08/02/2018

Trump relance l’achat de Super Hornet !

5667.jpg

Le président Donald Trump a placé une commande de 24 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » au menu programme des acquisitions du budget militaire 2019. Cette décision inverse le choix fait à l’époque par l'administration Obama d'arrêter d'acheter le chasseur après cette année.

Combler les retards du F-35 :

La Marine américaine a fait valoir qu'elle a besoin de plus d'avions de type F/A-18E/F pour combler une pénurie dans son inventaire jusqu'à ce que plus de nouveaux F-35 de Lockheed-Martin soient déployés.

La proposition dans le budget qui doit être présentée le 12 février prochain et sera probablement bien accueillie au Congrès, qui a toujours ajouté plus de « Super Hornet » que demandé et a résisté aux plans du Pentagone sous l'ancien président Barack Obama pour l'éliminer. Les législateurs ont approuvé 12 avions supplémentaires au cours de l'exercice 2016 alors qu'aucun n'a été demandé et 12 de plus au cours de l'exercice 2017, lorsque deux ont été demandés. Au cours de l'exercice, les conseillers de la Chambre et du Sénat ont proposé d'ajouter 10 avions aux 14 demandés.

La ligne de production reconduite : 

L’avionneur Boeing se frotte les mains, car l’engagement du nouveau Président permettra de continuer à produire l’avion durant encore quelques années. Ce maintien de la production permettra également à Boeing de venir confiant vers de nouveaux clients, dont les évaluations pour un nouvel avion, va ou vont débuter prochainement.

Par aileurs, cette nouvelle commande conforte Boeing que l’US Navy se rapproche un peu plus du standard BlockIII « Advanced Super Hornet ».

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

FA-18_Super_Hornets_of_Strike_Fighter_Squadron_31_fly_patrol,_Afghanistan,_December_15,_2008.jpg

Photos : Super Hornet de la Nvay@ USN

 

23/12/2017

Boeing prépare le Super Hornet BlockIII !

F-18-Advanced-Super-Hornet-hornet_gallery_lrg_09_960.jpg

L’avionneur américain prépare l’arrivée du nouveau standard de son F/A-18 E/F le BlockII ou « Advanced Super Hornet ».

Dans un premier temps, Boeing et l’US Navy prévoient de mettre à jour 30 « Super Hornet ». La première phase consistera dans une amélioration de la structure (programme SLM) afin de réduire notamment les risques de corrosion. Puis, une fois que le programme de modification de durée de vie (SLM) est stable, Boeing veut ajouter les capacités du Bloc III au à ces appareils autour de 2022.

Selon les ingénieurs de Boeing le "Super Hornet » est un avion assez furtif aujourd'hui. Les améliorations du BlockIII sont simple à exécuter, mais vont changer radicalement l'avion.

Un financement acquis :

Le budget pour l'exercice 2018 finance 80 « Super Hornet » au cours des cinq prochaines années, avec 14 avions en 2018 et 66 nouveaux avions au BlocIII répartis entre les exercices 2019 et 2022.

Le budget comprend également environ 265 millions de dollars en financement de recherche pour appuyer les capacités du BlockIII, notamment la conformité des réservoirs de carburant, le système de poste de pilotage avancé, l’IRST21 et les mises à niveau du radar AESA.

L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

f-18-advanced-super-hornet-3.jpg

Le projet « Advanced Super Hornet » est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. 

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

ASH071-130827-Boeing-F18F-ASH-126111.jpg

Photos : 1&3 Advanced Super Hornet 3 Cocpkit @ Boeing

 

29/10/2017

F-35, pas assez de pièces de rechanges !

1920px-thumbnail.jpg

Un nouveau problème gangrène la mise en service du nouvel avion de combat américain Lockheed-Martin F-35. En effet, il s’avère que les besoins en matière de pièces de rechange ont été jusqu’ici sous-estimés.

Actuellement, près de 250 F-35 sont en service et cette flotte devrait tripler d’ici 2021. Hors, le nouveau jet n’a pas pu voler durant 22% du temps entre janvier et août en 2017 en raison de la pénurie de pièces de rechange, selon un rapport du Government Accountability Office (GAO) publié cette semaine à Washington.

La maintenance a accumulé six ans de retard, ce qui a entraîné un délai moyen de réparation des pièces de 172 jours, soit le double de l'objectif du programme. L'achat de pièces prend de deux à trois ans, y compris une longue période contractuelle suivie d'un délai supplémentaire pour produire des pièces.

Soucis pour l’US Navy et l’USMC :

Le US Marine Corps et l’US Navy prévoient de déployer le F-35 sur les navires après 2018, mais ils ne pourront pas le faire sans une maintenance nécessaire en mer. Pendant ce temps, le programme continue de se heurter à des retards dans le système d'information logistique autonome (ALIS), un système de maintien en puissance complexe que certains partenaires internationaux du F-35 rejettent.

Il semble donc, qu’une fois les livraisons terminées, le programme continuera de faire face à des problèmes de maintien en puissance, puisque le Pentagone n'a pas identifié toutes les données techniques requises de l'entrepreneur principal pour assurer la performance et le soutien du système d'armes, selon le GAO. 

« En 2014, nous avons recommandé que le bureau du programme élabore une stratégie à long terme pour inclure l'identification de tous les besoins des données techniques critiques et de leurs coûts associés », déclare le GAO. "En septembre 2017, le programme a pris quelques mesures pour développer une stratégie, mais il n'a pas identifié tous les besoins critiques et leurs coûts associés."

 

Photo : le F-35 de Lockheed-Martin @ USAF

 

23/10/2017

IRST amélioré pour les Super Hornet !

ea-18g-growler-1080i-1080p-ea-18g-growler-f-18-jet-snow-super-hornet.jpg

L'US Navy modernise ses avions de combat Boeing F/A-18E/F et E/A-18 « Growler » avec un système de capteurs Lockheed-Martin IRST21 amélioré. Lockheed a reçu deux contrats d'une valeur de 100 millions de dollars par l'intermédiaire de Boeing et fournira un logiciel avancé, des mises à niveau matérielles et des livraisons de prototypes dans le cadre du système IRST BlockII.

Une version plus ancienne de l'IRST qui détecte les menaces aéroportées existe dàjà sur la flotte « Super Hornet » de l'US Navy et les avions F-15.

L’AN/ASG-34 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34  (IRST21) destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmentera ainsi, la conscience de la situation du pilote. 

L’AN/ASG-34 issus des systèmes de capteurs de Lockheed-Martin qui ont accumulés plus de 300 ‘000 heures de vol sur le F-14 de l'US Navy et le F-15.

L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permettra à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permettra au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2035/40 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

Le capteur BlockII amélioré offre une portée étendue et une meilleure capacité de ciblage avec des systèmes internes améliorés, tels que le récepteur et le processeur. Les mises à niveau du BlockII font partie du programme IRST en cours de la marine américaine. Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed fournira les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en en 2019. Ces lots seront utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique, et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. En 2022, Lockheed fournira les actifs d'ingénierie, de développement et de fabrication du BlockII.

Commentaire :

Bien que l’emplacement de l’IRST21 AN/ASG-34 ne soit pas spécialement idéal, celui-ci occupe le point central de l’avion, l’US Navy démontre vouloir investir encore pour son « Super Hornet » afin, de le garder en service durant une vingtaine d’années et épauler le jeune F-35. 

Ces investissements se font par contre au détriment du F/A-18C/D « Hornet » qui devrait donc, quitter progressivement l’US Navy à partir de 2023, pour être définitivement retiré du service en 2030.

7f22b-wmlnl40wy54zzrkzjtha.jpg

 

Photos : 1 EA-18G « Growler » @ US Navy 2 L’IRST21 installé dans son réservoir @ Lockheed-Martin

 

24/09/2017

F-35, les mises à jours coûtent trop cher!

17050091398_16aa81fc9f_k-e1459778906921-965x5431-965x543.jpg

Un nouveau problème est apparu avec l’utilisation des F-35 au sein de l’US Air Force en ce qui concerne les coûts de mise à jour des appareils déjà en service. En effet, la flotte en service de F-35 au sein de l’USAF est bien trop limitée pour un engagement réel au combat en ce qui concerne les logiciels actuels.

Les 108 F-35 livrés à ce jour à l’USAF à la norme du logiciel Block 2B ne répondent pas en matière de capacités réelles en combat. De fait, il devient nécessaire de mettre à jour le logiciel au standard Block 3F. Selon les déclarations cette semaine du Vice-Admiral Mat Winter, responsable du programme F-35, l’adaptation du nouveau logiciel n’est pas simple. En effet, il faut procéder entre 150 et 160 modifications avant de pouvoir amener le F-35 au standard Block 3F. Cette situation génère un coût additionnel énorme.

Mise à jour ou non ?

Pour le Vice-Admiral Mat Winter de l'USAF, deux solutions sont possibles : la première consiste à ne pas mettre à jour ces F-35, ce qui permettra d’économiser des fonds sur le programme et partir sur l’idée d’acheter une série supplémentaire de F-35 avec le nouveau logiciel déjà intégré. En effet, la facture des modifications menacent tout simplement les ressources d'une montée en puissance de la production avec plus de 900 avions prévus pour la livraison au cours des cinq prochaines années.

L’autre option consistant en une mise à jour limitée en nombre d’appareils et sur la durée.

Un problème identifié :

Cette problématique du logiciel inadapté au combat est connue depuis longtemps. Elle est la résultante d’une décision concernant le lancement de la production du F-35, alors que les essais en vol n’étaient encore terminés. De plus, les difficultés de mise à jour des logiciels sont les causes des multiples configurations de l'avion, destinés à la fois à la Force aérienne, au Corps du Marin et de la Navy.

 

Photo : F-35A de l’USAF @ USAF