04/02/2020

Essais réussis pour les EA-18G « Growler » autonomes !

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Boeing en collaboration avec la marine américaine a réussi une série de vols deux avions de combat EA-18G « Growler » en mode « autonome » depuis les installations de la Naval Air Station de Patuxent River.

Les vols, effectués au cours d’une série d’exercices tests ont démontré l'efficacité de la technologie permettant aux EA-18G « Growler » d’effectuer des missions de combat avec les systèmes sans pilote à bord.

Cette démonstration permet à Boeing et à la Marine d'analyser les données recueillies et de décider dans quel secteur il est opportun d’effectuer des investissements dans les technologies de l'avenir. Au total, se sont quatre vols qui ont permis de valider la technologie.

Ces essais démontrent les faisabilités avenir en ce qui concerne la capacité d’engager un avion non piloté par un être humain d’effectuer une mission très dangereuse et d’en préserver l’être humain. De plus, il sera possible d’utiliser à l’avenir cette technologie en tant que multiplicateur de force associée à un ou plusieurs avions pilotés de manière traditionnelle.

Les EA-18G sont spécialisés dans la neutralisation des systèmes de défenses adverses. Une version autonome pourra être utlisées, lors d'opérations particulièrement sensibles dans un espace aérien ou les menaces sol-air sont particulièrement densifiées. 

Photo : EA-18G Growler @ Boeing

31/01/2020

F-35 : des mauvaises attaches ont été fixées !

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 L’US Air Force vient de jeter un nouveau paver dans la marre du F-35. Selon cette dernière, des centaines de F-35 pourraient avoir de mauvaises attaches dans les « zones critiques ». De son côté l'Agence de gestion des contrats de défense confirme la découverte du problème en fin d’année dernière.

Le F-35 Joint Program Office (JPO) explique que les avions produits avant la découverte de ce problème ont des fixations en titane mal installées dans des endroits où la conception nécessite de l’Inconel.

L'Inconel est un alliage de nickel et de chrome et est censé être utilisé dans des endroits où une plus grande résistance et résistance à la corrosion sont requises, tandis que les boulons en titane sont utilisés dans des zones où sa force et sa légèreté aident à réduire le poids. Le titane, cependant, a une résistance au cisaillement inférieure à celle d'Inconel. Les deux attaches sont d'apparence similaire, sauf pour un numéro gravé sur elles.

Estimation du problème :

L’US Air Force explique qu’il y a plus de 48’000 attaches des deux types sur un chasseur F-35. Les F-35A de l’Air Force possèdent 848 boulons Inconel sur 48’919 fixations au total, soit environ 1,7% du total. Le modèle F-35B du Marine Corps comprend 877 fixations Inconel sur 50’603, soit 1,7%. Le modèle F-35C de la Marine, cependant, qui doit supporter le choc des atterrissages durs répétés sur un porte-avions et est plus grand et plus lourd que les deux autres variantes, a 51’353 attaches, dont 1813, soit 3,5%, sont en Inconel.

Deux lignes d’assemblage incriminées :

L’enquête mise en place suite à cette découverte à montrer que les lignes d’assemblage de Fort. Worth au Texas et celle de Finmeccanica en Italie sont touchées par le problème. Le site japonais semble avoir été épargner.  

Conséquences : 

Pour l’avionneur Lockheed-Martin, l’analyse initiale a conclu que "le titane a une résistance suffisante dans les endroits qui nécessitaient des boulons Inconel. De fait, pour le moment, il n’y a pas de restriction d’exploitation de l’avion. L’avionneur a de son côté commencé à mettre en œuvre un plan correctif en novembre et avait achevé la plupart des actions en décembre 2019, bien qu'elle n'ait pas précisé ces actions.

Le JPO et Lockheed-Martin vont devoir examiner à l’avenir les impacts structurels de l'installation de fixations en titane dans des endroits où la conception nécessite Inconel. On peut s’attendre à de nouvelles inspections à l’avenir. Par ailleurs, il faudra également déterminer et organiser le remplacement des attaches incriminées. Un programme doit encore être planifié à ce sujet. (Sources : Airforcestimes, JPO).

Photo : Chaîne d’assemblage du F-35 @ Lockheed-Martin

 

15/01/2020

L’US Navy a choisi le TH-73A de Leonardo !

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Il semble bien que les présidences républicaines soient favorables aux aéronefs européens. Leonardo vient de remporter un second contrat aux USA pour remplacer les hélicoptères école de l’US Navy. Cette réussite fait suite au choix de l’AW139 de l’US Air Force en fin d’année dernière.

C’est la division américaine de Leonardo, soit AgustaWestland Philadelphia Corp., qui remporte un contrat de 176,5 millions de dollars pour la production de 32 hélicoptères TH-73A (dénomination pour l'US Navy) pour le renouvellement du système de formation avancé sur hélicoptère (AHTS). Le contrat comprend également les pièces de rechange initiales, l'équipement de soutien particulier, les trousses de flyaway, les treuils, les charges d'élingues, la formation des pilotes instructeurs et auxiliaire et du personnel de maintenance.

Les hélicoptères seront produit à Philadelphie, Pennsylvanie (87%); Mineral Wells, Texas (5%); et divers endroits en dehors du continent américain (8%), et devrait être achevé en octobre 2021. 

Le nouvel hélicoptère répondra aux exigences avancées en matière de formation à voilure tournante et à rotor basculant intermédiaire pour la Marine, le Corps des Marines et la Garde côtière jusqu'en 2050.

Le TH-73A/ TH-119 / AW-119 :

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Le TH-73A /TH-119 est une variante du célèbre AW119 spécialement conçu pour la formation militaire. Il s’agit du seul hélicoptère monomoteur moderne certifié capable de fonctionner dans des conditions de vol aux instruments (IMC), ce qui permet de disposer de plus de jours de formation disponibles qui limitent temps total pour former. Le TH-119 est un hélicoptère d’entraînement à spectre complet, ce qui signifie qu’avec une seule configuration, la Navy peut effectuer des vols d’entraînement fondamentaux, tels que des atterrissages coulissants, des vol stationnaires et des autorotations complètes (sans en décharger aucun d’entre eux pour la simulation), ainsi qu’un entraînement avancé vols, y compris NVG, instruments, navigation, tactique, monte-charge, cargaison externe et recherche et sauvetage.  

Le cockpit doté d’écrans EFIS évolués à double affichage de Genesys Aerosystems permet d’instruire l’un ou l’autre des sièges du pilote avec des capacités IFR complètes, y compris un directeur de vol et un pilote automatique complet à 3 axes. Son siège d'observation unique réglable à 180 degrés offre aux étudiants-pilotes une vue complète du cockpit, offrant un meilleur environnement d'apprentissage, même en tant que passager. Le TH-119/TH-73A combine des marges de puissance exceptionnelles, grâce à son moteur PT6-B Pratt & Whitney Canada de 1’000 shp, populaire et fiable, à la durabilité d'une cellule en métal de type cocon et à des patins renforcés stabilisés pour l'entraînement au toucher. Pour minimiser le temps passé au sol et maximiser la flexibilité opérationnelle, le TH-119/TH-73A peut faire le plein de carburant sous pression.

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Photos : 1 & 3 TH-73A 2 cockpit @ Leonardo

 

09/01/2020

L’USN prépare les essais de validation de l’Advanced Super Hornet !

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L’US Navy (USN) va bientôt recevoir le premier Boeing F/A-18 E/F « Advanced Super Hornet » BlockIII d'essais en vue de la qualification des systèmes. L’avionneur américain a de son côté terminé les essais préalables de l’avion.

Jennifer Tebo, directrice du développement du programme F/A-18, a déclaré que le calendrier avait pris de l’avance et va permettre à l'USN de disposer de deux avions d'essai pour commencer les essais d'aptitude de l’avion et des capacités avancées de calcul et de mise en réseau de la plateforme Block III. Boeing devrait débuter la livraison des deux avions de préséries fin 2020 et début 2021.

Les hauts responsables du programme ont récemment souligné l'importance de ce que Boeing appelle « l'approche évolutive » de la plate-forme « Super Hornet », qui a abouti à la dernière version BlockIII. L'USN a entièrement financé le programme de développement du nouveau standard BlockIII. Cela implique cinq changements majeurs, ou propositions de modifications techniques (ECP), à l'aéronef.

Rappel :

A ce jour, l’US Navy a passé commande pour 78 Boeing « Advanced Super Hornet BlockIII », soit une première pour la nouvelle version de l’avion qui viendra compléter les F-35 en service. D’autres sont attendues d’ici 2025.

L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

Le projet « Advanced Super Hornet » est basé, selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on applique une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage des armes en interne dans un caisson basse-visibilité (CFTS). La particularité réside dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel.

Boeing a travaillé en étroite collaboration avec l'US Navy pour développer une amélioration du « Super Hornet » afin de surmonter les menaces futures dans les décennies à venir.

Caractéristiques principales de l’Advanced Super Hornet Block III :

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Une infrastructure réseau avancée utilisant un ordinateur (DTP-N), un système de communication par satellite SATCOM, un débit de réseau (TTNT) et une intégration entre les capteurs et la plate-forme, qui permet la gestion et la communication de grandes quantités de données (mise en réseau) avec une plus grande capacité à recevoir des informations de ciblage à partir de plates-formes telles que l’EA-18G et E-2D « Hawkeye ».

Meilleure connaissance de la situation grâce à un nouveau système avancé de cockpit. Un nouvel écran tactile 10 x 19 pouces, donne au pilote la possibilité de voir et de suivre plusieurs objectifs à longue portée générés par une image tactique commune. L'avion dispose également d'un système anti-collision G-CAS (Ground Collision Avoidance System)

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Un rayon d'action accru grâce aux nouveaux CFT, soit les réservoirs de carburant conformes, à faible résistance aérodynamique. Les réservoirs montés sur le fuselage peuvent transporter 3’500 livres de carburant avec une très faible résistance aérodynamique, permettant à l'avion de voler plus longtemps, d'aller plus vite et / ou de transporter une charge de guerre plus importante.

Capacité de détection radar à longue portée avec un nouvel IRST21 BlockII (Infrared Search and Track). Le capteur à longue portée est capable de détecter et de gérer les menaces indépendamment de la distance, générant une image tactique commune à plusieurs avions et permettant à « l’Advanced Super Hornet » de fonctionner comme un capteur intelligent.

Réduction et amélioration de la signature radar grâce à une section radar de nouvelle génération peu observable pour une meilleure survie sur le champ de bataille.

Boeing annonce également un cycle de vie de 10’000 heures de vol permettant ainsi de réduire les coûts du cycle de vie opérationelle, grâce aux changements de conception basés sur les enseignements tirés du programme d'analyse de la durée de vie. Avec ces améliorations les coûts à l’heure de vol, vont passer au sein de l’US Navy de 27'000 dollars aujourd’hui à 18'000 dollars demain.

L’avion est doté du radar à antenne à balayage électronique AESA Raytheon APG-79 en Bande X. le pilote dispose du nouveau viseur de casque couplé au nouveau système de distribution d'informations multifonctionnel. L’avion est désormais motorisé par deux moteurs General Electric F414-GE-440 offrant 20% de poussée additionnelle et permettant le mode « SuperCroisière ». L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité réside dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. Le Boeing « Advanced Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive.

Note : Le standard BlockIII est proposé à l’exportation dans le cadre des programmes :  HX Challenges finlandais et « air2030 » Suisse. 

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Photos : 1 Advanced Super Hornet BlockIII de présérie 2 Cocpkit 3 Prototype avec caisson ventral  @ Boeing

 

 

 

05/11/2019

Un nouveau leurre pour le Super Hornet !

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L'US Navy (USN) a choisi Raytheon et BAE Systems pour développer et démontrer des versions concurrentes d'un leurre remorqué à double bande destiné à sa flotte de Boeing F/A-18E/F Super Hornet BlockII et le nouveau standard BlockIII (Advanced Super Hornet). 

Développement :

Un montant de 33 millions de dollars a été alloué à Raytheon et 36,7 millions de dollars à BAE Systems pour développer et démontrer leur nouvelle génération de leurres sur une période de 27 mois.

Les leurres remorqués sont conçus pour tromper un missile ennemi en lui faisant croire qu'il poursuit et cible un avion de chasse alors qu'il vise vraiment le leurre. Les leurres sont traînés derrière les chasseurs à l'aide d'un long câble et créent une section transversale radar plus grande que celle de l'aéronef qu'il protège en émettant un schéma trompeur de fréquences radio.

En règle générale, les leurres remorqués offrent plusieurs niveaux de défense à leurs aéronefs parents. Dans le câble reliant le leurre à l'avion de chasse se trouve une ligne en fibre optique destinée à aider les deux personnes à communiquer et à changer de tactique de guerre électronique au fur et à mesure de l'évolution de la situation.

Initialement, les leurres sont programmés pour utiliser leurs capacités d’émission radio afin de brouiller et ensuite confondre la capacité d’un radar de suivre un avion de chasse. Le sacrifice du leurre contre un missile est considéré comme un dernier recours.

Amélioration des systèmes existants :

Les deux concurrents Raytheon et BAE Systems prévoient de développer des versions améliorées des leurres qu’ils fournissent déjà pour le Super Hornet F/A-18E/F actuellement en service au sein de l’USN.

BAE Systems AN/ALE-55 : 

Le leurre remorqué à fibres optiques AN/ALE-55 de BAE Systems est une unité d'autoprotection radiofréquence qui peut être utilisée dans tout avion, des chasseurs aux bombardiers, en passant par les transports. Contrairement aux leurres traditionnels, tels que les répéteurs directs, le leurre remorqué à fibre optique fonctionne en synergie avec l'équipement de guerre électronique embarqué d'un avion pour contrer les menaces de radiofréquence. Il protège les aéronefs tout au long de l'enveloppe de la menace, offrant trois niveaux de défense.

Raytheon AN/ALE-50:

L'AN/ALE-50 est un leurre remorqué utilisant des contre-mesures électroniques pour éloigner les missiles des avions militaires. Il a été créé dans le cadre d’un projet de développement conjoint de l’armée de l’air américaine, de la marine américaine et de Raytheon.

Le leurre fonctionne en projetant une section radar supérieure à celle de l'avion qu'il protège, ce qui en fait une cible plus attrayante pour le système de guidage d'un missile entrant. Il a protégé les aéronefs contre les menaces de missiles radiofréquences (RF) au Kosovo, en Afghanistan et en Irak.

Le système peut être utilisé sur pratiquement toutes les plates-formes aériennes et il est opérationnel sur les avions F-16, F/A-18E/F et B-1B. Plus de 25’000 ont été livrés.

Raytheon produit également des leurres remorqués à fibre optique, y compris des variantes haute puissance. La société est également en train de mettre au point une version réutilisable. 

Pas d’info sur la nouvelle génération :

Il n’est pas possible de connaître en quoi la prochaine génération de leurres sera améliorée. Les techniques de guerre électronique sont des secrets étroitement gardés.

L’US Naval Air Systems Command prévoit de tester les nouveaux leurres via le programme de systèmes de protection tactique avancée des aéronefs, sur les installations de la base aéronavale Patuxent River, dans le Maryland. Les essais détermineront le gagnant de la compétition qui entrera en service à fin 2023. 

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Photos : Principe des leurres tractés@ BAe