08/05/2019

Des Kamov Ka-31 supplémentaires pour la marine indienne !

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Le ministère indien de la Défense a donné l’approbation à la marine pour l’achat de 10 hélicoptères supplémentaires d’alerte avancée Kamov Ka-31 de fabrication russe. L’approbation de l’achat est venue du Conseil d’acquisition de la défense, dirigé par le ministre de la Défense, Nirmala Sitharaman. La transaction est évaluée à environ 515 millions de dollars.

Les nouveaux Ka-31 seront embarqués dans quatre nouvelles frégates furtives du Projet 11356M acquises de Russie. Ils feront également partie du complément aérien du porte-avions INS Vikramaditya et du porte-avions de construction indigène INS Vikrant, lors de la mise en service de celui-ci.

Modernisation et augmentation de la flotte : 

La marine indienne a reçu ses premiers exemplaires d’hélicoptères Kamov Ka-31 d’alerte lointaine modernisés. Ces hélicoptères font partie du premier lot de six Ka-31 en service depuis 2003. Depuis, la marine indienne a acheté cinq  Ka-31 supplémentaires.

Selon Russian Helicopters les Ka-31 de la marine indienne ont reçu plusieurs mises à jour nécessaires à la poursuite du bon fonctionnement de ceux-ci. De nouveaux logiciels ont été installés pour le radar E-801m OKO conçu par l'Institut de génie Radio de Nizhny Novgorod.

Le Kamov Ka-31 d’alerte avancée :

Dérivé du Kamov Ka-27, le modèle Ka-31 dispose d’un poste de pilotage plus large et peut accueillir deux membres d'équipage, le pilote et le navigateur. Le cockpit est protégé par des plaques de blindages, la suite de navigation comprend un système de positionnement par satellite  Kronstadt Kabris 12, une cartographie numérique de terrain et un avertisseur de proximité du sol et d'obstacles.

Le train d'atterrissage se rétracte, afin d'éviter toute interférence avec le radar.

Le radar d'alerte précoce, E-801m OKO dispose d’une antenne radar de 6 m² rangé à plat contre la face inférieure du fuselage. L’antenne une fois déployée permet une détection à 360 ° de couverture azimutale sur 150km.

 

Photo : Ka-31 de la marine indienne @ Marine indienne

 

07/05/2019

La mauvaise gestion du remplacement des CF-18 !

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Les critiques s’accumulent en direction de l’actuel gouvernement Trudeau en ce qui concerne la gestion du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18A/B « Hornet ». De nouvelles révélations sur le dossier sont apparues cette semaine. Le dossier enfle un peu plus avec notamment une perte de confiance du voisin américain.

Rappel :

Le Gouvernement Trudeau continue d’affirmer qu’il ne tiendra pas compte du contrat signé par le précédent gouvernement à propos de l’achat du F-35 de Lockheed-Martin. Dans l’attente d’une nouvelle compétition, le gouvernement Trudeau a opté pour l’achat d’une flotte de F/A18 A/B d’occasions en provenance de l’Australie. Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrême économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utilisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffrent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions. Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35.

Un nouveau rapport qui met le feu aux poudres :

L’Institut Macdonald-Laurier (ILM), soit un organisme indépendant d’analyse, vient de publier une étude réalisée par Richard Shimooka, chercheur à l’ILM. Celui-ci jette un regard critique sur l’approche du gouvernement pour remplacer la flotte vieillissante de chasseurs CF-18 du Canada. Dans le rapport intitulé : La catastrophe, évaluer les dommages causés par le fiasco des substituts du chasseur canadien, il affirme que la performance d’Ottawa dans ce dossier reflète le scandale SNC-Lavalin et l’affaire Mark Norman, soit deux autres affaires qui gangrènent l’actuel gouvernement.

Pour le chercheur de l’ILM, le gouvernement tente de contourner le processus établi pour répondre à ses intérêts partisans, notamment en ce qui concerne le futur avion de combat canadien.

Il faut comprendre, que l’ancien gouvernement Harper avait signé des engagements en direction de Lockheed-Martin et le F-35. De fait, le Canada est devenu un participant au programme Joint Strike Fighter (JSF) en vue de venir remplacer les CF-18 vieillissants au sein de l’ARC.

«Lors de la campagne électorale de 2015, le Parti libéral avait promis de ne pas acheter les F-35, mais d'utiliser un concours pour identifier, puis acheter un concurrent moins cher… Cette décision s'est avérée impossible, contraire à l'éthique et potentiellement illégale ”Écrit Richard Shimooka.

L’expert met également le doigt sur un problème de coût. En effet, des milliards de dollars ont été perdus dans un processus d’achat visant à combler un manque de capacités artificielles à une menace potentielle pour la relation de défense entre le Canada et les États-Unis, le rapport conclut que les intérêts politiques ont toujours été placés au-dessus des besoins du Canada en matière de défense. Et de continuer sur le fait que "les décisions prises concernant le remplacement des avions de combat CF-18 concernaient uniquement des raisons d’intérêt politique: aucune d’entre elles ne pouvait être revendiquée comme étant dans l’intérêt national du pays". 

Un rapport qui secoue le pays :

Les conclusions du rapport de l’ILM ont attiré l’attention du Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) et de hauts responsables américains. Selon des documents jamais vus auparavant, le BVG avait expressément mis le gouvernement en garde contre le choix d'acheter des « Hornet » australiens comme mesure provisoire dans un projet de rapport - et le rapport final du BVG avait été profondément révisé pour masquer cette recommandation.

Pressions américaines :

De son côté, le voisin américain n’est pas resté muet,  des lettres de responsables américains révèlent que «le ressentiment et la méfiance à l'égard du gouvernement du Canada avaient augmenté, en particulier au sein de l'US Air Force». Ces lettres, qui n'ont pas encore été rendues publiques, décrivent les importants avantages stratégiques et économiques pour le Canada, qui de fait est partie prenante du programme JSF. Cependant, ils contiennent également une menace implicite (mais claire) selon laquelle le Canada pourrait être exclu du programme,  si Ottawa poursuivait sa politique actuelle consistant à essayer d'obtenir des retombées industrielles garanties qui, de par leur nature, ne sont pas autorisées dans le cadre du programme JSF.

Le gouvernement Trudeau a volontairement ignoré les faits fondamentaux concernant l'adhésion au programme JSF, y compris des avantages évidents en termes de coût et de capacité fournis par le F-35 et ceci uniquement dans le but de satisfaire son électorat.

Si l’on peut comprendre les réticences du gouvernement canadien en direction du F-35, celui-ci ne pouvait ignorer les accords signés par le précédent gouvernement. Il semble cette fois bien établit, que le Canada soit lié au programme JSF de manière bien plus solide que ce que ne laisse entendre l’actuel gouvernement. Le simple fait de traîner les pieds sur le remplacement des CF-18 confirme un peu plus ce sentiment. Reste à voir comment ce gouvernement va gérer la crise et surtout l’impact de celle-ci sur la nouvelle compétition qui est en préparation. 

Photo : F-35 aux couleurs du Canada @ Lockheed Martin

06/05/2019

RUAG livre un quatrième Do-228NG au Japon !

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Le japonais New Central Airservice (NCA) a réceptionné son quatrième appareil de type Dornier Do-228 « Next-Generation » (NG) au groupe d'aéronautique et de défense RUAG basé à Emmen dans le canton de Lucerne. Cette vente fait suite à l'annonce de RUAG, confirmant la production en série du programme Dornier 228NG.

La société japonaise New Central Airservice exploite sa flotte de Dornier Do228NG dans des configurations de passagers et de fret, dans des conditions difficiles. Le Dornier Do228NG permet à la NCA de maintenir ses opérations entre le continent japonais et les îles éloignées d’Izu, un plan de vol qui leur est confié par leur gouvernement municipal. Thomas Müller, directeur du programme Dornier 228 de RUAG MRO International, explique: «La NCA a besoin d'un avion dont la fiabilité et les performances constantes ont été prouvées dans des conditions difficiles, telles que les forts fronts météorologiques, les vents forts et les vents de travers, ainsi décollage et atterrissage dus à des pistes d'atterrissage de courte durée. Le Dornier Do228NG continue d’être la solution exceptionnelle du secteur face à ces problèmes », confirme-t-il.

RUAG Maître d’œuvre du Do228 NG :

Les Dornier Do228 NG sont produits à Oberpfaffenhofen en Allemagne, mais la modernisation est installée sur le site de RUAG Aerospace à Emmen (LU). Le Do228 modernisé comprend un cockpit numérique couplé à une avionique EFI890 Universal Avionics System, des moteurs Garrets TPE 331-10 sont dotés d’une nouvelle hélice à 5 pales en composite produit par MT-Propellers. La structure a été considérablement renforcée. Le Do228NG peut aujourd’hui pratiquer des décollages et atterrissages court sur piste non préparée, de plus l’appareil permet une permet en œuvre facilitée en zone de brousse. L’appareil peut dorénavant rester 10 heures en vol avec des variations de vitesse et d’altitude. Au total, RUAG Aerospace a effectué près de 300 modifications qui rendent aujourd’hui, le Do228 de nouvelle génération plus efficace.

A ce jour les commandes pour le NG sont : 12 appareils pour la marine indienne, 10 pour le Vénézuela (en attente de paiement) et 1 pour la marine allemande.

Photo : Do-228NG de la NCA @ RUAG

05/05/2019

Sensible augmentation de la demande passagers !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques sur le trafic mondial de passagers en février 2019, qui indiquent que le nombre total de kilomètres-passagers payants (RPK) a augmenté de 5,3 % par rapport à février 2018. C’est le taux le plus bas en plus d’un an, mais cela demeure conforme aux tendances à long terme. La capacité pour le mois (nombre de sièges-kilomètres offerts, ou ASK) a augmenté de 5,4 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 80,6 %, ce qui demeure élevé selon les standards historiques.

Marchés de passagers internationaux :

Le trafic de passagers internationaux a augmenté de 4,6% en février, par rapport à février 2018, ce qui constitue un ralentissement comparativement à la croissance de 5,9 % observée en janvier. La capacité a augmenté de 5,1 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 79,5 %. À l’exception du Moyen-Orient, toutes les régions ont enregistré une croissance du trafic par rapport à février 2018.

Les transporteurs d’Europeaffichent en février les plus forts résultats pour un cinquième mois consécutif. Le trafic de passagers a augmenté de 7,6 % par rapport à l’année précédente, soit le même taux qu’en janvier. La solide performance de l’Europe est paradoxale, compte tenu des inquiétudes relatives au Brexit et des signes qui laissent entrevoir un ralentissement de l’économie. La capacité a augmenté de 8,0 % et le coefficient d’occupation a perdu 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 82,3 %, ce qui demeure le taux le plus élevé parmi toutes les régions.

Les transporteurs d’Asie-Pacifiqueont enregistré en février une hausse de trafic de 4,2 % par rapport à l’année précédente, ce qui marque un ralentissement substantiel par rapport à l’augmentation de 7,2 % observée en janvier. La date du congé du Nouvel An lunaire dans la première semaine de février pourrait avoir déplacé une partie du trafic en janvier. La capacité a augmenté de 4,7 % et le coefficient d’occupation a perdu 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 81,0 %.

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Les transporteurs du Moyen-Orientont enregistré une baisse de trafic de 0,8 % en février, par rapport à l’an dernier, ce qui en fait la seule région à signaler un déclin en glissement annuel. La capacité a augmenté de 2,9 % et le coefficient d’occupation a chuté de 2,7 points de pourcentage pour s’établir à 72,6 %. De façon générale, les volumes de passagers des compagnies aériennes de la région ont stagné au cours des 12-15 derniers mois.

Les transporteurs d’Amérique du Nordont vu leur trafic augmenter de 4,2 % en février, ce qui représente un déclin par rapport au taux de 5,4 % enregistré en janvier. La capacité a augmenté de 2,9 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 1,0 point de pourcentage pour atteindre 79,0 %. Les signes de ralentissement de l’activité économique à la fin de 2018, ainsi que les effets des tensions persistantes entre les États-Unis et plusieurs de leurs partenaires commerciaux, pourraient être atténués par le faible taux de chômage de la région et le contexte économique généralement sain.

Les transporteurs d’Amérique latineont enregistré une augmentation de trafic de 4,3 % par rapport à février 2018, en baisse comparativement à la croissance annuelle de 5,4 % observée en janvier. La capacité a augmenté de 5,6 % et le coefficient d’occupation a perdu 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 81,4 %. Les incertitudes économiques et politiques renouvelées dans plusieurs pays clés de la région pourraient nuire à la demande de transport aérien au cours des mois qui viennent.

Les transporteurs d’Afriqueaffichent une hausse de trafic de 2,5 % pour le mois, comparativement à la même période l’année précédente, en baisse par rapport au taux de 5,1% enregistré en janvier. Les préoccupations concernant les plus grandes économies de la région contribuent à ce ralentissement. La capacité a augmenté de 0,3 % et le coefficient d’occupation a gagné 1,5 point de pourcentage pour s’établir à 69,7 %.

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Photos : 1 A350 Thaï Airways @ Suparat Chairatpraser2 B777 Ethiad Airways @ Jonathan Morgan 3  A220 Swiss @ Colin Hines

 

04/05/2019

Livraison des AW159 « Wildcat » aux Philippines !

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Manille, les deux hélicoptères de lutte-anti-sous-marine destinés à la marine philippine (PN), AW-159 « Wildcat » devraient vont arriver la maison cette semaine. La livraison et sensiblement en retard sur le calendrier initialement prévu.

En avril dernier, le vice-amiral Robert Empedrad, commandant de la marine philippine, s'est rendu au Royaume-Uni avec l'équipe de test et d'inspection du ministère de la Défense nationale (MDN) pour examiner les hélicoptères.

Rappel :

La Marine philippine a passé commande pour 2 hélicoptères de lutte anti-sous-marine et anti-surface AgustaWestland AW159 « Wildcat ». Le contrat est estimé à près de 114 millions de dollars. L’hélicoptériste anglo-italien a construit les hélicoptères à son usine de Yeovil au Royaume-Uni, le contrat comprend la formation et le soutien pluriannuel. Les deux hélicoptères sont équipés d'équipements sophistiqués « state-of-the-art mission » avec des capteurs principalement dédiés à la lutte anti-sous-marine et pour le rôle de guerre anti-surface. Les hélicoptères sont également en mesure d'effectuer d'autres missions, y compris la recherche et le sauvetage (SAR), la sécurité maritime et la surveillance maritime.

Equipement des AW159 philippins : 

Pour équiper ses AW159, la marine des Philippines a opté pour le missile israélien Spike ER (Extended Range) en version antinavire. Les hélicoptères sont également dotés de capacités de lutte anti-sous-marine (ASW).

L’AgustaWestland AW159 « Wildcat » :

L’AW159 Lynx « Wildcat » est prévu pour remplacer les Lynx de première génération, ce nouvel hélicoptère multirôle de six tonnes, est commandé à 62 exemplaires par le ministère britannique de la Défense. Le premier a été livré à la fin de 2011. Doté de deux turbines Rolls-Royce Honeywell CTS800 de nouvelles générations capables d’offrir 12 % de puissance supplémentaire, face aux anciens modèles. Le poste de pilotage comprend un système entièrement intégré d’affichage, utilisant quatre écrans 10x8 pouces. Les capteurs disposés dans le nez comportent une imagerie TV/IR couplé avec un désignateur laser. La version maritime dispose d’un radar Selex-ES Galileo 7400E actif sur 360 degrés. L'AW159 intègre un système d'alerte de missiles, des détecteurs d'alerte radar et un système de distribution des contre-mesures. En outre, il dispose d’une palette complète en matière d’armement soit : des mitrailleuses, torpilles, grenades sous-marines et pourra également tirer la future arme de surface a guidage autonome (FASGW).

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Photos : AW159 « Wildcat » @ Leonardo