13/08/2021

A330neo pour Air Belgium !

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Airbus a dévoilé les nouvelles couleurs d’Air Belgium sur le premier A330-931neo qui a récemment effectué son vol inaugural.

L'avion MSN 1861 avec l'immatriculation temporaire F-WWKQ a effectué son premier vol le jour de la Fête nationale belge. D’une durée de 3h20 au-dessus de la mer Méditerranée en direction de la Corse.

L'Airbus A330-941 MSN 1861 a été initialement commandé pour Air Berlin (en leasing auprès d'Air Lease Corp.), mais n'a jamais été repris après la faillite de la compagnie aérienne. Il a ensuite été peint aux couleurs de RwandAir avec l'immatriculation 9XR-WT, qui ne l'a pas non plus repris du bailleur ALC en raison de la crise du coronavirus.

La nouvelle cabine Airspace de l'A330neo offre aux passagers et à l'équipage un design futuriste, un espace de coffre supérieur, des scénarios d'éclairage LED apaisants et doux et des fonctionnalités avancées de divertissement en vol. C'est le niveau de bruit cabine le plus bas de sa catégorie. Les nouveaux avions sont configurés en trois classes (Business, Premium et Eco) et transportent 286 passagers contre 265 sur l'A340 actuel.

Air Belgium est très heureuse et fière de pouvoir bientôt présenter son nouvel avion en Belgique. Ce sont les avions les plus modernes qui opéreront sous pavillon belge. Les passagers de l'A330neo bénéficieront directement d'un confort encore plus grand et d'un service supérieur à bord, tout en réduisant l’impact environnemental de 25%. Le premier A330neo sera introduit sur la nouvelle route entre Brussels Airport et l’île Maurice le 15 octobre 2021.

L'Airbus A330neo est un véritable avion de nouvelle génération, intégrant les dernières technologies A350, avec la rentabilité de l'A330 et les points communs avec Airbus. Équipé de la superbe cabine Airspace, l'A330neo offre une expérience passager unique, regorgeant des derniers systèmes de divertissement en vol et de la connectivité. 

L'A330neo est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent 7000 et dispose d'une nouvelle aile avec une envergure accrue et des winglets inspirés de l'A350. L'avion offre également un niveau d'efficacité sans précédent, avec une consommation de carburant et des émissions de CO2 inférieures de 25 % par siège par rapport aux concurrents de la génération précédente. Grâce à sa capacité sur mesure de taille moyenne et à son excellente polyvalence en rayon d'action, l'A330neo est considéré comme l'avion idéal pour accompagner les opérateurs dans leur récupération post-COVID-19.

Photo : A330-900neo Air Belgium@ Airbus/F.Montet

 

 

12/08/2021

L’assemblage du Bell 360 « Invictus » a débuté !

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Bell Textron Inc., a débuté l’assemblage du premier Bell 360 « Invictus ».  Le programme Bell 360 progresse rapidement à travers la fabrication, l'assemblage, les tests de composants et les travaux d'intégration de systèmes pour le programme du Future Attack Reconnaissance Aircraft (FARA) de l'armée américaine. L'équipe a effectué plusieurs examens de conception et de risque avec l’US Army devrait pouvoir respecter le calendrier prévu ainsi que les exigences du programme.

Depuis le début de l’assemblage à la fin de 2020, Bell a fait des progrès significatifs  dans la fabrication du fuselage du Bell 360 « Invictus », les pales du rotor principal, l'assemblage de la boîte de vitesses, les boîtiers et d'autres composants. En mettant en œuvre une méthodologie de conception conforme qui connecte numériquement l'ensemble du programme tout au long de son cycle de vie, Bell a augmenté sa capacité à collaborer en temps réel avec les partenaires du programme et l'US Army. Cette méthode accélère la prise de décision parmi les équipes réparties en utilisant un environnement de données commun et sécurisé qui crée une source unique de données pour le programme, ce qui permet de réduire le temps d'assemblage, le temps de reprise et les coûts.

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Parallèlement à l'assemblage du Bell 360 « Invictus », des composants de grande valeur tels que la boîte de vitesses du rotor principal, les arbres de transmission et les accouplements sont testés au sein du laboratoire d'essai des systèmes d'entraînement (DSTL) de Bell. Le DSTL est utilisé pour mener des efforts de réduction des risques qui garantissent que le programme dispose de données exactes et vérifiées pour qualifier les composants avant le test en vol. 

Un nouveau laboratoire d'intégration de systèmes (SIL) spécifique au FARA est également opérationnel chez Bell. Cette installation permet à Bell d'intégrer des composants, des logiciels et des systèmes de mission critiques pour le test, la vérification et la validation de la fonctionnalité avant de prendre son envol sur un avion réel. Cette approche réduit les risques techniques et aide à l'exécution sûre, rapide et efficace du programme d'essais en vol.

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L’approche novatrice de Bell en matière de conception du Bell 360 « Invictus » associe des technologies éprouvées à faible risque et des processus avancés pour offrir une solution abordable, agile et létale destinée aux de champ de bataille moderne. Selon le fabricant, le Bell 360 « Invictus » respecte ou dépasse toutes les exigences énoncées dans le contrat du programme FARA.

La conception de la Bell 360 « Invictus »  met l’accent sur les performances exceptionnelles en utilisant des technologies éprouvées pour répondre aux exigences du FARA de l’Armée de terre à un coût abordable et dans les délais. Le système à rotor « Invictus » en est un exemple. Cette conception est basée sur le système de rotor du Bell 525 « Relentless », qui a été testé et éprouvé à des vitesses supérieures à 200 noeuds (KTAS). En intégrant des conceptions éprouvées et les meilleures technologies disponibles issues de programmes commerciaux et militaires. Par ailleurs, le concept avec un rotor principal unique dans une configuration à quatre pales, un fuselage doté d’un cockpit tandem à faible traînée est permet une parfaite intégration dans des avions de transport. L'hélicoptère est doté d'un rotor de queue caréné incliné qui offre des avantages en ce qui concerne le vol à grande vitesse et en vol stationnaire. Le train d'atterrissage est également rentré pour éliminer la traînée. L’hélicoptère sera propulsé par le moteur du programme ITEP (Enhanced Turbine Engine Program) de l’US Army, développé et construit par General Electric.

En parallèle et pour répondre à l’US Army, Bell a modifié une partie du fuselage et propose désormais l’hélicoptère avec un rotor de queue traditionnel en lieu et place du rotor à fenestron (voir photos).

Les fonctionnalités clés de L’Invictus :

Mini-Ailes pour une portance partagée afin de réduire la demande de portance du rotor en vol et permettant une forte maniabilité à grande vitesse.

Un bloc d'alimentation supplémentaire qui augmente les performances, lorsque les besoins en énergie sont élevés.

Un rotor principal articulé robuste avec une capacité de battement élevée permettant un vol à grande vitesse

Système de contrôle de vol Fly-by-Wire qui réduit la charge de travail du pilote et ouvre la voie au vol autonome.

Une vitesse de 180 nœuds.

Rayon de combat : de 135 nm (250 km) avec plus de 90 minutes de temps en station, l'aéronef devrait pouvoir voler hors de l'effet de sol à 4’000 pieds à 35 ° C.

Atteint l'effet de vol stationnaire 4K / 95F en vol stationnaire (HOGE).

Un canon de 20 mm, lanceur de munitions intégré en soute capable d'intégrer des missiles air-air et  de futures armes, ainsi que de l'inventaire actuel de munitions.

Dernière génération de capteurs pour permettre une meilleure connaissance de la situation. 

Approche des systèmes ouverts modulaires (MOSA) rendue possible par un « backbone » numérique de Collins Aerospace.

Conception robuste intégrant les processus de prise en charge du cycle de vie à un stade précoce afin d'assurer une disponibilité élevée d'OPTEMPO dans les opérations multi-domaines.

Le modèle de fabrication et les fils numériques compatibles avec la conception pour réduire les coûts et améliorée la fiabilité et la formation tout au long du cycle de vie de l'aéronef.

Pour Bell Textron, la conception de Bell 360 « Invictus » s’appuie sur une longue expérience et les dernières innovations commerciales de la société. Le nouvel appareil prend en compte les retours technologiques rencontrés dans le cadre des développements et de fabrication requise par le projet du  Future Vertical Lift (FVL) dans le cadre de la démonstration technologique conjointe multi-rôles (JMR TD) au cours des six dernières années.  Le premier prototype devrait voler en 2022.

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Photos : 1 Bell 360 avec le rotor de queue traditionnel 2 Avec rotor à fenestron 3 & 4 Assemblage cabine @ Bell Textron

 

 

11/08/2021

US Navy, trois candidats pour remplacer le Goshawk !

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L’US Navy prépare le remplacement de sa flotte d’avions écoles Boeing / BAe T-45 « Goshawk » dans le cadre du programme « Undergraduate Jet Training System » (UJTS). Trois appareils sont sur les rangs pour participer à la future compétition.

Les demandes de l’US Navy

Si le cahier des charges n’est pas totalement divulgué, l’US Navy a rendu publique quelques données pour son futur jet formateur : la demande précise que l’avion doit pouvoir être piloté indépendamment des deux places avant et arrière. L'USN souhaite savoir quels appareils peuvent intégrer des technologies avancées, telles que le mode d'atterrissage de précision, qui est utilisé pour aider à poser le Boeing F-18E/F « Super Hornet » et le F-35C sur les porte-avions. Le futur avion doit être doté d'un système automatique d'évitement des collisions au sol (GCAS). Les avionneurs en concours devront démontrer de quelle manière leur avion gère les forces d'atterrissage à taux de descente élevé, caractéristique de la formation à l'atterrissage sur le pont court d'un porte-avions.

Dans le cadre de son nouveau programme « Undergraduate Jet Training System », la Navy désire un avion d'entraînement à réaction basé à terre capable de pratiquer l'atterrissage et le décollage de simulation sur des porte-avions nucléaires d'ici 2028 ou plus tôt, selon une demande de renseignements mis en ligne le 14 mai 2020.

En termes de caractéristiques, le futur avion devra voler 400 heures par année et être capable de supporter des atterrissages simulés sur porte-avions et sur terrain à un rythme de 1’200 par avion par an. L’avion doit pouvoir effectuer des atterrissages par « touch-and-go » 45 fois par an. L'avion doit avoir une durée de vie en vol d'au moins 14’400 heures et être capable de supporter 43’200 atterrissages.

L'avion devrait avoir un plafond opérationnel de 41’000 pieds. Il devrait être capable de vitesses supérieures à 600 nœuds (1’111 km/h).

Les concurrents 

Les trois avionneurs en course sont Boeing/Saab avec le T-7B « Red Hawk » soit une version navalisée du T-7A, Lockheed Martin/KAI Aerospace avec le T-50A et Raytheon/Leonardo avec le T-100 (M-346).  

Le T-7B « Red Hawk » de Boeing/Saab : 

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Le T-7B « Red Hawk » de Boeing/Saab dérivé du T-7A de l’US Air Force comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.

Le M-346/T-100  :

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Le T-100 de Leonardo & Lockheed Martin est un dérivé du M-346 «  Master ». Il se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2’880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « Zero-Zero » Martin-Baker Mk16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital « Fly-by-Wire2 programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air.

Le T-50A :

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Le KAI T-50 « Golden Eagl e» de KAI Aerospace en collaboration avec Raytheon est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 «Golden Eagle» est largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes. Les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’équipements américains, comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une durée de 8’000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

 

Photos : 1 T-45 « Goshawk » de la Navy & USN T-7A @ Boieng 3 T-100 @ Leonardo 4 T-50 @ KAI

 

 

 

Le projet Air2030 en finale d’un concours international de management !

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Armasuisse s'est qualifié pour la finale de l'IPMA World Congress avec son projet "Prochain Avion de Combat (PAC)" dans la catégorie des grands projets. Le lauréat sera désigné parmi les trois finalistes le 22 septembre 2021. L'association internationale de management de projets (International Project Management Association IPMA) organise chaque année depuis 2002 ce concours international destiné à récompenser des équipes pour leurs prestations exceptionnelles en matière de management de projets et de programmes.

armasuisse procède à l’acquisition du matériel de l’armée par le biais de projets, et il veille à appliquer des méthodes de développement continu et à apporter des améliorations aux processus déjà en place. Cela implique notamment de se mesurer au marché et de pouvoir s’améliorer grâce à du benchmarking, par exemple par le biais d’une évaluation indépendante par des évaluateurs expérimentés dans le cadre du concours de l’IPMA. En décernant une distinction à certains projets, l’IPMA entend reconnaître et saluer l’excellence de leur gestion de projet. Le fait que le projet PAC ait été retenu comme finaliste démontre qu’armasuisse est sur le bon chemin.

Une distinction qui récompense le leadership, l’orientation vers les objectifs et des processus clairement définis

En s'appuyant sur un modèle qui est décrit dans la norme Project Excellence Baseline (PEB) de l’IPMA, les assesseurs évaluent le projet notamment par le biais d'audits et d’entretiens avec le mandataire du projet, la direction du projet, les membres de l’équipe de projet et d’autres parties prenantes. Pour l’évaluation, il n’est pas nécessaire de donner accès à des informations concernant le contenu du projet. Les données sensibles sont donc protégées. Le résultat est consigné dans un rapport du jury à l’intention de l’IPMA, celle-ci désignant par la suite les finalistes du concours et les projets qui remportent les trois premiers rangs. Les projets qui accèdent à la finale se distinguent par une conduite efficace, une orientation claire vers les objectifs et des processus solides. Les processus appliqués sont régulièrement évalués et améliorés si nécessaire. Au-delà de la reconnaissance qu’apporte une place de finaliste, la participation à ce concours et l’évaluation externe obtenue par ce biais servent également de base pour une amélioration constante de la conduite et des processus pour les prochaines phases du projet.

International Project Management Association

Fondée en 1965, l’IPMA (International Project Management Association - Association internationale de gestion de projets), qui a son siège en Europe, est la première association de gestion de projets à avoir été active à l’échelle internationale. Aujourd’hui, l’IPMA regroupe environ 70 associations nationales et compte plus de 40 000 membres de par le monde. L’IPMA a édité un certain nombre de normes. À côté de l’IPMA Project Excellence Baseline (PEB), l’IPMA Individual Competence Baseline (ICB) sert de base pour les programmes de certification nationaux des chefs de projets; grâce à elle, quelque 350 000 personnes ont été certifiées à ce jour. En organisant et en décernant les Global Project Excellence Awards, l’IPMA soutient les équipes de projet dans leurs efforts d’amélioration constants. (Sources DDPS).

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Photos : 1 Les quatre avions qui étaient en concours 2 les deux systèmes sol-air en concours

 

10/08/2021

Vol inaugural pour le premier P-8A norvégien !

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Le premier des cinq Boeing P-8A « Poseidon » destiné à la Norvège a effectué son vol inaugural hier, le 9 août. L'avion a décollé à 10H03, heure du Pacifique et a volé pendant 2 heures et 24 minutes, atteignant une altitude maximale de 41’000 pieds lors du vol entre l'aéroport municipal de Renton et Boeing Field à Seattle.

Le premier vol marque la prochaine phase du cycle de production de cet avion car il est déplacé vers l'installation d'installation et de contrôle, où les systèmes de mission seront installés et des tests supplémentaires auront lieu avant la livraison finale à l'Agence norvégienne du matériel de défense (NDMA) plus tard cette année.

« Ce vol inaugural est une étape importante pour la Norvège, et l'équipe Boeing reste déterminée à livrer la flotte P-8 à la NDMA dans les délais », a déclaré Christian Thomsen, responsable du programme P-8 Europe. « Le P-8 est une capacité qui aidera la Norvège à améliorer la guerre anti-sous-marine, la guerre anti-surface, le renseignement, la surveillance et la reconnaissance, et les missions de recherche et de sauvetage, en plus de favoriser une précieuse collaboration régionale et l'interopérabilité avec les pays de l'OTAN. "

Rappel 

C’est en mars 2018 que la Norvège a passé commande pour 5 avions de patrouille maritime (MPA) Boeing P-8A « Poseidon » (MMA). Le contrat de 1,5 milliards de dollars comprend : les aéronefs, des capteurs, des systèmes de surveillance et des armes anti-sous-marines. La commande est groupée avec 4 appareils destinés aux Royaume-Uni, ainsi que 10 autres avions pour l'US Navy.

Boeing utilise un processus de production en ligne éprouvé pour construire efficacement l'avion, la mise en œuvre des meilleures pratiques établies et des outils de système de production commerciaux communs permet à l'équipe de réduire les délais et les coûts tout en garantissant la qualité et les délais de livraison aux clients.

La Norvège devrait recevoir son premier P-8 plus tard cette année. Au total, cinq P-8 remplaceront à terme la flotte norvégienne actuelle de six P-3 Orions et de trois DA-20 Falcon et fourniront des capacités avancées pour maintenir la connaissance de la situation dans les eaux voisines à la surface et sous la surface de l'océan.

Le Boeing P-8A « Poseidon » 

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

À ce jour, Boeing a livré 136 P-8 à l'US Navy, à la Royal Australian Air Force, à la marine indienne et à la Royal Air Force du Royaume-Uni. La Norvège est l'un des huit pays qui ont choisi le P-8A comme avion de patrouille maritime, avec les États-Unis, l'Inde, l'Australie, le Royaume-Uni, la Corée, la Nouvelle-Zélande et l'Allemagne.

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Photos : 1 le premier P-8A norvégien lors de son vol inaugural 2 au sol@ Boeing