12/11/2021

F-35, le choix expliqué par un pilote suisse !

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Hier soir au sein de l’Université de Lausanne (UNIL), nous avons pu assister à une conférence explicative organisée par la Société des officiers et militaires du campus universitaire de Lausanne sur le thème : pourquoi le F-35 ? Pour répondre à cette question, l’association a invité le Colonel EMG Pierre de Goumoëns "Drago" pilote de F/A-18 Hornet.

Pas une évidence de prime abord

Je connais Pierre de Goumoëns depuis plusieurs années. Ce pilote d’expérience est direct et n’a pas sa langue dans sa poche, mais une bonne dose d’humour. A préciser qu’il n’a pas été impliqué dans le processus des essais de 2019, alors qu’il avait contribué à ceux de 2008. Une volonté de sa part pour rester impartial, car du fait de ses fonctions, responsable de l’acceptation du futur avion (Certification opérationnelle OPS). De fait, il peut aujourd’hui se concentrer sur le dossier F-35 de manière entièrement libre.

A l’annonce du choix du F-35 le 30 juin dernier, Pierre de Goumoëns, nous explique qu’il a été surpris dans un premier temps, car de l’extérieur aux essais, il ne voyait pas forcément ce choix. En 2008, lorsqu’il participait aux tests, c’est le Rafale qui avait remporté ces derniers. Puis, la compréhension s’est faite évidente.

Il faut préciser que les essais étaient compartimentés (comme je vous l’expliquais) et que chaque groupe d’essais (pilotes, ingénieurs de maintenance, équipe finances) travaillait sans connaitre les détails des autres équipes. Les avions testés ne se combattaient pas, mais devaient chacun à leur tour réussir des tests qui étaient les mêmes pour tous. Chaque avionneur avait eu connaissance à l’avance des objectifs demandés.

L’avancée technologique

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Le choix du F-35 est clair du point de vue de la technologie. Durant essais l’avion a devancé le second appareil de 95 points sur un total de 336 points. Un score net, qui ne souffre d’aucune discussion. Une surprise pour Pierre de Goumoëns, mais qui s’explique par le fait que le F-35 est beaucoup plus récent que ses concurrents. L’avion intègre non seulement les technologies les plus modernes actuelles, mais il est également conçu pour un monde ou la fusion des données, la transmission de celles-ci vont devenir naturelles. Pierre de Goumoëns nous explique également que le F-35 n’en est qu’à ses débuts, l’avion va encore évoluer, soit une solution qui nous permettra d’être à la pointe pour les 30 prochaines années.

Il faut comprendre nous explique-t-il que de passer du F-5 au F/A-18 a été pour lui un saut technologique important, le F-35 sera quant à lui un saut encore plus important, car avec cet avion s’est tout le fonctionnement et l’organisation, la formation, la préparation de vol qui va évoluer. Les possibilités du F-35 en matière de détection air-air, air-sol, guerre-électronique sont quasi instantanées avec une précision sans commune mesure avec ce qui se faisait jusqu’ici. L’analyse immédiate des menaces et leurs transmissions instantanées en réseau, révolutionne le combat aérien. Le couple furtivité (Radar Cross Section) et les formidables possibilités de la guerre en réseau permettront une défense intérieure du pays très élargie.

Les données récoltées en vol servent ensuite à la mise en place de scénarios directement implantés dans les simulateurs, permettant ainsi aux autres pilotes de se former sur des menaces qu’ils n’ont pas encore rencontrées en réel.

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Formation

Là encore, le F-35 fait la différence avec avec un système intégré à chaque appareil pouvant non seulement combattre ses adversaires réelles en vol, mais l’avion peut lui-même ajouter des « ennemis virtuels » et être engagé contre les simulateurs au sol. Cette manière de faire va contribuer à diminuer sensiblement les heures de vols, sans impacter le niveau de préparation des pilotes.

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Pierre de Goumoëns nous explique que des systèmes de type « Mock Up » seront engagés pour former au sol la maintenance et également les soldats d’aviation (miliciens). Ces maquettes grandeur nature vont permettre de travailler tous les gestes et procédures indépendamment de la flotte. Cette méthode évite d’immobiliser un avion pour la formation. Là, encore une solution qui permet de réduire de manière substantielle les coûts d’exploitations.  

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Coûts

Si le prix à l’achat est moindre que la concurrence, cela se justifie par le nombre de F-35 livrés à ce jour, soit 720 (chiffres au 10.11.2021) ainsi que le nombre d’avions cours de commande. Pour les coûts d’exploitations Pierre de Goumoëns a eu comme moi et d’autres, un moment d’incompréhension. La réduction substantielle des heures de vol, la formation basée sur un nouveau mode, l’achat en paquet complet (avions, pièces détachées et les équipements connexes), une flotte au totale diminuée par rapport à l’actuelle (24 F-5 + 30 F/A-18) justifie cette réduction. La maintenance prédictive va permettre d’agir en prévision d’une révision et d’agir au bon moment-là où il faut.

Mais Pierre insiste sur le fait que nous achetons le système F-35 à l’État américain via un contrat FMS et que les coûts sont garantis par le pays sur la période de 10 ans. Il en fût de même pour le F/A-18 « Hornet ».  

Pierre de Goumoëns précise également que la taille du F-35 permet une adaptation aux infrastructures actuelles sans difficulté, ce que certains concurrents ne permettaient pas. A noter, que le système de parachute adopté par la Norvège sera également prévu en Suisse, notamment pour les atterrissages en hiver sur les pistes complexes comme celle de Meiringen, mais également pour faciliter des engagements sur pistes de dégagement (routes, anciens aérodromes de montagne pouvant être réaffectés). Le système de parachute s’adapte sur n’importe quel F-35, par un système de clip et peut-être retiré à volonté.

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Usage en Suisse

Avec le standard Block IV, 4 F-35A peuvent fonctionner en meute de loups et une telle capacité offre une capacité de défense à 360 degrés importantes pour la Suisse qui est positionnée au cœur d’une Europe où les débordements des crises peuvent affecter ses intérêts et sa sécurité. En temps de paix, le F-35 continuera d’effectuer les missions de police du ciel 24/24, telles que testées et démontrées lors des essais. La capacité d’engagement multirôle en binôme avec le système sol-air Patriot permettra de créer un véritable dôme de protection face aux diverses menaces actuelles et en devenir. Le F-35A permettra également de reprendre la capacité de frappe d’appuis au sol avec des systèmes à guidages de précision. La Suisse restera souveraine dans ses décisions, mais bénéficiera des avantages du « Club F-35 ». Des échanges de données, de compétences et d’expériences seront réalisées avec nos voisins et les nombreux utilisateurs européens du F-35, tout comme l’accès au magasin central de pièces détachées (ceci en complément de notre propre stock). Pierre de Goumoëns insiste notamment sur le fait que la maintenance faite en Suisse combinée avec un réservoir de pièces détachées, permettra de fonctionner en totale autarcie durant 6 mois.

Et ces fameuses maladies de jeunesses

A juste titre, notre pilote nous rappelle que tous les avions militaires ou civils, traînent des problèmes techniques et surtout à notre époque des problématiques de logiciels, si une personne vous affirme que son avion est parfait, il vous ment. Le F-35 arrive à maturité, les principaux défauts sont aujourd’hui corrigés ou en passe de l’être. Des correctifs de logiciels vont encore être apportés, des problèmes seront réglés, mais Pierre de Goumoëns insiste sur le fait que certains problèmes secondaires ne seront jamais résolus, on doit vivre et voler avec. Il en va même pour n’importe quel avion, dont l’actuel Hornet. Souvenez-vous du F-16, de l’A320, à l’époque des avions révolutionnaires électroniquement, ces deux appareils ont subi de nombreuses critiques durant de nombreuses années, ils sont par la suite devenus des « Best-Seller » en termes de vente.

Au final

Pour Pierre de Goumoëns le choix du F-35 ne souffre d’aucune discussion, c’est l’avion le plus moderne, le plus sophistiqué et qui peut le mieux garantir la modernité de nos Forces aériennes pour les 30 prochaines années. C’est aussi l’avion qui répond le mieux en termes de coûts par rapport à notre budget qui rappelons-le, reste limité.

Colonel EMG Pierre « Drago » de Goumoëns

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Titre universitaire MA Military Operational Art and Science

Air University, Maxwell AFB, USA

Carrière 

1991 – 1992 Ecole d'ingénieur EPFL à Lausanne 

1993 Lieutenant, breveté comme pilote de chasse sur F-5 E Tiger 

1993 – 1996 Formation de pilote professionnel et d'instructeur de vol 

1996 Instructeur de vol PC-7, Hawk & F-5, école centrale 1(EC1) 

1997 Capitaine 

2001 – 2012 Pilote d'essai opérationnel @ essais évaluations opérationnels (OEE) 

2002 Ecole de pilote d'essai opérationnel (ETPS), Angleterre 

2003 Instructeur formel et tactique, chef de double patrouille F/A-18 

2006 Stage de formation de commandement 2 (SFC2) 

2007 Major 

2007 – 2013 Chef Gestion du secteur technique de la Guerre électronique & remplaçant de chef de projet de la mise à jour des F/A-18 

2008 - 2010 Ecole d'état-major général I, II & III 

2011 - 2012 Lt col EMG, Air Command and Staff College, Maxwell AFB, AL, USA 

Président de classe des officiers internationaux, récipiendaire du prix du leadership international "Robbie Risner" 

2013 Conseiller du Cdt des Forces aériennes suisses, 

Ecole d'état-major général IV

2015 Col EMG, Ecole d'état-major général V 

2017 Chef de la Régulation de l'aviation militaire & Chef de projet MAA 

2018 Chef de l'Autorité de l'aviation militaire 

Expérience de vol 3500+Hrs 

1800+Hrs F/A-18C/D, 700Hrs F-5E, 500Hrs Hawk, 500Hrs PC-7 

Réalisations spéciales 

A été chargé de l'introduction à la troupe pour les Forces aériennes suisses de plusieurs logiciels de configuration pour les F/A-18 de 2001 à 2013. 

A été pilote de projet opérationnel pour la mise en place de plusieurs systèmes sur F/A-18 suisse telles que le nouveau missile infrarouge (AIM-9X), système anti-collision avec le sol Terrain Avoidance Warning System (TAWS), viseur de casque Joint Helmet Mounted Cueing System (JHMCS), Tactical Moving Map (TAMMAC), liaison digitale (Link 16) et nouveau logiciel de commandes de vol (FCC 10.7) pour les Forces aériennes suisses. 

A été chargé de la conception, du développement, des essais et de l'introduction du système radio intra-auriculaire « OMARA » pour les Forces aériennes suisses. 

A été mandaté en 2017 par le Conseiller fédéral Guy Parmelin, Chef du département de la défense, de la protection de la population et des sports, pour développer, mettre en place et déployer l'Autorité de l'aviation militaire Suisse. 

1er Chef de l’Autorité de l’aviation militaire suisse.

Remerciements : Pierre de Goumoëns, Lt James Crot

Photos : 1 F-35A @ Aeronautica Militare 2 & 3 Technologie 4 & 5 Mock Up @ LM 6 Armement 7 Pierre de Goumoëns

 

 

 

 

19/11/2020

Air2030 : les offres finales des avionneurs ont été transmises !

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En date du 18 novembre, les quatre avionneurs en compétition ont remis leur offre finale à la Suisse dans le cadre du projet « air2030 ». La décision finale du choix de l’avion de combat et du futur système sol-air longue portée (prochain article) devrait être effective au mois de juin 2021.

Les offres finales :

Au début de 2019, les avionneurs avaient transmis une première offre complète qui a servis de base de travail. Celle-ci a été complétée précédemment par une série d’essais chez les avionneurs sur des simulateurs avec des scénarios ciblés et des demandes précises en matière de maintenance par exemple. Puis au printemps 2019, les quatre appareils sont venus en Suisse, à Payerne pour une série de vols tests en conditions réelles. Depuis, les données sont traitées, analysées et notées par les différents groupes de travail. A noter, que pour l’instant les résultats sont compartimentés et que personne ne connait l’ensemble des résultats. Ce travail sera effectué au début de l’année 2021, par un groupe spécifique composé de spécialistes de chaque domaine (pilotes d’essais, ingénieurs : maintenance, logistique, électronique, etc.). Pour parfaire le choix, les avionneurs devaient encore transmettre leurs dernières offres complètes avec notamment les prix définitifs qui comprennent non seulement l’avion, mais également un paquet complet avec les systèmes de formation en simulateurs, pièces de rechange, armement, offres de coopération entre les forces armées et entre les offices d'armement, projets de compensation prévus ou d’ores et déjà engagés.

Pour ce faire, chaque avionneur ainsi que les deux fournisseurs potentiels du système sol-air disposaient d’un créneau horaire définis de 60 minutes pour remettre les différents documents de l’offre. Cette remise est protocolaire, pas de présentation spécifique ni discussion, mais un travail administratif sous l’œil attentif d’un huissier de justice qui devait répertorier chaque document avec précision.

Les prix dépendent de l'équipement technique requis, mais chaque avionneur peut faire d’importantes remise de prix, jusqu’à 20%. De plus, il faut tenir compte l'autonomie de fonctionnement et de maintenance du nouvel avion de combat, qui est également très importante en termes de choix. Notre pays n’a pas pour vocation d’être complètement autonome en la matière, mais il faut trouver un équilibre des intérêts avec les pays utilisateurs. Le nouvel avion doit s’inscrire dans un cadre de sécurité au cœur de l’Europe et permettre la continuité de la collaboration avec nos voisins que ce soit dans les domaines physiques ou non physique comme le cyberespace. Le futur avion devra fonctionner en mode de guerre en réseau (Network Centric Warfare) avec le futur système sol-air et dans un avenir avec les unités au sol (chars, artilleries, cyber) et pouvoir échanger des données avec nos voisins directs.

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Les quatre prétendants :  

Airbus Eurofighter Quadriga : 

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L’Eurofighter testé était un FGR.4 (T3 Block5) mais le standard proposé est le « Quadriga » commandé par l’Allemagne. L’avion comprend notamment un cockpit grand écran et les systèmes anticollision G-CAS et TAW. L’avion est optimisé pour la guerre en réseau.  Le pilote dispose du viseur de casque « Stryker II » de BAe Systems.

Le radar AESA :

L’avion est doté du nouveau radar CAPTOR-E MK1 qui offre un mode multimode air/air et air/ sol avec repositionneur WFoR, une portée air-air accrue avec une détection et suivi plus rapides des cibles, un entrelacé « simultané » Air/Air & Air/Ground, un coûts de cycle de vie réduits, potentiel de croissance pour de futures améliorations.

Le système AIS :

Le système AIS (Attack and Identification System) réalise la fusion des informations remontant des multiples capteurs embarqués et des capteurs externes via le système MIDS (Multifunction Information Distribution System). C'est par ce système que l'on contrôle les émissions électromagnétiques de l’avion pour réduire sa détectabilité (système EMCON - EMission CONtrol).

Le système PIRATE (IRST) :

Le PIRATE, pour Passive Infra Red Airborne Tracking Equipment (IRST), est un équipement de deuxième génération d’imagerie infrarouge. Le PIRATE intègre à la fois une capacité FLIR (imagerie infrarouge frontale) et l’IRST (veille et poursuite infrarouge). Le système fait appel à un capteur infrarouge très sensible qui opère dans des longueurs d’onde de 3 à 11 µm en deux bandes. Cela permet aussi bien la détection des panaches de gaz d’échappement chauds des moteurs à réaction que la détection de la surface de chauffe causée par la friction avec l'air de l’atmosphère.

Le système DASS :

L’Eurofighter dispose d’une architecture modulaire pour le système défensif, le DASS (Defensive Aids Sub System). Toutes les parties du DASS sont contrôlées par un DAC (Defensive Aids Computer). Le DAC offre une capacité entièrement automatisée pour analyser et répondre à toute menace que l’Eurofighter pourrait rencontrer. Pour fournir ces informations essentielles sur la situation extérieure, le DASS s’appuie sur différents sous-systèmes comme le détecteur d’alerte radar et son équivalent optronique, le Détecteur d’Alerte Laser (DAL) qui prévient de toute illumination liée à des télémètres lasers ou autres systèmes de guidage laser. Le Détecteurs de Départ Missiles (DDM) qui fournit des informations à 360° sur toute approche de missile, donnant ainsi le temps nécessaire pour engager des manœuvres d’évitement, en s’appuyant par exemple sur des leurres.

Nacelle ATFLIR:

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAe Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAe Systems Avionics.

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Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Mauser BK-27, Missiles air-air : ASRAAM, IRIS-T, AIM-9X, AMRAAM AIM-120, METEOR. Air-sol : Brimstone, Storm-Shadow, Taurus. Antiradar : HARM, ALARM. Bombes : GBU 10/16/24, Enhanced Paveway, JDAM.

 

Boeing Super Hornet BlockIII :

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Le Super Hornet testé était le BlockII, le standard offert est le BlockIII, ce dernier vient d’être commandé par l’US Navy. Ce dernier comprend un Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action. Un cockpit grand écran est intégré et les systèmes anticollision G-CAS et TAW sont disponibles. L’avion est optimisé pour la guerre en réseau. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS II.

Radar AESA :

Le Super Hornet BlockIII est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre Avec son balayage électronique actif du faisceau, qui permet au faisceau radar d'être dirigé à presque la vitesse de la lumière, l'APG-79 optimise la conscience de la situation et offre des capacités air-air et air-surface supérieures. Le faisceau agile permet au radar multimode de s'entrelacer en temps quasi réel, de sorte que le pilote et l'équipage peuvent utiliser les deux modes simultanément.

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes à longue portée. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les DTP-N et TTNT et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST.

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAe Systems. Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar AESA permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAe Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAe Systems Avionics.

SNIPER :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northening Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de BAe Systems.

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Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-II, AIM-120C7. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Antiradar : HARM.  Antinavire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW. Intégrations futures air-air : BAe METEOR, Raytheon Peregrine, Lockheed Martin AIM-260.

Dassault Rafale F4 :

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Le Rafale testé était le F3-R, le modèle proposé est le F4 qui comprendra entre autres un nouveau système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. La capacité de guerre en réseau et différentes améliorations des systèmes. Le système de viseur casque TARGO II de l’Israélien Elbit Systems est proposé. Une réorganisation du cockpit est envisagée. L’avion est commandé par la France.

Radar AESA : 

Le Rafale est équipé d'un radar « RBE2 » à balayage électronique actif « AESA » conçu par Thales. Le système permet de traiter 40 cibles simultanément et d’en engager 8. Le radar RBE2 peut être couplé au système de suivi de terrain en fournissant une cartographie du terrain devant l’avion.

OSF :

Le système OSF (optronique secteur frontal) de Thalès est un système de détection et de poursuite passif composé d'une voie infrarouge bi-bande (3-5 µm et 8-12 µm), capable de détecter et de poursuivre les cibles à plus de 100 km, et d'une voie télévision capable d'identifier une cible, d'en détecter l'armement à plus de 50 km. Le capteur TV est couplé à un télémètre laser. Ce système présente le grand avantage de permettre une identification visuelle à 50 kilomètres, idéale pour des missions de la police aérienne. Il permet aussi d’engager des cibles en toute discrétion (radar sur veille).

SPECTRA :

Le système de guerre électronique développé par Thales « Spectra » (Système de protection et d'évitement des conduites de tir pour Rafale) est le système électromagnétique de détection, d'autoprotection et d’engagement en mode passif du RAFALE. Le RAFALE possède trois détecteurs radar de 120° (deux antennes devant les plans-canard, une antenne en haut de dérive), trois détecteurs d'alerte laser (DAL) de 120° (deux antennes sur le fuselage en bas du pare-brise, une antenne logée dans un barillet sur la dérive) et deux détecteurs de départ missile (DDM) infrarouge (deux antennes logées dans un barillet sur la dérive).

Le système assure une veille dans tous les spectres sur 360° en détectant une source avec une précision de moins de 1° (suffisante pour les attaquer ou les brouiller individuellement), en l'identifiant par comparaison des signaux à une banque de données, en hiérarchisant et en localisant les menaces en mode interférométrique, en les fusionnant avec les pistes détectées par d'autres capteurs (radar, OSF), en les présentant au pilote et en lui proposant des contre-mesures. Le Rafale possède 3 brouilleurs (2 antennes à balayage électronique actives situés devant les entrées d'air et un à la base de la dérive), 4 lance-leurres modulaires à éjection vers le haut et 4 lance-paillettes 

L’avion dispose également du système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet d'éviter le brouillage électronique du GPS par l'adversaire

Nacelles :

TALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) permet de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser. Le TALIOS dispose de la dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire. Une vision grand-angle. Le pod TALIOS est conçu comme un système « plug & lutte » pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

SNIPER :

A l’exportation le Rafale F3-R offre également la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » de Lockheed Martin qui assure la désignation de cible pour des bombes à guidage laser, la nacelle Sniper peut aussi servir de nacelle de reconnaissance tout temps grâce à son FLIR et un caméra CCD embarquée.

AEROS :

La nacelle de reconnaissance de dernière génération, la nacelle AEROS : (Airborne Reconnaissance Electro Optical System) est 100% numérique, A l’avant, le bloc optique du capteur HA/MA (haute altitude/moyenne altitude) permet la prise de vue photographique à moyenne portée ou bien à longue portée et distance de sécurité. L’AREOS Reco NG a des portées d’identification de plusieurs dizaines de kilomètres. A l’arrière de l’AREOS Reco NG, le capteur basse altitude permet de photographier d’horizon à horizon à seulement 60 mètres du sol et à des vitesses très élevées. Qu’elle travaille en mode « ponctuel », « couverture de zone » ou encore « suivi d’itinéraire », la nacelle fonctionne automatiquement et connaît en permanence sa position précise dans l’espace, ce qui lui permet de gérer, en roulis et en tangage, le pointage des optiques.

Radios & IFF :

Le Rafale dispose de postes radio utilisables en clair comme en mode évasion de fréquence lui permettant d’être complètement interopérable avec les systèmes de communication de l’Otan, ainsi que d'un nouvel IFF mode 5/S. 

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Armement

14 points d’emport : 1 canon Nexter DEFA 791B de 30mm. Air-air : missiles MICA (EM et IR), METEOR. Air-sol : missile SCALP-EG. Antinavire : missile AM39 Exocet BlockII. Bombes : AASM « HAMMER », GBU-12, GBU-16, GBU-24, MK-82, BLU-111/B

 

Le Lockheed Martin F-35A « Lightning II » F4 :

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Le F-35 testé était un F3, le modèle proposé est le F4 qui comprend plusieurs améliorations.

Le F-35A/F4 est un avion de combat doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). Le nouveau système ODIN sera disponible en remplacement d’ALIS. Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit.

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage. 

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l'ordinateur central intégré de l'avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d'aéronefs d'identifier les zones d'intérêt, d'effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS.

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN/ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l'espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5.

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Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR. Air-sol : AGM-((AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. Intégrations futures air-air : BAe METEOR, Raytheon Peregrine, Lockheed Martin AIM-260.

Photos : 1 Dans l’ordre alphabétique, Airbus Eurofighter, Boeing Super Hornet, Dassault Rafale, Lockheed Martin F-35A @DDPS 2/3Eurofighter + Cockpit 4/5 Super Hornet + Cockpit 6/7 Rafale + Cockpit 8/9 F-35 + Cockpit.

 

 

 

20/06/2019

Air2030 : les essais en vol et au sol des candidats sont terminés !

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La mise à l’épreuve des candidats en vue de l'acquisition d’un nouvel avion de combat pour l’Armée suisse s’est achevée avec le départ du F-35A de Lockheed Martin. Quatre des cinq candidats annoncés ont accompli les essais en vol et au sol à Payerne. Le cinquième candidat (Gripen E de Saab) a décidé de ne pas participer aux essais en vol et au sol et s'est retiré de l’évaluation. Les mises à l'épreuve ont été conduites par armasuisse en collaboration avec les Forces aériennes. 

Rappel :

Pour armasuisse et l'armée, les travaux préliminaires à l’acquisition d’un nouvel avion de combat en vue de remplacer les F/A-18C/D et F-5 E/F ont débuté il y a environ un an et demi. Le 25 janvier 2019, les cinq candidats ont transmis à armasuisse les offres qu’ils ont élaborées sur la base des exigences publiées le 23 mars 2018 par le DDPS. La Suisse avait demandé des offres pour les avions suivants, qui lui avaient été proposés : Eurofighter (Airbus, Allemagne), F/A-18 Super Hornet (Boeing, États-Unis), Rafale (Dassault, France), F-35A (Lockheed-Martin, États-Unis) et Gripen E (Saab, Suède).

De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes ont procédé aux essais des avions dans les simulateurs des différents candidats. Ces essais ont été organisés auprès des constructeurs respectifs et se sont déroulés parallèlement aux « audits de support produit ». Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication ont présenté l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ensuite, du mois d’avril à la mi-juin, on a procédé aux essais en vol à Payerne ainsi qu’à l’évaluation des réponses que les constructeurs avaient apportées au catalogue de questions lors de la première offre.

Essais en vol à Payerne

Dans le cadre des essais en vol, chaque candidat a été soumis à huit missions qui devaient être exécutées avec un ou deux avions de combat. Sept des huit missions comportaient des tâches spécifiques. La dernière mission pouvait être choisie librement, soit pour répéter une des missions prédéfinies, soit pour démontrer des caractéristiques particulières.

L’objectif consistait à vérifier les capteurs dans l’environnement suisse, la compatibilité avec l’infrastructure technique de notre pays ainsi que le degré de maturité de l’avion de combat. L’institut de recherche Empa a en outre procédé à des mesures des émissions de bruit à Payerne et à Meiringen. 

Quatre candidats sur cinq se sont présentés aux essais en vol en Suisse et ont accompli l’ensemble des huit missions. Sur recommandation d’armasuisse, le constructeur suédois Saab a décidé de ne pas participer aux essais en vol avec son Gripen E et ne prendra pas part à la suite de la procédure.

Les quatre candidats suivants restent en lice :


- Airbus avec l’Eurofighter (DE)
- Boeing avec le F/A-18 Super Hornet (USA)
- Dassault avec son Rafale (FRA)
- Lockheed Martin avec le F-35A (USA)

Grand intérêt des médias et de la population pour les essais

Avec le soutien de l'armée, armasuisse a organisé pour chaque candidat une manifestation sur l'aérodrome militaire de Payerne, au cours de laquelle le constructeur a pu présenter son avion. Ces manifestations ont suscité un très vif intérêt de la part des médias de Suisse et de l'étranger : entre 50 et 80 professionnels des médias ont en effet participé à chacune des quatre présentations. Qui plus est, près de 2000 citoyennes et citoyens ont eu la possibilité d’assister aux après-midis pour « spotters ». Ils ont ainsi pu contempler et photographier les avions de près. De nombreux autres passionnés d’aviation ont suivi les essais à partir des diverses places prévues pour les spectateurs autour de l’aérodrome militaire.

Étapes suivantes du projet

Il s’agit maintenant pour armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, de rassembler dans des rapports spécialisés, les constats et conclusions tirés des phases d’essais en vol et au sol. Ces rapports serviront aussi à déterminer la taille nécessaire de la flotte pour chaque modèle d’avion.

Sur la base des résultats de la phase d'analyse et d'essai, armasuisse préparera ensuite un deuxième appel d’offres qu'elle transmettra aux candidats à la fin 2019. À partir des résultats de la deuxième offre, armasuisse comparera les avantages des candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque avion. Les résultats, accompagnés d'une analyse complète des risques, seront intégrés au rapport d'évaluation, mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans.

Les travaux sur le rapport d'évaluation commenceront au cours du second semestre de 2020. Le rapport ne sera finalisé qu'après un éventuel scrutin référendaire. Le Conseil fédéral décidera ensuite du modèle et du nombre d’avions à acquérir.

Liens des avions ayant passés les tests :

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/30/air2030-es...

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/12/air3020-l-...

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/05/21/air2030-es...

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/06/07/air2030-e...