26/04/2021

Mise en production des radars AESA pour l’Eurofighter Quadriga !

HIGH-RESOLUTION-PRESS-PICTURE_1200-696x392.jpg

La société allemande Hensoldt a signé un contrat d'environ 200 millions d'euros (241 millions de dollars) pour la production de radars actifs à balayage électronique (AESA) pour les 38 premiers Eurofighter Quadriga destiné à de l'armée de l'air allemande. 

" Le contrat, passé par Airbus Defence & Space, comprend la production et la livraison de systèmes radar et de composants électroniques de base qui seront produits sur le site de Hensoldt à Ulm et sur le site du partenaire du consortium Indra en Espagne", a déclaré la société le 23 avril dernier.

Décrivant le capteur AESA comme «de première classe sur le plan technologique », le directeur général de Hensoldt, Thomas Muller, affirme qu'il « améliorera la capacité de survie de l'avion même dans des conflits de haute intensité ». « Le rythme élevé de développement dans le domaine de l'électronique et surtout de la digitalisation donne constamment lieu à de nouvelles applications. Avec ce contrat, l’Eurofighter bénéficiera à l’avenir d’un capteur principal de première classe sur le plan technologique et améliorera la capacité de survie de l’avion même dans des conflits de haute intensité », a déclaré Thomas Müller, PDG de HENSOLDT. « Le fait que le radar soit produit par un consortium européen dirigé par HENSOLDT, avec Indra en tant que partenaire principal, montre qu'il existe une bonne coopération en Europe sur des programmes d'armement conjoints ».

Dans le cadre d'un contrat de sous-traitance distinct avec Airbus, Hensoldt produit également des radars Captor-E Mk1 AESA pour une intégration avec les Eurofighters allemands aux normes Tranche 2 et 3.

Hensoldt était déjà impliqué dans le développement et la production des systèmes de capteurs actuellement utilisés dans les avions Eurofighter. À l'heure actuelle, l'entreprise emploie 2 500 personnes sur son principal site de production d'Ulm et prévoit d'embaucher cette année 300 nouveaux employés pour le groupe HENSOLDT. Le spécialiste des capteurs investit entre autres 30 millions d'euros dans la construction d'un centre de développement de technologie radiofréquence à Ulm. Outre les composants électroniques du nouveau radar Eurofighter, des capteurs basés sur l'IA pour un large éventail d'applications y seront également développés.

Rappel :

La commission du budget du parlement allemand a approuvé jeudi un contrat de 5,4 milliards d'euros pour financer une première tranche de 38 avions Eurofighter à Airbus. L'accord fait partie du plan à long terme du ministère allemand de la Défense visant à acquérir jusqu'à 93 avions Eurofighter ainsi que 30 F/A-18 « Super Hornet » et 15 EA-18 « Growler » de Boeing. Les 38 jets approuvés jeudi sont censés remplacer les plus anciens Eurofighter de la tranche 1 de la flotte allemande qui ne sont que d'une utilisation opérationnelle limitée selon les experts. Les décisions concernant l’achat des jets restants sont attendues après les élections fédérales de l’année prochaine en Allemagne. Les premiers appareils devraient être livrés en 2024.

Le plan, divulgué le 21 avril 20 dernier par la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, satisfait les trois exigences distinctes de la Luftwaffe en matière d'approvisionnement d'avions de combat.

Ces trois exigences comprennent le programme de remplacement Tornado pour 85 nouveaux appareils, le projet « Quadriga » pour 38 nouveaux appareils de type Eurofighter et le programme d'attaque électronique (EA) Luftgestützte Wirkung im Elektromagnetischen Spektrum (luWES) 

Avec ce choix, l’Allemagne opte pour un compromis qui va soutien le Consortium « Eurofighter » à travers Airbus DS et sa chaîne d’assemblage en Allemagne. Ce choix permet également à l’Espagne de continuer dans l’achat de la nouvelle version de l’Eurofighter dotée du radar AESA CAPTOR-E. En parallèle, l’avion américain offre avec le choix stratégique de B-61 de permettre à l’Allemagne de garder ses prérogatives au sein de l’Otan. Contrairement à la Belgique qui a les mêmes besoins en ce qui concerne le B-61 l’Allemagne peut ainsi mettre en avant qu’elle ne lâche pas l’Europe avec un noyau d’avions de combat central européens et un avion moins problématique

L’Airbus Eurofighter Quadriga :

 

Airbus Defence and Space a étoffé ses propositions de poursuivre le développement de l'Eurofighter « Typhoon II » pour la Luftwaffe avec plus de détails. L’Espagne est également impliquée dans l’effort, qui diverge dans une certaine mesure de la feuille de route pour les Eurofighter britanniques. Pour l'Allemagne, le développement est basé sur deux exigences : le programme Quadriga pour remplacer les typhons de Tranche 1 vieillissants et limités en technologie de la Luftwaffe et un besoin ultérieur de remplacer la flotte de Tornado. 

Les Eurofighter tranche 4 « Quadriga » comporteront une suite d'aides défensives améliorées et un radar AESA. Ce standard disposera du radar AESA CAPTOR-E à balayage électronique. L’arrivée du CAPTOR-E permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar CAPTOR-M actuel, mais, il est doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. 

Le CAPTOR-E fournit les fonctionnalités clés suivantes :

  • Radar de surveillance et de guidage multimode air / air et air / sol avec repositionneur WFoR
  • Portée air-air accrue - Détection et suivi plus rapides des cibles
  • Amélioration des performances de suivi
  • Entrelacé « simultané » Air / Air & Air / Ground
  • Guidage étendu des missiles - Disponibilité opérationnelle accrue
  • Coûts de cycle de vie réduits - Potentiel de croissance pour de futures améliorations
  • L’avion disposera également d’une nouvelle architecture en termes d’avionique avec un grand écran multifonctions spécifiquement adapté à la guerre en réseau (Electronic Warfare) produit pas BAe Systems. La puissance électronique sera d’ailleurs démultipliée à cet effet, pour pouvoir travailler en réseau. 
  • En parallèle, le missile à longue portée MBDA Meteor sera en service complet. L'arme est déjà en stock au sein de la Luftwaffe et sera distribuée aux escadrons de première ligne l'année prochaine. Le nouveau SPEAR-EW-3 complétera le missile de croisière miniature activé par le réseau SPEAR, conçu pour engager avec précision des cibles à longue portée, mobiles, fugaces et repositionnable par tous les temps, de jour comme de nuit, en présence de contre-mesures, d'obscurcissant et de camouflages, tout en assurant une distance de sécurité entre l'avion et les défenses anti-aériennes ennemies.
  • L’Eurofighter Quadriga est proposé à la Suisse, pour la Finlande c’est le futur standard anglais avec la matrice AESA de BAe Systems MKII qui est proposé.

csm_HENSOLDT-Mk1-Radar_EFA2_Antenne_Internet_7f07735b6f.jpg

Photos : 1 Eurofighter Quadriga 2 antenne AESA Hensoldt @ Hensoldt

 

01/02/2021

Offres finales pour la Finlande !

2966635830.jpg

La Finlande a demandé aux cinq avionneurs participant à la compétition en vue du remplacement de la flotte d’avion de combat F/A-18 C/D « Hornet » de soumettre les meilleures offres finales avant le 30 avril.

Une décision sur le choix final sera effectuée pour la fin de l’année2021. La demande de meilleure offre finale et les offres contraignantes attendues des soumissionnaires constituent la phase finale de l'appel d'offres dans le programme de chasseurs HX a confirmé de son côté le Commandement logistique des forces de défense finlandaises. "Avec la demande de meilleure offre finale, chaque soumissionnaire est invité à rassembler les informations fournies dans les offres et négociations précédentes dans un ensemble final et contraignant".

Le parlement finlandais a déjà approuvé un financement en augmentation de 11,4 milliards de dollars au lieu des 10 milliards prévus initialement,  pour acquérir le remplaçant des F / A-18C/D actuels du pays, on parle de 60 à 64 appareils. Les options du programme HX de chaque soumissionnaire diffèrent en ce qui concerne les coûts de mise en service, les besoins de construction et l'intégration dans le système de défense », indique le commandement logistique. « C'est pourquoi chaque soumissionnaire se verra attribuer une limite de prix spécifique au soumissionnaire et, en outre, une option similaire sera incluse pour chaque soumissionnaire pour les achats ultérieurs et les modifications contractuelles.

Par conséquent, le prix plafond fixé pour chaque soumissionnaire est d'environ 11,4 milliards de dollars. Selon le programme finlandais, quatre critères sont utilisés pour juger les candidats : la capacité militaire ; Sécurité d'approvisionnement ; participation industrielle ; et les coûts.

Les implications des politiques de sécurité et de défense seront évaluées séparément en dehors du processus d'appel d'offres proprement dit. Les offres qui réussissent le processus d'évaluation après la date limite de soumission feront l'objet d'une évaluation finale de la capacité, « en tenant compte des packages proposés et des valeurs de capacité vérifiées sur la base des tests effectués dans le pays l’année dernières.». Une sélection de type sera transmise pour approbation par le gouvernement avant la fin de l'année, le nouveau modèle devant entrer en service à partir de 2025.

La Finlande prévoit d'acquérir jusqu'à 64 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante de F/ A-18C/ D « Hornet ». Pour Helsinki, il n’est pas question de baisser la garde, il est primordial de maintenir une dotation suffisante d’avions pour garantir la sécurité dans la région. Le gouvernement devrait finaliser sa décision sur le choix de l'avion de combat à fin 2021.

Le calendrier du projet, sous la supervision du Commandement logistique du FDF, prévoit que l’armée de l’air finlandaise prendra livraison de nouveaux avions au cours de la période 2025 à 2030.

Les avions de combat internationaux en lice pour le contrat de 12 milliards de dollars comprennent le Boeing F/A-18 Super Hornet BlockIII, le Dassault Rafale F4, l'Eurofighter Typhoon T4, le Lockheed Martin F-35-F4 et le Saab Gripen E MS21.

3346568047.png

Photos : le projets HX @ FAF

 

04/12/2020

Nouvel avion de combat, le suspens continue en Indonésie !

unnamed-1.png

Jakarta va-t-elle enfin se décider pour un type d’avion de combat ? Les annonces se succèdent en faveur d’un type ou d’un autre depuis plusieurs mois, mais sans résultat jusqu’ici.  

Rappel :

En 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat était estimé à 1,14 milliard de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense russe. En parallèle, l’Indonésie avait fait mention de son intérêt le Lockheed Martin F-35A. Cette demande a été finalement rejetée par Washington qui a finalement proposé des avions F-16 « Viper » Block 70/72.

Offre autrichienne :

En juillet de cette année l’Indonésie a fait part de son intérêt pour l’acquisition de la flotte autrichienne d’avions de combat Airbus DS Eurofighter T1« Typhoon II ». Cette étonnante surprise venait directement du ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, qui a écrit une lettre à son homologue autrichienne, Klaudia Tanner, cherchant à entamer des négociations en vue d’acheter les 15 Eurofighter appartenant à l’armée de l’air autrichienne.

Dans sa lettre, qui a été publiée par les organes de presse indonésiens, Prabowo a déclaré que l'achat potentiel l'aiderait à atteindre ses objectifs de continuer à moderniser l'armée de l'air indonésienne.

Il a ajouté qu’il comprenait la « sensibilité » de sa proposition, qui était probablement une référence à la controverse persistante entourant l’acquisition du Typhoon par l’Autriche en 2002. Cet achat a été entravé par des questions sur le coût et l'efficacité de l'avion. Plus récemment, il y a eu des allégations de corruption liées à l'attribution initiale du contrat. 

Dassault en embuscade :

Plus discrètement, l’Indonésie s’est également tournée en direction de la France et du Rafale de Dassault Aviation suite à la visite du ministre de la Défense indonésien à Paris en début d’année. En octobre dernier, une nouvelle visite à Paris semble avoir fait avancer l’argumentaire en faveur du Rafale, on parle maintenant d’un possible contrat de 36 à 48 appareils.

Le jeu européen :

A ce stade, il semble que les pressions américaines ont eu comme effet de refroidir les indonésiens, les poussant à venir voir de plus près, ce qui se passe en Europe, en France et en Autriche. Si l’un des deux contrats devait aboutir, c’est toute la stratégie américaine qui en porterait du moins en partie la responsabilité.

Russes et américains encore dans la partie :

Pour autant rien n’est complètement joué, Moscou confirme que le contrat pour le Sukhoi Su-35 est toujours d’actualité et Washington confirme que l’Indonésie s’intéresse maintenant au Boeing « Super Hornet ». De son côté Paris semble également de plus en plus confiant dans la possibilité d’un accord sur le Rafale dans les semaines à venir…

Pour autant, une question subsiste et non de moindre, la capacité financière de l'Indonésie ? En effet, le pays est actuellement en difficulté pour terminer le paiement des avions écoles coréens Kai T-50i "Golden Eagle". 

Photos : Les avions en concurrence pour Jakarta, Rafale, Super Hornet, Su-35 et Eurofighter

 

26/10/2020

L’Italie réceptionne son dernier Eurofighter !

DSC_9171-a.jpg

L’Aeronautica militare a réceptionné son dernier exemplaire d’Eurofighter en commande. L’avion a décollé de l'usine de Caselle (TO) de Leonardo. Ce vendredi, lors d’une cérémonie l’avion a été reçu par le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Alberto Rosso et le PDG de Leonardo, Alessandro Profumo. La livraison de l’Eurofighter IS082 à l’armée de l’air italienne marque une étape importante dans le programme d’avions multi-rôles européen, considéré comme le plus grand partenariat industriel international de l’histoire du continent.

"La livraison de ce dernier avion, qui complète la flotte d'Eurofighter qui constituent l'instrument principal du système de défense aérienne articulé et complexe national et de l’OTAN, représente une étape importante pour le programme". Ce sont les propos du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général de l'escouade aérienne Alberto Rosso, en marge de la cérémonie de remise de l'avion, destiné à la 51e Escadre d'Istrana.

L'Eurofighter est né comme une plateforme ouverte, avec un programme de mise à jour et d'amélioration technologique bien défini, qui garantit sa compétitivité tout au long de son cycle de vie. Des technologies en constante évolution, tant à bord de l'avion que dans le cadre du soutien logistique, augmentent son efficacité opérationnelle, ses capacités de survie et son économie de gestion.

Le programme Eurofighter constitue la plaque tournante de la technologie aérospatiale et de défense européenne et, en tant que tel, fournit aux industries concernées un leadership technologique qui garantira la compétitivité de nombreux futurs programmes de prochaine génération.

Leonardo, un partenaire important :

Leonardo avec ses activités, réalise environ 36% de la valeur de l'ensemble du programme, avec un rôle clé dans la composante aéronautique et dans celle de l'électronique embarquée, qui voit l'entreprise responsable de deux capteurs primaires (radar CAPTOR-E MK0 et IRST) et des éléments fondamentaux de l'avionique. Leonardo est également le protagoniste de l'évolution de l'Eurofighter, grâce au nouveau radar à balayage électronique AESA (Active Electronically Scanned Array) qui augmente les performances et la compétitivité de l'avion en vue de garantir un marché international significatif pour la prochaine décennie.

Les Eurofighter destinés à l'armée de l'air du Koweït sont actuellement en production à l'usine de Caselle, soit les premiers à être livrés dans une configuration très avancée. Le programme Eurofighter est géré par le consortium Eurofighter GmbH, une société basée à Munich (Allemagne) détenue par Leonardo, BAE Systems et Airbus Defence & Space pour l'Allemagne et l'Espagne. Du côté gouvernemental, il est géré par l'Agence de gestion de l’OTAN des Eurofighter & Tornado (NETMA), mise en place pour répondre aux besoins d'achat des forces aériennes des quatre pays participants : l'Italie, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne.

Quelques chiffres :

Outre les quatre pays partenaires, qui ont déjà commandé 472 Typhoon, les clients internationaux comprennent désormais l'Arabie saoudite (72 appareils), l'Autriche (15), Oman (12), le Koweït (28) et le Qatar (24), pour un total de 623 avions commandés. En termes d'emplois, le programme Eurofighter concerne plus de 100’000 personnes en Europe, dont plus de 20’000 en Italie (entre emploi direct, indirect et induit), avec une répartition sur le territoire que l'on peut estimer à 50% au Nord et 50% au Centre / Sud. Plus de 400 fournisseurs travaillent dans la production du « Typhoon », dont 200 en Italie.

Et l’avenir ? 

foto2_eurofighter.jpg

Les sites de Turin et Caselle restent le centre de développement et de production du programme Eurofighter en ce qui concerne la part italienne des travaux. La production des composants tels que l’aile gauche et fuselage arrière intervienne au terme d'un processus impliquant une chaîne de sous-traitance étendue, qui englobe l'Italie avec une contribution importante des sites de la Division Aérostructures et de dizaines de petites et moyennes entreprises. La continuité de production garantie par plusieurs commandes à l'export ces dernières années permet de disposer des compétences hautement qualifiées nécessaires pour sécuriser l'intégration finale et l'exploitation et le développement futur de l'Eurofighter.

L’Italie est maintenant pleinement engagée dans l'assemblage de l'avion pour l'armée de l'air du Koweït.  Plusieurs appareils sur la ligne d'assemblage final à divers stades de réalisation. Le premier biplace est déjà en Flight-line et subit actuellement des tests électromagnétiques en vue de certifier la nouvelle variante. La version de l’Eurofighter pour l’armée de l’air koweïtienne est la version la plus avancée à ce jour. Il présente en particulier une nouvelle configuration avionique du radar matriciel à balayage électronique Captor-E, entièrement développé et produit par le consortium Euroradar, dirigé par Leonardo et impliquant la division électronique de Leonardo. 

L’Italie travaille sur le programme LTE (Long Term Evolution) de l'Eurofighter, en cours de définition. Ce programme vise le développement sur une portée de 15 à 20 ans et doit assurer une croissance en termes de capacité supplémentaire et le développement et la mise en œuvre de nouvelles technologies à utiliser sur les prochaines versions de l’Eurofighter et les mises à jour des modèles en service.  

GOPR0070.jpg

Photos : 1 Le dernier Eurofighter italien ISO82 2 Chaîne d’assemblage en Italie 3 Eurofighter italiens en vole@ Leonardo

 

 

 

 

07/09/2020

Négociations pour la vente des Eurofighter autrichiens à l’Indonésie !

ob_625d98_austrian-airforce-eurofighters-528.jpg

En juillet dernier, je vous parlais de l’intérêt de l’Indonésie pour une éventuelle acquisition des 15 d’avions de combat Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » en service en Autriche. A cette époque, un courrier du ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, avait été envoyé à son homologue autrichienne, Klaudia Tanner, cherchant à entamer des négociations en vue d’acheter les Eurofighter appartenant à l’armée de l’air autrichienne.

Confirmation autrichienne :

De son côté, l’Autriche a accepté une entrée en discussion en vue de trouver un arrangement pour la vente éventuelle de ses 15 Eurofighter.

"Les forces armées autrichiennes sont confrontées à des défis majeurs en matière de surveillance aérienne dans les années à venir. Nous sommes donc heureux d'accepter votre intérêt pour l'achat des 15 Eurofighters autrichiens pour moderniser votre flotte aérienne et nous allons maintenant évaluer et examiner cela en détail", a déclaré Austrian La ministre de la Défense, Klaudia Tanner, a déclaré le 4 septembre à son collègue indonésien, Prabowo Subianto, une photo de la lettre publiée dimanche par le journal viennois Krone Zeitung, qui a annoncé pour la première fois son existence.

"Mes experts contacteront vos bureaux pour clarifier d'autres questions détaillées. Nous serons heureux de vous informer du résultat une fois nos évaluations terminées », a conclu Tanner.

Le colonel Michael Bauer, porte-parole du ministre autrichien de la Défense, a confirmé l’authenticité de la lettre et que l’Autriche est prête à ouvrir des négociations sur la vente. Aucune déclaration n'est prévue pour le moment, mais "Nous en publierons une lorsque les négociations seront terminées ».

Une solution pour l’Autriche ?

La demande indonésienne sonne comme la dernière des options pour Vienne. Le pays ne peut se séparer de ses Eurofighter sans avoir trouvé un repreneur. En effet, dans une déclaration datant de mai dernier, la ministre de la Défense Klaudia Tanner avait signifié qu’un retour des avions chez le constructeur serait un gouffre financier. Un repreneur tel que l’Indonésie serait donc une solution viable.

L’Autriche cherche en effet à se débarrasser de ses 15 Eurofighter T1 pour acquérir un appareil plus performant et en plus grand nombre.

Photo : Eurofighter autrichiens @ Eurofighter Group