14/06/2021

Premier TH-73A pour l’US Navy !

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L'US Navy (USN) a reçu le premier des 130 hélicoptères d'entraînement Leonardo TH-73A. La première variante du Leonardo l'AW119K a été livrée à l’US Navy lors d'une cérémonie à l'usine Leonardo  Philadelphia Corporation de Leonardo en Pennsylvanie, à laquelle ont assisté des dirigeants de la compagnie et de la marine américaine. 

Rappel :

C’est en janvier 2020 que la division américaine de Leonardo, soit AgustaWestland Philadelphia Corp., qui a remporté un contrat de 176,5 millions de dollars pour la production de 32 hélicoptères TH-73A (dénomination pour l'US Navy) pour le renouvellement du système de formation avancé sur hélicoptère (AHTS). Le contrat comprend également les pièces de rechange initiales, l'équipement de soutien particulier, les trousses de flyaway, les treuils, les charges d'élingues, la formation des pilotes instructeurs et auxiliaire et du personnel de maintenance.

Les hélicoptères seront produit à Philadelphie, Pennsylvanie (87%); Mineral Wells, Texas (5%); et divers endroits en dehors du continent américain (8%), et devrait être achevé en octobre 2021. 

Le nouvel hélicoptère répond aux exigences avancées en matière de formation à voilure tournante et à rotor basculant intermédiaire pour la Marine, le Corps des Marines et la Garde côtière jusqu'en 2050.

Leonardo a battu la concurrence d’Airbus Helicopters, qui proposait le H135, et de Bell, qui proposait le 429 GlobalRanger et le 407GXi.

En plus de livrer son hélicoptère, Leonardo ouvrira également un centre de 100 000 pieds carrés (9 290 mètres carrés) à Milton, en Floride, pour fournir des services d'assistance et de maintenance à la clientèle au Whiting Aviation Park, situé directement en face de l'aérodrome de la Naval Air Station (NAS). Whiting Field où opérera la flotte de TH-73. La cérémonie d'inauguration de cette installation est prévue pour décembre 2021.

Le TH-73A/ TH-119 / AW-119 : 

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Le TH-73A /TH-119 est une variante du célèbre AW119 spécialement conçu pour la formation militaire. Il s’agit du seul hélicoptère monomoteur moderne certifié capable de fonctionner dans des conditions de vol aux instruments (IMC), ce qui permet de disposer de plus de jours de formation disponibles qui limitent temps total pour former. Le TH-119 est un hélicoptère d’entraînement à spectre complet, ce qui signifie qu’avec une seule configuration, la Navy peut effectuer des vols d’entraînement fondamentaux, tels que des atterrissages coulissants, des vol stationnaires et des autorotations complètes (sans en décharger aucun d’entre eux pour la simulation), ainsi qu’un entraînement avancé vols, y compris NVG, instruments, navigation, tactique, monte-charge, cargaison externe et recherche et sauvetage.  

Le cockpit doté d’écrans EFIS évolués à double affichage de Genesys Aerosystems permet d’instruire l’un ou l’autre des sièges du pilote avec des capacités IFR complètes, y compris un directeur de vol et un pilote automatique complet à 3 axes. Son siège d'observation unique réglable à 180 degrés offre aux étudiants-pilotes une vue complète du cockpit, offrant un meilleur environnement d'apprentissage, même en tant que passager. Le TH-119/TH-73A combine des marges de puissance exceptionnelles, grâce à son moteur PT6-B Pratt & Whitney Canada de 1’000 shp, populaire et fiable, à la durabilité d'une cellule en métal de type cocon et à des patins renforcés stabilisés pour l'entraînement au toucher. Pour minimiser le temps passé au sol et maximiser la flexibilité opérationnelle, le TH-119/TH-73A peut faire le plein de carburant sous pression.

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Photos : le TH-73A @ Leonardo

Airbus prépare les réservoirs de l’avion à hydrogène !

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Airbus a décidé de concentrer ses efforts en matière de réservoirs métalliques à hydrogène en créant deux Centres de Développement Zéro-Emission (ZEDC) complémentaires, sur ses sites de Brême (Allemagne) et de Nantes (France). L'objectif des ZEDC est de fabriquer des réservoirs cryogéniques à des coûts compétitifs afin de réussir le lancement de l’avion ZEROe sur le marché et d'accélérer le développement des technologies de propulsion à l'hydrogène. La conception et l'intégration des réservoirs sont cruciales pour les performances d'un futur avion à hydrogène. 

Les développements technologiques couvriront l'ensemble du produit et des équipements industriels, des pièces élémentaires à l'assemblage, en passant par l'intégration des systèmes et les essais cryogéniques sur les réservoirs d'hydrogène liquide (LH2). Les deux ZEDC seront pleinement opérationnels d'ici 2023 pour construire ses réservoirs LH2, le premier essai en vol étant prévu pour 2025.

Airbus a choisi le site de Brême en raison de sa configuration diversifiée et de ses décennies d'expérience en matière de LH2 au sein de Defence and Space et d'ArianeGroup. Le ZEDC de Brême se concentrera dans un premier temps sur l'installation système ainsi que sur l'ensemble des tests cryogéniques des réservoirs. En outre, ce ZEDC bénéficiera de l'écosystème plus large de la recherche sur l'hydrogène, tel que le Centre pour les Matériaux et les Technologies Éco-efficaces (ECOMAT), et d'autres synergies provenant des activités spatiales et aérospatiales.

Le site d’Airbus à Nantes a été sélectionné en raison de ses compétences approfondies en matière d’intégration de structures métalliques liées au caisson central de voilure, ce dernier servant parfois de réservoir central, critique pour la sécurité des avions commerciaux. Le site de Nantes apportera sa maîtrise dans un large éventail de technologies métalliques et composites et d’intégration. Son expérience en co-design sur les entrées d'air de nacelles, les radômes et les ensembles structuraux complexes du fuselage central est un réel atout. Le ZEDC bénéficiera des compétences et des infrastructures du Technocentre de Nantes, soutenu par un écosystème local innovant tel que l'IRT Jules Verne.

Conformément aux ambitions des régions d'Allemagne du Nord et des Pays de Loire, Airbus encourage la collaboration industrielle pour soutenir la transition globale vers les technologies de propulsion à l'hydrogène, ainsi que les filières associées dans les régions.

Le réservoir est un composant critique pour la sécurité. Une ingénierie système spécifique est nécessaire. L’hydrogène est plus complexe à utiliser que le kérosène car il doit être stocké à -250 °C pour se liquéfier. La liquéfaction est nécessaire pour augmenter la densité. Pour l'aviation commerciale, le défi consiste à développer un composant capable de résister aux cycles thermiques et de pression répétés qu'exige une application aéronautique.

Dans un premier temps, les réservoirs à hydrogène destinés à l’aviation commerciale seront métalliques. Une évolution vers des structures composites carbone est envisageable à plus long terme. 

Photo : Futurs avions à hydrogènes @ Airbus

 

12/06/2021

Saab prépare les premières livraisons de Gripen E !

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L’avionneur suédois Saab a annoncé préparer la livraison de 6 appareils de type Gripen E cette année pour le Brésil et la Suède.

Avions de série

Ces appareils seront les premiers de série, 4 rejoindront l'armée de l'air brésilienne (FAB), 2  iront à l'Administration suédoise du matériel de défense, a déclaré Jonas Hjelm, chef du secteur d'activité aéronautique de Saab. Pour le Brésil les avions de série rejoindront l'escadre 2 à Anápolis (État de Goiás), d'ici la fin 2021.En parallèle à ces livraisons, l’avionneur Saab travaille au processus visant à obtenir une certification de type militaire pour le modèle E.

Concernant l’avancée du programme Gripen E Saab précise que l’avion a effectué 10’000 ème vol d'essai. Actuellement les travaux concernent le lancement d'une deuxième campagne de tir avec le missile air-air à courte portée Diehl Defence IRIS-T et la préparation au tir du premier MBDA Meteor qui est déjà qualifié sur le Gripen C/D

Les activités au Brésil comprennent de leurs côtés des tests de commandes de vol, des systèmes de contrôle environnemental ainsi que des tests dans l'avion dans des conditions climatiques tropicales. En plus des tests communs au programme Gripen E, des fonctionnalités uniques de l'avion brésilien, telles que l'intégration d'armes ainsi que le système de communication Link BR2 qui fournit des données cryptées et une communication vocale entre les avions sont testées au Brésil.

Un IFF développé au Brésil

Le Brésil travaille à l’intégration d’un IFF (Identification Friend or Foe) Mode 4 National (IFFM4BR) de l'Institut de l'aéronautique et de l'espace (IAE). Le système comprend : un Crypto-ordinateur CM4-B, qui sera intégré au F-39 Gripen ; le Crypto-ordinateur CM4-L, qui servira de base à l'intégration des autres Forces armées, le chargeur de clés cryptographiques (Keyloader) KM4 et des applications de génération, de distribution et de réception de clés cryptographiques réalisées en partenariat avec le Centre de calcul aéronautique de São José dos Campos (CCA-SJ). Malgré les énormes défis liés au développement d'un système aussi complexe que l’IFF national mode 4, le projet a été soumis à l'examen sans dette technique. L'événement a attesté de la maturité du projet et de son respect du calendrier, qui doit respecter la fenêtre d'intégration pour les prochaines étapes de développement du nouveau chasseur F-39 Gripen de la FAB.

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Photos : Gripen E sudéois et brésiliens @ Saab

11/06/2021

L’Indonésie opte également pour le Rafale !

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Le Rafale est-il enfin sur les traces du Mirage III qui avait été en son temps l’avion que tous les pays s’arrachaient ? Possible, quoi qu’il en soit, Jakarta vient de prendre une sérieuse option avec la signature d’un contrat initial pour un lot de 36 appareils.

Selon plusieurs sources concordantes, le ministère indonésien de la Défense et Dassault Aviation avaient signé un contrat initial « Come Into Force » pour l'achat de 36 avions de combat polyvalents le 7 juin dernier et prendra effet en décembre 2021. 

Des points à résoudre

Pour autant, il reste du travail, jusqu’à ce qu’un premier Rafale vole avec les cocardes indonésiennes. En effet, l'Indonésie et la France n'ont pas trouvé de points d'accord pour les retours commerciaux, le contenu local et/ou les compensations (IDKLO) concernant l'achat prévu. Selon Jakarta, la loi no. 16 de 2012 concernant l'industrie de la défense stipule que l'achat d'alpalhankam (équipement de défense et de sécurité) à l'étranger doit être accompagné d'un IDKLO.

Le F-16 coiffé au poteau

Pour autant l’avionneur américain Lockheed-Martin n’avait pas l’intention de voir le marché indonésien lui passer sous le nez. Une forte offensive en direction des médias locaux, avec un entretien en ligne donné le 27 mai par Mike Kelley, responsable du programme F-16 chez le constructeur américain avait été organisé. De plus, l’avionneur pouvait compter sur l’appuis de l’administration Biden qui ne s’opposerait pas à la vente de F-16 Block 70/72 « Viper » à l’Indonésie.

L’Indonésie a eu aussi son feuilleton

Rien n’a été simple pour Jakarta dans le choix de son nouvel avion de combat, en janvier 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». Mais les pressions américaines dans le cadre la législation américaine CAATSA avait finalement fait capoter la vente. Le pays s’est ensuite tourné vers l’Autriche pour un éventuel rachat des Eurofighter T1 autrichiens. Trop chers, difficiles à modernisés, cette option a très vite été abandonnée. Le pays a alors relancé son appel d’offre en décembre dernier.  

Photo : Rafale @ Dassault Aviation

10/06/2021

Le Bangladesh cherche un nouvel avion de combat !

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Le Bangladesh n’est pas un pays très riche, mais les tensions dans la région poussent le pays en direction d’une modernisation des forces armées. Du côté de la Force aérienne, il s’agit de remplacer voir d’intégrer dans un premier temps les anciens F-7 chinois et MiG-29 russes de la Bangladesh Air Force (BAF) avec un nouvel appareils.

Forces Goal 2030

Sous la désignation de « Forces Goal 2030 » », la Direction générale des achats de défense du Bangladesh (DGDP) a lancé un appel d'offres pour l'achat de 16 avions de combat multirôle (MRCA).

La BAF est à la recherche d'un avion de combat nouvellement construit propulsé par deux moteurs avec au moins 5’500 kg de poussée à sec et plus de 8’000 kg avec postcombustion chacun et avec au moins huit points d'attache d'armes et une charge utile minimale de 5’000 kg.

Le gouvernement exige que le futur avion soit équipé d'un réseau de radars à balayage électronique (AESA) avec une portée air-air de 150 km et une portée air-sol de 50 km. L'avion devra également inclure une suite de guerre électronique intégrée (GE) et de contre-mesures électroniques (ECM); un Système infrarouge de recherche et de suivi (IRST) avec une portée de suivi de cible d'au moins 50 km ; système d'affichage et de viseur monté sur casque (HMD/S) avec repérage ; affichage tête haute (HUD) et un cockpit doté d’écrans EFIS modernes.

Par ailleurs l’offre doit comprendre package complet comprenant aéronefs, maintenance et entraînement, ainsi qu'une gamme d'armes air-air et air-sol. Il doit également prévoir l'ouverture d'un centre de maintenance, réparation et révision (MRO) dans le pays. 

Question budget, le Bangladesh dispose d’une enveloppe spéciale de 2,95 milliards de dollars us qui a été créée en plus du budget normal d’acquisition du pays.

Les concurrents potentiels

Le Bangladesh est principalement client auprès des avionneurs chinois et russes, de fait des propositions concernant les Sukhoi Su-35, Su-30SM et MiG-35, ainsi que le Shenyang J-31 chinois seront proposés. Mais le pays semble maintenant s’intéresser de plus près aux appareils occidentaux, ce qui laisse une belle porte ouverte pour le Rafale de Dassault et l’Eurofighter d’Airbus. On ne sait pas si Boeing va lancer son F/A-18 « Super Hornet » dans la bataille qui s’annonce.

Photos : les concurrents potentiels