02/09/2019

Le KJ-600 AEW, le Hawkeye chinois ! 

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La Chine travaille à l’amélioration de sa capacité de détection et d’alerte lointaine pour venir équiper son aéronavale.  L’actuel porte-avions chinois le Liaoning ne peut compter aujourd’hui que sur des hélicoptères aéroportés d’alerte avancée et sur un système radar intégré pour détecter les ennemis, ce qui limite considérablement la détection en profondeur du dispositif aéronaval contrairement à la marine américaine qui dispose du « Hawkeye ».

Le KJ-600 AEW&C :

La marine chinoise ne peut déployer pour l’instant un avion d'alerte et de contrôle (AEW & C) aéroporté pouvant être déployé en tant que centre de commandement dans le ciel, collectant des informations et coordonnant les navires pour former une force de frappe plus puissante. Cette faiblesse et en passe d’être corrigée avec l’arrivée prochaine du KJ-600. Construit par la société Xian Aircraft Corporation (XAC), le KJ-600 pèse environ 30 tonnes et est propulsé par deux turbopropulseurs FWJ-6C. Le KJ-600 est basé sur l'expérience acquise avec le démonstrateur technologique JZY-0, une variante à quatre gouvernails de l'avion de transport Y-7. En raison de son poids élevé et de sa puissance moteur limitée, le KJ-600 est conçu pour décoller du porte-avions en utilisant uniquement une catapulte. L’appareil ressemble à si méprendre au E-2 « Hawkeye » de Northrop-Grumman. Le KJ-600 serait équipé d’un radar construit par l’Institut 603 de type AESA à basse fréquence, efficace contre les avions furtifs. Reste que le KJ-600 doit encore ffectuer son vol inaugural prochainement.

Destiné à la prochaine génération de porte-avions ?

Une réplique d'un avion d'alerte avancée KJ-600 aéroporté a été photographiée installée sur un pont de réplique de porte-avions ne nouvelle génération en août 2018. Selon plusieurs observateurs, l’avion devrait venir équiper la prochaine génération de porte-avions chinois utilisant un système de catapulte électromagnétique de type EMALS.

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Photos : 1 Image de synthèse du KJ-600 AEW&C @XAC 2 Maquette d’essais sur une réplique de porte-avions@ CCTV

 

Des B777 additionnels pour KLM !

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KLM Royal Dutch Airlines a annoncé aujourd'hui une commande portant sur deux autres avions  de type Boeing B777-300ER (Extended Range). La commande, évaluée à 751 millions de dollars au prix catalogue de l’avionneur. 

« KLM est l'un des principaux opérateurs de réseaux du monde et un pionnier de l'aviation et nous sommes ravis que la compagnie aérienne a une nouvelle fois choisi le Boeing B777-300ER pour renforcer sa flotte long-courrier pour l'avenir », a déclaré Ihssane Mounir, vice - président senior du commerce ventes et marketing pour The Boeing Company. « L'intérêt continu de KLM dans les B777-300ER montre l'attrait durable et la valeur du « 777 », grâce à ses économies d'exploitation exceptionnelles, des performances supérieures et la popularité parmi les passagers. »

Le B777-300ER peut accueillir jusqu'à 396 passagers dans une configuration à deux classes et a une portée maximale de 7370 miles nautiques (13.650 km). L'avion est à deux couloirs les plus fiables du monde avec une fiabilité de calendrier de 99,5% . Opérant à partir de sa base à Amsterdam, le Groupe KLM dessert un réseau mondial de 92 villes européennes et 70 destinations intercontinentales avec une flotte de 209 avions. Le transporteur exploite 29 B777, dont 14 B777-300ER. Il vole également et B787 et B747.

KLM, la plus ancienne compagnie aérienne du monde opérant toujours sous son nom d'origine, fête son centenaire cette année. En 2004, elle a fusionné avec Air France pour créer le plus grand groupe européen de transport aérien. Air France-KLM est également l'un des plus grands opérateurs de la famille B777 avec près de 100 entre les flottes combinées.

Photo : B777-300ER aux couleurs de KLM @ Boeing

01/09/2019

Canada, Airbus se retire de la compétition !

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L’avionneur Airbus DS a annoncé ce vendredi se retirer de la compétition au Canada en vue du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18 « Hornet ».  La décision a été transmise au gouvernement canadien que l’Eurofighter « Typhoon II » n’est plus candidat.  Il s’agit du second retrait après celui de l’avionneur français Dassault et du Rafale.

Les raisons du retrait :

Deux raisons ont motivés la décision d’Airbus DS :

La première a été l’élément déclencheur du retrait du Rafale, il s’agit de la question concernant l'intégration au réseau NORAD de renseignements ultra-secret du Canada et des États-Unis appelé «Two Eyes», utilisé pour coordonner la défense de l'Amérique du Nord. En effet, les soumissionnaires ne peuvent connaître les détails techniques du système. De plus, pour Airbus une intégration du système imposerait des coûts additionnels aux entreprises situées à l'extérieur de l'Amérique du Nord.

La seconde raison concerne la décision du gouvernement de modifier une politique qui obligeait traditionnellement les soumissionnaires à s’engager légalement à investir autant d’argent dans des produits et activités au Canada que ce qu’ils tirent des contrats militaires décrochés. En vertu du nouveau mécanisme, les soumissionnaires peuvent plutôt établir des « objectifs industriels » et signer des accords non contraignants promettant de tout mettre en œuvre pour les atteindre. Ces soumissionnaires perdent des points dans l’appel d’offres, mais ils ne sont plus écartés d’emblée de la course. Les États-Unis soutenaient que la politique précédente violait un accord signé par le Canada en 2006 pour devenir l’un des neuf pays partenaires dans le développement du F-35 de Lockheed Martin. Or, cet accord prévoit que les entreprises des pays partenaires se feront toutes concurrences pour obtenir des contrats en sous-traitance.

Dans sa déclaration, Airbus a déclaré que la nouvelle approche "ne valorise pas suffisamment les engagements contraignants que le paquet Typhoon Canada était prêt à prendre et qui constituaient l'un de ses principaux points de mire".

Des craintes chez Boeing & Saab :

Boeing et Saab ont déjà fait part de leurs préoccupations concernant la nouvelle politique en matière d’exigences industrielles. Les modifications apportées au processus d'évaluation ont agacé certains concurrents. En vertu d'une politique d'approvisionnement militaire établie de longue date, le gouvernement fédéral demande aux entreprises de dépenser l'équivalent de la valeur d'un contrat au Canada afin de renforcer l'industrie canadienne.

De fait, pour l’avionneur américain Boeing, si l’intégration au système «Two Eyes» n’est pas un problème, les nouvelles règles imposées le deviennent.

Saab est désormais le seul candidat européen. Pour autant, la question est également problématique pour l’avionneur Suédois, compte tenu du fait que la Grande-Bretagne, qui a soutenu l'offre d'Eurofighter, estime qu'elle ne peut pas respecter les strictes mesures de partage du renseignement du NORAD sans coûts importants, on peut se demander comment Saab va pouvoir faire mieux ?

Boeing n’est pas certain de rester :  

Le maintien en dans la compétition de l’américain Boeing n’est pas assurée à ce jour, car celui-ci estime toujours que la compétition avantage beaucoup trop le F-35 de Lockheed-Martin. Un comble pour le gouvernement Trudeau qui avait comme promesse de campagne un refus de l’achat du F-35, justement. Si d’aventure Boeing et Saab devaient se retirer également de la compétition, cela signerait un véritable camouflet politique pour l’actuel gouvernement.

La réaction :

Au Canada, le retrait d’Airbus a fait bondir l’opposition : "Justin Trudeau a passé les quatre dernières années à retarder et à retarder la construction de nouveaux avions de combat pour le Canada, uniquement pour mal gérer le processus de concurrence", a déclaré James Bezan porte-parole conservateur en matière de défensedans une interview. 

Photo :Image d’un Typhoon aux couleurs du Canada @Clyveworks Design

31/08/2019

Vol inaugural pour le 3ème GlobalEye !

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Saab a effectué ce vendredi le premier vol du dernier des trois avions de d'alerte avancée et aéroporté « GlobalEye ». Dirigé depuis le site de Linkoping, en Suède, la sortie a duré une heure et demie et consistait en des contrôles standards du premier vol des performances de l’avion, a déclaré Anders Carp, responsable du secteur des activités de surveillance.

Les trois avions sont destinés aux EAU. L’armée de l’air émirienne a annoncé une commande initiale de deux avions en 2015, avant d’ajouter un troisième exemplaire à ses plans de flotte. Un GlobalEye pourrait être déployé au Moyen-Orient pour une première apparition au spectacle aérien de Dubaï en novembre prochain.

Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye »Offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER »intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium),le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

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Photos :Le 3èmeGlobalEye @ Saab

Airbus, grosse commande d’AirAsia !

 

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AirAsia X, filiale long-courrier d'AirAsia Group, a finalisé auprès d'Airbus une commande ferme portant sur 12 A330-900 supplémentaires et 30 A321XLR. Ce contrat a été signé par Tan Sri Rafidah Aziz, Président d'AirAsia X Berhad, et Guillaume Faury, Président exécutif d'Airbus, à Kuala Lumpur aujourd'hui, en présence du Premier ministre malaisien Tun Dr Mahathir Mohamad.

"Cette commande conforte notre choix de l'A330neo comme la solution la plus efficiente pour notre future flotte de gros-porteurs", a déclaré Tan Sri Tony Fernandes, Président exécutif d'AirAsia Group, également présent lors de la signature. "En outre, l'A321XLR offre le plus long rayon d'action de tous les monocouloirs et nous permettra de proposer des vols vers de nouvelles destinations. Ces appareils se complètent parfaitement sur le segment long-courrier à bas coût et nous permettront de renforcer davantage notre position de leader sur le marché dans ce secteur en forte croissance."

Ce nouveau contrat porte à 78 le nombre d'A330neo commandés par AirAsia X, qui renforce ainsi sa place de principale compagnie cliente pour ce type d’appareils. Cette commande d'A321XLR permet à AirAsia Group de renforcer sa position de principale compagnie cliente dans le monde pour la famille A320, avec désormais 622 appareils commandés au total.

AirAsia X exploite actuellement une flotte de 36 A330-300 desservant des destinations situées dans la région Asie-Pacifique et au Moyen-Orient. Par ailleurs, en août, le premier A330neo a rejoint la flotte de la filiale long-courrier d'AirAsia basée à Bangkok, AirAsia X Thailand. Cet appareil est le premier des deux A330neo exploités dans le cadre d’un contrat de leasing à rejoindre la filiale thaïlandaise de la compagnie d'ici la fin de l'année.

L'A321XLR représente la prochaine étape de l'évolution de l'A321LR qui répond aux besoins du marché en termes d'accroissement du rayon d'action et de charge utile, pour créer davantage de valeur pour les compagnies. À partir de 2023, cet appareil offrira un rayon d'action très long courrier (Xtra Long Range) sans précédent pouvant atteindre 4 700 nm, soit 15 pour cent de plus que l'A321LR, avec une consommation de carburant par siège inférieure de 30 pour cent à celle des avions concurrents de la génération précédente.

L'A330neo est un véritable avion de nouvelle génération qui s'appuie sur le succès de l'A330 et tire parti de la technologie de l'A350 XWB. Il est doté de moteurs de nouvelle génération Trent 7000 de Rolls-Royce extrêmement performants et d'une nouvelle voilure optimisée 3D à l'envergure augmentée équipée de nouveaux sharklets. Ensemble, ces avancées se traduisent par une réduction significative de la consommation de carburant, de l'ordre de 25 pour cent par rapport aux appareils concurrents de la même capacité des générations précédentes. La famille A330, l'une des familles de gros-porteurs les plus plébiscitées de tous les temps, a enregistré plus de 1 700 commandes émanant de plus de 120 clients.

Photo :A330-900 & A321XLR auxx couleurs d’AirAsia@ Airbus