07/02/2020

Premiers C-27J « Spartan » pour le Kenya !

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Le Kenya a réceptionné ses deux premiers avions de transports tactiques Leonardo C-27J « Spartan ». Au total le pays disposera de trois appareils portant sur une commande estimée à 200 millions de dollars.

Les deux appareils ont atterri à Nairobi, la capitale du Kenya, le 30 janvier dernier. Aucun détail sur le calendrier de livraison du troisième avion n'est disponible. La version des C-27J destinée au Kenaya est dotée du cockpit avec écrans EFIS, d’une avionique mise à jour et équipé d’un transpondeur IFF mode 5.

Cependant, les C-27J de l’armée de l’air kenyane ne disposent pas des « Winglets » qui sont également disponibles pour l’avion.

Leonardo C-27J « Spartan » :

Le C-27J « Spartan » est un aéronef à voilure fixe de transport tactique léger polyvalent pour diverses missions. Particulièrement maniable et polyvalent, le robuste C-27J offre un rapport poids puissance le plus élevé de sa catégorie avec la capacité d'effectuer des manœuvres sous un facteur de charge de l’ordre de 3G, permettant des virages serrés et une montée rapide, ainsi que la descente. 

Il offre la capacité unique de faire varier la hauteur plancher, afin d’ajuster en permanence celui-ci pour faciliter le chargement et le déchargement de grands volumes, ainsi que les charges utiles à haute densité sans équipement de soutien au sol et en facilitant le «drive-in/out» de véhicules, afin qu'ils puissent être utilisés immédiatement.

Le C-27J offre un niveau élevé de sécurité et un taux imbattable de disponibilité particulièrement haut.  Le C-27J décolle sur environ 1900 pieds sur une surface non goudronnée. Dans un environnement tactique, l'avion est capable de monter à 10.000 pieds en 3 minutes, en descendant à partir de 10.000 pieds en moins de 2,5 minutes. Avec une masse à l'atterrissage maximale, le C-27J à une course au sol de moins de 1115 pi.

Photo : C-27J « Spartan » kenyan @ Flavio Renzi

06/02/2020

L’Indian Air Force veut moderniser ses Su-30 ! 

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L'IAF a un besoin urgent de moderniser ses avions de combat Su-30MKI. Si un petit nombre d’avions vont être mis à jour en vue de l’intégration du missile BrahMos, le reste de la flotte doit également être modernisée.

Pour l’IAF, le Sukhoi Su-30 MKI est de toute évidence une plateforme superbe et puissante. En termes de capacité de transport et de portée, il a une grande utilité, mais la réalité est que le programme a été mis en ligne à l'origine en 1997 et que de nombreuses avancées technologiques ont depuis lors dicté une mise à jour de l'avion.  L'IAF a acquis plus de 250 exemplaires de l’avion, dont la plupart ont été assemblés sous licence à l'usine Hindustan Aeronautics Ltd (HAL) de Nasik, en Inde.

Radar et système de guerre-électronique :

Pour l’IAF, le radar et le système de guerre-électronique (EW) de l'avion sont particulièrement visés par la mise à jour.  D’un côté, la majeure partie des Su-30MkI actuels sont dotés du radar NIIP N011M Bars de type PESA. L’objectif est de le remplacer par un radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. 

La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

A terme, l’IAF espère voir toute sa flotte de Su-30 modernisée au standard « Super 30 » et disposer d’une flotte moderne et plus flexible.

Photo : Su-30MKI @ IAF

05/02/2020

La RAF réceptionne son premier MRA1 « Poseidon » !

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Le premier des neuf Boeing P-8A « Poseidon » (MRA1 dénomination pour la RAF) multimissions de patrouille maritimes (MMA) de la Royal Air Force (RAF) est arrivé au Royaume-Uni le 4 janvier.

L'avion n° ZP801 est arrivée sur les installations de base Navale de Kinloss en Écosse depuis la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride, où il était utilisé pour la formation des équipages depuis sa livraison officielle au ministère britannique de la Défense (MoD) en juillet 2019.

L'appareil, nommé « Pride of Moray », sera transféré sur la base de la RAF à Lossiemouth lorsque la construction de nouvelles installations sera terminée plus tard dans l'année. Les opérations des neuf appareils devraient commencer à cet endroit au début du quatrième trimestre 2020. Les « Poseidon » britanniques seront regroupés au sein du 120ème Escadron.

La livraison du premier Poseidon MRA1 marque une étape importante dans la reconstitution de la capacité de patrouille maritime aéroportée du Royaume-Uni qui a été interrompue en 2010 avec le retrait du BAE Systems Nimrod MR2 et l'annulation de son remplacement Nimrod MRA4.

 Le P-8A « Poseidon » :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé des liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, il doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs et bâtiments de surface.

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Intégration du LRASM :

De son côté, l’US Navy avance avec l'intégration du missile antinavire à longue portée Lockheed Martin AGM-158C (LRASM) sur le Boeing P-8A « Poseidon ».

Dans un avis de pré-sollicitation publié le 28 janvier, le bureau du programme des avions de patrouille et de reconnaissance maritimes du Naval Air Systems Command (NAVAIR) (PMA-290) a déclaré qu'il demandait des informations à l'industrie pour "déterminer les entrepreneurs potentiels qui ont les compétences, l'expérience, les qualifications et les connaissances requises pour effectuer l'intégration aéromécanique et logicielle du missile LRASM sur le P-8A.

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) est un missile antinavire à guidage de précision et à longue portée tirant parti du succès de JASSM-ER et est conçu pour répondre aux besoins des combattants de la marine et de l’armée de l’air américaine. Armé d'une tête pénétrante à fragmentation et d'explosion, LRASM utilise un routage et un guidage de précision, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le missile utilise une suite de capteurs multimodaux, une liaison de données d’armes et un système de positionnement global antiblocage numérique amélioré pour détecter et détruire des cibles spécifiques au sein d’un groupe de nombreux navires en mer. 

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La technologie LRASM réduira la dépendance aux plates-formes ISR, aux liaisons réseau et à la navigation GPS dans des environnements de guerre électronique agressifs. Cette opération de guidage avancée signifie que l'arme peut utiliser des données de repère de cible brutes pour trouver et détruire sa cible prédéfinie dans des environnements refusés. La précision de la létalité sur les cibles de surface et au sol fait en sorte que le système deviendra un ajout important à l'arsenal du combattant de la marine américaine. LRASM offre une portée, une capacité de survie et une létalité qu'aucun autre système actuel ne fournit.

Le missile peut être armé d'une ogive à fragmentation d'explosion pénétrante de 454,5 kg (1 000 lb). Le LRASM est furtif et aurait une portée supérieure à 500 nm, basée sur la portée non classifiée du missile air-sol à distance interarmées - portée étendue. La capacité à longue portée du LRASM permet au B-1B de tirer sur des cibles extérieures à la portée des armes à tir direct.

Le missile a été intégré à bord du bombardier Boeing B-1B de l’US Air Force. Le LRASM devrait atteindre la capacité opérationnelle précoce de la flotte de F/A-18E/F « Super Hornet » de la US Navy en 2019. 

 

Photos : 1 MRA1 Poseidon de la RAF@ Boeing 2 Soute du Poseidon  USN 3 le LRASM @ LM

 

04/02/2020

Essais réussis pour les EA-18G « Growler » autonomes !

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Boeing en collaboration avec la marine américaine a réussi une série de vols deux avions de combat EA-18G « Growler » en mode « autonome » depuis les installations de la Naval Air Station de Patuxent River.

Les vols, effectués au cours d’une série d’exercices tests ont démontré l'efficacité de la technologie permettant aux EA-18G « Growler » d’effectuer des missions de combat avec les systèmes sans pilote à bord.

Cette démonstration permet à Boeing et à la Marine d'analyser les données recueillies et de décider dans quel secteur il est opportun d’effectuer des investissements dans les technologies de l'avenir. Au total, se sont quatre vols qui ont permis de valider la technologie.

Ces essais démontrent les faisabilités avenir en ce qui concerne la capacité d’engager un avion non piloté par un être humain d’effectuer une mission très dangereuse et d’en préserver l’être humain. De plus, il sera possible d’utiliser à l’avenir cette technologie en tant que multiplicateur de force associée à un ou plusieurs avions pilotés de manière traditionnelle.

Les EA-18G sont spécialisés dans la neutralisation des systèmes de défenses adverses. Une version autonome pourra être utlisées, lors d'opérations particulièrement sensibles dans un espace aérien ou les menaces sol-air sont particulièrement densifiées. 

Photo : EA-18G Growler @ Boeing

03/02/2020

Le C295 va offrir la capacité de ravitaillement en vol !

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Airbus Defence and Space a développé un kit de ravitaillement air-air (AAR) amovible pour son bimoteur de transport tactique C295. L’avion utilise un tuyau déployable de 30 mètres de long avec un « panier » à la fin permettant le transfert du carburant vers le récepteur avion équipé d'une sonde. Un système de vision à distance permet aux membres d'équipage à bord du C295 de surveiller les opérations de ravitaillement en carburant depuis la cabine de chargement.

Essais positifs :

Des vols récents pour tester le kit ont impliqué un C295 appartenant à Airbus qui a ravitaillé un C295 de l'armée de l'air espagnole, ainsi que des tests de proximité avec le C295 et un avion de combat de type EF-18 de l'armée de l'air espagnole ont été réalisés.  Airbus a confirmé les récents essais ont permis de délivrer un total, de 1,5 tonne de carburant lors de cinq contacts humides.

Le système de ravitaillement amovible du C295 pèse 1’500 kg. Il se compose d'un maximum de trois réservoirs de carburant supplémentaires, d'une console d'opérateur et du tambour-flexible

La capacité de ravitaillement en vol du C295 permettra de prolonger le vol en mission, soit un avantage certain pour les clients utilisant des C295. Ces clients comprennent les forces armées des opérateurs C295 actuels et futurs chargés des missions de recherche et de sauvetage civiles et militaires.

De plus, cette nouvelle solution permettra de former les pilotes de chasse aux compétences nécessaires au ravitaillement en vol à un coût réduit.

Cette nouvelle capacité du C295 complète admirablement l'offre très large du C295 qui n'est pas seulement un avion de transport tactique, mais bien une plateforme multirôle. 

Photo : Essais de ravitaillement avec le Kit du C295 @ Airbus DS