Safran et MTU comme partenaire principal.

Un environnement de simulation sera développé conjointement entre les entreprises impliquées afin d'assurer la cohérence entre les démonstrateurs.

Le lancement de la phase de démonstration souligne la confiance politique et la détermination des pays partenaires de la SCAF et de l'industrie associée à aller de l'avant et à coopérer de manière équitable et équilibrée. Cette dynamique accrue permet à l'industrie de déployer les ressources nécessaires et les meilleures capacités pour développer ce projet de défense européen décisif.

Rappel : 

La maquette grandeur nature du chasseur nouvelle génération (NGF) de Dassault/Airbus a été dévoilée lors du dernier Salon du Bourget. Le projet SCAF, appelé système de combat aérien pour l'avenir (FCAS), a été accepté pour la première fois en tant que programme franco-allemand en juillet 2017. Pour répondre aux besoins français, le NGF souhaite être capable de supporter la charge.

Outre le NGF, le programme SCAF comprend des plates-formes de télécommunicateurs distantes sans pilote qui agissent comme des multiplicateurs de force "fidèles", et un réseau en nuage de combat aérien. L'intégration des actifs existants est également incluse dans le programme global du SCAF.

Photo : Image de synthèse du SCAF @ Dassault Aviation /  V. Almansa

 

Importantes pertes pour Airbus !

a350-1000-in-flight-.jpg

L’avionneur européen Airbus a annoncé jeudi une perte nette de 1,36 milliard d'euros pour l’année 2019, affectée notamment par des amendes de 3,6 milliards dans l’affaire de corruption et une nouvelle charge de 1,2 milliard sur le programme d'avion de transport militaire A400M. L’avionneur annonce cependant un bénéfice opérationnel ajusté de 6,9 milliards d'euros.

Ces résultats sont la conséquence des accords finaux conclus avec les autorités pour clore les enquêtes de compliance. En parallèle, Airbus doit faire face à une charge liée à la révision des prévisions de contrats d'exportation concernant l’avion de transport multirôle l'A400M. De plus, l’avionneur est tributaire des restrictions d’exportations de l’Allemagne en direction de l’Arabie Saoudite.

Eurofighter, corruption en Autriche :

airbus,autriche,corruption,résultat 2019,avionneur européen,les nouvelles de l'aviation

Un autre dossier de corruption semble également ressortir des tiroirs, celui des Eurofighter autrichiens. Vienne veut des réparations en ce qui concerne la vente d'avions de combat Eurofighter en 2003 pour un montant de 2 milliards d'euros. Vienne a estimé mercredi 12 février que les manquements récemment reconnus par Airbus dans la passation de nombreux contrats internationaux légitiment ses revendications. L’Autriche envisage plusieurs options, allant du procès criminel à la transaction judicaire et la sortie rapide du programme Eurofighter.

Côté bonnes nouvelles :

L'avionneur a livré 863 avions commerciaux en 2019, contre 800 l'année précédente et prévoit d'en livrer environ 880 pour 2020.

Les prises de commandes se sont élevées à 81,2 milliards d'euros, portant la valeur du carnet de commandes à 471 milliards, portées notamment par le programme A320neo (comprenant A319, A320 et A321) pour lesquelles les commandes s'élevaient à 6.249 appareils à fin janvier.

Nouvelle structure pour l’A220 :

 Airbus et le gouvernement du Québec et Bombardier Inc. ont convenu d'une nouvelle structure de propriété pour le programme A220, par laquelle Bombardier a transféré ses actions restantes d'Airbus Canada Limited Partnership (Airbus Canada) à Airbus et au gouvernement du Québec. La transaction prend effet immédiatement.

 Cette entente porte les participations d'Airbus Canada, responsable de l'A220, à 75% pour Airbus et 25% pour le gouvernement du Québec respectivement. La participation du gouvernement est remboursable par Airbus en 2026, trois ans plus tard qu’avant. Dans le cadre de cette transaction, Airbus, via sa filiale en propriété exclusive Stelia Aerospace, a également acquis les capacités de production des lots de travaux A220 et A330 de Bombardier à Saint-Laurent, Québec.

Cette nouvelle entente souligne l'engagement d'Airbus et du gouvernement du Québec dans le programme A220 durant cette phase de montée en puissance continue et de demande croissante des clients. Depuis qu'Airbus est devenu propriétaire majoritaire du programme A220 le 1er juillet 2018, le total des commandes nettes cumulées pour les avions a augmenté de 64% pour atteindre 658 unités à la fin de janvier 2020.

airbus,autriche,corruption,résultat 2019,avionneur européen,les nouvelles de l'aviation

Photos : 1 A350-1000 @ Airbus 2 Eurofihgter autrichiens @ FAA 3 A220 Air Baltic @ Airbus

11/02/2020

Ailes volantes : Airbus rejoint Boeing !

EQe7NsjW4AAYa2i.jpeg

Singapour Air Show, Airbus a dévoilé un modèle d'un nouveau concept de démonstrateur d'avions à corps mixtes qu'il a secrètement testé en vol dans le centre de la France depuis juin 2019. Selon l’étude de l’avionneur le projet « MAVERIC » mesurant 2 mètres de long et 3,2 mètres de large, avec  une surface d'environ 2,25 m2 permettrait de réduire la consommation de carburant jusqu'à 20% par rapport aux avions monocouloirs d'aujourd'hui.

Lancé en 2017, le projet de deux ans et demi à trois ans se concentre principalement sur les essais des commandes de vol. Jusqu'à présent, les tests ont aidé les ingénieurs à mieux comprendre les commandes de vol dans des conditions réelles. Les résultats se sont révélés suffisamment encourageants pour procéder à une étude plus approfondie. Les autres impératifs auxquels les experts doivent encore faire face incluent la sécurité, le développement des méthodes de fabrication, l'accès aux aéroports et la maintenance.  

EQe7NsiXsAAdMlm.jpeg

Accélération en vue de l’empreinte carbone :

Le concept d’aile doit également permettre d’adapter l'application pour le transport de passagers afin d'atteindre des objectifs environnementaux tels qu'une réduction de 80% des émissions de CO2 à l'échelle de l'industrie d'ici 2050.

Un concept testé chez Boeing :

ech19842103-1.jpg

Pour autant l’avionneur européen n’a pas dévoilé un concept fondamentalement nouveau. En effet, Boeing en collaboration avec la NASA teste une aile volante depuis près de 10 ans avec son programme X-48.  

Le X-48B :

Le X-48B télécommandé dispose d’une envergure de 21 pieds pour un poids maximum de 500 livres. Développé en collaboration entre l'Université de Cranfield, Boeing et la NASA pour tester les configurations du principe d'aile volante à fuselage intégré (en anglais Blended Wing Body ou BWB).

Cet avion expérimental a été développé par les équipes des Boeing Phantom Works avec le centre de Langley de la NASA.  Des essais en soufflerie ont été réalisés en mai 2006, notamment pour des tests à basse vitesse pour simuler le décollage et l'atterrissage.

Ces essais doivent permettre de mettre à jour la dynamique de vol de pointe et des concepts associés à une propulsion de type subsonique, grâce à trois turboréacteurs lui permettant d’atteindre une altitude de 10.000 pieds et une vitesse de 120 nœuds dans sa configuration à faible vitesse. L'avion est piloté à distance depuis une station de contrôle au sol dans lequel le pilote utilise des contrôles des avions conventionnels.

Le principe de l’aile volante :

Le concept de l’aile volante n’est pas récent et remonte à 1875 lorsque Alphonse Penaud fait breveter le concept d’un aéroplane amphibie possédant toutes les caractéristiques d’une aile volante. Cependant, il faut attendre la fin de la Première Guerre mondiale et le début de l’aviation commerciale pour que le concept soit appliqué.

C’est à cette époque que l’on considère que l’aile volante est la solution la mieux adaptée aux vols transatlantiques du fait de sa grande capacité d’emport en passager et en carburant. Hugo Junker avait même pour projet de construire une aile volante pouvant transporter 1000 passagers. Cela aboutit en 1931 au Junker G38, avion de transport civil pouvant transporter 34 passagers placés en partie dans les ailes.

La Seconde Guerre mondiale n’arrêta pas le développement des ailes volantes. En effet, à l’époque les avions à réaction souffraient d’un grave problème d’autonomie et l’aile volante à faible traînée aérodynamique était une réponse à ce problème. Ainsi est né le Horten 229 qui vola pour la première fois en 1944. Cet avion était non seulement une aile volante mais également un biréacteur. Un avion révolutionnaire pour l’époque, mais qui ne fut jamais fabriqué en série.

Après la guerre, les expériences sur les ailes volantes continuèrent dans le domaine des bombardiers (portant des charges nucléaires) à grand rayon d’action. Le concept culmine avec les prototypes de Northrop YB-35 et YB-49. Mais ceux-ci ne furent jamais produits en série.

Un avenir pour l’aile volante ?

Si le concept d’aile volante n’est pas nouveau, celui-ci n’a jamais réussi à s’imposer. En effet, les conceptions d'avions conventionnels se sont révélées exceptionnellement stables, les ailes delta ne l'ont pas été durant les essais. Les ingénieurs ont jusqu’ici privilégié la stabilité pour la conception d’aéronefs. Le second facteur qui a péjoré les ailes volantes concerne la position des moteurs. Les recherches menées par Airbus et Boeing ont notamment pour but de déterminer le meilleur emplacement des moteurs. L’évolution des Design couplé à des commandes de vols électrique devraient également permettre de rendre le concept stable et d’ouvrit la voie à une nouvelle génération d’avions.

Photos : 1 & 2 Concept MAVERIC d’Airbus 3 le X-48B de Boeing @ Boeing

 

03/02/2020

Airbus à l’amende pour corruption !

Airbus-final-assembly-line-Tianjin-Endmontage.jpg

L’avionneur européen Airbus est en passe de tourner l’une de ses pages les plus sombres de son histoire. Au total, l’avionneur devra s’acquitter d’une amende de 3,6 milliards d’euros pour des faits de corruption qui se sont déroulés entre 2004 et 2016.  

Les faits :

Bien que pointée du doigt, Airbus s’en tire à bon compte. En effet, l’entreprise a pris les devants en s’auto-dénonçant. De nombreux documents ont été remis à la justice durant l’enquête. L’ancienne direction d’Airbus avait créé une entité interne, baptisée Strategy and Marketing Organization (SMO), Cette organisation interne était chargée de gérer les intermédiaires dans les contrats avec certains pays. Les enquêteurs de trois pays (France, Angleterre, USA) ont mis à jour une série des faits de corruption d'agent public étranger et de corruption privée à l'occasion de contrats de vente d'avions civils et de satellites et de matériel militaire. Il en découle de nombreuses pratiques frauduleuses lors de campagnes de vente.

On parle par exemple de voyages organisés pour des fonctionnaires, d'activités de loisirs des cadeaux luxueux et des invitations pour divers événements, ainsi que des sommes importantes à des intermédiaires.

Les pays touchés par cette corruption sont la Chine, la Russie, le Népal, la Colombie, le Sri Lanka, la Malaisie, l’Indonésie, Taïwan et le Ghana et la Corée du Sud et les EAU.

Pas d’effet à long terme :

La nouvelle direction d’Airbus à dissout la SMO et sa bonne collaboration avec les autorités limitent donc les charges contre l’entreprise. De plus, Airbus a mis en place un programme de mise en conformité. L'avionneur a toutefois dû s'engager à accepter à ses frais des audits pendant trois ans. Pour autant, la pénalité infligée devrait engloutir une partie des profits d’Airbus, qui avait dégagé un bénéfice net de 3,1 milliards d’euros.

Photo : Site d’assemblage d’Airbus@ Airbus