29/12/2020

La Police du ciel pleinement opérationnelle 24/24 !

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Au 31 décembre, la police du ciel (PA24) est pleinement opérationnelle en Suisse. Deux avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » armés seront prêts 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Le projet Police aérienne 24 (PA24) a ainsi été mis en œuvre avec succès dans le délai prévu. Désormais, le service de police aérienne veille 24 h sur 24 à garantir la sécurité et la souveraineté sur l’espace aérien suisse. 

Rappel : 

Basé sur une motion du conseiller d'Etat Hans Hess (PLR(droite))  et du mandat parlementaire qui en découle, le projet PA24 a été lancé. Ce projet visant la disponibilité opérationnelle permanente de deux avions de combat armés, prêts à décoller dans un délai de 15 minutes au maximum et 3 minutes en cas d’alerte extrêmes s’est déroulé en quatre étapes :

La première a été réalisée en 2016 : les deux avions étaient prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant cinquante semaines. Cette disponibilité opérationnelle a été étendue à 365 jours dès 2017.

À partir du début de l’année 2019, les avions étaient prêts à intervenir de 6 h à 22 h. Et à la fin de 2020, ils seront disponibles 24 heures sur 24, 365 jours par an.

Il n’est jamais trop tard :

Le projet de police du ciel aurait pu être mis en place depuis longtemps en Suisse, mais il a fallu compter sur insouciance de certains milieux politiques qui n’y voyaient pas l’intérêt. Pires, un renforcement de l’armée qui pouvait contrecarrer les espoirs de suppressions de cette dernière. De plus, pour les milieux antimilitaristes, la police du ciel était un outil inutile étant donné que la Suisse est entourée de pays amis capables de la protéger. Grave erreur, nos pays voisins sont alliés, mais la Suisse reste un partenaire de sécurité important au centre de l’Europe tout en restant maître de sa souveraineté. Aucun avion de combat étrangers n’ayant par exemple été autorisés à traverser le pays pour rejoindre des théâtres d’opérations extérieurs sans l’aval du gouvernement suisse.

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La police du ciel aurait donc pu être mise ne place plus tôt, avec une demande datant de 2002. Malheureusement, la politique et ses nombreux rouages n’ont fait que ralentir le projet qui finalement a été adopté en 2009.  

Pourquoi faut-il attendre 2020 ? 

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question, le commandant de la base aérienne de Payerne de l’époque, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive qui a été mise ne place : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 « Hornet » de jour comme de nuit et les week-ends, il était impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci, afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faut 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

Recrutement et formation additionnelles requis (3 années de formation) :

FA = 54 mécaniciens/électroniciens, 5 chefs d’équipe.

Base logistique de l’armée (BLA)= 20 mécaniciens/électriciens.

Base d’aide au commandement (BAC) = 1 électroniciens.

Skyguide : 9 contrôleurs aériens.

Il faut également noter qu’une partie du personnel au sol est également formé en tant que pompier avec un entraînement spécifique pour intervenir et neutraliser le feu sur un avion de combat armé de munitions réelles (missiles, obus). Le temps de réaction est très court, soit 90 secondes.

Le recrutement et la formation de ces personnes sont nécessaires pour renforcer les équipes déjà présentes pour assurer le tournus de la PA24, il faut pouvoir disposer de deux relèves de 11 personnes au sol sur la base et ceci en permanence. A cela s’ajoute 5 pilotes.

Surveillance radar 24/24 depuis 2005 : 

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a été démontrée à plusieurs reprises. On oublie souvent, que si les avions n’ont pu décoller par le passé, ce sont bien les aiguilleurs du ciel de l’armée qui ont coordonné les interventions des Forces aériennes voisines. Coordination par exemple, lors du cas de l’avion d’Ethiopian Airlines détourné sur Genève a été escorté d’abord par les Italiens, puis par les français.  Le projet PA24 va permettre de réaliser la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum QRA15 (Quick Reaction Alert).

15 « Hot missions » et 290 live missions en 2020 : 

Même en temps de COVID avec une réduction quasi-totale de l’aviation civile, la PA24 a été engagée cette année lors de 15 « Hot missions » et 290 « live missions », contribuant ainsi grandement à la sécurité de l'espace aérien et à l'application de la souveraineté sur l'espace aérien suisse.

Les deux F/A-18 armés sont essentiellement engagés pour des « Hot missions » et des « live missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent l’intégrité de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien. Les live missions, quant à elles, consistent en des contrôles ponctuels des aéronefs d’États étrangers, qui ne peuvent survoler le territoire suisse qu'avec une autorisation diplomatique (diplomatic clearance).

La disponibilité de la flotte en constante augmentation :

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La mise en activité de la PA24 s’est aussi une amélioration des infrastructures des bases aériennes dont celle de Payerne. La nouvelle infrastructure permet à Skyguide et aux Forces aériennes de renforcer leur collaboration dans la surveillance de l'espace aérien. Les deux organisations collaborent étroitement pour assurer la sécurité de l'espace aérien civil et militaire en Suisse et à proximité. Le bâtiment de l'ancienne tour sera conservé, mais la "tête de verre" sera démontée.

Le nouveau complexe qui entoure la nouvelle tour de contrôle abrite désormais l’ensemble des acteurs qui font marcher l’aérodrome. Jusqu’ici ces différents acteurs (pilotes, commandement, contrôleurs aériens) étaient engagés à différents endroits de la base, sans pouvoir se croiser. 

Le nouveau bâtiment abrite désormais le complexe des opérations. Il permet de réunir « Skyguide » et les membres des Forces aériennes dans un même lieu. Le bâtiment ultra-sécurisé offre la possibilité aux différents acteurs de la base de se rencontrer, de manger ensemble et surtout de pouvoir communiquer directement. Imaginez, qu’il y a peu, les pilotes de chasse ne connaissaient par exemple que la voix du contrôleur aérien. Cette nouvelle situation permet de renforce les liens de travail entre les différents métiers qui composent la base aérienne de Payerne.

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Le positionnement de la nouvelle tour permet d’agrandir le champ de vision par rapport à l’ancienne. Le nouveau complexe a reçu quelque 120’000 mètres de câble en fibre optique et 2’500 nouveaux connecteurs RJ-45 pour des télécommunications sécurisées. Ceux-ci ont été montés lors de la construction de la nouvelle tour de contrôle, afin de faciliter le transfert des systèmes de sécurité. De nouveaux systèmes modernes ont été installés et offre une coordination plus facile et plus rapide en cas de problème.

La Base aérienne de Payerne est le site principal du service permanent de police aérienne. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet PA24, cette capacité sera prochainement renommée QRA (Quick Reaction Alert ou état de préparation opérationnelle de la défense aérienne). Dans certaines circonstances (p. ex. lorsque la piste est fermée à Payerne pour y effectuer des travaux d’assainissement), les engagements de police aérienne s’effectuent au départ d’Emmen ou de Meiringen. Comme en raison des nouveaux horaires de la PA24 du personnel technique sera désormais disponible 24 h sur 24 pour l’état d’alerte, notamment des mécaniciens sur avions, des travaux de maintenance supplémentaires pourront être effectués sur la flotte de F/A-18 en dehors des heures ordinaires d’exploitation. Grâce à cette synergie la disponibilité de la flotte sera continuellement améliorée, ce qui profite à l’instruction et à la disponibilité opérationnelle des Forces aériennes.

Pour la finalisation du projet fin 2020, près de 100 postes supplémentaires au total ont été créés aux Forces aériennes, à la Base logistique de l’armée et à la Base d’aide au commandement. L'augmentation de la capacité police aérienne sur 24 heures entraîne des coûts supplémentaires à près de 30 millions de francs par an. Ce montant comprend essentiellement des coûts liés au personnel, pour le contrôle du trafic aérien et de frais d’exploitation.

Avec la PA24 ou QRA il est possible que des jets de combat effectuent des vols en dehors des horaires habituels du service de vol militaire et en cas de nécessité même à vitesse supersonique. Cela est nécessaire pour assurer en permanence la sécurité de l’espace aérien suisse et sauvegarder la souveraineté de la Suisse.

Un espace aérien très fréquenté :

Notre pays se trouve au cœur des couloirs aériens européens, plus de 3'000 aéronefs de toutes tailles survolent au quotidien notre pays en moyenne. Les pannes, erreurs de pilotage et autres violations sont malheureusement choses fréquentes. Les avions de ligne, jets privés évoluent à haute altitude et souvent à grande vitesse. Les pilotes de « Hornet » doivent parfois, selon les cas, accélérer jusqu’au passage du mûrs du son, afin de rattraper l’avion sujet à un problème, causant malheureusement quelques désagréments en termes de bruit à la population. Cependant, il faut garder à l’esprit que ceux-ci ne sont rien face aux drames que de telles interventions ont probablement permis d’éviter. Pour l’année 2019, la PA24 enregistre déjà 11 « Hot Missions » et 166 « Live missions ».

La Police du ciel c’est :

Plus de sécurité, afin d’éviter une catastrophe dans notre espace aérien.

Une amélioration de la collaboration avec les Forces aériennes voisines. La Suisse est un partenaire incontournable pour la sécurité au centre Europe.

L’application de notre souveraineté aérienne et politique. 

La création de 100 emplois sur le site de Payerne avec aujourd’hui 364 emplois sur la base aérienne.

Un meilleur taux de disponibilité des avions. Les mécaniciens de piquets pour la PA24 sont occupés, lorsqu’ils ne sont pas à préparer un décollage en urgence, à la révision d’avions 24/24, ainsi que le week-end. Les cycles de révision G3 (300heures) et G6 (600h). 

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Photos : 1 Contrôle d’un A380 dans le ciel suisse @ DDPS 2 Contrôle d’un Fokker 50 hollandais @ DDPS 3 Nouvelle tour de contrôlle 4 Hornet prêt au décollage et armés @ 5 Décollage de nuit pour une Live Mission @ P.Kümmerling

 

28/12/2020

Des H145M HForce pour la Hongrie !

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Airbus Helicopters a débuté la livraison de l’hélicoptère H145M doté du système de gestion d’armes HForce à l'armée hongroise. Trois appareils ont été réceptionnés et deux autres sont prévus pour mars 2021. Ces nouveaux hélicoptères remplacent progressivement les M-8/17 & Mi-24.

Rappel :

C’est en juin 2018, que le ministère hongrois de la Défense a passé commande pour un total de 20 hélicoptères militaires H145M équipés du système d’armes HForce dans le cadre du programme de modernisation militaire « Zrinyi 2026 ».

Un profond changement :

L’arrivée du H145M HForces offre un profond changement pour l’armée hongroise. Cette dernière ne possédait pas jusqu’ici dans le cadre de ses unités d’hélicoptères de capacités de détection. Avec l’arrivée du H145M, c’est un environnement opérationnel numérique qui vient transformer en profondeur le dispositif d’engagement des hélicoptères hongrois. De plus, les H145M hongrois sont dotés d'un système de cordage rapide, d'une caméra haute performance, d'un double crochet de chargement, d'un palan, d'un kit de gestion des catastrophes, d'une protection balistique et d'un système de contre-mesures électroniques pour répondre aux exigences opérationnelles les plus exigeantes.

Doté du système de gestion d’armes Airbus HForce, la Hongrie pourra désormais armer rapidement et facilement ses hélicoptères au moyen d’un Rockwell Collins Deutschland (RCD) FMC-4212 General Purpose Computer (GPC), d’un viseur monoculaire monté sur casque Thales Scorpion (HMSD) ), d’un capteur électro-optique Wescam, ainsi que des nacelles d'armes. Les options d'armes comprennent des nacelles de mitrailleuses lourdes (HMGP) de 12,7 mm, des nacelles de canon de 20 mm, des missiles air-sol et air-air et / ou des roquettes non guidées et guidées de 68 mm et 70 mm. 

Le concept HForce :

Le concept HForce d’Airbus Helicopters est en soi une nouvelle offre intégrée pour les utilisateurs de la gamme des hélicoptères Airbus (ex Eurocopter). Le système doit permettre à des forces armées de renforcer ou de donner une puissance de feu à leurs hélicoptères de transport, tels que les H225 Super Puma/Cougar, le H125 Ecureuil/Fennec et les H135/635 et H145/645. Le système Airbus HForce permet donc d’armer ces types d’hélicoptères pour des pays n’ayant pas les moyens ou les besoins d’acquérir des hélicoptères d’attaques « Tigre « ou « Apache » par exemple. Pour les autres, il sera possible de compléter les capacités d’appuis feu déjà disponibles.

Le concept HForce s’articule autour d’un système « plug and play » ayant un ordinateur de mission commun qui permettra aux opérateurs de commander l'hélicoptère dans une configuration de base, sans armes, tout en gardant la possibilité de les mettre à jour facilement. Conçu autour d'un système de gestion Rockwell Collins Deutschland fonctionnant avec un viseur de casque Thales « Scorpion » monoculaire HSMD couplé à un système FLIR Wescam électro-optique/infrarouge. Le système permet de gérer le tir avec une mitrailleuse de 12,7mm ou un canon de 20mm, des roquettes et des missiles antichars AGM-114 « Hellfire ».

Le H145M : 

Le H145M est conçu à partir de la version civile et parapublique modernisée du H145 (anciennement dénommé EC145 T2 sous Eurocopter). Avec une masse maximum au décollage en augmentation (3 700 kilos), il peut être équipé d'équipements de mission, notamment d'un canon latéral monté sur pivot, il peut transporter des armes sur des mâts multifonctions ; des capteurs électro-optiques/infrarouges avec moyen de repérage d'objectifs ; ainsi que des solutions d'avionique militaire pour les communications, la navigation et la gestion de vol.

Équipé d'un dispositif de descente sur corde pour les opérations spéciales, le H145M bénéficie d'une capacité de survie améliorée par la protection balistique de l'équipage, des réservoirs de carburant auto-obturant et un système de guerre électronique d'autoprotection contre les menaces de missiles.

Bénéficiant de la robustesse, des faibles coûts d'exploitation et de la disponibilité élevée des hélicoptères éprouvés de la famille EC145/H145 d'Airbus Helicopters, le nouveau H145M est doté de moteurs Turbomeca Arriel-2E, un système numérique de régulation des moteurs à pleine autorité (FADEC) sur deux canaux, un rotor de queue caréné Fenestron®, ainsi que des boîtes de transmission modernisées pour les rotors principal et de queue. La masse maximum au décollage de cet hélicoptère modernisé est augmentée de 50 kg, tandis que ses performances en vol stationnaire - même avec une seule turbine opérationnelle - sont cruciales pour la sécurité en vol et le succès des missions, en particulier dans le cadre d'opérations spéciales ou de recherche et de sauvetage au combat.

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Photos : 1 Les deux premier H145M HForce hongrois 2 H145M hongrois @ Airbus Helicopters

 

 

 

27/12/2020

Vol inaugural pour le premier NH90 qatari !

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Les fins d’années sont souvent le théâtre de nombreuses nouveautés, cette année en est encore une fois la preuve. Le consortium NH Industries (NHI) a effectué le vol inaugural du premier hélicoptère de type NH90 NFH destiné au Qatar. Les premières sorties se sont achevées respectivement le 15 décembre à Venise Tessera et le 18 décembre à Marseille, les sites de production des sociétés partenaires NHI Leonardo Helicopters et Airbus Helicopters.

Les vols comprenaient le décollage, la gestion générale, les vérifications fonctionnelles et les atterrissages. Tout s’est bien déroulé.

Rappel :

C’est en mars 2018, que le ministère de la Défense du Qatar a annoncé un contrat pour l'achat de 28 hélicoptères militaires multirôles NH90 de taille moyenne. L'accord a été annoncé lors de l'exposition DIMDEX à Doha en présence du ministre italien de la Défense Roberta Pinotti et du PDG de Leonardo, Alessandro Profumo.

Le programme global est évalué à plus de 3 milliards d'euros pour le consortium NHI, et comprend 16 NH90 TTH pour les opérations terrestres, 12 NH90 NFH pour les missions navales, un support complet, des services de formation à la maintenance et les infrastructures associées.

Le programme pourrait être étendu à l'avenir avec l'ajout de 6 + 6 unités dans un mélange de variantes TTH et NFH. Leonardo assumera la responsabilité globale de la gestion du programme, de l'assemblage final et de la livraison des 12 hélicoptères NH90 NFH de son usine de Venise-Tessera en Italie du Nord et le soutien aux équipages et techniciens de maintenance. Pendant ce temps, Airbus Helicopters sera responsable de l'assemblage final de 16 NH90 TTH.

Les livraisons devraient commencer avant juin 2022 et se poursuivre jusqu'en 2025. Leonardo fournira et contribuera et intégrera divers équipements comme l’avionique et les capteurs.

Les NH90 destinés aux Qatar :

Les NH90 destinés aux Qatar seront notamment dotés du système électro-optique Leonardo LEOSS-T HD, d’un enregistreur vidéo de mission HD, du système d'identification automatique, la liaison vidéo tactique et l'affichage Full HD pour les consoles de cabine. De plus l’hélicoptère sera doté de missiles air-sol et de torpilles pour les missions de guerre anti-surface (ASuW) et anti-sous-marine (ASW).

Le NH90 :

L’hélicoptère NH90 de nouvelle génération est adapté à un large éventail de missions comptant parmi les plus exigeantes : logistique et transport utilitaire, recherche et sauvetage au combat (RESCO), évacuation sanitaire, opérations spéciales et lutte anti-terrorisme.

Dans sa configuration opérationnelle finale, le NH90 dispose d’une avionique éprouvée qui permet d’accomplir des missions de jour comme de nuit sans restriction majeure, d’équipement d’autoprotection performants, d’un système de communications militaires interopérable pour les opérations internationales et des équipements pour un déploiement par navire.

Le NH90 (NATO Helicopter) est un hélicoptère biturbine européen de transport militaire de la classe des 10 tonnes conçu entre la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays Bas, rejoints par le Portugal en juin 2001 et la Belgique en 2006. Le NH90 se décline en 2 versions : TTH (transport tactique) et NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine).

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Photos : le premier NH90 destiné au Qatar @ Leonardo

 

26/12/2020

Davantage de B737 MAX pour Alaska Airlines !

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Alaska Airlines a annoncé que le transporteur achèterait 23 autres avions B737 « MAX » -9, en s'appuyant sur sa commande initiale. Le nouvel accord porte le total des commandes et options de B737 MAX d'Alaska Airlines à 120 avions, ce qui donnera au cinquième transporteur américain l'efficacité et la flexibilité nécessaires pour se développer à mesure que les voyages aériens se rétablissent.

Alaska Airlines, un opérateur de longue date de Boeing « 737 ». Le transporteur a passé une commande de 32 B737 « MAX » -9 jets en 2012 dans le cadre de son programme de modernisation de sa flotte. Le B737-9 fait partie de la famille B737 MAX qui est conçue pour offrir plus de rendement énergétique, de fiabilité et de flexibilité sur le marché des avions monocouloirs. Le mois dernier, Alaska Airlines a annoncé qu'elle étendait son engagement envers le programme B737 MAX en louant 13 nouveaux B737-9 tout en vendant des avions A320 qu'elle avait pris lors de son acquisition de Virgin America.

Le nouvel accord annoncé cette semaine ajoutera 23 commandes fermes pour le B737-9 et plus d'options pour les achats futurs. En tout, l'Alaska Airlines disposera de 52 options qui, si elles étaient pleinement exercées, porteraient le transporteur à pas moins de 120 avions de la famille B737 MAX. La compagnie aérienne a déclaré que l'accord la faisait évoluer vers une flotte principale plus efficace et entièrement en provenance de Boeing, qui "améliorera l'expérience des clients, améliorera les performances opérationnelles et soutiendra la croissance de l'entreprise".

Pour Alaska Airlines, le B737 « MAX » équipé de nouveaux moteurs plus économes en carburant et d'une aérodynamique améliorée utilisera 20% de carburant en moins et réduira les émissions de 20% par siège par rapport aux avions qu'il remplace. La compagnie aérienne configurera le jet avec 178 sièges dans une configuration à trois classes. L'avion peut parcourir 3’550 miles nautiques, soit environ 600 miles de plus que son prédécesseur. Cette capacité supplémentaire permettra aux compagnies aériennes d'offrir de nouvelles routes plus directes aux passagers. Chaque avion comportera le nouveau Boeing « Sky Interior », mis en valeur par des parois latérales et des fenêtres sculptées modernes, un éclairage LED qui améliore la sensation d'espace et de plus grands bacs de rangement pivotants.

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Photos : 1 B737 MAX -9 @ Dgorun 2 Signature de l’entente Boeing – Alaska @ Boeing

 

24/12/2020

Premiers M-345 pour l’Italie !

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Leonardo a livré en début de semaine, les deux premiers avions d'entraînement à réaction M-345 à l'armée de l'air italienne. Cette dernière a commandé 18 unités. L’appareil, désigné T-345A par l'armée de l'air italienne, remplacera progressivement les 137 MB-339 qui sont en service depuis 1982.

Le M-345, conçu pour répondre aux exigences de formation de base et de base-avancée, complétera le M-346 en service, qui est utilisé pour la formation avancée des pilotes. Le système de formation intégré de Leonardo, développé autour de la plateforme M-345, est représentatif du leadership technologique de l’entreprise en matière de formation des pilotes à piloter les avions des générations actuelles et futures. Le système bénéficie de l'expérience et de la technologie développée pour le M-346, qui comprend une capacité de « construction virtuelle en direct ». Cela permet aux aéronefs qui effectuent des missions d'entraînement en direct d'incorporer des éléments simulés « amis » ou « ennemis » dans des scénarios, ce qui permet au pilote d'être exposé à toute la gamme des situations opérationnelles possibles. L’acquisition du nouvel avion par l’armée de l’air italienne est une étape importante dans la modernisation de sa flotte. Le M-345 remplaçant le MB-339A dans les deuxièmes et troisièmes phases de formation des pilotes militaires de l’armée de l’air.

Un nouvel avion pour les Frecce Triccolori :

Le M-345 a également été choisi comme nouvel avion de l’équipe acrobatique de l’armée de l’air italienne, le « Frecce Tricolori ». La célèbre patrouille acrobatique de l’Armée de l’air italienne se prépare à changer de monture. En effet, les « Frecce Tricolori » abandonneront d’ici 2021 les actuels Aermacchi MB-339 pour passer sur le M-345. 

Le commandant des « Frecce Tricolori » Jan Slangen a effectué une série de vols sur le futur avion destiné à l’équipe acrobatique. 

"Nous sommes face à une machine très intéressante, avec un très fort potentiel, en tant que formateur de base et comme avion de voltige. Nous avons décollé de la piste de Venegono pour atteindre la zone d'opération et après une première orientation de manœuvre de base et acrobatique, nous avons essayé de définir une présentation mini-profil et une séquence de manœuvres de notre programme acrobatique. Personnellement, je suis très satisfait de l'énergie de l'aéronef, de sa maniabilité.

Le M-345 HET :

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Le nouveau M-345 HET (High Efficiency Trainer) réduit le temps nécessaire aux forces aériennes pour former les pilotes. Il donne également aux stagiaires la possibilité de piloter un avion qui présente des caractéristiques de performance plus élevées que les autres avions d'entraînement de base / avancés actuellement en service dans le monde. Les performances du M-345 lui permettent de mener à bien les types de mission les plus exigeants d'un programme de formation, offrant une formation de haute qualité à un coût nettement inférieur. L'architecture du cockpit du M-345 est la même que celle des chasseurs de première ligne. L'avion est également capable de jouer des rôles opérationnels, grâce à un domaine de vol étendu, avec une capacité de manœuvre à grande vitesse même à haute altitude, des systèmes avioniques modernes, une capacité de charge et des performances élevées.  

Le M-345 est conçu avec un long cycle de vie et une approche à deux niveaux de maintenance, éliminant le besoin de révisions générales coûteuses. Le système d’utilisation de la santé et de la surveillance de l’avion (HUMS) contribue également à réduire le coût de possession. Un simulateur de formation embarqué sophistiqué présente de nombreux avantages. Par exemple, les pilotes du M-345 sont capables de planifier des manœuvres avant la formation en direct, ce qui permet une plus grande efficacité pendant le vol. Les stagiaires peuvent également voler en formation avec d'autres pilotes dans les airs et ceux qui s'entraînent au sol dans des simulateurs, via une liaison de données en temps réel. La station de planification de mission et de débriefing (MPDS) de l’avion permet aux stagiaires d’analyser les missions qu’ils viennent de réaliser. Le moteur du M-345 est un turboréacteur Williams FJ44-4M-34 optimisé pour une utilisation militaire et acrobatique. Le cockpit est basé sur les commandes HOTAS (Hands On Throttle-And-Stick) et dispose d'un cockpit en verre avec un écran tactile MFD (Multi-function Display) tricolore. L’affichage tête haute de l’avion est reflété sur un quatrième écran sur le siège arrière.

L'avion est équipé de systèmes de bord simples et basiques nécessitant un minimum d'entretien et capables de garantir une sécurité et une fiabilité maximales. Le résultat est un avion d'entraînement très efficace alimenté par un moteur à double flux, mais avec des coûts d'achat et de cycle de vie supérieurs à ceux des entraîneurs à turbopropulseurs. 

Les étudiants pilotes et les instructeurs sont assis sur des sièges éjectables Martin Baker Mk.IT16D de dernière génération dans un cockpit confortable, entièrement équipé d'instruments sophistiqués comprenant, entre autres, trois grands écrans multifonctions LCD - très similaires au type d'équipement que les futurs pilotes trouveront devant avion de combat. 

La présence du système ETTS (Embedded Tactical Training Simulation) embarqué, basé sur celui offert par l'avion M-346 éprouvé, est fondamentale. Ce système est capable de simuler le scénario tactique le plus approprié en fonction des besoins d'entraînement, en faisant apparaître des forces alliées ou ennemies, simulant le fonctionnement des capteurs embarqués qui ne sont pas réellement présents ou des armes. Les pilotes sont immergés dans un environnement connu sous le nom de LVC, qui combine de manière transparente des avions volants (Live), des avions simulés (Virtual) avec d'autres forces virtuelles alliées ou ennemies (Constructive).

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Photos : 1 L’un des deux premiers M-345 2 le cockpit 3 Aux couleurs des Frecce Triccolori : @ Leonardo