27/06/2014

L’US Navy poursuit le développement du X-47B!

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L’US Navy pour suit son objectif de développement du drone X-47B, avec un financement additionnel de 63 millions de dollars destiné à son constructeur Northrop-Grumman.

 

Phase II :

 

Ce contrat additionnel lance la «Phase II»  du développement du programme de véhicule d'essai  X-47B (UCAS-D). Northrop-Grumman disposera désormais d’une nouvelle fenêtre  de développement qui va se poursuivre jusqu’en mars 2015. Durant cette période, l’avionneur va poursuivre l’avancée des systèmes du drone X-47B sur banc d'essai ainsi qu’en ce qui concerne l’assistance aux essais en vol sur les deux sites basés à terre et les détachements de support associés sur navires.

 

Rappel : 

 

Ce drone de combat autonome sera capable à terme d’effectuer des missions de surveillance, de tir, et d’occupation de l’espace aérien sur de très longues périodes. Un opérateur au sol a la possibilité de communiquer avec le drone en permanence afin de redéfinir par exemple sa mission en cours. L’intervention humaine sera uniquement cantonnée à l’envoi et la réception d’informations. Contrairement aux pilotes, le drone n’est pas sujet à la fatigue ou à la faim. De plus, avec sa capacité à se ravitailler en vol, il possèdera une autonomie record. L’objectif principal est l’occupation de l’espace aérien 24 Heures sur 24 quelque soit les conditions.

Destiné principalement à des missions d’observation, il est cependant capable d’effectuer des lâchés de bombe car il possède une soute d’une capacité de charge utile de 2 Tonnes.

Il sera capable de réaliser des opérations d’appontage sur porte avion. C’est une opération extrêmement délicate même pour des pilotes confirmés. D’après les concepteurs, le drone sera plus performant que les pilotes sur ce point.

Caractéristiques du X-47B :


 

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Le drone  présente une configuration en pointe de flèche, sans queue. L'angle du bord d'attaque est de 55° et celui du bord de fuite de 35°. Le train d'atterrissage est rétractable tricycle avec une roulette de nez. La configuration comporte 6 surfaces de contrôle : 2 ailerons et 4 inlaids (des petits volets à proximité des extrémités d'ailes).

Le moteur, un Pratt & Whitney JT15D est installé sur le dos de l'avion, l'entrée d'air avec une structure en serpentin destinée à réduire la signature radar. Par contre, pour des raisons de coût, la tuyère d'éjection est simple, sans réduction de signature radar ou infrarouge.

L'avion a été construit sur la base de Mojave en matériau composite par Burt Rutan Scaled Composites, la société aéronautique de Burt Rutan. Cette société dispose de l'expérience nécessaire pour construire un avion dans ces matériaux avec un coût maitrisé.


 

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Photos : drone de démonstration Northrop-Grumman X-47B aux essais sur porte-avions @ USN 


23:10 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : us navy, drone, northrop-grumman, x-47b |  Facebook | |

05/06/2014

La Suisse a choisi le drone Hermes 900 !

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 Le système de drones de reconnaissance ADS 95 Ranger  (système israélo-suisse) engagé au sein de l’Armée suisse depuis 1995 doit être remplacé à la fin de cette décennie. Deux systèmes étaient en compétition finale, le Héron 1 d’Israel Aerospace Industries LTD et l’Hermes 900 d’Elbit Systems. Le nouveau système de drones de reconnaissance (ADS 15) coûte environ 250 millions de francs et sera vraisemblablement soumis au Parlement dans le cadre du programme d'armement 2015.

 

Une nouvelle génération de drone :

Le nouveau drone se classe dans une catégorie très supérieure à l’actuel ADS 95 « Ranger», soit la catégorie Multi-rôle, Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE). Ce type de drone peut voler de manière autonome pendant près de 40 heures et venir se poser automatiquement sur n’importe quel aérodrome militaire.

 

Le choix :

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Si les deux modèles de drones Héron 1 et Hermes 900 répondent parfaitement au cahier des charges  du DDPS, le choix s’est finalement porté sur l’Hermes 900 HFE, en effet, celui-ci est technologiquement doté de systèmes plus récents offrant de meilleures possibilités d’évolution.

On notera qu’il s’agit d’une nouvelle victoire de la jeune division « drone » d’Elbit Systems après ses succès en Amérique latine et au sein de l’aviation israélienne et ceci face au "Goliath" que représente  Israel Aerospace Industries (IAI) en tant que numéro un du secteur.

 

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L’Hermes 900 HFE :

L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermès d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille «Hermes» 180 & 450.  Dérivé du Hermes 450, le 900 hérite des blocs de construction fiables, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques.

Parmi les fonctionnalités clés offertes par ce drone, on trouve l'endurance, l'altitude de vol de 30.000 pied et une capacité de charge utile importante (jusqu'à 350 kg). Contrairement de nombreux concurrents,  l'Hermes 900 est conçu avec une baie de 2,5 mètres de long pour la  charge interne, il est capable d'accueillir jusqu'à 250 kg et permettant l'installation rapide de charge utile modulaire et le remplacement. L’avionique est innovante ainsi que ses systèmes électroniques, il dispose d’ un moteur ROTAX à faible bruit, le train d’atterrissage est escamotable.

L’Hermes 900 emploie une  station au sol pour le contrôle, la liaison de données. Basé sur l’expérience de du modèle 450, le nouvel aéronef bénéficie de la logistique et de la réduction des coûts opérationnels.


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Un ensemble de capteurs comprend la charge utile de base EO DCoMPASS, ou Stand off EO / IR / Système laser tels que les AMPS du constructeur Elop. Différentes missions de surveillance de la zone peut être réalisées en parallèle à des charges utiles EO, il s'agit notamment des systèmes radars différents, tels que le SAR / GMTI et le radar de recherche. Deux modules de mission spécifiques de détection sont mis en place pour le drone : la cartographie électro-optique et les systèmes d'enquête de numérisation de zone (LASSO) de type hyperspectrale. 

La taille du drone permet le déploiement d'autres capteurs comme par exemple la communication sécurisée SIGINT qui inclut le COMINT Skyfix / DF et Skyfix-G COMINT et les systèmes GSM.

Pour la configuration d'attaque électronique le drone comprend un système de brouillage SKYJAM pour les communications et AES 210 V/V2 ESM (ELINT) pour les systèmes électroniques.

L’Hermes 900 utilise un ensemble de données intégrées de communication par satellite permettant de lier les opérations au-delà de la ligne de mire et dans les zones montagneuses, où la ligne de visée  UAS SATCOM  est restreinte.  En outre, il peut  décoller  de terrain peu amménager à proximité du théâtre d’opération.



Performances :

Masse au décollage 1,180 kg

Charge utile maxi 350 kg

36 heures d'endurance

Plafond 9'144 m

Gamme illimitée

Utilisateurs :

L’Hermes 900  est entré en service opérationnel en 2010 au sein de l’Israel Air Force (IAF), en 2011 au Chili. Au début de 2012 il a été commandé par le Mexique et la Colombie, puis le Brésil.


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Photos : 1 L’Hermes 900 @ Elbit systems 2 & 3, 4 lors des essais à Emmen @ Pascal Kümmerling

 

 

 

 

 

11/03/2014

Dassault primé pour le nEUROn !

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Saint-Cloud, lors d’une cérémonie organisée à Washington DC par Aviation Week, le célèbre magazine aéronautique et spatial, Dassault Aviation et la Direction générale de l’armement (DGA) ont été déclarés vainqueurs des « Laureate Awards » pour le programme européen de drone de combat nEUROn.

Ce prix, qui honore les valeurs et l’esprit pionnier de l’industrie aérospatiale et de défense en général, récompense les défis technologiques relevés et les solutions industrielles d’avant-garde imaginées pour développer la première grande plate-forme aérienne furtive en Europe : le démonstrateur technologique nEUROn.

Lancé par le gouvernement français en 2003 au travers de la DGA, ce programme, dont la maîtrise d’œuvre a été confiée à Dassault Aviation, vise à démontrer la maturité et l’efficacité des solutions techniques qui préfigureront l’avenir de l’industrie de l’aviation de combat au cours des vingt prochaines années.

La nécessité de mettre au point des technologies stratégiques, de conserver des compétences de pointe dans des domaines où l’industrie française a acquis un savoir-faire d’excellence, et de fournir une charge de travail aux bureaux d’études, a fait du nEUROn l’un des programmes phares du secteur de la défense.

Notifié à Dassault Aviation par la DGA en 2006 ainsi que les contrats de partenariats industriels pour un coût de 400 millions d'euros, le programme Neuron associe la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse. Sous la maîtrise d'oeuvre de Dassault

Le nEUROn :

Lancé en 2005 par la DGA, maître d’ouvrage, le programme nEUROn sous la maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit pour fédérer les compétences et les savoir-faire d’ Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-CASA (Espagne), HAI (Grèce), RUAG (Suisse) et Thales (France).
D’une longueur de 10 mètres, pour une envergure de 12,5 mètres et un poids à vide de 5 tonnes, l’avion est propulsé par un moteur Rolls-Royce Turbomeca «Adour».

Sa signature radar est équivalente à celle d’un moineau, grâce notamment à la forme de l'appareil, son revêtement de surface et l'intégration des antennes dans le fuselage. Le démonstrateur doit être en mesure d’efffectuer de façon autonome, une mission de détection de localisation et de reconnaissance de cibles, en échappant aux radars et larguer une bombe depuis une soute intégrée au fuselage.

 

Une  Coopération  européenne efficace :

 

En fonction des objectifs ainsi fixés par la DGA, Dassault Aviation, a confié environ 50 % de la valeur des travaux à des partenaires européens, choisis à l’issue d’une sélection sévère, basée sur les critères suivants :

 

  • l'excellence et les compétences :

 

L'objectif de ce projet n'est pas de créer de nouvelles capacités technologiques en Europe, mais de tirer le meilleur bénéfice des niches existantes.

 

  • la compétitivité :

 

Ce projet à l'ambition de trouver de nouveaux moyens de réduction des coûts. Chaque partenaire, en complément de son excellence technologique, est invité à contribuer au projet en apportant le meilleur rapport coût - efficacité.

 

- l'engagement budgétaire de chaque gouvernement :

 

L’une des conditions fixées par la DGA française implique que chaque pays participant au programme nEUROn devra contribuer à son financement. Pour plus de souplesse, il n'est pas prévu d'appliquer dans ce programme un principe de « retour sur investissement géographique». Ce point a été négocié au niveau des gouvernements des pays partenaires.

 

Méthodes de travail collaboratif

Capitalisant sur l’expérience acquise au cours de projets récents, l'installation en plateau physique a été progressivement allégée au cours de l'année 2009 pour évoluer vers un travail en plateau virtuel avec tous les partenaires industriels (Alenia Aeronautica, SAAB, EADS CASA, HAI et RUAG). Cet outil offre à l'ensemble des équipes, la possibilité de travailler simultanément, en toute sécurité et en temps réel, à partir de la même base de données informatique et ce, quel que soit le lieu d’exécution des travaux.

Les buts communs : 

 

Le programme nEUROn est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif. En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronefs sans pilote fut particulièrement fulgurant. 

Ce type d’engins est destiné à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur. 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

  

nEUROn est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’Europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

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Photos : le démonstrateur du Drone nEUROn @ Dassault Aviation

12:02 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drone, dassault aviation, neuron, drone neuron |  Facebook | |

27/10/2013

Premier vol du drone Taranis !

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Le démonstrateur du drone Taranis de BAe Systems vient d’effectuer son premier vol, selon les informations transmises par le Ministère de la Défense britannique (MoD).

 

Le drone Taranis : 

 

 

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Le projet "Taranis" mis au point par  BAe Systems concerne un drone de combat (ou UCAV, Unmanned Combat Aerial Vehicle) d’origine britannique. Son nom fait référence au dieu du tonnerre  «Taranis» de la mythologie celtique. L’objectif est de démontrer la capacité du drone a choisir, puis frapper automatiquement une cible.

Premier  vol : 

 

Ce premier vol a eu lieu sur le site de Woomera qui appartient à la Royal Australian Air Force en Australie du Sud. Peu d’information ont filtré de ce premier vol.

Le Taranis n'est vraisemblablement pas destiné à la production, mais comme véhicule démonstrateur de technologique (TDV). Pour le ministère de la Défense ce système fournira des données expérimentales sur les capacités potentielles en contribuant à éclairer les décisions sur la composition des  futures systèmes pilotés sans pilote qui équiperont la RAF. Le coût total du projet Taranis est GBP180 millions ( USD291.3 millions).

 

Rappel : 

 

Le Royaume-Uni envisage l’acquisition d’un drone de combat dans le cadre d’une capacité de frappe en profondeur et qui fonctionnerait en parallèle avec les appareils comme l’Eurofighter au standard F3. 


 

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Photos : 1 Drone BAe Taranis 2 Au décollage 3 Préparation @ BAe Systems


20:25 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bae systems, drone, drone taranis, raf |  Facebook | |

23/05/2013

Premier vol du drone MQ-4C «Triton» !

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Dévoilé dans un article du 12/6/12, le drone de Northrop-Grumman MQ-4C «Triton» vient de réussir son premier vol. L'US Naval Air Systems Command (Navair) et Northrop- Grumman viennent de réaliser le premier vol depuis les installations de Palmdale en Californie.

 

Ce drone dérivé maritime Global-Hawk a volé pendant 80 minutes dans l'espace aérien restreint et a atteint une altitude de 20.000 pieds. Les essais en vol du MQ-4C continueront depuis les installations de  Palmdale durant les prochains mois. Puis, l'équipe du programme se déplacera au sein des installations d'essais en vol à la base aéronavale Patuxent River Station, dans le Maryland, cet automne.

 

P-8A «Poseidon» & MQ-4C «Triton» : 

 

Le drone MQ-4C «Triton» est destiné à la marine américaine pour travailler en binôme avec les nouveaux avions de patrouille maritime Boeing P-8A  «Poseidon». Les deux appareils vont permettre de quadriller efficacement les zones maritimes en envoyant en temps réel des informations aux unités de la flotte afin de soutenir la guerre de surface, les missions de renseignement et de recherche et sauvetage. Le MQ-4C permet la collecte de données de reconnaissance (ISR) et complète, les opérations de patrouille maritime et de la Force de reconnaissance (MPRF).  Le Triton permettra également de relayer les signaux de communication.

 

Le MQ-4C «Triton» :

Ce drone de grande envergure (40 mètres) doit pouvoir venir épauler les nouveaux aéronefs de patrouille maritime que sont les Boeing P-8A «Poseidon». L’aéronef est un dérivé du drone Global-Hawk.  Avec un poids maximum au décollage de 14,6 tonnes, ce drone aura une endurance évaluée à près de 28 heures.

Actuellement, le MQ-4C (démonstrateur), est équipé de capteurs maritimes dont une tourelle offrant une vison à 360°couplée avec des capteurs Multi-Fonction active (SCFM) et un radar en bande X et une  antenne active à balayage électronique.

Le programme BAMS UAS est géré par l'Office des programmes de la Marine  et le Maritime Bureau Unmanned Aircraft Systeme PMA-262, sur la base  Navale de Patuxent River, dans le Maryland.

Selon les premières estimations disponibles, le MQ-4C «Triton» pourrait entrer en service d’ici 2015-2016. L’US Navy envisagerait d’en acquérir 68 pour équiper notamment ses portes-avions.

Caractéristiques :

 

Envergure: 130,9 pi (39,9 m)

Longueur: 47,6 pi (47,6 m)

Hauteur: 15,4 pi (4,6 m)

Brut au décollage: £ 32,250 (14.628 kg)

Max. Charge interne: 3,200 lbs (1452 kg)

Max Payload externe: £ 2,400 (1,089)

Auto Deploy: 8,200 nm (15186 km)

Max. Altitude: 56.500 m (17.22 km)

Max. Vitesse: 331 noeuds Vitesse air vraie (TAS)

Max. Endurance: 28 heures.


 

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Photos : 1 MQ-4C «Triton»  2 lors du premier vol @ Northrop-Grumman