29/01/2021

Paris commande des Rafale !

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La Ministre des Armées, Madame Florence Parly, a confirmé aujourd’hui une commande portant sur 12 avions de combat Rafale. Ces appareils doivent venir combler ceux vendu à la Grèce.

« Avec les avions que l'avionneur doit déjà livrer, cette commande permettra d'assurer la pérennité de du plan de charge jusqu'à la fin de l'année 2025", a déclaré la ministre lors d'un déplacement sur le site de Dassault Aviation à Argonay en Haute-Savoie.

L’objectif est double, il s’agit d’une part de ne pas laisser de vide dans le renouvelement de la flotte d’avions de combat de l’Armée de l’air et de maintenir une cadence d'environ un Rafale par mois, en production. Ce maintien est essentiel pour maintenir la viabilité des chaînes de production au sein de Dassault Aviation. Pour l’avionneur français une telle cadence représente près de 7'000 emplois au total, en tenant compte de différent fournisseurs et équipementiers.

Ces appareils seront livrés à la fin des livraisons des 28 déjà en commandé par la France auprès de Dassault. Au total, l’Armée de l’air devrait pouvoir compter sur 129 Rafale. L’aéronavale on comptera 42.

Des Rafale au standard le plus moderne :

Selon le calendrier évoqué par Mme Parly, les 12 nouveaux Rafale seront au standard F-4. De fait, l’Armée de l’air pourra compter sur un renouvellement d’avions neufs au standard le plus haut, plus important que prévu et plus rapidement. 

Que va apporter ce nouveau standard : 

Cette évolution de l’avion français doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolutions des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (IRST), capacités viseur de casque et de nouveaux armements seront intégrés comme le missile air-air Mica NG et l’armement air-sol modulaire de 1’000 kg.

Enfin, en termes de disponibilité, Dassault travaille dans le cadre d’un MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) qui sera davantage verticalisé sous l’autorité de l’avionneur. F4 comprendra un nouveau Système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont également programmées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. Enfin, le Rafale sera doté d’un nouveau calculateur. La validation du standard F4 est prévue pour 2024, avec certaines fonctions disponibles dès 2022.

Photo : Rafale F-3R @ Dassault Aviation/ A. Pecchi

 

26/01/2021

La Grèce a signé le contrat portant sur 18 Rafale !

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Cette fois c’est fait, Athènes a signé un contrat d’une valeur d’environ 2,5 milliards d’euros, portant sur douze appareils d’occasion et six avions neufs. Les six premiers avions, issus de l'inventaire de l'armée de l'air française, devraient arriver dès juillet 2021 en Grèce. Le reste de la commande sera livré en deux fois sur six en 2022 et 2023. Selon Athènes, les Rafale seront basés à Tanagra, la base de la 114e Escadre de combat de l'Armée de l'air hellénique.

Cette acquisition fait partie des plans de la Grèce visant à renforcer sa capacité de défense alors qu'elle fait face à des tensions accrues avec la Turquie concernant leurs eaux territoriales respectives dans la région de la Méditerranée orientale.

Le détail :

La ministre française de la défense Madame Florence Parly a détaillé cette commande en trois éléments : Un contrat porte sur la livraison de 12 Rafale au standard le plus récent (F3R) prélevés sur la flotte des forces françaises et de 6 avions de combat neufs. Ce premier contrat a été signé par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Le second concerne l'armement avec des missiles de croisière Scalp, antinavires AM39 Exocet et air-air Mica et Meteor. Il a été paraphé par Éric Béranger, PDG du missilier européen MBDA. Le troisième concerne des prestations de services et de formation, dont un simulateur de vol.

Premier contrat en Europe :

Ce contrat avec Athènes est également le tout premier en direction d’un pays européen. Cette vente va permettre de donne un peu plus de visibilité à l’avionneur en français qui travaille sur d’autres projets de ventes.  

Ankara calme le jeu :

La profonde modernisation de l’armée grecque avec la modernisation de ses F-16 au standard Block70/72 « Viper », la commande du Rafale suivie prochainement par des F-35 ainsi que d’autres systèmes d’armes, semble avoir calmé les ardeurs de la Turquie. En effet, après près de cinq années d’interruption, la Turquie a repris le contact avec Athènes en vue de trouver une solution à leur différent en méditerranée.

Photo : Rafale @ Dassault

18/01/2021

La Grèce a fait un pas supplémentaire en direction du Rafale !

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Crise du COVID oblige, les choses ont été ralenties en ce qui concerne l’achat du Rafale par la Grèce. Après deux jours de débat, au cours desquels un consensus multipartite s'est formé, 276 législateurs grecs sur 300 ont voté positivement la loi ouvrant la voie à un achat de 18 avions Rafale pour un total de 2,5 milliards d'euros. Un accord devrait être signé à Athènes, entre les ministres grecs et français avant la fin du mois de janvier 2021. 

Le contrat comprend 12 Rafale d'occasion de l'Armée de l'Air française et 6 appareils neufs aux, tous au standard F3-R actuel. Le contrat prend en compte différentes armes telles que des missiles antinavires Exocet et des missiles de croisière SCALP. En mode air-air, les missiles Mica et Meteor compléteront l’équipement ainsi que le matériel connexe de formation.

Les six premiers avions, issus de l'inventaire de l'armée de l'air française, devraient arriver dès juillet 2021 en Grèce. Le reste de la commande sera livré en deux fois sur six en 2022 et 2023. Selon Athènes, les Rafale seront basés à Tanagra, la base de la 114e Escadre de combat de l'Armée de l'air hellénique.

Cette acquisition fait partie des plans de la Grèce visant à renforcer sa capacité de défense alors qu'elle fait face à des tensions accrues avec la Turquie concernant leurs eaux territoriales respectives dans la région de la Méditerranée orientale.

France, assurer le remplacement :

La vente de Rafale en Grèce est une excellente nouvelle pour Dassault Aviation et les futures prospections d’exportations. Mais le prélèvement d’avions sur le stock de l’Armée de l’air en fait grincer des dents plus d’un chez nos voisins français. Le risque bien réel d’une perte de capacité est en soi une épée de Damoclès, dont l’Armée de l’air se serait bien passée. Et ceci d’autant plus que les opérations extérieures demandent toujours plus d’engagement, alors que le nombre de Rafale va se trouver sensiblement réduit. Situation certes temporaire, mais qui complique la tâche à différents niveaux (formation, déploiement, disponibilité).

La Ministre de la Défense Mme Florence Parly évoque de son côté remplacement par des appareils neufs, nouvelle génération, soit le future Rafale F4. La France envisageait donc d’avancer ses commandes de nouveaux appareils pour venir en soutien à l'avionneur Dassault Aviation. Au final, si cette solution était approuvée prochainement l’Armée de l’air pourrait compter sur un renouvellement d’avions neufs au standard le plus haut, plus important que prévu et plus rapidement. 

En plus de cette commande de 12 appareils, Dassault doit encore livrer 28 avions à la France entre 2022 et 2024. Les 12 nouveaux seraient livrés immédiatement après selon Madame Parly. Et d'ici 2023, le ministère des Forces armées prévoit d'en commander 30 autres qui seront livrés à partir de 2027.

Photo : image de synthèse d’un Rafale aux couleurs de la Grèce @ZEUSosX

 

11/12/2020

Rafale, signature entre Paris et Athènes avant Noël !

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Paris et Athènes devraient finaliser l’achat des 18 avions de combat Rafale avant la fin de l’année. Le Parlement grec devrait de son côté avaliser le projet la semaine prochaine. Selon les premières informations, la ministre française de la Défense devrait se rendre à Athènes entre le 17 et le 20 décembre.

Avions neufs et d’occasions :

Le contrat total pour la fourniture de 18 avions de combats Rafale se compose de la manière suivante : 12 d'occasions prélevés au standard F3-O4T sur les unités de l’Armée de l’air et 6 neufs soit des F3-R. Les équipements prennent en compte des missiles MBDA METEOR, SCALP et Exocet ainsi que le matériel connexe de formation. Le contrat est estimé pour l’instant à environ 2,5 milliards d'euros. Les Rafale d’occasions seront en outre, portés au standard F3-R afin de rendre la flotte uniforme.

France, assurer le remplacement :

La vente de Rafale en Grèce est une excellente nouvelle pour Dassault Aviation et les futures prospections d’exportations. Mais le prélèvement d’avions sur le stock de l’Armée de l’air en fait grincer des dents plus d’un chez nos voisins français. Le risque bien réel d’une perte de capacité est en soi une épée de Damoclès, dont l’Armée de l’air se serait bien passée. Et ceci d’autant plus que les opérations extérieures demandent toujours plus d’engagement, alors que le nombre de Rafale va se trouver sensiblement réduit. Situation certes temporaire, mais qui complique la tâche à différents niveaux (formation, déploiement, disponibilité).

La Ministre de la Défense Mme Florence Parly évoque de son côté remplacement par des appareils neufs, nouvelle génération, soit le future Rafale F4. La France envisageait donc d’avancer ses commandes de nouveaux appareils pour venir en soutien à l'avionneur Dassault Aviation. Au final, si cette solution était approuvée prochainement l’Armée de l’air pourrait compter sur un renouvellement d’avions neufs au standard le plus haut, plus important que prévu et plus rapidement.

En plus de cette commande de 12 appareils, Dassault doit encore livrer 28 avions à la France entre 2022 et 2024. Les 12 nouveaux seraient livrés immédiatement après selon Madame Parly. Et d'ici 2023, le ministère des Forces armées prévoit d'en commander 30 autres qui seront livrés à partir de 2027.

Photo : Rafale Armée de l’air @ AdA[

 

04/12/2020

Nouvel avion de combat, le suspens continue en Indonésie !

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Jakarta va-t-elle enfin se décider pour un type d’avion de combat ? Les annonces se succèdent en faveur d’un type ou d’un autre depuis plusieurs mois, mais sans résultat jusqu’ici.  

Rappel :

En 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat était estimé à 1,14 milliard de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense russe. En parallèle, l’Indonésie avait fait mention de son intérêt le Lockheed Martin F-35A. Cette demande a été finalement rejetée par Washington qui a finalement proposé des avions F-16 « Viper » Block 70/72.

Offre autrichienne :

En juillet de cette année l’Indonésie a fait part de son intérêt pour l’acquisition de la flotte autrichienne d’avions de combat Airbus DS Eurofighter T1« Typhoon II ». Cette étonnante surprise venait directement du ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, qui a écrit une lettre à son homologue autrichienne, Klaudia Tanner, cherchant à entamer des négociations en vue d’acheter les 15 Eurofighter appartenant à l’armée de l’air autrichienne.

Dans sa lettre, qui a été publiée par les organes de presse indonésiens, Prabowo a déclaré que l'achat potentiel l'aiderait à atteindre ses objectifs de continuer à moderniser l'armée de l'air indonésienne.

Il a ajouté qu’il comprenait la « sensibilité » de sa proposition, qui était probablement une référence à la controverse persistante entourant l’acquisition du Typhoon par l’Autriche en 2002. Cet achat a été entravé par des questions sur le coût et l'efficacité de l'avion. Plus récemment, il y a eu des allégations de corruption liées à l'attribution initiale du contrat. 

Dassault en embuscade :

Plus discrètement, l’Indonésie s’est également tournée en direction de la France et du Rafale de Dassault Aviation suite à la visite du ministre de la Défense indonésien à Paris en début d’année. En octobre dernier, une nouvelle visite à Paris semble avoir fait avancer l’argumentaire en faveur du Rafale, on parle maintenant d’un possible contrat de 36 à 48 appareils.

Le jeu européen :

A ce stade, il semble que les pressions américaines ont eu comme effet de refroidir les indonésiens, les poussant à venir voir de plus près, ce qui se passe en Europe, en France et en Autriche. Si l’un des deux contrats devait aboutir, c’est toute la stratégie américaine qui en porterait du moins en partie la responsabilité.

Russes et américains encore dans la partie :

Pour autant rien n’est complètement joué, Moscou confirme que le contrat pour le Sukhoi Su-35 est toujours d’actualité et Washington confirme que l’Indonésie s’intéresse maintenant au Boeing « Super Hornet ». De son côté Paris semble également de plus en plus confiant dans la possibilité d’un accord sur le Rafale dans les semaines à venir…

Pour autant, une question subsiste et non de moindre, la capacité financière de l'Indonésie ? En effet, le pays est actuellement en difficulté pour terminer le paiement des avions écoles coréens Kai T-50i "Golden Eagle". 

Photos : Les avions en concurrence pour Jakarta, Rafale, Super Hornet, Su-35 et Eurofighter