20/02/2021

Troisième GlobalEye pour les EAU !

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 L’avionneur suédois Saab a livré le troisième exemplaire du « GlobalEye » destiné aux Emirats arabes unis (EAU). La réalisation de trois livraisons de l’avion d’alerte avancée « GlobalEye » en moins d’un an démontre que l’avionneur suédois maîtrise son produit de haute technologie. Deux autres appareils doivent encore être livrés, ils font partie de la seconde commande effectuée par le pays.

« En gérant l'ensemble du processus, y compris le développement et l'intégration des capteurs, nous contrôlons de manière unique chaque partie critique de ce programme complexe », déclare Micael Johansson, président et chef de la direction de Saab.

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Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye » offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER » intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium), le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple : un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

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Photos : GlobalEye pour les EAU @ Saab

 

L’Indonésie rêve de Rafale et de F-15EX !

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Jakarta va-t-elle enfin se décider pour un type d’avion de combat ? Les annonces se succèdent en faveur d’un type ou d’un autre depuis plusieurs mois, mais sans résultat jusqu’ici. 

Rappel :

En 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat était estimé à 1,14 milliards de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense russe. En parallèle, l’Indonésie avait fait mention de son intérêt pour le Lockheed Martin F-35A. Cette demande a été finalement rejetée par Washington qui a finalement proposé des avions F-16 « Viper » Block 70/72 et Boeing Super Hornet.

Exit le Su-35 et l’Eurofighter :

Il semble bien que cette fois les offres russes avec le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » et autrichiennes avec les Eurofighter T1 d’occasions soient définitivement tombées aux oubliettes. Deux appareils semblent maintenant avoir les faveurs de l’Indonésie, soit le Rafale de Dassault et le nouveau F-15EX en version export (similaire au Qatar) de Boeing.

Bataille de communiqués :

Jakarta jour la carte de la concurrence entre Boeing et Dassault. Pour cela, le gouvernement indonésien caresse les deux avionneurs dans le sens du poil. A tel point, que la presse de deux pays par l’intermédiaire de l’avionneur américain et français, annonce le même achat ! En effet, les deux concurrents annoncent un achat portant sur 36 avions de combat. Autant dire qu’à ce stade la lectrice et le lecteur peuvent se retrouver bredouilles sur les réelles volontés de choix de l’Indonésie.

Pour tenter de mettre de l’ordre dans ce qui ressemble à une bataille d’information, je citerais les propos évoqués la semaine dernière du maréchal de la Force aérienne Indonésienne (TNI-AU), Fadjar Prasetyo, qui a déclaré aux médias lors d'une conférence de presse que le plan de passation des marchés est actuellement géré par le ministère de la Défense, qui examine l’achat de 36 Boeing F-15EX et de 36 Dassault Rafale. A noter que le pays s’intéresse également à l’avion d’alerte lointaine Saab GlobalEye et à l’avion de transport C-130J « Super Hercules ».

Ces moyens aériens devraient être acquis par étapes, selon le maréchal de la TNI-AU. La question d’un achat mixte de F-15EX et de Rafale reste encore possible, mais les moyens financiers du pays sont relativement faibles et la situation du COVID n’a bien évidemment rien arrangé. Historiquement parlant, Jakarta n’a jamais acheté d’avion français et le Rafale serait donc une grande première pour le pays.

Photo : F-15EX export qatari et Rafale indien @ Boeing & Dassault

 

 

19/02/2021

Retrait partiel des bombardier B-1B « Lancer » !

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L’US Air Force entame une nouvelle réduction de sa flotte de bombardier stratégique Rockwell B-1B « Lancer » avec le retrait d’un premier exemplaire cette semaine. L’objectif vise la mise à la retraite de 17 appareils et de disposer au final de 45 aéronefs. Il s’agit du second retrait de l’appareil, le premier avait porté la flotte de 100 à 66 aéronefs.

Avec ce second retrait partiel de la flotte de B-1B, l’US Air Force prépare progressivement l’arrivée du futur nouveau bombardier furtif de nouvelle génération, le Northrop-Grumman B-21 « Raider ». Les appareils prévus pour le retrait sont les plus usés de la flotte. Selon l’USAF, l’entretien de ces bombardiers coûterait des dizaines de millions de dollars par avion.

Stocké et cannibalisé :

Les 17 B-1B seront stockés sur les base aériennes de Davis-Monthan, en Arizona et Dyess au Texas, où ils seront conservés pour venir servir de stock de pièces détachées. Ce choix fait partie de la demande de budget de l'exercice 2021, afin de soutenir et garantir la maintenance des appareils restants.

Nouvelle feuille de route :

Pour autant, le lien entre le départ de ces B-1B et l’arrivée des premiers B-21, doit encore être retravaillé. L’US Air Force doit fournir prochainement une nouvelle stratégie de feuille de route pour la gestion de la flotte de bombardiers détaillant comment sa « structure actuelle des bombardiers doit évoluer pour permettre de répondre aux exigences de la mission de frappe à longue portée ». La définition de la nouvelle stratégie est attendue ce mois-ci.

Une flotte restreinte mais modernisée :

Entré en service en 1986, la flotte de bombardier stratégique B-1B a subi une cure de jouvence, afin de se maintenir opérationnelle. Cette mise à niveau concernait le système de navigation et de communication et s’est achevée en septembre 2020.

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Les améliorations concernaient la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Force.

En plus de la capacité de transporter des bombes à guidage de précision et des bombes conventionnelles, le « Lancer » est maintenant capable de contenir plus de munitions en soute et pourra dans un proche avenir emporter des armes hypersoniques.

Selon le calendrier de l’USAF, la flotte restante de B-1B devrait rester en service jusqu’en 2036.

Le B-1B « Lancer » :

Le premier exemplaire a été livré le 29 juin 1985 à l'US Air Force. Le B-1B n’a cessé d'évoluer pour répondre aux exigences d'un champ de bataille en évolution rapide. Capable de remplir une mission nucléaire comme un bombardier classique, il est également capable d’effectuer des missions d'appui au sol classiques.

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B « Lancer » est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 lancé le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le « Lancer » a subi plusieurs améliorations, afin de l’adapter aux multiplications des menaces.

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Photos : 1 B-1B en vol 2 Le B-1B est capable de délivrer un tapis de bombes 3 Au décollage @ USAF

18/02/2021

Livraison du premier AT-6 pour l’USAF !

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L'US Air Force (USAF) a reçu son en premier avion d'attaque léger de type Textron AT-6E « Wolverine ». Au total, l’USAF a passé commande pour deux avions d'attaque légers AT-6 E. Ces appareils viendront compléter la paire de Embraer A-29 « Super Tucano ». Ces appareils seront utilisés pour poursuivre les essais d’engagement en matière d'attaque légère (LAE).

Un AT-6 spécifique :

La désignation AT-6E est spécifique à l'USAF pour le « Wolverine » comprend une configuration de base, ainsi que les communications par satellite avec une antenne située au sommet du nez et d'autres équipements comme une tourelle FLIR WESCAM MX-15D, qui comprend également un désignateur laser, de L3Harris. Pour en revenir aux communications, l’AT-6 E est doté de radios ARC-210/VHF/UHF/ avec cryptage AES / SATCOM / Iridium Cell Satellite / AERONet / Full motion ROVER vidéo.

On notera un élément particulier sur l’AT-6 E, soit la livrée camouflage de type « Europe » qui n’était plus de mise depuis la fin des années 1980.

L’AT-6 « Wolverine » Light Attack :

Basé sur la cellule de son avion d’entraînement militaire AT-6, Hawker Beechcraft a développé une version d’attaque au sol & surveillance pour répondre aux besoins d’appui au sol des unités antiguérillas et de lutte contre les narcotrafiquants. Cette solution devrait convenir selon son constructeur d’évoluer à proximité directe des Forces au sol et ceci de manière plus proche que les actuels A-10.  La réalisation de l’AT-6 Light Attack est la conclusion de nombreux essais effectués entre le constructeur et l’Air National Guard Reserve Command Test de l’Arizona.

L’appareil intègre un système de gestion NetCentric de combat dérivé de l’A-10, permettant l’utilisation d’un viseur de casque, une tourelle FLIR couplée à un armement complet. La cellule est renforcée et permet de résister aux impacts d’armes légères. L’AT-6 dispose également d’une turbine plus puissante que son petit frère, une Pratt&Whitney PT6A-68D de 1600 chevaux.

L’appareil doit donc pouvoir évoluer et surveiller les frontières, ainsi que les secteurs proches d’unités au sol. Permettre de détecter tout mouvement adverse et d’apporter si besoin une réponse armée.

Photo : L’AT-6 E « Wolverine » de l’USAF @ USAF

 

 

 

 

17/02/2021

Le Canada modernise ses CH-146 Griffon !

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La Royal Canadian Air Force (RCAF) a lancé un programme de modernisation de sa flotte d’hélicoptères CH-146 « Griffon » (Bell 412). Le programme d’un montant de 640millions de dollars canadien vise une prolongation de vie jusqu’en 2031.

Rappel :

Commandé au début des année 1990 le CH-146 « Griffon » est issu de l’hélicoptère Bell-412 assemblés au Canada sur le site de Mirabel à Montréal. Au total, 85 appareils ont été acquis pour le transport tactique et utilisé pour remplir de nombreuses fonctions, notamment le transport tactique des troupes, les missions de surveillance, d’escorte et de reconnaissance, l’évacuation des blessés, les secours en cas de catastrophe, l’appui aérien des opérations spéciales et les opérations de recherche et sauvetage (SAR).

Modernisation des CH-146 « Griffon » :

Selon le cahier des charges de la RCAF, il est prévu de remplacer certains systèmes de l’avionique de l’appareil, les radios de communication et l’équipement cryptographique, les enregistreurs de vol et de conversations dans le poste de pilotage, les systèmes de navigation, les systèmes de contrôle automatique de vol et les tableaux de commande et d’affichage. De nouveaux écrans EFIS seront installés, une mise à niveau des moteurs et l’intégration d’un système de systèmes de détection et d’alerte missile (MAW) de nouvelle génération. Par ailleurs, le simulateur de vol et les dispositifs de formation seront également mis à niveau.

Bell 412 / CH-146 Griffon :

Le Bell 412 est un hélicoptère léger biturbine, muni d’un rotor principal quadripale et d’un rotor de queue bipale, d’un train d’atterrissage constitué de patins et pouvant transporter jusqu’à 14 passagers. Vers la fin des années 1970, Bell Helicopter décide de moderniser son Bell 212 et de le munir d’un rotor principal quadripale et de plus faible diamètre, afin d’augmenter ses performances. Deux Bell 212 sont modifiés et reçoivent le nouveau rotor, muni de quatre pales en matériaux composites. Le premier vol est effectué en août 1979 et la certification est obtenue en janvier 1981. Directement dérivé du Bell 212, il en garde la cellule robuste et les caractéristiques générales. Le poste de pilotage est équipé de deux sièges anti-crash. La cabine, d’un volume de 6,23 m3, permet de transporter jusqu’à 13 passagers. Les sièges facilement démontables permettent l’emport de fret ou de deux civières en cas de transport sanitaire. Il est toutefois possible, en cas d’urgence, de transporter jusqu’à six blessés sur civières. L’accès à la cabine est facilité par une porte de 2,34 m de large de chaque côté de l’appareil. De plus, ces portes sont largables en cas de nécessité. Un compartiment à bagage de 0,8 0m3, dans la poutre de queue, permet d’emporter jusqu’à 180 kg de matériel. Les turbines sont des Pratt & Whitney PT6T-3B-1 de 671 kW (912 cv) chacune. La capacité totale en carburant est de 1250 L, contenus dans sept réservoirs auto-étanches. Un réservoir de carburant auxiliaire de 620 L peut être emporté, portant la distance franchissable à 980 km.  Un pilote automatique trois axes diminue la charge de l’équipage, lui permettant de mieux se concentrer sur sa mission. Un radar météorologique et un altimètre radar permettent également de faciliter le vol.

Le CH-146 « Griffon » est un dérivé direct du Bell 412EP (Enhanced Performance), il dispose d’un système de vol automatique numérique et des turbines PT6T-3D «Twin Pac » avec un cockpit avec affichage numérique semblable à celui du Bell 429, comportant des écrans multifonctions tactiles.

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Photos : CH-146 Griffon @ RCAF