24/05/2019

Global 7500 supplémentaires pour HK Bellawings !

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Salon annuel de l’aviation d’affaires européenne (EBACE) à Genève, l’avionneur canadien Bombardier a annoncer que HK Bellawings Jet Limited, société de gestion d’avions de Hong Kong, a signé une nouvelle lettre d’intention portant sur cinq avions d’affaires Global 7500 de plus, elle a exercé des options sur deux avions d’affaires Global 7500 dans le cadre d’une entente initiale signée en mai dernier.

« Le Global 7500 continue de faire preuve de ses performances inégalées et de son vol en douceur, le tout en livrant une valeur sans compromis aux clients, en toutes conditions, en tout temps, même en l’absence de vents arrière », a affirmé David Coleal, président de Bombardier Aviation. « L’équipe aguerrie et professionnelle de HK Bellawings correspond parfaitement aux performances supérieures du biréacteur Global 7500 et nous sommes enchantés qu’elle ait choisi notre avion phare pour élargir sa flotte croissante d’avions d’affaires. »

« Aujourd’hui, marque un pas en avant vers notre objectif de devenir le premier opérateur d’avions d’affaires en Asie. Nous sommes très impressionnés par l’avion Global 7500 de Bombardier depuis son entrée en service il y a moins de six mois », a déclaré M. YJ Zhang, président de HK Bellawings. « Ses performances inégalées et son autonomie répondent parfaitement aux besoins de nos clients dans la région de la Chine élargie. Exploitant de l’une des plus grandes flottes d’avions Global 7500 du monde, HK Bellawings Jet étendra la portée de ses activités et pourra continuer de poursuivre des objectifs plus élevés. »

Gagnant du prix Laureate 2019 d’Aviation Week et d’un prix Red Dot de design, l’avion Global 7500 procure le vol en douceur emblématique de Bombardier et un espace unique chez les avions d’affaires. Doté d’une cuisine pleine grandeur et de quatre véritables zones habitables, cet avion est une référence pour son intérieur de cabine exceptionnel. L’autonomie de l’avion Global 7500 de 7’ 700 milles marins est la plus grande de l’aviation d’affaires. L’appareil peut relier les villes de Beijing, Shanghai et Hong Kong sans escale aux villes de New York, Londres ou Milan; de plus, il peut voler sans escale de Singapour à Vancouver. 

Photo : Cérémonie entre Bombardier et HK Bellawings à EBACE@ Bombardier

23/05/2019

Inde, tir d’un BrahMos de guerre depuis un Su-30 !

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L’Indian Air Force (IAF) a tiré avec succès le missile BrahMos version aérienne depuis un avion de combat Su-30 MKI. Le lancement à partir de l'avion s'est fait en douceur et le missile a suivi la trajectoire souhaitée avant de toucher directement la cible au sol. Contrairement au tir de 2017, le missile était cette fois doté de sa pleine capacité de guidage pour atteindre sa cible avec précision.  

L'intégration de l'arme dans l'aéronef a été un processus très complexe impliquant des modifications mécaniques, électriques et logicielles de l'aéronef. L’IAF est impliquée dans l’activité depuis sa création. Le développement du logiciel de l'avion a été entrepris par les ingénieurs de l'IAF tandis que HAL apportait des modifications mécaniques et électriques à l'avion.

Les efforts dévoués et synergiques de l’IAF, du DRDO, du BAPL et du HAL ont prouvé la capacité du pays à entreprendre de telles intégrations particulièrement complexes.

Le missile BrahMos offre à l’armée de l’air indienne la capacité désirée d’attaquer à partir de vastes champs de bataille éloignés sur toute cible en mer ou sur terre avec une précision extrême jour et nuit et par tous les temps.

La capacité du missile, associée aux performances exceptionnelles de l'avion Su-30MKI, confère à l'IAF la portée stratégique redoutable pour la région.


Le BrahMos : 

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie. Les deux pays ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et du KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos :Tir d’un BraMos depuis un Su-30MKI de l’IAF @ IAF

 

EBACE, Pilatus cartonne avec le PC-24 !

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Je vous l’annonçais en ouverture du salon EBACE qui se tient à Genève cette semaine, l’avionneur suisse Pilatus cartonne à nouveau avec son jet PC-24. Les ventes étaient bloquées jusqu’ici, afin de permettre la mise en place de la chaine de fabrication du premier jet d’affaire suisse et de pouvoir livrer les premiers appareils. Pour Pilatus, la tenue du salon EBACE coïncidait avec la réouverture du carnet de commande. On savait que la demande serait forte, mais visiblement, celle-ci dépasse les attentes, une nouvelles fois.  Lors de l’édition du salon EBACE de 2014, l’avionneur avait enregistré un total de 84 commandes pour son PC-24 en quelques jours. Ce chiffre représentait les deux premières années de production.

Déjà 40 commandes :

Un jour après la réouverture du carnet de commandes de Pilatus pour une nouvelle tranche de 80 avions à réaction PC-24, le fabricant en avait déjà vendu 40. "Nous avons déjà vendu la moitié des 80", a déclaré Oscar Schwenk, président de Pilatus. Afin de continuer à produire dans de bonne condition, l’avionneur  avait annoncé lundi qu'il acceptait le nombre limité de nouvelles commandes.

Augmentation de la production :

Avec une production de 40 PC-24 prévus cette année, la production passerait à 50 l'année prochaine et pourrait encore augmenter par la suite. Mais pour Pilatus, la production maximale de son site de Stans est de  60 avions maximum par an pour le PC-24. Il faut pourtant souligner que la demande dépasse déjà la capacité de production. Chez Pilatus, on envisage par exemple de préparer une deuxième installation de production à l’avenir.

Le Pilatus PC-24 :

Capable d’utiliser des pistes très courtes et peu aménagées, le PC-24 est le premier jet d’affaires du monde à pouvoir bénéficier d’une porte cargo standard. Le jet dispose également d’une cabine très spacieuse dont l’intérieur peut être adapté aux exigences personnelles du client. Tout ce qui en fait un « hyper polyvalent Jet », un avion qui est conçu pour une grande variété de missions en ligne avec les besoins individuels. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept de Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Le PC-24 dispose d’une certification Single Pilot (un seul pilote) IFR (vol aux instruments).

Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut emporter jusqu'à 10 passagers en cabine pressurisée.

Son généreux compartiment bagages accessible en fond de cabine est desservi par une véritable porte cargo, située entre les ailes et le moteur, à l'instar de son petit frère à hélice, le PC-12NG. Le PC 24 peut donc, lui aussi, proposer une palette d'aménagements très diversifiée. Il est alimenté par deux réacteurs Williams FJ-44-4A montés à l'arrière du fuselage.

Avec une distance de décollage de 820m et une distance d'atterrissage de 770 m, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable).

L'appareil a également la possibilité d'atteindre rapidement un niveau de vol élevé (45 000 pieds), comme de nombreux jets d'affaire, pour échapper à l'intensité du trafic sur les principales routes aériennes et garantir ainsi, une meilleure souplesse d'utilisation dans les régions au ciel encombré.

 

Photos : PC-24 @ Pilatus

14:23 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ebace, pilatus, nbaa, jet d'affaires, bizjet |  Facebook | |

22/05/2019

Les Gulfstream G650 & G650ER certifiés approches abruptes !

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Salon EBACE, l’avionneur Gulfstream a reçu la certification FAA de ses appareils G650 et G650ER pour les approches escarpées. Après avoir démontré les capacités en matière d’approche abrupte l’an dernier, les deux versions de l’avion peuvent désormais accéder à des aéroports difficiles, tels que London City, qui nécessitent une assistance supplémentaire.

Cette homologation, qui concerne plus de 350 G650 en service, ouvre également l'avion à une utilisation dans des aéroports montagneux tels que Lugano, qui dispose également d'une courte piste à l'embouchure d'une vallée, nécessitant des caractéristiques d'approche similaires.

Gulfstream G650 :

Le G650 se présente comme le jet d’affaires capable de voler plus vite et plus loin que tous ses concurrents en offrant la cabine passagers la plus spacieuse du secteur. Lancé en 2008, le G650 peut transporter dix-huit passagers avec un équipage de quatre personnes, sans escales sur 7’000 miles nautiques, soit un vol New York à destination de  Dubaï.

L’avion dispose en version standard d’un cockpit  nouvelle génération doté d’un Enhanced Vision System II couplé à un Head-Up Display (HUD). Equipé d'un système en configuration de gestion de vol Triplex, la descente d'urgence peut s’effectuer en mode automatique, il dispose d’un radar  3D météorologique. Doté de moteurs Rolls-Royce BR725 de dernière génération, plus silencieux et moins gourmand en kérosène, il se montre 25 % plus économique que la génération précédente.

Les ingénieurs de Gulfstream ont  accordé une attention particulière à l'environnement de la cabine. En fait, ils l'ont conçu à partir de l'intérieur. Plus long, plus large et plus haute que n'importe quelle cabine de sa catégorie. L’avion peut être doté de confortables chambres à couchers,  la cabine peut être configurée avec une table de quatre places pour conférence avec deux sièges supplémentaires à travers le couloir, pour les repas ou les réunions et  bénéficient de sièges plus larges. Douze variations sont possibles en fonction des désirs du clien

Le G650ER :

Le G650ER (Extented Range) est directement dérivé de l’actuel G650, mais celui-ci peut parcourir 7’500 nm (13’890km) à une vitesse de croisière de Mach 0,85. Cette nouvelle version permet de relier d’une traite New York à Dubaï par exemple.  L’avion reprend par contre les mêmes spécificités que le G650, soit un cockpit  nouvelle génération doté d’un Enhanced Vision System II couplé à un Head-Up Display (HUD). Equipé d'un système en configuration de gestion de vol Triplex, la descente d'urgence peut s’effectuer en mode automatique, il dispose d’un radar 3D météorologique. Doté de moteurs Rolls-Royce BR725 de dernière génération, plus silencieux et moins gourmand en kérosène, il se montre 25 % plus économique que la génération précédente. Equipé d'un système en configuration de gestion de vol Triplex, la descente d'urgence peut s’effectuer en mode automatique, il dispose d’un radar 3D météorologique. Doté de moteurs Rolls-Royce BR725 de dernière génération, plus silencieux et moins gourmand en kérosène, il se montre 25 % plus économique que la génération précédente.

Les ingénieurs de Gulfstream ont  accordé une attention particulière à l'environnement de la cabine. En fait, ils l'ont conçu à partir de l'intérieur. Plus long, plus large et plus haute que n'importe quelle cabine de sa catégorie. L’avion peut être doté de confortables chambres à couchers,  la cabine peut être configurée avec une table de quatre places pour conférence avec deux sièges supplémentaires à travers le couloir, pour les repas ou les réunions et  bénéficient de sièges plus larges. Douze variations sont possibles en fonction des désirs du client. 

Photo :G650ER à EBACE @ P.Kümmerling

21/05/2019

Air2030 : Essais du Rafale !

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Troisième appareil en compétition, le Rafale de Dassault Aviation et ses partenaires Thales et Safran a débuté ses essais dans notre pays.

Le RAFALE F-3R :  

Les deux avions biplaces sont arrivés jeudi à 11H00 sur la base aérienne de Payerne. Ces avions appartiennent aux Forces françaises. L’un d’eux provient de la base d’Istres et l’autre appartient à l’Escadron de Transformation Rafale 2/92 Aquitaine (ETR2/92) basé à Saint-Dizier.

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Le RAFALE est un avion de combat de nouvelle génération doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Il est entré en service au sein de l’Armée de l’Air française en 2006. Depuis cette date, le RAFALE a constamment évolué et a atteint une pleine maturité.

Le RAFALE a été le premier avion conçu dès le début  de sa conception pour effectuer tous les types de mission pendant un même vol.  C’est sa capacité OMNIROLE. Cela est possible grâce à sa capacité d’emport (il peut emporter son propre poids à vide en charges utiles) et à la conception de son système d’armes qui assiste le pilote dans la gestion simultanée des différentes missions : Police aérienne, supériorité aérienne, reconnaissance, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et, en configuration embarquée, attaque maritime.

L’avionique comprend trois écrans couleurs principaux, un viseur tête haute (HUD) ainsi qu’un viseur de casque. Les deux écrans latéraux sont tactiles et sont utilisés dans les phases préparatoires du vol  (préparation du système d’arme, gestion des capteurs et des données). L’écran central est celui qui présente au pilote les éléments d’information fusionnées des différents capteurs et sources extérieures pour l’élaboration de sa  situation tactique; air-air, air-sol, reconnaissance ainsi que l’environnement. Chaque RAFALE peut lui-même partager toutes ses données avec l’ensemble de la chaine de commandement et avec ses équipiers (Network centric warfare).

L’avion est équipé d’un système de suivi de terrain extrêmement evolué permettant un vol securisé quelque-soient le relief et les conditions météorologiques, tout en utilisant son radar pour la surveillance de l’espace aérien. En outre l’avion est doté d’un système automatique pour éviter les collisions avec le sol (AGCAS, Automatic Ground Collision Avoidance System) ainsi que d’un « panic button » qui permet un rétablissement automatique en cas de perte d’orientation du pilote.

La nouvelle version du RAFALE F3-R, qui est testée en Suisse, dispose du viseur de casque TARGO II de l’Israélien Elbit Systems et de la capacité METEOR pour la défense air-air à très grande distance. L’avion est équipé d’une liaison de données Link16 Otan de dernière génération (MIDS). Ce nouveau standard du RAFALE est entré en service au début de cette année et prend en compte les retours d’expérience opérationnels.

 

Les systèmes du RAFALEF-3R testés en Suisse: 

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Radar AESA : 

Le Rafale est équipé d'un radar « RBE2 » à balayage électronique actif « AESA » conçu par Thales. Le système permet de traiter 40 cibles simultanément et d’en engager 8. Le radar RBE2 peut être couplé au système de suivi de terrain en fournissant une cartographie du terrain devant l’avion.

OSF :

Le système OSF (optronique secteur frontal) de Thalès du RAFALE, () est un système de détection et de poursuite passif composé d'une voie infrarouge bi-bande (3-5 µm et 8-12 µm), capable de détecter et de poursuivre les cibles à plus de 100 km, et d'une voie télévision capable d'identifier une cible, d'en détecter l'armement à plus de 50 km. Le capteur TV est couplé à un télémètre laser. Ce système présente le grand avantage de permettre une identification visuelle à 50 kilomètres ; idéale pour des missions de la police aérienne. Il permet aussi d’engager des cibles en toute discrétion (radar sur veille)

SPECTRA :

Le système de guerre électronique développé par Thales « Spectra » (Système de protection et d'évitement des conduites de tir pour Rafale) est le système électromagnétique de détection, d'autoprotection et d’engagement en mode passif du RAFALE. Le RAFALE possède trois détecteurs radar de 120° (deux antennes devant les plans-canard, une antenne en haut de dérive), trois détecteurs d'alerte laser (DAL) de 120° (deux antennes sur le fuselage en bas du pare-brise, une antenne logée dans un barillet sur la dérive) et deux détecteurs de départ missile (DDM) infrarouge (deux antennes logées dans un barillet sur la dérive).

Le système assure une veille dans tous les spectres sur 360° en détectant une source avec une précision de moins de 1° (suffisante pour les attaquer ou les brouiller individuellement), en l'identifiant par comparaison des signaux à une banque de données, en hiérarchisant et en localisant les menaces en mode interférométrique, en les fusionnant avec les pistes détectées par d'autres capteurs (radar, OSF), en les présentant au pilote et en lui proposant des contre-mesures. Le Rafale possède 3 brouilleurs (2 antennes à balayage électronique actives situés devant les entrées d'air et un à la base de la dérive), 4 lance-leurres modulaires à éjection vers le haut (placés à la jonction de l'aile et du fuselage) et 4 lance-paillettes

L’avion dispose également du système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet d'éviter le brouillage électronique du GPS par l'adversaire

Nacelles  :

TALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) permet de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser. Le TALIOS dispose de la dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire. Une vision grand-angle. Le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

SNIPER :

A l’exportation le Rafale F3-R offre églement la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » de Lockheed Martin qui assure la désignation de cible pour des bombes à guidage laser, la nacelle Sniper peut aussi servir de nacelle de reconnaissance tout temps grâce à son FLIR et un caméra CCD embarquée.

AEROS :

La nacelle de reconnaissance de dernière génération, la nacelle AEROS : (Airborne Reconnaissance Electro Optical System) est 100% numérique, A l’avant, le bloc optique du capteur HA/MA (haute altitude/moyenne altitude) permet la prise de vue photographique à moyenne portée ou bien à longue portée et distance de sécurité. L’AREOS Reco NG a des portées d’identification de plusieurs dizaines de kilomètres. A l’arrière de l’AREOS Reco NG, le capteur basse altitude permet de photographier d’horizon à horizon à seulement 60 mètres du sol et à des vitesses très élevées. Qu’elle travaille en mode «ponctuel », «couverture de zone» ou encore «suivi d’itinéraire », la nacelle fonctionne automatiquement et connaît en permanence sa position précise dans l’espace, ce qui lui permet de gérer, en roulis et en tangage, le pointage des optiques.

Radios & IFF :

Le Rafale dispose de postes radio utilisables en clair comme en mode évasion de fréquence lui permettant d’être complètement interopérable avec les systèmes de communication de l’Otan, ainsi que d'un nouvel IFF mode 5/S.

Données techniques & armement du Rafale F-3R :

Deux moteurs SAFRAN M88 de 50kN et 75kN avec postcombustion. Masse à vide 10t maximale 24’500kg. Vitesse Mach1,8. Mode SuperCroisière Mach 1,4. Plafond pratique 15’240m. Vitesse ascensionnelle supérieure à 280m/s. Rayon d’action 1’759km.

Armement

14 points d’emport : 1 canon Nexter DEFA 791B de 30mm. Air-air : missiles MICA (EM et IR), METEOR. Air-sol : missile SCALP-EG. Anti-navire : missile AM39 Exocet BlockII. Bombes : AASM « HAMMER », GBU-12, GBU-16, GBU-24, MK-82, BLU-111/B

La version disponible en 2025 : 

Le Rafale F-4 :

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Si notre pays devait opter pour cet avion, le standard livré en 2025 serait le F-4. Le standard F4 comprendra entre autres un nouveau système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont égalementprogrammées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. L’avion sera également doté de la nouvelle génération du missile «MICA» (MICA-NG). Développés en deux versions avec autodirecteur infrarouge (IR) et électromagnétique (EM). Cette évolution de l’avion doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolution des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (OSF), capacités du viseur de casque.

L’architecture ouverte du système d’arme RAFALE permettra d’intégrer progressivement ces nouvelles capacités à partir de 2020. On notera également une nouvelle architecture du cockpit avec vraissemblablement un grand écran. 

Photos : 1 & 3 Rafale à Payerne 2 Conférence de presse @ P.Kümmerling

 Liens sur les essais précédents :

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/30/air2030-e...

https://psk.blog.24heures.ch/archive/2019/04/12/air3020-l...