17/07/2021

Pratt & Whitney Canada se lance dans la motorisation hybride !

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Le motoriste canadien Pratt & Whitney a annoncé cette fin de semaine une initiative forte en vue du développement d’un programme de motorisation hybride. De son côté le gouvernement du Canada apportera un important soutien à ce projet.

Projet P804

C’est en 2019 que le motoriste Pratt & Whitney en collaboration avec Collins Aerospace ont confirmé le développement d’une propulsion hybride électrique. Il s’agit de lié deux technologies où les sources d’énergie indépendantes l’une de l’autre peuvent être utilisées en même temps ou individuellement. Le projet 804 est sous la direction de M. Jean Thomassin qui est le directeur. Il va superviser les efforts de construction et de mise au point du démonstrateur hybride électrique de Pratt & Whitney.

Le projet P804 a pour but premier de faire la validation du concept de propulsion hybride avec une installation en parallèle, c’est-à-dire que les deux moteurs et les deux types d’énergies peuvent être utilisés en même temps pour faire tourner une seule hélice. L’avion de démonstration sera un DASH8-100 est sera équipé d’un moteur PW121 de série d’un côté. De l’autre côté il sera équipé d’un système de propulsion hybride d’une puissance de 2 mégawatts composé d’un moteur électrique et d’une turbine à gaz optimisée pour le vol en croisière, chaque moteur fournissant 1 mégawatt.

Le projet P804 doit également démontrer que cette technologie peut être installée sur des avions existants. Après la phase de validation, il sera alors possible de débuter la mise au point d’un premier système pour un modèle d’avion en particulier. Puis viendra le temps ou les avionneurs pourront développer de nouveaux appareils autour de cette technologie.

Généraliser et investir dans cette technologie

Selon M. Thomassin, cette technologie pourra être utilisée sur plusieurs catégories d’avions allant des plus petits appareils de l’aviation générale jusqu’aux jet régionaux. La propulsion hybride en parallèle permet de fournir un surplus de puissance durant le décollage et la montée jusqu’à l’altitude de croisière puis le moteur électrique cesse de fonctionner. Pour que ce système soit pleinement efficace, il est important d’avoir juste assez d’accumulateurs servant au décollage et à la montée. Avoir un surplus d’accumulateurs entrainerait un surpoids inutile qui ferait diminuer les économies de carburant.

Pour rendre pérenne cette technologie, le gouvernement du Canada va investir jusqu'à 693 millions de dollars pour soutenir ce projet novateur de l’industrie aérospatiale canadienne. De leurs côtés, Bell Textron Canada, CAE Électronique et Pratt & Whitney Canada, ont annoncé plus de 2 milliards de dollars d'investissements privés et publics pour relancer l'industrie aéronautique canadienne durement secouée depuis 16 mois par la pandémie de COVID-19. La région de Québec sera directement impactée par ces investissements et pourrait bien devenir le nœud central du projet. L'ensemble de ces projets devrait permettre la création de 1’000 nouveaux emplois au Québec dans le secteur aérospatial en plus d'offrir des stages de perfectionnement à plus de 6’200 étudiants. 

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Photos : 1 DASH 8-100 2 Moteur PW @ Pratt & Whitney

14/07/2021

SWISS se met au carburant durable !

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Le transporteur SWISS est devenu la première compagnie aérienne régulière à voler avec du carburant durable au départ de la Suisse. Pour ce faire la compagnie a ouvert des partenariats avec plusieurs entreprises afin de mettre en place une toute première chaîne logistique intégrée pour l'importation de carburant durable d'aviation (SAF) en Suisse.

Compte tenu de la haute technologie de ses avions, tels que ceux de la famille Airbus A320neo, la quantité de SAF livrée permet mathématiquement à SWISS d'effectuer près de 175 vols. Les passagers de SWISS peuvent promouvoir l'utilisation de SAF par l'intermédiaire de Compensaid et ainsi voyager de manière responsable. Un accroissement de la production permettrait potentiellement une réduction durable des émissions de CO2.


En collaboration avec Neste, l'un des plus grands producteurs de carburant durable au monde (Sustainable Aviation Fuel – SAF), SWISS a mis en place une toute première chaîne logistique intégrée pour l'importation de carburant durable (SAF) en Suisse. Elle est ainsi la première compagnie aérienne à utiliser ce type de carburant sur ses vols réguliers en partance de la Suisse. L'importation de carburants d'aviation à teneur biogène et leur avitaillement en Suisse sont possibles depuis le 1er juillet 2021 grâce à une nouvelle réglementation douanière.
Dieter Vranckx, CEO de SWISS : « Nous sommes très heureux d'avoir pu prendre livraison du premier train de SAF en auto-approvisionnement en Suisse, peu après l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. SWISS et le groupe Lufthansa plaident depuis des années en faveur de l'importation de carburants durables. En regard des technologies de propulsion aujourd'hui disponibles dans le transport aérien, les SAF constituent à moyen et long terme une technologie- clé pour atteindre nos objectifs 2030. Nous exprimons nos plus vifs remerciements à toutes les personnes qui se sont impliquées dans la mise en place du nouveau processus en déployant leurs efforts pour trouver une solution – en particulier la Direction générale des douanes, Flughafen Zürich AG, Avenergy et Neste. »
A l’aéroport de Zurich l’approvisionnement s'effectue par les oléoréseaux habituels. Le mélange de Neste est certifié Jet A-1 et, comme le kérosène fossile, peut être utilisé pour tous les types d'avions sans qu'il soit nécessaire de modifier les appareils ou les moteurs. Le SAF de Neste est produit à partir de déchets et de matières premières résiduelles provenant de sources durables et renouvelables. Sous sa forme pure et tout au long de son cycle de vie, son utilisation peut réduire les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de max. 80 % par rapport aux combustibles fossiles. La production a été certifiée durable par l'organisation indépendante Roundtable on Sustainable Biomaterials (RSB) en avril de cette année. Neste dispose d'une longue expérience de la production de biocarburants et collabore efficacement avec le groupe Lufthansa depuis de nombreuses années.
 

Le SAF, une technologie-clé pour des vols neutres en CO2

Le SAF a un rôle exceptionnel à jouer dans la décarbonisation du transport aérien. SWISS considère donc qu'il est essentiel d'en promouvoir la commercialisation et la mise sur le marché, d'une manière coordonnée au niveau international. Par cette première importation en Suisse et les efforts qu'elle déploie pour mettre en place une logistique SAF, SWISS souligne son intention de promouvoir le lancement du SAF sur le marché.
« Nous nous sommes fixé des objectifs climatiques ambitieux : une réduction de 50 % de nos émissions nettes de CO2 d'ici 2030, par rapport au niveau atteint en 2019, et des émissions nettes nulles d'ici 2050. En investissant des milliards de francs dans une flotte de haute technologie, en promouvant le SAF par le biais de collaborations ainsi qu'en adaptant nos produits et nos processus métier, nous apportons notre contribution à un avenir plus durable pour les voyages », poursuit Dieter Vranckx.

En Suisse des recherches, mais pas encore de production

Notre pays ne produit pas encore de biocarburant, mais de nombreux chercheurs travaillent à la mise en points de techniques révolutionnaires afin de rendre l’avion plus respectueuse du climat. La demande se fait sentir de la part des compagnies aériennes mais également des Forces aériennes. Si les avions électriques et à l’hydrogènes offrent de bonnes perspectives, leurs développements prendra du temps. Pour l’instant les biocarburants restent chers et ne sont utilisés et mélangés qu'en quantités limitées par certaines compagnies aériennes. Mais l'Association internationale du transport aérien (IATA), l'organisation qui chapeaute l'industrie aérienne, souhaite augmenter massivement l'utilisation des SAF d'ici 2025. Ce plan nécessite un engagement accru des compagnies aériennes, de l'industrie, des gouvernements et des scientifiques. Cela pour produire des carburants durables plus nombreux et moins chers. Dans notes pays plusieurs initiatives sont engagées comme celle de

l'Institut Paul Scherrer (PSI) et le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa), qui ont lancé un programme de recherche conjoint de 6,2 millions de francs suisses. Le programme Synfuels doit permettre d’identifier les meilleurs moyens de produire du biocarburant pour l’aviation.

On relèvera également l’initiative du groupe Lufthansa auquel appartient SWISS qui a conclu un partenariat avec Synhelion, une start-up suisse issue de l'EPFZ, qui utilise une technique permettant de produire des carburants neutres en carbone à partir de la lumière du soleil et de l'air.

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Photos : 1 Vol avec du biocarburant 2 des moteurs plus respectueux @ SWISS

 

 

 

 

08/05/2021

L'avion électrique BETA Technologies primé par l’USAF !

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L'US Air Force a accordé la première approbation de navigabilité pour un avion électrique habité à BETA Technologies, un partenaire du programme AFWERX Agility Prime. Cela permet à BETA de commencer à piloter son avion ALIA dans le cadre du programme Agility Prime. Le prix de navigabilité décerné par l’armée de l’air est le dernier jalon du programme de test de BETA après avoir récemment entamé sa prochaine phase de tests en vol.

" Les ingénieurs de l'armée de l'air ont passé plus d'un an à examiner l'avion ALIA de BETA, en évaluant sa conception et ses capacités de vol par rapport à la norme exigeante MIL-HDBK-516C », a déclaré Camron Guthrie de BETA. Le personnel de l'US Air Force et des experts en la matière ont évalué les exigences de conception et de maintenance de l'avion, ainsi que les opérations et les plans d'essais en vol de la compagnie.

« L'aviation électrique est une priorité de sécurité nationale et, heureusement, cela a été reconnu très tôt par l'armée de l'air. La rapidité et l’efficacité du programme Air Force Agility Prime pour soutenir l’aviation électrique durable ont été remarquables », a déclaré Kyle Clark, fondateur et PDG de BETA. « Les personnes et l'expertise que l'Armée de l'Air a apportées à l'industrie de l'aviation électrique et en particulier à notre programme ALIA accélèrent le développement d'avions incroyablement capables, sûrs et fiables.

Dans le cadre d'un nouveau contrat qui sera signé en juin, l'Armée de l'air aura accès au premier avion électrique du genre et aux premiers simulateurs immersifs eVTOL du genre situés à Washington, DC et Springfield, Ohio.

« Cet accord permettra aux professionnels de l'acquisition de l'Armée de l'Air de prendre des décisions fondées sur des données éclairées par de réelles évaluations de l'utilité militaire », a déclaré le colonel Nathan Diller, directeur de l'AFWERX.

Les installations de simulation et de formation des avions de BETA permettent aux pilotes et ingénieurs de l’armée de l’air de découvrir l’avenir du vol vertical électrique en répétant et en testant l’avion ALIA dans une variété de missions et de scénarios potentiels. Le simulateur de technologie avancée de mobilité aérienne urbaine situé à proximité du laboratoire de recherche de l’armée de l’air à Springfield, dans l’Ohio, offre un accès facile aux plus grands experts techniques et professionnels de l’acquisition de l’armée de l’air. L'installation de Washington, D.C. offre un lieu idéal pour les futurs développeurs de concepts opérationnels de l'Armée de l'Air, de la force interarmées et interinstitutions pour mener des recherches et évaluer les opportunités de l'avenir électrifié. Ces simulateurs à la pointe de la technologie sont basés sur la physique et comprennent des scénarios météorologiques, de gestion des urgences et de mission avec plusieurs aéronefs.

Agility Prime cherche à élargir les voies de transition technologique pour accélérer les marchés émergents à double usage en tirant parti des ressources gouvernementales pour une mise en service rapide et abordable. Dans un arrangement unique en son genre, les ingénieurs de l'AFRL ont utilisé des équipements et des capacités d'analyse uniques pour effectuer des tests structurels sur l'avion ALIA. Ces précieuses données permettront de faire progresser le programme d'essais en vol en toute sécurité tout en fournissant des informations précieuses à l'Armée de l'air sur une conception d'aéronef unique et novatrice.

« Agility Prime consiste à créer une nouvelle voie pour adopter des technologies de pointe au sein du ministère de la Défense en travaillant avec des entreprises innovantes comme BETA de manière à ouvrir de nouveaux marchés ». « Les professionnels de l’ingénierie, des essais et des acquisitions du Commandement du matériel de l’USAF ont une expertise phénoménale pour aider à accélérer ce marché et d’autres marchés émergents.»

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En mars, BETA est passée à la phase suivante de son programme d’essais en vol, en effectuant un vol interétatique avec ALIA de son installation d’essai à l’aéroport de Plattsburgh, New York, au siège de la société près de l’aéroport international de Burlington dans le Vermont. Pour se conformer aux protocoles de la Federal Aviation Agency (FAA) concernant le vol des aéronefs expérimentaux au-delà des zones d'essai désignées, BETA a effectué des tests rigoureux pour garantir des performances fiables et prévisibles des aéronefs. Au cours de la même semaine où ALIA a effectué son premier vol interétats, BETA a également établi un nouveau record de portée et d'altitude en ALIA de 130 miles nautiques et 8’000 pieds respectivement.

 BETA a ajouté à sa liste de clients grandissante en concluant des accords avec BLADE et UPS pour ses avions ALIA et ses bornes de recharge. Les partenaires BETA couvrent désormais les segments médical, logistique, défense et passagers.

L'AFRL :

Le laboratoire de recherche de l'Us Air Force  (AFRL) est le principal centre de recherche et de développement scientifique du département de l'armée de l'air. L'AFRL joue un rôle essentiel en dirigeant la découverte, le développement et l'intégration de technologies de combat abordables pour notre force aérienne, spatiale et cyberespace. Avec un effectif de plus de 11’000 personnes dans neuf domaines technologiques et 40 autres opérations à travers le monde, AFRL propose un portefeuille diversifié de sciences et de technologies allant de la recherche fondamentale à la recherche avancée et du développement technologique.

L’AFWERX :

AFWERX, est un bureau de programme au Laboratoire de recherche de l’US Air Force (AFRL), relie les innovateurs du gouvernement, de l'industrie et du milieu universitaire. Par l'innovation AFWERX étend la technologie, les talents et les partenariats de transition pour une capacité commerciale et militaire rapide et abordable.

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Photos : Alia le concept électrique de BETA Technologie @ Beta Technologies

 

17/04/2021

Les moteurs du Pilatus PC-24, certifiés pour le biokérosène !

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Le fabricant de moteurs d’avions Williams International a terminé avec succès une série d’essais de son moteur FJ44-4 fonctionnant à 100% au carburant d'aviation durable (SAF). Cela fait suite à de nombreux tests au sol de compatibilité des matériaux et d'endurance qui ont validé les performances et la fiabilité du moteur à l'aide de SAF.

Le FJ44-4, propulse le jet léger Pilatus PC-24, a été monté sur un banc d’essai pour le vol de 3,5 heures le 29 mars au centre des opérations aériennes de Williams à Pontiac, dans le Michigan. Le pilote d'essai en chef, Robert Lambert, a noté que le vol au-dessus du nord du Michigan s'est déroulé sans incident et que le moteur a fonctionné parfaitement. L'avion a atteint une altitude de croisière de 45’000 pieds. Ce test en vol suit un vaste programme de tests de compatibilité et d'endurance qui ont validé les performances et la durabilité du moteur en utilisant 100% de SAF.

Ce vol réussi marque une nouvelle étape dans l'initiative Williams Blue Planet pour réduire considérablement l'impact environnemental de l'aviation d'affaires en conduisant sans relâche à un cycle de vie du produit neutre en carbone.

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« Nous avons montré que les moteurs Williams peuvent utiliser 100% SAF pour décarboner l'aviation d'affaires », a déclaré le président, président et PDG de la société, Gregg Williams. « La prochaine étape critique consiste à accélérer la production de SAF pour le rendre plus largement disponible et abordable. »

Council on Sustainable Aviation Fuels Accountability ( CoSAFA) :

Toujours dans une optique de favoriser le développement des carburants propres, dont la disponibilité et l'adoption augmente lentement mais régulièrement, plusieurs organisations aéronautiques ont annoncé en fin de semaine le lancement du Council on Sustainable Aviation Fuels Accountability ( CoSAFA). Le groupe qui comprend : NATA, NBAA, EBAA, IBAC, GAMA et Airlines for America en tant que membres vise à apporter clarté, transparence et exactitude aux pratiques comptables documentant dans l'utilisation du SAF dans les transactions multipartites. L’objectif étant de permettre aux investisseurs de s’assurer que les producteurs et les acheteurs de SAF seront en mesure de capturer de manière fiable les primes environnementales des carburants à faible teneur en carbone, et que l'intensité de carbone SAF et d'autres données sur la durabilité peuvent être communiquées de manière cohérente, vérifiables et traçables, "a noté le groupe.

Le Pilatus PC-24 Super Versatile Jet :

Capable d’utiliser des pistes très courtes et peu aménagées, le PC-24 est le premier jet d’affaires du monde à pouvoir bénéficier d’une porte cargo standard. Le jet dispose également d’une cabine très spacieuse dont l’intérieur peut être adapté aux exigences personnelles du client. Tout ce qui en fait un « hyper polyvalent Jet », un avion qui est conçu pour une grande variété de missions en ligne avec les besoins individuels. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Le PC-24 offre aux passagers des sièges réglables individuellement, une salle de bain avec toilettes, un espace bagages qui reste accessible en vol et une armoire. L’avion dispose d’un système de sécurisation des bagages, une caractéristique unique dans cette catégorie d'avions, et qui est très appréciée par les pilotes chargés de ranger les bagages des passagers. Désormais, le PC-24 est également disponible avec un service de restauration en vol modulaire. L'office avant est situé dans la section avant de la cabine et offre un espace de rangement supplémentaire pour le café, la glace, les boissons et les articles de restauration.

Le contrôle strict du poids a permis à Pilatus d'équiper le PC-24 de deux moteurs à réaction légers Williams FJ44-4A-QPM, ce qui a permis d'économiser plus de 400 lb par rapport aux turbofans traditionnels des avions intermédiaires. Le fait de pouvoir utiliser des moteurs plus légers a eu un effet d'entraînement sur le poids global de la cellule, des structures de support, des ailes et du train d'atterrissage.

Les APU sont pratiquement incontournables dans les avions de taille moyenne, mais Pilatus ne pouvait pas se permettre les 300 livres de poids du troisième moteur. Ainsi, il a travaillé avec Williams pour développer un nouveau mode de puissance silencieuse (QPM) pour que le moteur droit qui réduit le régime au ralenti au sol permette de continuer de fournir une alimentation électrique suffisante pour le climatiseur ou les chaufferettes électriques lorsque l'avion est stationné. Le moteur droit, fonctionnant avec le QPM, fait moins de bruit qu'un APU typique, soit une bonne nouvelle pour les voisins de l'aéroport.

Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut désormais emporter jusqu'à 10 passagers en cabine pressurisée. Avec une distance de décollage de 820 mètres et une distance d'atterrissage de 770 mètres, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable).

L'appareil a également la possibilité d'atteindre rapidement un niveau de vol élevé (45 000 pieds), comme de nombreux jets d'affaires, pour échapper à l'intensité du trafic sur les principales routes aériennes et garantir ainsi, une meilleure souplesse.

Le PC-24 donne accès à presque deux fois plus d'aérodromes dans le monde que les autres jets actuellement sur le marché. Il rapproche les passagers de leur destination réelle car le PC-24 est conçu pour être utilisé dans les petits aéroports avec des pistes plus courtes - un excellent moyen d'éviter les complexités administratives habituelles dans les grands aéroports et de réduire au minimum les transferts au sol.

A noter : que la version des moteurs FJ44 disponible pour le Cessna Citation CJ2 va également être certifiée SAF.

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Photos : 1 PC-24 2 Moteur Williams International FJ44-4 du PC-24 3 Le PC-24 se pose n’importe ou et volera avec du carburant propres @ Pilatus Aircraft

 

11/04/2021

La Russie teste un avion électrique supraconducteur !

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L’avionneur russe Yakovlev en collaboration avec l’Institut central de motorisation aéronautique (CIAM) basé à Moscou travaillent sur un avion national équipé d'un moteur électrique supraconducteur, soit une grande première. Ce programme montre la Russie est également engagée dans une phase de décarbonisation de l’aviation, au même titre que les avionneurs occidentaux.

Nouvelles technologies :

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Yakovlev et le CIAM sont engagés dans le développement d’un moteur d’avion basé sur les technologies issues de la supraconductivité et de la cryogénique. C’est de manière très discrète que le CIAM et Yakovlev ont dévoilé en automne dernier un avion démonstrateur basé sur un Yak-40 doté dans le nez d’un moteur développant de 500 kW. Développé par des spécialistes en matériaux de la société russe SuperOx, ce nouveau moteur arbore de des technologies particulièrement innovantes, exploitant des matériaux supraconducteurs à haute température. Les matériaux supraconducteurs ont la particularité de ne présenter aucune résistance électrique permettant de transporter de l’électricité sans déperdition énergétique. 

Selon les théories disponibles, un moteur électrique supraconducteur pourrait voir ses pertes électriques divisées de moitié, permettant d’exploiter au mieux la densité énergétique embarquée à bord des batteries ou des piles à combustible. La tension électrique pourrait être baissée bien en dessous des 500 volts. De plus la masse des composants, notamment des câbles électriques, pourrait être considérablement réduite, diminuant ainsi le poids de l’avion et lui permettant de disposer d’une meilleure charge utile.

Pour le ministre russe du Commerce et de l’industrie, Denis Doutov, « l’utilisation des technologies hybrides dans l’aéronautique réduira de 70% la consommation de carburant ». La supraconductivité serait alors utilisée pour optimiser les performances des moteurs hybrides utilisant des carburants traditionnels.

Ou en est le programme ? 

Les tests au sol du premier moteur d'aéronef électrique hybride-électrique au monde basé sur un système supraconducteur ont commencé à Chaplygin près de Novossibirsk, en Russie. En parallèle

un laboratoire de pilotage basé sur leYak-40 a été créé. L’objectif des russes et de pouvoir disposer d’ici 2030 de cette technologie pour venir équiper les avions régionaux. Mais avant d’en arriver là, le CIAM et Yakovlev espère réaliser un premier vol d’essais d’ici l’année prochaine.

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Photos : les premiers essais du moteur électrique sur le Yak-40 @tvzvezda