13/02/2021

Les L-39 Ouzbeks modernisés au complet !

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Aero Vodochody a livré les six avions d'entraînement à réaction L-39C Albatros modernisés à l'Ouzbékistan, concluant un contrat de révision lancé en 2018.

Le constructeur tchèque a annoncé le 10 février que la livraison finale à la République d'Asie centrale avait eu lieu trois jours auparavant le délai final du contrat.

Les L-39 Albatros, ont subi une révision générale chez Aero Vodochody. Une partie de la révision des avions ouzbeks comprenait une modernisation partielle de leur équipement à bord. L'Ouzbékistan a confié à l'entreprise, la révision de ses six L-39 avec l'aide d'Omnipol en septembre 2018. En 2019, les six machines sont arrivées dans les installations d'Aero à Vodochody, en République tchèque, dans le plus strict secret.

Pour les travaux de modernisation, l'équipement de communication soviétique d'origine a été remplacé par des systèmes de fabrication tchèque. L’avionique et des aides à la navigation sont de type Garmin et ont également été installées. La boussole radio a également été remplacée par une technologie plus moderne, et l'indicateur de givrage a été remplacé par un nouvel équipement fabriqué par Rosemount Aerospace.

L'Ouzbékistan est le premier d'un certain nombre de clients à avoir opté pour des révisions et des modernisations effectuées par le fabricant d'origine, Aero Vodochody, qui est le seul au monde autorisé pour ce type de révision.

Photo : L-39C modernisé Ouzbek @ Aero Vodochody

 

 

 

12/02/2021

Le premier Tornado allemand avec une durée de vie allongée a volé !

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La Luftwaffe en collaboration avec Airbus DS a effectué le vol du premier avion de combat Panavia Tornado dont la durée de vie a été prolongée. Ce premier Tornado,de série 43 + 42 de la Tactical Air Force Wing 33, s’est  envolé des installations d’Airbus à Manching, à la suite du processus qui a vu la durée de vie de sa cellule étendue à 8’000 heures de vol contre les 6’000 heures de vol actuelles.

Jusqu’en 2030 :

Le ministère fédéral de la Défense a confirmé que 85 Tornado devraient rester en service jusqu'à la fin de 2030 grâce à cette prolongation de la vie de la cellule de l’avion.

Pour la prolongation de la vie cellule, Airbus a dû procédé au remplacement de plusieurs pièces de structurelles importantes comme par exemple l’élément de liaison entre la partie avant et la partie médiane du fuselage. Pour se faire les équipes de maintenance ont dû reproduire des pièces de qui n’existaient plus. Au total, ce sont près de 400 pièces structurelles requises qui ont été fabriquées, puis installées à bord de l’avion. Selon un porte-parole de la Luftwaffe, il aura fallu exécuté près de 2’000 étapes pour démonter et remonter le Tornado.

En effet, cette mise à jour cellule implique le démantèlement quasi-complet de l'avion à l'usine d'Airbus Defence and Space à Manching, dans le sud de l'Allemagne. La société d'ingénierie d'analyse et de test Industrieanlagen-Betriebsgesellschaft (IABG) à Ottorbrunn détermine quelles pièces ont atteint la fin de leur vie et doivent être remplacées, qui doivent ensuite être construites et installées.

Le programme allemand d'amélioration de la durée de vie (SLE) engage les responsabilités de conception de systèmes d’Airbus et BAE Systems.

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Photos : Premier vol d’un Tornado avec une vie allongée @ Airbus DS

Bombardier cesse la fabrication du Learjet !

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C’est une double mauvaise nouvelle pour les passionnés d’aviation, l’avionneur canadien Bombardier va cesser de fabriquer la famille d’avions d’affaires Learjet et supprimera du même coup 1’600 emplois dans le cadre d'un vaste plan visant à accroître la rentabilité et à réduire les coûts.

La production de l'emblématique avion privé, qui est arrivé sur le marché il y a près de six décennies, cessera au quatrième trimestre. Cette décision doit permettre à l’avionneur de se concentrer sur ses jets d'affaires « Challenger » et « Global » plus gros, plus rapides et plus lucratifs. Il est vrai que la concurrence sur le marché des jets de petite et moyenne cabine s’est accrue ces dernières années et pour Bombardier, il fallait faire un choix crucial.

Ces mesures iront vers un objectif d'économies de coûts de 400 millions de dollars par an d'ici 2023. Cette décision est l’ultime travail de réorganisation engagé par l’avionneur canadien après la vente de son programme d'avions C Series à Airbus et du Q400 à De Havilland. Sans oublier le mois dernier la vente de sa division ferroviaire à Alstom SA.

Fin 2021 :

La ligne d’assemblage des LearJet sera fermée d’ici la fin de 2021. Le LearJet est devenu en quelques années l’un des avions d’affaires les plus populaires au monde. L’avion a accumulé plus de 3’000 livraisons depuis ses débuts en 1963 et était autrefois l'incarnation même du voyage de luxe pour des célébrités du monde entier.

Bombardier continuera d’offrir à long terme un plein soutien pour la flotte d’avions Learjet et, à cet effet, elle a lancé le programme de refabrication Learjet RACER pour les avions Learjet 40 et Learjet 45. Ce programme inclut un ensemble d'améliorations comprenant des composants intérieurs et extérieurs, une nouvelle avionique, une connectivité à haut débit, des améliorations des moteurs et une amélioration des coûts de maintenance des avions. Le programme de refabrication RACER sera offert exclusivement par le centre de services de Bombardier situé à Wichita, au Kansas.

Les installations de Bombardier à Wichita continueront de servir de principal centre d’essais en vol de l’entreprise et d’être un élément clé de son réseau mondial de service. De plus, Bombardier a désigné Wichita comme le Centre d’excellence pour ses activités liées aux avions spécialisés et prévoit que les installations joueront un rôle de premier plan dans les futurs contrats de modifications d’avions pour missions spéciales.

Le LearJet est petit morceau de la Suisse :

Initalement, Learjet était un fabricant aérospatial américain de propriété canadienne de jets d'affaires à usage civil et militaire basé à Wichita, au Kansas. Fondée à la fin des années 1950 par William Powell Lear sous le nom de Swiss American Aviation Corporation, elle est une filiale du Canadien Bombardier Aéronautique depuis 1990, qui la commercialise sous le nom de « Bombardier Learjet Family ». La conception préliminaire de Lear était basée sur un avion militaire américain expérimental connu sous le nom de Marvel, remplaçant les turboréacteurs montés sur le fuselage par des turbomoteurs à soufflante canalisée. Cependant, cette conception préliminaire a été abandonnée et la conception finale du Learjet a été plutôt adaptée à partir d'un avion de combat d'attaque au sol suisse des années 1950, le FFA P-16. La structure de base de l'avion suisse P-16 a été considérée par Bill Lear et son équipe comme un bon point de départ pour le développement d'un avion d'affaires, et a formé la Swiss American Aircraft Corporation, située à Altenrhein, en Suisse et composée d'ingénieurs de conception de Suisse, Allemagne et Grande-Bretagne. L'avion était à l'origine destiné à s'appeler le SAAC-23. L'aile avec ses réservoirs de carburant et son train d'atterrissage distinctifs des premiers Learjet a peu changé par rapport à ceux utilisés par les prototypes de chasseurs. Bien que la construction du premier jet ait commencé en Suisse, l'outillage pour la construction de l'avion a été déplacé à Wichita, en 1962. Bill Jr a déclaré qu'il avait fallu trop de temps pour faire quoi que ce soit en Suisse malgré les coûts de main-d'œuvre moins chers. LearJet était dans un bureau temporaire qui a ouvert en septembre 1962 alors que l'usine de l'aéroport de Wichita était en construction. Le 7 février 1963, l'assemblage du premier Learjet a commencé. L'année suivante, la société a été rebaptisée Lear Jet Corporation. Le Learjet 23 original était un six à huit places et a volé pour la première fois le 7 octobre 1963, le premier modèle de production étant livré en octobre 1964. Un peu plus d'un mois plus tard, Lear Jet est devenu une société publique. Plusieurs modèles dérivés ont suivi, avec le premier vol du modèle 24 le 24 février 1966 et le premier vol du modèle 25 le 12 août 1966. Le 19 septembre de la même année, la société a été renommée Lear Jet Industries Inc.

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Photos : 1 LearJet 75 2 le premier LearJet 23 @ Bombardier

11/02/2021

Prochaine remise en service du B737 MAX pour Icelandair !

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Icelandair Group travaille à la remise en service de sa flotte d’avions B737 MAX pour le printemps. Suite à la recertification de l’avion, le transporteur travaille maintenant des mises à jour de l’aéronef et à la mise en place de la formation des pilotes.

Pour Icelandair, le B737MAX est à la fois rentable et plus respectueux de l'environnement, ce qui donne une flexibilité opérationnelle supplémentaire et permettra une montée en puissance et du soutient en vue du développement futur du réseau de routes du transporteur.

Le transporteur déclare être toujours confronté à une « incertitude considérable » et que la demande du premier trimestre 2021 reste « faible », mais suppose qu'une montée en puissance modeste pourrait reprendre au deuxième trimestre de l’année. 

Accord avec Boeing :

La compagnie Icelandair est parvenue l’année dernière à un accord avec l’avionneur Boeing sur l'échouement de la flotte de B737 MAX. Dans le cadre de cet accord, la compagnie aérienne a réduit de quatre appareil son engagement de commande et révisé le calendrier de livraison des six avions restants. À l'origine, Icelandair avait commandé 16 B737 MAX. Six appareils avaient déjà été livrés avant que l'avion ne soit immobilisé en mars 2019. Avec quatre avions supprimés de la commande, les six autres seront ajoutés à la flotte de la compagnie aérienne du deuxième trimestre 2021 au premier trimestre 2022.

Icelandair réitère sa confiance :

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Le transporteur parle à nouveau des avantages du « MAX » en prévision du retour de celui-ci en vol. Pour ce dernier, le Boeing B737 MAX utilise 37% de carburant en moins par voyage par rapport au Boeing B757-200, qui constitue actuellement l'essentiel de la flotte Icelandair et 14% de moins que le Boeing 737 NG. Le B737 MAX laisse également une empreinte sonore 40% plus petite que ses prédécesseurs, même si les moteurs sont plus puissants. Cela est dû à la fois à une nouvelle conception aérodynamique de la cellule et des ailes (notamment des ailettes à bout renversé) et à une conception innovante des moteurs.

Les pales des compresseurs sont en carbone super résistant, tissées avec une technique 3D. Cela signifie que chaque moteur pèse moins de 500 lb de moins qu'auparavant, économisant ainsi du carburant et créant moins de pollution.

Dans un autre registre, Icelandair parle de la qualité de confort intérieur du « MAX » le nouveau Boeing Sky Interior. Le design intérieur se concentre sur le bien-être et le plaisir du passager en vol avec l'ajout de fenêtres nouvellement conçues pour une meilleure vision. L'éclairage ambiant à LED et les nouveaux compartiments supérieurs contribuent également à une sensation de plus d'espace à bord. 

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Photos : 1 B737 MAX Icelandair 2 Intérieur @ Icelandair 

L’USN commande 5 VH-92A additionnels !

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L’US Navy a accordé à Sikorsky un contrat à prix fixe ferme d’un montant de 479 millions de dollars pour l'acquisition de cinq hélicoptères présidentiels VH-92A.

L'attribution porte sur les options d'achat des hélicoptères de production initiale à faible taux (LRIP) du lot 3, du soutien à l'entrepreneur intérimaire associé, des kits de reconfiguration intérieure de deux cabines, de l'équipement de soutien, des pièces de rechange initiales et du réapprovisionnement des pièces du système. Les travaux devraient être terminés d'ici décembre 2023.

Rappel : 

Le Sikorsky VH-92A est le nouvel hélicoptère bimoteur qui doit venir remplacer les actuels Sikorsky VH-3D et Sikorsky VH-60N du Marine Helicopter Squadron One (HMX-1) pour effectuer la mission de transport aérien présidentielle. Le VH-92A est transportable par avion vers des endroits éloignés via un seul avion de transport Boeing C-17 « Globemaster III » de l'US Air Force (USAF). 

Initialement, c’était l’AW101 européen de Leonardo qui avait été sélectionné à l’époque sous l’administration Bush. Sous pression, le contrat n’avait pas abouti et un nouveau cahier des charges avait été rédigé sous l’administration Obama. L’hélicoptériste européen avait fini par abandonner la compétition.

Le code « Marine One » est employé lorsque le président des Etats-Unis est à bord de l’appareil.

Situation du programme : 

A ce jour, Sikorsky a livré six hélicoptères VH-92A à l'US Navy. Les 4 premiers appareils évoluent en tant qu’aéronefs d’essais et de développement de systèmes (SDTA) au sein du HMX-1 de la Marine Corps Air Facility (MCAF) à Quantico en Virginie. Ces appareils avaient volé 431 heures au 30 septembre 2020. 

Les deux autres appareils sont basés à la Naval Air Station (NAS)de Patuxent River, dans le Maryland et sont engagés au sein du programme de l'équipe d'essai intégrée (ITT) et ont accumulé 161,2 heures de vol depuis le 30 septembre 2020.

Le Sikorsky VH-92 :

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Le Sikorsky VH-92 est un dérivé du S-92. Le premier appareil a été livré en septembre 2004. Principalement utilisé pour le ravitaillement des plates-formes pétrolière et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 Cyclone. Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le « Sea King ». Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Le Sikorsky S-92 est un hélicoptère de transport biturbine, muni d’un rotor principal et d’un rotor de queue à hélice quadripale, d’un train d’atterrissage tricycle rétractable et pouvant transporter jusqu’à 22 passagers. Cinq prototypes sont construits, un pour des tests au sol et les quatre autres pour les essais en vol, munis de turbines General Electric CT7-6D. Le premier vol est effectué au centre d’essais de Sikorsky à West Palm Beach, en Floride, le 23 décembre 1998. A partir du troisième prototype, le S-92 reçoit plusieurs modifications. Son fuselage est rallongé de 40 cm, le stabilisateur horizontal est repositionné sur le côté gauche de la poutre de queue, qui elle, est raccourcie de 1,04 m. Ces modifications permettent de résoudre des problèmes de stabilité en tangage, facilitant ainsi son utilisation dans des conditions de vols difficiles avec des vents importants. Cela a également permis de rajouter une rangée de trois sièges, portant la capacité de transport du S-92 à 22 passagers. La structure de l’appareil est en aluminium et en matériaux composites, ces derniers représentent 40% de la masse totale de l’appareil. 

Le poste de pilotage est équipé de systèmes de navigation modernes, ainsi que de quatre écrans multifonctions. Les pilotes sont assis sur des sièges Martin-Baker anti-crash et utilisent deux manettes qui permettent, grâce aux divers capteurs et de l’ordinateur de gestion du vol, de contrôler l’appareil en tangage, roulis et lacet. Le poste de pilotage est chauffé, ventilé et climatisé indépendamment de la cabine. Un équipement quasi complet permet une sécurité en vol maximale : deux systèmes automatiques de contrôle de vol (AFCS), des systèmes anticollision (TCAS) et d’avertissement de proximité du sol (EGPWS) et un radar météorologique placé dans le nez de l’appareil. Les systèmes vitaux de l’appareil sont redondants, la cellule offre une bonne résistance en cas de crash et la boite à vitesse peut fonctionner durant ½ heure sans huile. En cas d’amerrissage forcé, un système de flottaison se gonfle automatiquement, comprenant également deux radeaux d’une capacité de quinze personnes chacun à l’avant des flotteurs.

Dans le cadre du programme VXX, Sikorsky propose le S-92 dans le standard VH-92 aux moteurs plus puissants et entièrement construit par des entreprises américaines. Les systèmes électriques et hydrauliques sont installés en triple exemplaires et le système d’alimentation en carburant se fait par aspiration, ce qui évite d’éventuelles fuites dues à la pression. Les systèmes de pilotage sont également redondants. Les réservoirs de carburant auto-obturant, placés à l’extérieur de la cabine, sont capables de supporter des impacts d’obus de 23mm. L’appareil possède un système de dégivrage et est également protégé contre la foudre et les champs de rayonnement d’intensité élevée.

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Photos : 1 & 3 Les premiers VH-92A aux essais @ US Navy 2 Cockpit VH-92A @ Sikorsky