22/09/2021

La bombe MK-83 Trojan Improved Penetrator sur les Eurofighter !

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L’Allemagne va équiper ses avions de combat Airbus Eurofighter de l’ogive MK83 Trojan Improved Penetrator (TIP). Diehl Defence a remporté le contrat d'une valeur de 15,96 millions de dollars par l'Office fédéral allemand de l'équipement, des technologies de l'information et du soutien en service de la Bundeswehr (BAAINBw).

Par rapport à l'ogive Mk-83 d'origine, la version TIP a un effet de démolition nettement inférieur, mais avec une plus grande capacité de pénétration. Elle permet notamment de s’attaquer à des cibles ponctuelles durcies avec un faible potentiel collatéral et peut être utilisé pour l’appui aérien rapproché. 

La MK-83 TIP a été développé par Diehl Defence en coopération avec la société de recherche technique et mathématique (technisch-mathematische Studiengesellschaft) située à Bonn. Elle se compose de l'effecteur Mk-83, équipé d'un kit de guidage Enhanced Paveway II pour un contrôle précis au moyen d'un laser semi-actif. Contrairement à l'ogive Mk-83 d'origine, la version TIP se distingue par son effet de démolition nettement inférieur tout en augmentant considérablement la capacité de pénétration. L'effecteur air-sol GBU-48 TIP capable de résister aux intempéries.

Le contrat prévoit que la livraison initiale des ogives TIP débutera en 2023, ainsi que le module de formation nécessaire, l'assistance pour le processus d'approbation et les performances des tests d'ogives.

Des tests devraient ont été menés au champ d'essai Vidsel de l'Administration suédoise du matériel de défense (FMV) dans le nord de la Suède afin de valider la MK-83 TIP sur l’Eurofighter.

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Photos : 1 Eurofighter allemand avec la MK-83 TIP 2 Essais à Videsel @ Diehl Defense

21/09/2021

Le programme B-21 plus avancé qu’il n’y parait !

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Jusqu’à présent, on pensait que Northrop Grumman travaillait sur l’assemblage de deux nouveaux bombardiers furtifs B-21 « Raider », or il n’en est rien. L’avionneur travaille au contraire sur cinq exemplaires du bombardier B-21 a déclaré hier un haut responsable. Ces appareils se trouvent à divers stades de la production.

"Au moment où je vous parle, il y a maintenant cinq avions d'essai en cours de fabrication sur la ligne de production des B-21 à l'usine Air Force 42 de Palmdale, en Californie", a-t-il déclaré.

Auparavant, l'US Air Force n'avait reconnu que deux avions d'essai B-21 en production. Cette situation semble confirmer que le programme se porte bien et s’est même accélérer. Ces derniers mois. Aucune information n’a été donnée en ce qui concerne l’état des travaux. On peut simplement penser qu’un premier pourrait intervenir l’année prochaine, mais sans aucune assurance.

Que savons-nous de l’état du projet ?

Hormis cette intéressante confirmation, au début de l’année Randall Walden, Directeur du Rapid Capability Office de l'US Air Force qui gère le programme B-21, avait déclaré que le premier B-21 commençait à ressembler à un bombardier. Le second appareil devrait être utiliser pour valider le domaine aérien avec des essais de capacités structurelles au sol afin de valider la conception. On sait également qu’en début d’année l’avionneur à travailler à l’agrandissement de sa halle d’assemblage.

100 B-21 « Raider » Long Range Strike- Bomber

L'US Air Force prévoit d'acheter au moins 100 B-21. Une telle commande aurait pour résultat de réduire le coût unitaire, en amortissant le développement sur un grand nombre d'unités. En effet, actuellement le coût unitaire du B-21 est estimé à quelques 564 millions de dollars, soit un total de 80 milliards de dollars pour 100 bombardiers B-21.

A cela, il faut encore ajouter les coûts d'intégration de la nouvelle bombe à guidage nucléaire B61-12 et du nouveau missile de croisière nucléaire (LRSO) sur le B-21.

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend le F-35 et plus tard le NGAD, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient.

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Photos : 1 Image  d’artiste du possible B-21 2 Comparaisons entre le B-2 et B-21 @ NG

 

La Suisse cliente du système d'observation MUSIS !

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Les Chambres Fédérales ont approuvé l’accord-cadre de droit international avec la France en vue d’obtenir des images  d’observation spatiale du système MUltinational Space-based Imaging System (Musis). MUSIS comprend des systèmes de surveilances radariés et optiques, notre pays aura accès uniquement à cette dernière soit la CSO.

Rappel

Les images satellite à haute résolution jouent un rôle croissant pour défendre les intérêts sécuritaires de notre pays. Ne disposant pas à l’heure actuelle de capacités en la matière, la Suisse dépend des images et des données livrées par des prestataires commerciaux. La France, qui met actuellement en place un système de satellites de reconnaissance optique répondant à de très hautes exigences (Composante Spatiale Optique, CSO), a proposé son utilisation commune à divers États, dont la Suisse. Le premier des trois satellites prévus a été mis en orbite fin 2018, le système devrait être pleinement opérationnel dès 2022.

Compatible avec la neutralité

Comme l’a déclaré la ministre de la Défense Viola Amherd, une telle coopération bilatérale ne remet pas en cause la neutralité de notre pays. La Suisse bénéficie simplement de prestations, elle ne fournit ni données ni estimations. Enfin, une clause de suspension lui permet d’interrompre en tout temps cette coopération pour des motifs de neutralité.

Un besoin essentiel pour la politique de sécurité

Par 41 voix, le Conseil des États a soutenu l’accord-cadre et de son côté le Conseil national vient par 146 voix contre 36 et 3 abstentions de soutenir le projet qui comprend la participation au programme d’exploration français étant nécessaire, les coûts occasionnés de 107 millions de francs au total, comprenant un crédit d’engagement de 82 millions et des frais d’exploitation pour un montant de 25 millions pour dix ans.

La gauche anti-armée échoue

On notera que la gauche anti-armée a tenté de torpiller, comme à son habitude, le projet arguant qu’il y aurait pu avoir d’autres options de fournisseurs. Bref, Cette même opposition qui ne veut pas d’un avion de combat américain, ne veut pas non plus d’une coopération avec la France ni avec l’Europe ! Si certains n’avaient encore compris… !

Le programme MUSIS / CSO

Le programme MUSIS (Multinational Space-based Imaging System for Surveillance, Reconnaissance and Observation en français système multinational d'imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l'observation) est un système constitué de 3 satellites d’observation en orbite héliosynchrone, dotés chacun d’un instrument optique de très haute résolution. Destinés à la défense française ainsi qu’à ses partenaires, ce système, successeur d’Hélios 2, contribue au renforcement des capacités de la défense dans les domaines du renseignement et du support à la conduite des opérations. Offrant une plus grande résolution d’image, l’instrument, en opération de jour comme de nuit, offre une plus grande agilité pour enchaîner les prises de vues sur une zone de crise, il permet par ailleurs d’accroître le nombre d’images effectuées en un seul passage sur une zone donnée.

Comme pour les six satellites des familles Hélios 1, Hélios 2 et Pléiades, Thales Alenia Space est, pour les 3 satellites de la famille CSO (Composante Spatiale Optique), le fournisseur de l’instrument optique de très haute résolution et a également développé des équipements clés comme les générateurs solaires, la télémesure image à très haut débit et le module de cryptage et de décryptage des liaisons montantes et descendantes. La société a également fourni les transpondeurs de télémesure, de télécommande et de poursuite.

Afin d’assurer la permanence de la composante optique, la France a lancé en 2010 la réalisation de la composante spatiale optique, sur la base de deux satellites d’observation identiques. Le premier assure la mission de reconnaissance, le deuxième, en orbite plus basse, assure la mission d’identification en réalisant des images de plus haute résolution. La conception et l’acquisition d’un segment sol utilisateur comprenant les fonctions de programmation, de réception et de production des images et d’un centre de mission, chargé des opérations d’exploitation et de contrôle des satellites. Suite à la mise en place d’une coopération avec l’Allemagne, le périmètre du programme est élargi en 2015 à un troisième satellite d’observation CSO, à un segment sol utilisateurs permettant d’accéder aux satellites radar allemands SARah et aux adaptations du système CSO requises en conséquence.

Par rapport à Hélios II, MUSIS apportera une meilleure résolution (identification de cibles plus petites) et une augmentation importante du nombre d’images accessibles quotidiennement. Le troisième satellite permettra d’améliorer le délai de revisite. (Sources : DDPS, DGA, Thales).

Photo : Satellites CSO d’observation @ NES/Mira Productions/PAROT Rémy.

 

 

 

20/09/2021

F-35, intégration des Meteor & Spear !

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BAE Systems et MBDA ont été mandatés pour compléter l'intégration des missiles Meteor et Spear à bord des avions de combat Lockheed Martin F-35 pour deux opérateurs européens, soit l’Angleterre et l’Italie.

Rappel 

En janvier 2021, le ministère britannique de la Défense a attribué à MBDA un contrat de démonstration et de fabrication de 758 millions de dollars pour l’intégration du Spear 3, le décrivant comme la future « arme air-sol principale » pour ses F-35. Le chasseur de cinquième génération pourra transporter en interne jusqu'à huit des missiles d'une portée de plus de 140 km. L'ajout de missiles air-sol Spear fournira aux F-35B du Royaume-Uni des « capacités multi-effets, compatibles avec le réseau, à charge élevée et avec une distance de sécurité étendue ». Cela améliorera encore la capacité de la force britannique Lightning à vaincre des cibles difficiles telles que les systèmes de défense aérienne mobiles à longue portée à des distances au-dessus de l'horizon par tous les temps et dans des environnements très contestés", ajoutent-ils. 

D’un autre côté, les travaux supplémentaires couverts par le nouveau financement achèveront l'intégration du missile air-air à statoréacteur MBDA Meteor au-delà de la portée visuelle F-35A pour l'Italie et le décollage court et l'atterrissage vertical du Royaume-Uni F-35B. Une équipe d'ingénieurs de BAE Systems, MBDA et Lockheed Martin va maintenant commencer les activités de test, de simulation et d'intégration au Royaume-Uni et aux États-Unis pour atteindre la capacité opérationnelle initiale des deux armes". 

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Ces deux systèmes d’armes viendront rejoindrent la bombe à guidage de précision Paveway IV de Raytheon UK et le missile air-air à courte portée MBDA ASRAAM en tant qu'armes britanniques intégrées au F-35. L’intégration finale devrait être prête pour 2024.

Des capacités étendues grâce aux systèmes « F-35 »

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La connaissance de la situation est essentielle au succès et les capteurs intégrés et les systèmes d'information avancés du F-35, lorsqu'ils sont combinés avec des armes telles que l'ASRAAM 1 et le Meteor 2, lui donneront un net avantage sur les autres avions de combat de première ligne. La capacité de voir et de ne pas être vu (grâce au RCS inférieur du F-35), combinée à l'avantage supplémentaire des armes air-air de MBDA et de leurs plages d'engagement supérieures, redéfinit déjà les tactiques de combat air-air. Déployé à partir de la baie d'armes interne du F-35 (la furtivité n'est pas compromise), le Meteor est « activé par le réseau » via une liaison de données, optimisant pleinement les avantages de la connaissance de la situation du F-35. De plus, son statoréacteur et son autodirecteur radar actif se combinent pour offrir une vitesse et une maniabilité de fin de partie inégalées à des portées très étendues, ce qui se traduit par une zone de non-évasion plusieurs fois supérieure à celle des autres armes BVR existantes ou prévues. Les avantages de Meteor en font également une arme de dissuasion car tout ennemi y réfléchira à deux fois avant d'entrer dans l'espace aérien contrôlé par des F-35.

Le MBDA Meteor

Avec une vitesse supérieure à Mach 4 et une autonomie supérieure à 100 km (chiffre réel non divulgué), le « Meteor » apporte un changement radical dans les capacités de combat air-air. Alors que les missiles de type similaire ont une phase d’accélération relativement courte après leur lancement, le statoréacteur de « Meteor »  propulse celui-ci  jusqu’au point d’impact. Cela réduit les chances de l'avion adverse d’échapper au missile.

Après la Suède qui a été le premier pays à mettre en œuvre le « Meteor » sur le Gripen C/D de manière opérationnelle, la RAF et l’Eurofighter seront bientôt suivi des Rafale au standard F-3R l’année prochaine au sein de l’Armée de l’air. Les partenaires du programme « Meteor » incluent la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suède et le Royaume-Uni.

Le MBDA SPEAR

Le « SPEAR-EW-3 » de MBDA/Leonardo est destiné à la supprimer les défenses anti-aériennes ennemies. Le cœur de la charge utile du SPEAR-EW-3 est la technologie DRFM (Digital Frequency Memory) miniaturisée de Leonardo, qui offre les technologies de brouillage et de tromperie électroniques les plus avancées. Le nouveau SPEAR-EW-3 complétera le missile de croisière miniature activé par le réseau SPEAR, conçu pour engager avec précision des cibles à longue portée, mobiles, fugaces et repositionnable par tous les temps, de jour comme de nuit, en présence de contre-mesures, d'obscurcissant et de camouflages, tout en assurant une distance de sécurité entre l'avion et les défenses anti-aériennes ennemies.

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Photos : 1 F-35 tirant un ASRAAM 2 & 3 Meteor & F-35 4 Spear & F-35 @ MBDA

 

18/09/2021

Transport aérien, la reprise se confirme !

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Le rebond du transport aérien mondial s'est poursuivi pendant un mois supplémentaire, soutenu par la volonté de voyager pendant l'été. Les passagers-kilomètres payants (RPK) à l'échelle du secteur ont diminué de 53,1% en juillet 2021 par rapport à juillet 2019, soit avant la crise du COVID contre une contraction de 60,0% en juin. En termes mensuels, les RPK ont augmenté de 8,0%. 

Le COVID en arbitre

Parmi les principaux marchés intérieurs, la Russie a affiché le meilleur résultat pour le mois, soutenue par l'essor du tourisme intérieur. D'autre part, la reprise s'est inversée en Australie au milieu de nouvelles restrictions de voyage imposées pour lutter contre la nouvelle vague de COVID. Le trafic international s'est légèrement amélioré dans toutes les régions, mais il est resté bien en deçà des niveaux de 2019.

Les réservations pour les voyages d'août ont chuté. La faiblesse a été largement due au marché intérieur chinois où la dernière vague de COVID a entraîné la fermeture de nombreuses routes aériennes importantes.

La demande a repris dans toutes les régions en juillet

La reprise mondiale du transport aérien s'est améliorée en juillet, soutenue par le déploiement du vaccin et l'appétit pour les voyages pendant l'été traditionnellement chargé dans l'hémisphère nord. Les passagers-kilomètres payants (RPK) à l'échelle du secteur ont chuté de 53,1 % par rapport à juillet 2019 avant la crise, une nette amélioration par rapport à une baisse de 60,0 % en juin. En termes mensuels, les RPK ont augmenté de 8,0 % la croissance la plus rapide depuis novembre 2020. Toutes les régions ont contribué à la hausse, surtout l'Europe mais depuis peu.

Parmi les principaux marchés intérieurs, la Russie a affiché le meilleur résultat pour un autre mois, avec des RPK en hausse de 28,9% par rapport à juillet 2019. La demande de voyages dans le pays reste soutenue par le tourisme intérieur en plein essor tandis que de nombreuses destinations internationales populaires continuent d'être fermées. Sans surprise, les villes en bord de mer ont connu une popularité pendant l'été (les arrivées de passagers nationaux à Sotchi ont augmenté de 64% sur la base des données de juin). La deuxième meilleure performance a été la Chine, où les RPK nationaux de juillet ont partiellement compensé la baisse de 10,8 % en juin, certaines des restrictions nationales ayant été assouplies. Cependant, les volumes de passagers dans le pays sont restés inférieurs aux niveaux d'avant-crise (-2,5% par rapport à juillet 2019).

Les développements positifs se sont poursuivis sur les marchés intérieurs des États-Unis et du Brésil, où la contraction du RPK domestique s'est atténuée à 7,7 % et 19,6 %, respectivement (tous deux par rapport aux niveaux de juillet 2019). Dans les deux pays, le déploiement du vaccin a été l'un des principaux contributeurs à la reprise des voyages. Sur les trois marchés intérieurs clés restants (Japon, Inde et Australie), les volumes de passagers ont encore baissé de 50 à 60 % en juillet 2021 par rapport à il y a deux ans. Cependant, alors qu'il y a eu une certaine amélioration en Inde et au Japon récemment, la reprise du trafic s'est inversée en Australie au milieu de nouvelles restrictions strictes pour limiter la propagation de la variante Delta (la baisse du RPK s'est accélérée de 24ppts, à -75,4% (vs. juillet 2021)).

Encore un mois de gain de trafic international

La reprise progressive du transport aérien international s'est poursuivie en juillet. Les RPK internationaux agrégés ont chuté de 73,6% par rapport à juillet 2019, une augmentation de 7,3 points par rapport à la baisse de la même mesure en juin (graphique 3). D'un mois à l'autre, les RPK internationaux ont augmenté de 8,4 %. Toutes les régions ont contribué aux meilleurs résultats ce mois-ci. Les transporteurs nord-américains ont affiché le résultat le plus résistant (-62,1%) suivis de près par les compagnies aériennes européennes qui ont été soutenues par la reprise du trafic intra-européen. D'autre part, la région Asie-Pacifique subit encore les restrictions de voyage toujours élevées.

Parmi les marchés internationaux basés sur des segments clés, l'Amérique centrale-Amérique du Nord a largement surperformé le reste de l'industrie bénéficiant de la proximité entre les deux zones et de restrictions relativement moins strictes par rapport au reste du monde. En revanche, les routes intra-asiatiques restent les plus faibles, avec des RPK à seulement 2,0% des niveaux d'avant la crise en juillet, car elles sont confrontées à certaines des restrictions de voyage les plus élevées au monde. Globalement, le trafic passagers sur la plupart des plus grandes routes internationales telles que l'Asie-Amérique du Nord et l'Asie-Europe. 

L'Europe a affiché la croissance de capacité la plus rapide en juillet 

La capacité mondiale en sièges a eu tendance à augmenter en juillet afin de répondre à la demande de passagers en lente augmentation. Le siège-kilomètre disponible (ASK) dans l'ensemble du secteur a diminué de 45,2 % par rapport à juillet 2019 contre une baisse de 51,6 % en juin. Au niveau régional, les transporteurs européens ont affiché la plus forte croissance de capacité (+26%) bien que leurs ASK soient encore environ la moitié des niveaux d'avant la crise. La reprise des capacités dans la région était à la traîne par rapport au reste du monde en raison de verrouillages stricts qui entraînaient les voyages internationaux – la principale source de trafic de l'Europe avant la pandémie. Cependant, la réouverture récente des frontières intra-européennes a inversé la tendance et a contribué à stimuler la reprise ASK des compagnies aériennes européennes depuis mai.

La capacité internationale a rebondi dans toutes les régions que nous avons suivies en juillet, notamment en Europe et au Moyen-Orient. Dans l'ensemble, les ASK internationaux agrégés ont baissé de 63,8% par rapport à il y a deux ans. La capacité intérieure a atteint près de 90 % des niveaux d'avant la pandémie ce mois-ci et la plupart des marchés intérieurs clés ont affiché une croissance de la capacité par rapport à juin. La seule valeur aberrante était l'Australie, où les derniers blocages ont effacé les gains de 2021 et renvoyé les ASK aux niveaux de décembre 2020.

Le coefficient d'occupation des passagers (PLF) à l'échelle de l'industrie a atteint 73,1 %, en baisse de 12,4 points par rapport à juillet 2019. Les coefficients d'occupation intérieurs ont continué de surpasser de manière significative leur homologue international (81,4 % contre 62,1 %), ce qui est cohérent avec une reprise plus rapide de la demande intérieure. Au niveau régional, les compagnies aériennes nord-américaines ont déclaré le coefficient d'occupation le plus élevé à 84,1 %.

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Les risques pour la reprise du transport aérien augmentent

Malgré les évolutions positives du RPK observées en juillet, l'incertitude concernant la reprise du transport aérien augmente fortement en raison de la propagation rapide de la variante Delta dans le monde. Au niveau mondial, le nombre d'infections COVID confirmées par semaine a atteint environ 4,5 millions à la mi-août.

La résurgence du virus pourrait ramener des restrictions de voyage plus strictes et potentiellement aussi des blocages dans les régions où les mesures ont commencé à être assouplies récemment, comme l'Europe. Cela peut à son tour arrêter ou inverser le peu de progrès dans les voyages internationaux que nous avons vus jusqu'à présent.

Confiance des voyageurs, mais…

La confiance des consommateurs est proche des niveaux d'avant la crise, ce qui signifie que les consommateurs sont de plus en plus positifs à l'égard de leurs finances personnelles et pourraient être disposés à dépenser de l'argent pour voyager en avion. Cependant, ces évolutions auront peu d'impact sur le nombre de passagers si les frontières se referment ou si les exigences de quarantaine à l'entrée sont réimposées.

 

Les dernières réservations montrent que la nouvelle vague pandémique a déjà commencé à faire des ravages sur la demande de voyages. Sur les marchés internationaux, la reprise observée depuis mai a marqué le pas en août. Plus important encore, les réservations se contractent avec l’arrivée de nouveaux variants. (Sources IATA, ICAO).

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Photos : 1 B787 Ethiad @ Neung 2 A320 Wizzair @ Airbus 3 A330 Corsair @ Airbus